Les activités humaines dérèglent le climat et c’est sûr à 99,9995%

Selon une nouvelle étude, les activités humaines sont bel et bien responsables du dérèglement climatique actuel. En compilant 40 ans de données satellitaires, les scientifiques ont remarqué que les températures augmentaient plus en été qu’en hiver et que l’écart mensuel entre les maximales et les minimales grandissait. La marque des gaz à effet de serre.

Le réchauffement terrestre est observable depuis des dizaines d’années et l’influence de l’homme paraît évidente. Toutefois, les plus sceptiques (qui se retrouvent parfois à la tête d’un État) continuent à dire que rien ne prouve que le réchauffement ne soit pas naturel. Pourtant, une nouvelle étude vient compléter l’ample bibliographie scientifique sur le sujet.

Une nouvelle étude parue le 20 juillet 2018 dans la prestigieuse revue Science, chiffre à seulement 5 sur 1.000.000 la probabilité que l’homme ne soit pas responsable, au moins en partie, du changement climatique. Autant dire qu’il n’y a plus de doutes (s’il en restait) que ce sont bien les activités humaines qui sont à l’origine des dérèglements climatiques que l’on observe aujourd’hui.

Pour leurs recherches, les scientifiques américains ont collecté 38 ans de données satellitaires, de 1979 à 2016. Ils se sont concentrés sur la troposphère, la couche de l’atmosphère terrestre située au plus proche de la surface du globe (jusqu’à une altitude de 13 à 16 kilomètres). Les chercheurs ont comparé l’évolution des températures à différents endroits du globe et à chaque saison. Grâce à un modèle statistique, les experts sont ici parvenus à distinguer la part du réchauffement climatique naturel de celui imputable aux activités humaines. « Le changement des cycles saisonniers est identifiable avec une grande fiabilité statistique dans cinq ensembles de données sur la température sur six » peut-on lire dans l’étude.

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Après les inondations et la canicule, le Japon touché par un typhon

Le Japon a été touché par un typhon dans la nuit entre le 28 et le 29 juillet 2018. Plus 10.000 personnes ont été évacuées, et plus de 400 vols intérieurs ont été annulés.

Un puissant typhon a frappé dans la nuit du 28 au 29 juillet 2018 la côte orientale du Japon, entre Nagoya et Osaka, conduisant les autorités à ordonner des évacuations dans un pays déjà durement touché au début du mois par des inondations catastrophiques, puis par une vague de chaleur inédite. Le typhon Jongdari, accompagné de vents allant jusqu’à 180 km/h, a touché le territoire japonais à Ise, dans la préfecture de Mie, à environ 01h du matin le dimanche 29 juillet selon l’agence météorologique.

Il a cependant été rétrogradé dans la foulée en tempête tropicale, mais l’état d’alerte demeurait dans de nombreuses provinces. Des images de télévision montraient de hautes vagues s’écrasant déjà sur les rochers sur la côte à Shimoda, au sud-ouest de Tokyo, et des avions peinant à atterrir face aux violentes rafales. Plus de 410 vols intérieurs ont été supprimés jusqu’ici en raison de l’arrivée du typhon et les liaisons par ferry entre Tokyo et les îles voisines ont été suspendues en raison de hautes vagues, d’après des informations des médias japonais.

Le typhon, qui avait déjà causé des pluies torrentielles sur l’est du Japon, se dirigeait vers l’ouest tout en maintenant sa puissance, selon l’agence météorologique japonaise. « Nous n’avons pas cessé d’être en état d’alerte depuis les inondations catastrophiques »t, a déclaré Koji Kunitomi, un responsable des services de gestion de crise dans la préfecture d’Okayama, dans l’ouest du Japon. « Heureusement, à ce stade, il n’y a pas de nouvelles inondations », a-t-il dit à l’AFP.

Typhon Jongdari Japon 28/07/2018

Les passants à Tokyo se protègent de la pluie provoquée par le typhon Jongdari, le 28 juillet 2018 (Source : AFP).

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Sibérie : des vers ressuscitent du sol gelé après 42.000 ans

Des nématodes emprisonnés dans la glace ont été ramenés à la vie après plus de 40.000 ans. Un record mondial qui atteste des capacités exceptionnelles de survie de cet étonnant animal.

S’ils pouvaient parler, ils nous raconteraient la naissance d’Homo erectus, la vie des mammouths laineux et la dernière grande glaciation européenne. Une équipe de chercheurs russes en collaboration avec l’université de Princeton (États-Unis) viennent de ramener à la vie deux nématodes emprisonnés dans la glace depuis plus de 40.000 ans, soit la fin de l’époque Pléistocène. À ce jour, ces deux vers sont donc les animaux vivants les plus âgés sur Terre.

Leur découverte, publiée dans la revue Doklady Biological Sciences, provient de deux échantillons de glace, l’un prélevé à 30 mètres de profondeur sous le permafrost des rives du fleuve Kolyma, au nord-est de la Sibérie et estimé à 32.000 ans, l’autre issu des bords de l’Alazeya (aussi en Sibérie), à 3,5 mètres de profondeur et daté de 41.700 ans (à plus ou moins 1.400 ans près).

Nématode

Les nématodes peuvent être décongelés après plusieurs dizaines de milliers d’années.

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La population de la plus grande colonie de manchots royaux a chuté de 90% en 30 ans

Selon une étude pilotée par des chercheurs français, la plus grande colonie au monde de manchots royaux a subi un important déclin ces dernières années. Les scientifiques ne savent pas l’expliquer pour le moment.

La colonie de manchots royaux (Aptenodytes patagonicus) située sur l’île aux Cochons dans l’archipel subantarctique de Crozet, considérée comme la plus grande au monde, a fondu de près de 90% en 35 ans, estiment des chercheurs dans une étude publiée en août 2018 dans la revue Antartic Science, en s’appuyant sur des images prises par satellites.

Les auteurs – du Centre d’études biologiques de Chizé (CNRS/Université de la Rochelle) et du FitzPatrick Institute of African Ornithology – ont utilisé des images haute résolution prises par satellites pour mesurer les changements de taille de la colonie depuis la dernière visite de l’île par une équipe scientifique en 1982. À l’époque, la colonie comptait 500.000 couples reproducteurs, soit une population de plus de 2 millions de spécimens.

Pour évaluer les surfaces occupées par les manchots entre 1960 et aujourd’hui, les scientifiques ont mesuré sur les images satellitaires les bords de la colonie année après année et se sont rendus compte que celle-ci diminuait au profit d’un retour de la végétation. Des clichés pris depuis un hélicoptère lors de l’Antarctic Circumpolar Expedition (ACE) en 2016 ont confirmé la réduction spectaculaire de la colonie.

Manchots royaux

Manchots royaux

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Indonésie : l’île touristique de Lombok secouée par un séisme meurtrier

Au moins 13 personnes ont trouvé la mort et des centaines d’autres ont été blessées dans un séisme qui a frappé dimanche l’île du sud-est indonésien.

L’île touristique de Lombok, dans le sud-est de l’Indonésie, est secouée par un puissant sésisme. De magnitude 6,4, il a tué au moins treize personnes, et des centaines d’autres ont été blessées, dimanche 29 juillet.

Ce tremblement de terre a provoqué des scènes de panique, des habitants fuyant leurs maisons et des occupants d’hôtels se précipitant à l’extérieur. Le séisme, dont l’épicentre était situé à une faible profondeur, sept kilomètres, a eu lieu à 6h47, heure locale dimanche (18h47 samedi en Guadeloupe). Il a été suivi par plus d’une centaine de répliques, a précisé l’institut américain de géophysique USGS.

« Treize personnes sont mortes, des centaines ont été blessées et des milliers de maisons ont été endommagées dans le séisme. Nous sommes encore en train de collecter des informations », a déclaré dans un communiqué un porte-parole de l’agence indonésienne de gestion des catastrophes. Un précédent bilan de la même source faisait état d’au moins 10 morts et 40 blessés.

Séisme Indonésie 29/07/2018

Séisme en Indonésie dimanche 29 juillet 2018 (Source : AFP).

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