Osiris-Rex : la sonde atteindra l’astéroïde Bennu le 3 décembre

Après un peu plus de deux ans de voyage, la sonde Osiris-Rex arrivera à destination autour de l’astéroïde Bennu.

Presque arrivée à destination ! La sonde Osiris-Rex (« Origins, Spectral Interpretation, Resource Identification, Security-Regolith Explorer ») arrivera en vue de son objectif, l’astéroïde Bennu lundi 3 décembre 2018.

Après avoir voyagé un peu plus deux ans, l’engin va rester en orbite autour de ce gros caillou de 500 mètres de diamètre qui met 1,2 an à faire le tour du Soleil. Et après cette phase d’observation, elle tentera de recueillir un échantillon du sol pour l’expédier vers la Terre.

Bennu OSIRIS-REx

L’astéroïde Bennu recevra en 2018 la visite d’un engin créé par la NASA, OSIRIS-REx (Source : NASA)

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Pourquoi les licornes ont-elles disparu il y a 36.000 ans ?

L’extinction de la licorne sibérienne, une sorte de gros rhinocéros, unicorne, disparue il y a 36.000 ans, vient de trouver une explication. Et ce n’est pas celle que l’on attendait.

Malgré son surnom de licorne sibérienne, Elasmotherium sibiricum n’avait pas grand chose à voir avec un beau cheval élancé. Avec ses 3,5 tonnes et ses 4 mètres de long, le mammifère géant ressemblait plus à un gros rhinocéros poilu et pataud. Mais son unique corne monumentale, dont on ignore le poids étant donné qu’aucune n’a jamais été retrouvée, mesurait vraisemblablement plus d’un mètre de long. C’est dire si l’animal fascine les paléontologues. En septembre 2018, des chercheurs russes avaient déjà révélé que l’animal ne s’était pas éteint il y a 350.000 ans mais qu’il aurait survécu jusqu’à 29.000 ans avant notre ère et aurait ainsi côtoyé les Hommes modernes. Basée sur une datation au carbone à partir d’un échantillon de peau, cette estimation a toutefois été jugée peu fiable, le tissu analysé contenant trop peu de collagène.

Pour en savoir plus et comprendre les causes de sa disparition, une équipe internationale a donc décidé d’analyser l’ADN de l’animal. Les chercheurs ont analysé 23 os de différents spécimens, dont un crâne complet, issus du Muséum d’histoire naturelle à Londres. Leurs résultats viennent d’être publiés dans la revue Nature Ecology & Evolution. Première constatation : la licorne sibérienne aurait bien cohabité avec l’Homme, les échantillons les plus récents étant estimés à 35.000 ou 39.000 ans.

Elasmotherium sibiricum

La licorne sibérienne a survécu jusqu’à 35.000 ans avant notre époque : elle a donc cohabité avec l’Homme.

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Des peintures pariétales suggèrent que nos ancêtres pratiquaient déjà l’astronomie il y a 15.000 ans

Après avoir analysé avec un regard neuf l’art pariétal de plusieurs sites paléolithiques et néolithiques, des chercheurs suggèrent que de nombreuses œuvres auraient en commun le fait de symboliser des évènements astronomiques majeurs. Une preuve de la compréhension avancée des phénomènes célestes par les populations préhistoriques.

Quelques jours après l’époustouflante arrivée de la sonde InSight sur le sol martien, les astronomes commencent tout juste à se remettre de leurs émotions. Un « amarsissage » aussi palpitant que réussi, qui fait franchir à l’astronomie un pas de géant. Promesse de découvertes inédites sur la géologie martienne, cette aventure technologique apparaît en quelque sorte comme l’aboutissement d’une science littéralement « vieille comme le monde ».

Bien avant les spécialistes du XXIe siècle, des Hommes vivant en des temps immémoriaux s’intéressaient en effet déjà à la voute céleste qui surplombe notre planète. Des astronomes ancestraux qui auraient pratiqué leur art il y a bien longtemps : dès le Paléolithique ! C’est du moins ce que suggère une étude publiée dans la revue Athens Journal of History.

« Intellectuellement, [nos ancêtres] n’étaient guère différents de l’Homme d’aujourd’hui », assure dans un communiqué publié par l’Université d’Edimbourg le docteur Martin Sweatman, ingénieur en chimie à l’Université d’Edimbourg, au Royaume-Uni. Un postulat qui a poussé le chercheur et ses collègues a poser un regard neuf sur l’art pariétal laissé par les Hommes du passé dans les grottes du monde entier.

Grotte de Lascaux

Grotte de Lascaux

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La Grande barrière de corail sauvée par l’élevage de larves ?

Des chercheurs lancent un projet de revitalisation par l’élevage et la réintroduction de l’animal dans les récifs endommagés.

Un projet ambitieux pour sauver un joyau de la nature. Des chercheurs vont récolter les ovules et le sperme des coraux pour élever les larves et les relâcher sur les récifs les plus endommagés de la Grande barrière de corail, en Australie. Il s’agit de la plus importante tentative de réhabilitation du plus vaste ensemble coralien du monde, qui s’étend sur environ 345 000 km2.

Celui-ci a récemment subi plusieurs épisodes sans précédent de blanchissement de ses coraux, un phénomène dû au réchauffement climatique. Mais ses récifs sont également menacés par l’acanthaster pourpre, une étoile de mer dévoreuse de coraux, et par les activités industrielles ou agricoles.

« C’est la première fois que l’ensemble du processus d’élevage larvaire et de réintroduction sera conduit sur les récifs de la Grande Barrière de corail », a déclaré dans un communiqué Peter Harrison, de la Southern Cross University australienne. « Nos équipes vont restaurer des centaines de mètres carrés avec l’objectif d’atteindre des kilomètres carrés à l’avenir, ce qui est une échelle qui n’avait jamais été atteinte. »

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L’Afrique de l’Est est-elle vraiment le « berceau unique de l’humanité » ?

Des archéologues ont découvert en Algérie des outils en pierre taillée remontant à 2,4 millions d’années, ce qui pourrait remettre en cause l’idée selon laquelle l’Afrique de l’Est est le « berceau unique de l’humanité ».

Des galets en calcaire et en silex taillés ont été découverts à Sétif, à 300 km à l’est d’Alger, par une équipe de chercheurs internationaux dont des scientifiques algériens. Les outils ressemblaient exactement à ceux dits Oldowan, trouvés jusqu’alors principalement en Afrique de l’Est. Ils ont aussi déterré à proximité des dizaines d’ossements animaux fossilisés, présentant ce qui ressemble à des marques d’outils – de véritables outils de boucherie préhistoriques. Ces ossements proviennent d’ancêtres crocodiles, éléphants, hippopotames ou encore girafes.

Depuis des décennies, l’Afrique de l’Est est considérée comme le « berceau de l’humanité ». On y a trouvé les outils les plus anciens : 2,6 millions d’années. La découverte annoncée jeudi 29 novembre 2018 et publiée dans la revue Science, sur le site de Aïn Boucherit, rivalise désormais avec cette période. Cela pourrait signifier que les techniques d’outils sont rapidement sorties d’Afrique de l’Est. Autre hypothèse avancée par les chercheurs : « un scénario d’origines multiples des anciens hominidés et des technologies lithiques, à la fois en Afrique de l’Est et du Nord ».

Outil pierre taillée Algérie

Cette photo obtenue le 29 novembre 2018 montre un outil en pierre taillée découvert à 300 km d’Alger, ressemblant exactement aux outils dits Oldowan trouvés jusqu’à présent principalement en Afrique de l’Est. (Source : AFP)

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46P/Wirtanen : la comète de l’année arrive et sera visible à l’œil nu !

Retenez bien son nom : 46P/Wirtanen. Cette comète va passer au plus près du Soleil et de la Terre en décembre et sera visible à l’œil nu, prédisent les experts. Un beau spectacle céleste à ne pas manquer.

Deux beaux spectacles célestes nous attendent en décembre : les Géminides, l’une des plus intenses pluies d’étoiles de l’année et… 46P/Wirtanen, une comète visible à l’œil nu ! Tout indique que ce petit astre glacé d’à peine plus d’un kilomètre de diamètre va briller de plus en plus au cours des prochaines semaines. Les spécialistes sont très optimistes à son sujet et voient en elle « a great comet », tout au moins la comète de l’année !

Actuellement, 46P est en train de se réchauffer à mesure qu’elle se rapproche du Soleil. La comète est déjà visible dans la nuit noire (sans pollution lumineuse). Mais pour en profiter davantage, une paire de jumelles s’impose afin de mieux distinguer cette petite boule auréolée des gaz qui s’en dégagent.

Comète 46P/Wirtanen 26/11/2018

La comète 46P/Wirtanen le 26 novembre 2018 (Source : Tom Masterson/Grand Mesa Observatory).

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Supercontinent : voilà à quoi la Terre pourrait ressembler dans 200 millions d’années

Une équipe de chercheurs a tenté de modéliser la forme que pourrait prendre le prochain supercontinent terrestre. Ensemble, ils proposent quatre scénarios possibles.

La Terre est une créature aussi changeante que mouvante. Loin d’être une simple boule de roche immuable, elle se transforme au cours de millions d’années, sous l’impulsion de la tectonique des plaques. Il y a 300 millions d’années, tous les continents ne formaient ainsi qu’un seul et unique supercontinent, la Pangée qui a ensuite commencé à se fragmenter donnant naissance à d’autres supercontinents plus petits.

Mais à quoi ressemblera notre planète bleue dans 200 millions d’années ? C’est la question à laquelle des scientifiques ont tenté de répondre en modélisant l’apparence de notre future Terre.

Au cours de leur voyage, il arrive régulièrement que les continents que nous connaissons aujourd’hui se rapprochent jusqu’à former un supercontinent. Au bout de quelques centaines de millions d’années, ils se séparent à nouveau pour s’éloigner les uns des autres avant de se rapprocher une fois encore. Les chercheurs estiment que nous nous trouvons au milieu de ce processus, et que le prochain supercontinent prendra naissance dans 400 à 600 millions d’années.

Pangée

La Terre à la fin de l’ère primaire. La plupart des continents sont alors rassemblés en un seul supercontinent, la Pangée.

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