À Rome, les abeilles s’allient aux chercheurs pour étudier la pollution de la capitale

À Rome, les abeilles viennent au secours des scientifiques. Les petits hyménoptères vont permettre aux chercheurs d’étudier la pollution de la ville.

Rome est sans conteste l’une des plus belles villes d’Europe. Mais bien que cette dernière semble par bien des aspects figée dans le temps, l’évolution du monde moderne et la progression de la pollution n’en ont pas moins prise sur elle. Afin d’évaluer la situation sur place, les chercheurs ont recours à des alliées pour le moins inattendues : les abeilles.

Le projet est aussi ambitieux qu’il est enthousiasmant : unir les forces de la Nature à celles des sciences pour mieux étudier la pollution au sein des villes. Déjà testé en Allemagne et au Canada, il s’exporte désormais en Italie sous le nom d’Apincittà (« des abeilles dans la ville »). Le but : évaluer l’état de la pollution à Rome grâce à un réseau de ruches installées en plein cœur de la capitale.

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Une étoile aurait semé la pagaille aux confins du Système solaire

On pourrait penser que l’on sait déjà tout sur notre Système solaire et que tout est bien ordonné autour du Soleil mais plusieurs anomalies découvertes ces dernières années pour des objets situés au-delà de Neptune suggèrent que quelque chose les a influencés. De quoi peut-il s’agir ?

Nous sommes encore loin de bien connaître notre Système solaire, cortège de corps de toutes tailles en rotation autour de notre petite étoile, le Soleil. Il reste encore beaucoup à découvrir, surtout aux confins, bien au-delà de Neptune. Depuis que la planète naine Sedna (environ 1.000 km de diamètre) a été débusquée, en 2003, et après elle, une brochette d’objets de la ceinture de Kuiper montrant tous des orbites très allongées et inclinées par rapport au plan de l’écliptique, les astronomes restent très intrigués par cette population aux caractéristiques orbitales inhabituelles. Combien sont-ils comme cela ? Qu’est-ce qui peut être à l’origine de ces anomalies ? Ajoutons aussi que la masse des objets transneptuniens est apparue finalement plus faible que les chercheurs avaient estimée.

Plus récemment, au cours des années 2010, une nouvelle série de découvertes de petits corps aux trajectoires également très elliptiques et inclinées ont fait resurgir l’idée qu’il existerait une neuvième planète. Ce serait elle d’ailleurs qui aurait perturbé ces astres à la distribution complexe. Une hypothétique planète 9 donc, qui pour l’instant échappe aux yeux perçants de nos plus grands télescopes. Beaucoup d’astronomes sont à sa recherche mais il reste beaucoup d’arpents du ciel à passer au tamis. Existe-t-elle vraiment ? Il y a des arguments en sa faveur et beaucoup y croient, Mike Brown et Konstantin Batygin les premiers. Mais est-ce que c’est cette mystérieuse neuvième planète – d’une masse estimée entre 5 et 20 fois celle de la Terre – qui aurait semé le trouble dans les terres lointaines et glaciales du Système solaire – encore terra incognita -, des chercheurs n’en sont pas si sûrs.

Amas ouvert Trumpler 14

À l’instar de l’amas ouvert Trumpler 14 (à 8.000 années-lumière de la Terre) en photo ci-dessus, notre Soleil a grandi en compagnie de milliers d’autres étoiles au tout début de sa vie (Source : NASA/ESA/Centro de Astrobiología/CSIC-INTA).

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L’usage des pesticides a augmenté de 12% entre 2014 et 2016

Malgré le lancement de deux plans Ecophyto depuis 2008 pour réduire l’usage des produits phytosanitaires en agriculture, l’utilisation des pesticides a globalement augmenté de 12% entre 2014 et 2016 poussant le gouvernement à renforcer ces mesures, dans le sillage des Etats généraux de l’Alimentation.

« L’indicateur NODU (nombre de doses unités) qui est utilisé pour mesurer l’utilisation des produits phytopharmaceutiques, a augmenté de plus de 12% en valeur entre 2014 et 2016 avec une légère baisse en 2015 et une stabilité en 2016 », indiquent dans un communiqué commun les ministères de l’Agriculture, de la Santé, de la Recherche et de la Transition écologique. Le recours aux pesticides avait augmenté de 9,4% de 2013 à 2014.

Les quatre ministres réunis dans le comité d’orientation stratégique et de suivi (COS) vendredi matin ont affirmé vouloir « donner une nouvelle impulsion au plan Ecophyto et mettre en œuvre des actions complémentaires à celles déjà engagées ». Ecophyto II+ devra ainsi intégrer le plan d’action sur les produits phytopharmaceutiques et une agriculture moins dépendante aux pesticides qu’ils ont présenté le 25 avril et le plan d’action de sortie en trois ans du glyphosate présenté le 22 juin dernier. Le plan Ecophyto II+ sera soumis à la consultation publique à l’automne prochain et publié avant fin 2018, selon le communiqué.

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La vie marine sauvage est en train de disparaître

Selon une étude scientifique, il ne resterait que 13,2% des océans de la planète pouvant être considérés comme sauvages. Ces espaces pourraient complètement disparaître d’ici à 50 ans.

Une équipe internationale de chercheurs a analysé les impacts humains sur l’habitat marin, entre ruissellements et augmentation du transport maritime. D’après eux, il ne resterait plus que 13,2% des océans (environ 55 millions de km2) de la planète pouvant être considérés comme sauvages, conséquence de l’augmentation du fret maritime, de la pollution et de la surpêche. Selon leur étude, les espaces sauvages des océans restant sont susceptibles de disparaître d’ici à 50 ans.

Les scientifiques, emmenés par Kendall Jones de l’Université du Queensland, ont établi une cartographie des zones sous-marines considérées comme « intactes » ainsi que des écosystèmes « libres de perturbations humaines ». D’après leur étude publiée par Current Biology, la majorité des zones sauvages se trouvent dans l’Antarctique, l’Arctique et près des îles reculées du Pacifique.

Vie mrine sauvage

La vie marine sauvage est en train de disparaître.

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Burton Richter, l’un des découvreurs du quark charmé, est décédé

Burton Richter était un des grands acteurs de la mise en place du modèle standard de la physique des particules élémentaires au cours de la seconde moitié du XXe siècle. Il a été à l’origine de la découverte d’un quatrième quark, le quark charmé, en 1974, ce qui lui valut d’être colauréat du prix Nobel de physique pour cette découverte deux ans plus tard. Il vient de décéder à l’âge de 87 ans.

Née à Brooklyn, un arrondissement de New York (États-Unis), le 22 mars 1931, Burton Richter était un des grands acteurs de la mise en place du modèle standard de la physique des particules élémentaires au cours de la seconde moitié du XXe siècle. Il vient, hélas, de décéder, ce 18 juillet 2018 à Stanford, en Californie (États-Unis).

Ses collègues soulignaient qu’il possédait une caractéristique rare à notre époque, celle d’être au plus haut niveau dans deux domaines différents alors qu’il est déjà difficile d’atteindre les sommets dans un seul. En effet, il était non seulement un physicien expérimentateur de talent mais aussi un spécialiste de la physique des accélérateurs, ce qui le conduisit à être le colauréat du prix Nobel de physique en 1976 pour la découverte d’un quatrième quark, le quark charmé.

Burton Richter était sorti diplômé de la Far Rockaway High School, une école qui a produit d’autres lauréats du prix Nobel, en particulier son aîné Richard Feynman. Comme lui, il poursuivit ses études au mythique Massachusetts Institute of Technology, le MIT. Il y décrocha son doctorat en 1956, tout en se prenant de passion pour le sujet le plus brûlant de l’époque, l’électrodynamique quantique relativiste (QED pour Quantum Electrodynamics en anglais) de Tomonaga, Schwinger, Feynman et Dyson.

Burton Richter 1976

Burton Richter en 1976 (Source : Stanford News Service).

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