Le corail semble s’habituer au réchauffement climatique, est-ce une bonne nouvelle ?

Les récifs de la Grande Barrière de corail, au nord-est de l’Australie, ont moins souffert en 2017 alors que l’eau était encore plus chaude que l’année précédente. Un phénomène d’accoutumance qui cache pourtant un bien mauvais signe.

En 2016, une équipe de chercheurs avait sonné l’alerte sur la disparition catastrophique des récifs de la Grande Barrière de corail, longue de 2.300 km. Ils avaient relevé une perte de couverture de 30 % à 50 % des coraux entre mars et novembre en raison du stress thermique. « Les coraux sont morts en quelques semaines dans les eaux où la température a augmenté de plus de 3 °C », avaient-ils alors constaté.

Mais en 2017, la tendance semble ralentir, constatent les chercheurs dans une nouvelle étude publiée dans Nature Climate Change, ce 10 décembre. « Nous avons été stupéfaits de trouver moins de blanchissement en 2017, alors même que les températures étaient encore plus extrêmes que celles de l’année précédente », rapporte Terry Hughes, l’un des coauteurs. Lors de la première vague, les coraux exposés à une hausse de température de 8-9 °C avaient ainsi 90 % de chance de mourir, comparé à seulement 14 % de probabilité en 2017.

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Ces grandes villes du monde qui s’enfoncent

Une étude exploitant quinze ans de données satellitaires relève l’enfoncement de certaines villes. Ainsi à certains endroits, la capitale iranienne s’enfonce jusqu’à 25 cm/an !

C’est une des mégalopoles les plus peuplées d’Asie et elle s’enfonce par endroit de 25 centimètres par an. Avec ses 13 millions d’habitants, Téhéran la capitale iranienne et sa périphérie font partie des cités qui subissent ce que les géophysiciens appellent une subsidence, un lent affaissement de la croûte terrestre. Cela peut être sous l’effet d’un excès de charge ou la conséquence d’une exploitation du sous-sol… ou encore les deux.

À l’origine de ce résultat publié dans le Journal Remote sensing environnement et repris par Nature, les travaux de deux chercheurs du Centre allemand de recherche en géosciences à Potsdam (Allemagne), Mehdi Motagh et Mahmud Haghshenas Haghighi. Ces spécialistes ont exploité les données recueillies entre 2003 et 2017 de quatre satellites : l’européen Envisat, le japonais Alos, le franco-allemand TerraSar-X et l’européen sentinel-1. Tous sont équipés d’un In SAR – l’interféromètre radar à synthèse d’ouverture, un instrument capable de repérer la moindre variation topologique, glissement de terrain soulèvement ou affaissement.

Téhéran

La capitale iranienne s’enfonce par endroit de 25 centimètres par an.

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Une biosphère plus grande que la nôtre se cacherait sous la surface de la Terre

Dix années durant, une gigantesque équipe de chercheurs a exploré les entrailles de la Terre. Ils révèlent aujourd’hui l’existence d’une biosphère à la richesse insoupçonnée.

Sous la surface de la Terre se cache bien plus de vie que ce que nous pensions. À seulement quelques kilomètres sous nos pieds se trouvent des bactéries « zombies » et d’autres formes d’existence insoupçonnées, mises au jour au cours d’un projet de recherche ayant rassemblé le savoir-faire de nombreux chercheurs à travers le monde.

Contrairement à ce que nous pensions précédemment, environ 70% des bactéries et des archées résideraient actuellement sous la surface terrestre. Elles y occuperaient 2 à 2,3 milliards de kilomètres cubes d’espace… C’est près de deux fois le volume total des océans terrestre ! Et ce, dans des conditions que nous n’aurions jamais crues propices à la vie. « Il y a dix ans, nous n’avions échantillonné qu’une poignée de sites – le genre d’endroits où nous nous attendions à trouver de la vie », explique la microbiologiste Karen Lloyd.

Biosphère sous la surface de la Terre

Une biosphère plus grande que la nôtre se cacherait sous la surface de la Terre.

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En Arctique, le réchauffement ultrarapide menace les caribous

L’administration océanique et atmosphérique américaine alerte, dans un nouveau rapport, sur le réchauffement de l’Arctique et sur les conséquences dramatiques qui en découlent sur la faune et la flore.

L’Arctique s’est encore réchauffé durant l’hiver 2017-2018 : la glace de la région se réduit, les caribous disparaissent et les algues rouges remontent vers le nord, selon le rapport annuel de l’administration océanique et atmosphérique américaine (NOAA) publié le 11 décembre 2018.

L’année 2018 a été la deuxième plus chaude en Arctique depuis que les relevés existent, à partir de 1900. Il a fait 1,7°C plus chaud que la moyenne des trois dernières décennies et le réchauffement y est deux fois plus rapide que la moyenne mondiale. La tendance est évidente : les cinq dernières années ont été les plus chaudes jamais enregistrées, selon la NOAA, qui a coordonné ce rapport de référence écrit par plus de 80 scientifiques de douze pays. « La multiplication des records et quasi-records de température depuis 2014 est sans précédent dans l’histoire des relevés », prévient l’agence.

Dans l’océan Arctique, la glace se forme de septembre à mars mais la saison se raccourcit inexorablement au fil des années. Les glaces sont moins épaisses, plus jeunes et couvrent moins d’océan. La vieille glace, c’est-à-dire âgée de plus de quatre ans, s’est réduite de 95% depuis 33 ans. C’est un cercle vicieux : des glaces plus jeunes sont plus fragiles et fondent plus tôt au printemps. Moins de glace signifie moins de réflexion solaire : l’océan absorbe davantage d’énergie et se réchauffe donc un peu plus. Les douze années de plus faibles couvertures glaciaires sont… les douze dernières années.

Rennes sauvages Arctique

Les rennes sauvages ont vu plusieurs de leurs troupeaux déclinés (Source : Solent News/SIPA).

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Étoiles filantes : ne manquez pas les brillantes Géminides

C’est sans doute la plus belle pluie d’étoiles filantes de l’année ! Très régulières, les Géminides seront des dizaines à plonger dans le ciel terrestre au cours de la nuit du 13 au 14 décembre. S’ajoute à ce spectacle merveilleux, une comète visible à l’œil nu !

Toute l’année, dans sa course autour du Soleil, la Terre traverse une multitude de courants de débris laissés par des comètes qui plongent vers le centre du Système solaire, si bien que l’on peut surprendre régulièrement des étoiles filantes fendre le ciel. Rappelons que certains essaims météoritiques se démarquent nettement des autres par l’abondance des météores qui terminent leurs courses à grande vitesse dans l’atmosphère terrestre. Le plus populaire d’entre eux est, bien sûr, celui des Perséides, actif au cœur de l’été quand il fait bon s’étendre dans l’herbe ou un transat, seul, en famille ou avec des amis…

Il en est un autre qui mérite d’être aussi connu, si ce n’est plus : les Géminides. Mais comme il est actif à l’orée de l’hiver, entre le 7 et le 17 décembre, il est beaucoup moins médiatisé. Et c’est dommage car cette pluie d’étoiles filantes est l’une des plus importantes et spectaculaires de l’année. Observer les Géminides, c’est en effet la promesse d’admirer une pluie d’au moins 50 météores par heure dans la voûte céleste. Et beaucoup plus encore, au moment de son maximum où le taux moyen près du zénith atteint 120 à 160 météores par heure !

Géminides

Magnifique bolide lors de la pluie d’étoiles filantes des Géminides de 2009. Photo prise dans le ciel du désert de Mojave. Le météore brille devant la constellation d’Orion. (Source : Wally Pacholka)

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