Hypérion, le superamas de galaxies qui surprend les astronomes

À la recherche des secrets de la formation des grandes structures galactiques dans le cosmos observable, les astronomes de l’ESO ont fait la découverte d’un proto-superamas de galaxies qu’ils ont baptisé Hypérion. Contenant l’équivalent d’un million de milliards de masses solaires, ce titan cosmique déconcerte car il n’est pas évident de comprendre sa naissance rapide, en seulement 2 milliards d’années environ après le Big Bang.

Au cours des années 1970 et 1980, suite à la découverte du rayonnement fossile et à l’accréditation de la théorie du Big Bang, les cosmologistes se sont mis à développer deux grandes classes de modèles pour expliquer la formation des galaxies et des grandes structures les rassemblant en amas, et même superamas de galaxies, que l’on commençait à discerner de plus en plus clairement.

L’école russe privilégiait un modèle dans lequel de grandes structures s’effondraient les premières, gravitationnellement, dans la distribution de matière laissée par le Big Bang de sorte que les proto-superamas de galaxies naissaient les premiers, se fragmentant ensuite en ce qui allait devenir des amas de galaxies et finalement des galaxies. Il fallait pour cela supposer que le contenu initial en masse du cosmos observable soit dominé par des particules légères et très rapides, donc formant un gaz chaud, en l’occurrence des neutrinos, comme le pensait alors le cosmologiste Yakov Zel’dovich.

De l’autre côté de l’Atlantique, l’école états-unienne, sous l’influence de James Peebles, pensait exactement l’inverse. Les galaxies devaient apparaître les premières et ensuite se rassembler, toujours sous l’influence de la gravitation, en grandes structures. Mais il devint de plus en plus clair que pour cela, il fallait supposer l’existence de particules au contraire très massives et lentes donc formant un gaz froid, c’est-à-dire de la matière noire froide, comme l’on dit aujourd’hui.

Simulation formation grandes structures Univers

Sur cette image provenant d’une des meilleures simulations de la formation des grandes structures de l’Univers, des filaments de matière noire contenant des superamas de galaxies apparaissent clairement. On note aussi la présence de grands vides que l’on appelle parfois des vides cosmiques (Source : Max Planck Institute for Astrophysics/Millennium Simulation Project).

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Une molécule issue du corail pour soigner un cancer rare du cerveau

Coral Biome développe un médicament anti-cancer à partir d’une toxine issue du corail. Un premier candidat-médicament sera testé en 2020 contre le glioblastome.

Fondée en 2011, Coral Biome a développé une expertise dans la culture des coraux et accueille actuellement dans sa « ferme », au pied des calanques marseillaises, une centaine d’espèces de coraux dont des gorgones, mais aussi quelques anémones et petites éponges. Certains sont élevés pour leurs couleurs ou leurs formes et revendus à des collectionneurs ou à des aquaculteurs pour l’ornementation, afin que cette offre – issue d’une culture écoresponsable – puisse se substituer aux prélèvements sur les récifs coralliens encore beaucoup trop agressifs et fréquents sur ce marché.

Mais le cœur de métier de Coral Biome, et la vision de son fondateur et PDG, Frédéric Gault, est l’identification et le développement de molécules à visée thérapeutique issues de ces coraux. Une activité presque neuve : cela fait une trentaine d’années que ces drôles d’animaux font l’objet de recherches sur leur chimiodiversité et peut-être moins de dix ans que le potentiel thérapeutique des molécules actives qu’ils sécrètent suscitent un intérêt au sein de l’industrie pharmaceutique.

Corail Lire la suite