Samsung développe un écran de smartphone Oled flexible et « incassable »

Samsung a annoncé le développement d’un nouvel écran Oled flexible et « incassable » pour smartphones. Celui-ci pourra résister à de multiples chutes d’une hauteur de 1,20 mètre, correspondant à celle des hanches d’un adulte.

Tous les modèles de smartphones Samsung haut de gamme, notamment les Galaxy S9 et S9+, sont équipés d’écrans Oled flexibles dont les bords sont incurvés. Mais ils sont réputés fragiles, vulnérables au moindre choc un peu important, et très onéreux à réparer. Le géant sud-coréen s’apprête cependant à améliorer les choses dans ce domaine en annonçant l’arrivée d’un nouvel écran Oled flexible et « incassable ».

L’écran en question vient de recevoir la certification de l’Underwriters Laboratories, un centre de test officiel rattaché au ministère du Travail des États-Unis. Autrement dit, les prochains smartphones Samsung Galaxy à écran incurvé ont de fortes chances d’être équipés de cette technologie. Dans son communiqué, le géant sud-coréen explique que la dalle Oled est fabriquée dans un « substrat incassable » et recouverte d’une vitre en plastique renforcé dont les propriétés de clarté, de résistance et de légèreté sont équivalentes à celles du verre.

Ecran Samsung incassable

L’écran Oled flexible et incassable développé par Samsung (Source : Samsung).

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Ces lézards qui défient les ouragans et la sélection naturelle

Sur deux petites îles des Caraïbes, le passage des ouragans IRMA et MARIA ont exercé une pression sélective très forte sur les populations de lézards, seule une partie d’entre eux ayant réussi à survivre.

Un bon chercheur doit pouvoir s’adapter et faire face aux aléas. C’est un peu ce qu’ont su faire Colin Donihue de l’Université d’Harvard (Massachusetts, États-Unis) et son équipe. Arrivés sur les îles britanniques de Turques-et-Caïques (Caraïbes) pour y étudier l’évolution des populations de lézards face à l’invasion des rats, ils ont été surpris par deux ouragans successifs. Certains lézards ont résisté aux vents, d’autres non. La mission s’est alors transformée en une fascinante étude, publiée ce 25 juillet dans la revue Nature , sur ce processus de sélection naturelle.

« Nous avions commencé nos analyses des populations de lézards quand deux jours après est survenu l’ouragan IRMA, » raconte Anthony Herrel, coauteur de la publication et chercheur au CNRS. « Bis repetita quelques semaines plus tard avec l’ouragan MARIA. C’était une occasion unique d’étudier le comportement de la faune après de telles catastrophes. » Une seule espèce de lézard prospère sur les deux petites îles, les lézards Anolis scriptus. Mais après le passage des ouragans, tous n’ont pas su faire preuve de la même résistance. En étudiant les différences de population avant et après le passage des ouragans, les scientifiques ont constaté que les survivants partageaient tous certains traits caractères physiques particuliers: des doigts plus gros, des pattes avant plus longues et des pattes arrière plus courtes.

Anolis scriptus

Anolis scriptus

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Des records de chaleur dans tout l’hémisphère nord

Cercle polaire, Japon, Etats-Unis, Afrique… La vague de chaleur exceptionnelle qui étouffe l’hémisphère nord depuis plusieurs semaines a affolé le mercure, qui a atteint des records par endroits en Norvège, en Algérie ou en Russie.

« 2018 s’annonce comme l’une des années les plus chaudes jamais enregistrées, avec des températures record dans de nombreux pays. Ce n’est pas une surprise », a commenté la secrétaire générale adjointe de l’Organisation météorologique mondiale (OMM) Elena Manaenkova. Ces canicules sont « cohérentes avec les effets attendus du changement climatique causé par les émissions de gaz à effet de serre. Ce n’est pas un scénario futur. Ca se produit maintenant », a-t-elle insisté.

La situation est particulièrement exceptionnelle en Europe du Nord, où le thermomètre a dépassé les 30°C au niveau du cercle polaire arctique. Des records absolus de température ont ainsi été battus en Norvège avec 33,7°C le 18 juillet à Drag ou encore 33°C le 19 juillet à Lakselv, soit plus de 15°C au-dessus des normales, selon l’institut météorologique norvégien.

Autre record, cette fois la nuit, à Makkaur, sur les bords de la mer de Barents, où le 18 juillet le mercure n’est pas descendu sous les 25,2°C, selon l’OMM. Record battu également près du cercle polaire à Kvikkjokk en Suède avec 32,5°C le 17 juillet ou en Laponie finlandaise avec 33,4°C à Utsjoki Kevo le 18 juillet, selon Météo France. En Sibérie, le mercure a également atteint des sommets avec 37,2°C à Tompo le 9 juillet ou 35,5°C à Vanavara le 26 juin, selon l’Agence nationale océanique et atmosphérique des Etats-Unis (NOAA).

Records chaleur hémisphère Nord 07/2018

Records de températures entre le 20 juin et le 20 juillet 2018 (Source : AFP).

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Admirez Pluton dans ses véritables couleurs

Il y a trois ans, la sonde New Horizons nous dévoilait enfin le vrai visage de Pluton et Charon. Voici cette fois leurs portraits en « vraie couleur » comme si vous les approchiez à bord d’un vaisseau spatial.

Trois ans après le survol inédit de Pluton, le 14 juillet 2015, par la sonde New Horizons, les chercheurs de la mission viennent de publier les portraits de la planète naine et de son compagnon Charon, en « couleur naturelle », sans fard. C’est ainsi, du moins, que nous verrions les deux astres, nous êtres humains, si nous étions à bord d’un vaisseau spatial qui les approche.

Pour parvenir à ce résultat, Alex Parker, du SwRI (Southwest Research Institute), et ses collègues de la mission, ont procédé à une recalibration des données brutes collectées par l’instrument MVIC (Multispectral Visible Imaging Camera) pour se rapprocher des couleurs que l’œil verrait.

Pluton vraies couleurs

Pluton au naturel, sans maquillage. Image tirée des données de MVIC capturées lors du survol historique de la planète naine, le 14 juillet 2015. New Horizons était alors à 35.445 kilomètres de Pluton. (Source NASA/JHUAPLSwRI/A. Parker)

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Des ingénieurs chiliens inventent un sac plastique qui se dissout dans l’eau en quelques secondes

Pour limiter la pollution des océans, des scientifiques ont crée un sac plastique soluble dans l’eau. Fait à base de calcaire et d’alcool polyvinylique, il n’aurait aucun impact sur l’environnement et se dissoudrait en quelques minutes à peine.

Serait-ce la fin de la pollution aux sacs en plastique ? Peut-être pas tout de suite, mais à en croire des ingénieurs chiliens, c’est pour bientôt. Ils ont présenté mardi 24 juillet 2018 des sacs en plastique solubles dans l’eau non polluants. Leur secret ? Remplacer le pétrole par du calcaire dans la formule chimique.

Les sacs plastique sont un véritable fléau pour l’environnement. Début juin 2018, l’Organisation des nations unies (ONU) affirmait dans un rapport qu' »environ 5.000 milliards de sacs en plastique sont consommés chaque année dans le monde (soit presque 10 millions par minute) et, comme l’essentiel du plastique, une infime proportion est recyclée ». L’Organisation qualifiait même le défi du recyclage d’une ampleur « décourageante ». Dans ce même document, l’ONU explique que si les modes de consommation actuels et les pratiques de gestion des déchets se poursuivent, on comptera environ 12 milliards de tonnes de déchets plastiques dans les décharges et l’environnement à l’horizon 2050.

Les tortues, dauphins ou oiseaux sont les premières victimes des sacs plastique jetables. « Nos océans ont été utilisés comme une décharge, ce qui provoque l’étouffement de la vie marine et transforme certaines zones marines en soupe plastique », déclare dans le rapport le chef d’ONU Environnement, Erik Solheim. Une fois dans l’environnement, le plastique contamine les sols et l’eau avec des particules de microplastiques dont certaines ont été retrouvés selon l’ONU jusque dans le sel de table commercial.

Plastique dissout dans l'eau

Des ingénieurs chiliens ont inventé un sac en plastique soluble dans l’eau (Source : AFP).

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Exobiologie : une carte pour chercher la vie sur Europe

Les glaces d’Europe, la lune de Jupiter, pourraient contenir des biosignatures des formes de vie qui existent peut-être dans son océan. Une carte de l’exposition aux radiations de ces glaces a été dressée, indiquant là où ces biosignatures seraient le moins dégradées et donc où les chercher.

Tous ceux qui ont vu le film 2010 : L’Année du premier contact, tiré du roman d’Arthur Clarke faisant suite à 2001, l’Odyssée de l’espace, rêvent probablement du jour où une mission consacrée à Europe, la lune glacée de Jupiter, permettrait à la réalité de rattraper la fiction. En l’occurrence, il s’agirait au moins de la détection à la surface de la banquise d’Europe – dont il n’est pas douteux qu’elle recouvre un océan – de molécules organiques qui seraient des biosignatures incontestables de l’existence de forme de vie dans cet océan. Dans l’idéal, il faudrait même que ce soit des formes de vie.

Malheureusement, il y a plusieurs obstacles pour le succès de cette mission et il se pourrait bien que les glaces que l’on trouve en surface ne puissent être que des échantillons vieux de quelques centaines de milliers d’années, voire de quelques millions d’années, de ce qui se trouve dans cet océan. Nous n’aurions donc accès qu’à des fossiles, dans le meilleur des cas.

Le gros problème avec une mission sur Europe, c’est le niveau de radiation qui est très élevé avec notamment la présence de ce que l’on appelle des électrons tueurs. Nous le savons depuis 1973, quand la sonde spatiale Pioneer 10 passa près de Jupiter et y détecta un énorme champ magnétique ainsi qu’une intense ceinture de radiation. On s’en doutait depuis que deux jeunes radioastronomes, Ken Franklin et Bernie Burke, découvrirent par hasard que Jupiter était une intense source de rayonnement radio, en 1955. Peu de temps après, en 1959, suite à la découverte de la ceinture de radiation terrestre par Van Allen, Frank Drake – que l’on connaît pour sa célèbre équation et qui est à l’origine du programme Seti – étudia les émissions radio de Jupiter. À partir de leur spectre, il en conclut que ces ondes étaient probablement émises par des électrons capturés dans un puissant champ magnétique.

Surface Europe

La banquise d’Europe en vue rapprochée (fausses couleurs). Elle a été prise lors de la mission Galileo. Le caractère chaotique de ces terrains laisse penser que de la glace se fracture de temps en temps pour laisser remonter de l’eau liquide en surface. Au contact du vide spatial, elle doit geler rapidement, emprisonnant peut-être des formes de vie. (Source : NASA)

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Le Laos en péril face aux constructions frénétiques de barrages étrangers

Un barrage s’est effondré au Laos. Environ 500 millions de tonnes d’eau se sont déversées à travers le pays, provoquant de graves inondations qui se déversent jusqu’au Cambodge voisin. Le pays dispose d’un grand potentiel hydroélectrique dont la Chine et la Thaïlande aimeraient profiter, au détriment des populations locales.

La catastrophe « était prévisible », estime Olivier Evrard, spécialiste du Laos joint par l’AFP. Un barrage s’est effondré ce lundi 23 juillet 2018 dans le sud du pays asiatique, ce qui a libéré 500 millions de tonnes d’eau, provoquant de graves inondations qui atteignent désormais le Cambodge voisin.

Le Laos, où au moins 130 personnes sont portées disparues après cet effondrement, ambitionne pourtant de devenir « la pile d’Asie-du Sud-Est » : des dizaines d’ouvrages hydroélectriques sont en construction, non pas pour alimenter en électricité les populations locales, mais afin d’alimenter la croissance économique des pays voisins, avides d’énergie. Et pour cause, le Laos est un petit État (une superficie d’environ un tiers de la France) montagneux et enclavé, dont 97% du territoire recouvre le bassin du Mékong. Il dispose ainsi d’un remarquable potentiel hydroélectrique.

D’après l’association internationale Hydropower (IHA), plus de 50 projets, financés principalement par le voisin chinois, sont en cours de réalisation. Et une quarantaine de centrales hydroélectriques sont déjà en activité. « Le nombre d’ouvrages est totalement disproportionné par rapport aux capacités de contrôle du pays. Les autorités de supervision, n’ayant pas les qualifications et les connaissances nécessaires, s’en remettent aux puissantes entreprises étrangères qui construisent ces structures », relève M. Evrard.

Effondrement barrage Laos 23/07/2018

Carte du Laos localisant la construction d’un barrage hydroélectrique qui s’est effondré (Source : AFP).

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