Chine : le marsouin du Yangtsé toujours au bord de l’extinction

Dans le fleuve Yangtsé, en Chine, la population de marsouins du même nom peine à se rétablir après la surpêche, la pollution ou encore l’installation de barrages.

Un corps noir et brillant affleure timidement à la surface du lac, avant de déguerpir vers les profondeurs : le marsouin du Yangtsé (Neophocaena asiaeorientalis ssp. asiaeorientalis), l’une des sous-espèces les plus menacées de Chine, vient de faire une rare apparition dans la brume automnale.

Le dernier mammifère aquatique du plus long fleuve chinois n’existe plus qu’à un millier de spécimens, dont certains survivent dans des lacs proches du Yangtsé. Considéré comme « en danger critique d’extinction » par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) – dernier stade avant l’extinction à l’état sauvage -, ses effectifs sont même inférieurs à ceux du panda, animal symbole de la faune en danger. Le marsouin du Yangtsé, surnommé « l’ange au sourire » par les riverains pour son air espiègle, a souffert de la pollution, de la surpêche, de la navigation et des barrages comme celui des Trois gorges, l’un des plus grands du monde, construit en amont. Il lui est aussi arrivé d’être consommé par l’homme, même si sa chair n’est pas jugée particulièrement savoureuse. Le foie de marsouin était, lui, utilisé par la médecine traditionnelle.

Heureusement, les spécialistes voient des signes d’espoir : la baisse de cette population a ralenti ces dernières années, après une réduction de moitié entre 2006 et 2012. Le nombre de cétacés augmenterait même dans les zones de protection proches du fleuve. La Réserve de Tian’ezhou, dans la province du Hubei, compterait désormais 80 individus, selon les experts, contre moins d’une quarantaine lorsque les premiers marsouins ont été amenés au début des années 1990 dans ce lac relié au Yangtsé par un ruisseau. « Nous avons découvert que non seulement les animaux survivaient mais aussi qu’ils se reproduisaient naturellement à Tian’ezhou. C’est très encourageant », se félicite Wang Ding, spécialiste des marsouins auprès de l’Académie des sciences chinoise. Les efforts engagés contre la pollution et la surpêche ont aussi porté leurs fruits. « L’opinion publique a joué un rôle important », reconnaît Zhang Xinqiao, responsable de projet au Fonds mondial pour la nature (WWF).

Marsouin Yangtsé

Les marsouins du Yansté seraient entre 1000 et 1800 selon le WWF (Source : AP/SIPA).

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InSight : le sismomètre Seis a été posé avec succès sur le sol de Mars

Tout s’est bien passé. Le sismomètre français a pu être déployé devant InSight marquant ainsi une première étape importante vers le début de l’exploration des entrailles de la planète, à l’écoute des tremblements de Mars.

Ça y est ! Une phase importante dans l’installation des instruments scientifiques d’InSight vient d’être franchie : le sismométre Seis a été déposé délicatement sur le sol de Mars, ce mercredi 19 décembre, par le bras robotique qui l’a saisi avec sa pince, trois jours plus tôt, le 16 décembre. Il a été placé à l’endroit choisi, à quelque 1,60 mètre devant l’engin, presqu’aussi loin que le bras puisse s’étendre. « Avoir le sismomètre en toute sécurité sur le sol est un formidable cadeau de Noël », s’est réjoui Tom Hoffman, responsable de la mission au JPL qui, la veille, vérifiait avec son équipe le bon déroulement des opérations avec le jumeau d’InSight.

« Le déploiement du sismomètre est aussi important qu’atterrir InSight sur Mars, a souligné son collègue Bruce Banerdt. Le chercheur rappelle combien « le sismomètre est l’instrument le plus prioritaire d’InSight : nous en avons besoin pour atteindre environ les trois quarts de nos objectifs scientifiques ».

Simomètre Seis InSight

Le sismomètre Seis a été posé avec succès sur le sol de Mars le 19 décembre, lors du sol 22 (le 22e jour d’InSight). (Source : NASA/JPL-Caltech)

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Un cinquième des forêts méditerranéennes de France menacées

Environ un cinquième (21%) des forêts méditerranéennes, dont les pinèdes à pin maritime et à pin de Salzmann, sont considérées comme « menacées » en France, indique jeudi l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), qui a évalué ces menaces dans le cadre de la « Liste rouge des écosystèmes ».

Sur les 19 écosystèmes forestiers méditerranéens évalués par l’UICN, avec le Muséum national d’Histoire naturelle et les conservatoires botaniques nationaux, 21% sont menacés et 37% quasi-menacés. Les grandes raisons sont l’artificialisation des territoires (étalement urbain), l’introduction d’espèces non locales et les changements climatiques (aridification du climat méditerranéen, intensification des incendies).

Les résultats montrent également les conséquences de l’abandon de l’activité agricole et pastorale qui font évoluer la composition de certaines forêts, ajoute le comité français de l’UICN. Les pinèdes à pin de Salzmann sont les plus à risque, classées « en danger », face au risque d’hybridation liée à l’introduction d’autres pins noirs et au boom des incendies.

Forêts métérranéennes

Environ un cinquième des forêts méditerranéennes sont considérées comme « menacées » en France (Source : AFP).

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Une des plus anciennes pyramides du monde se cache-t-elle sous cette colline ?

Des chercheurs indonésiens affirment avoir trouvé les traces d’un temple remontant à l’Homme de Cro-Magnon. Cette annonce, appuyée par des fouilles et des techniques de tomographie et carbone 14, ne fait toutefois pas l’unanimité.

Gunung Padang, situé dans la province de Java occidental en Indonésie, est considéré comme le plus vaste site mégalithique d’Asie du Sud-Est. Découvert par des colons hollandais au début du XXe siècle, il comprend des rangées de pierres et de terrasses bordées de murs. Mais selon une nouvelle étude de chercheurs indonésiens, la colline sur laquelle est perché ce site ne ferait pas partie du paysage naturel mais serait en réalité une ancienne pyramide camouflée par la végétation. Ou plus exactement un temple bâti sur trois étages d’âges successifs, dont le plus ancien remonterait à plus de 28.000 ans, une date bien antérieure à celle de la pyramide de Khéops et de toutes autres structures de la sorte connues. De quoi remettre en cause nos connaissances sur les capacités de l’Homme préhistorique, prétendent les auteurs.

Les chercheurs, qui ont présenté leurs conclusions lors de la réunion annuelle de l’American Geophysical Union (AGU), ont récemment eu des soupçons quant à la structure de la colline. « Elle ne ressemble pas à la topographie environnante, qui est très érodée. Cela a l’air très jeune ; on dirait quelque chose d’artificiel », atteste Danny Hilman Natawidjaja, l’auteur principal de l’étude. Sa forme particulière se détache aussi du paysage, note-t-il. Les chercheurs ont donc décidé d’explorer ses profondeurs en utilisant différentes techniques dont la tomographie à rayons X et l’imagerie 3D.

Gunung Padang

Gunung Padang, un site archéologique en Indonésie, cache-t-il une ancienne pyramide ?

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Un incroyable « fossile » du Big Bang découvert dans l’Univers

Des chercheurs ont décelé aux confins de l’Univers une nébuleuse pour le moins singulière. Vierge de toute « pollution » par des étoiles, elle constitue un véritable « fossile » du Big Bang.

Les paléontologues n’ont pas le monopole des fossiles ! Les astronomes peuvent eux aussi mettre au jour des reliques venues tout droit de la nuit des temps. En témoigne l’incroyable découverte effectuée par des chercheurs de l’Université de technologie Swinburne, en Australie, grâce à l’un des plus puissants instruments optiques du monde : les télescopes-jumeaux de l’Observatoire W.M. Keck, une installation située au sommet du mont Mauna Kea, à Hawaï, à 4.145 mètres d’altitude.

Dans une publication à paraître dans les Monthly Notices of the Royal Astronomical Society, les astronomes Fred Robert et Michael Murphy révèlent la détection d’un étonnant « nuage », qualifié de « fossile » du Big Bang. « Cette nébuleuse particulière semble pure, épargnée de toute pollution par des étoiles, même [des milliards] d’années après le Big Bang », dévoile dans un communiqué Fred Robert. « L’explication la plus convaincante est qu’il s’agisse d’une véritable relique du Big Bang », avance le scientifique.

Pour parvenir à cette découverte, les astronomes ont fait appel à deux des dispositifs installés à l’Observatoire W.M. Keck : l’Echellette Spectrograph and Imager (ESI) et le High-Resolution Echelle Spectrometer (HIRES). Des outils qui leur ont permis d’analyser le spectre émis par une structure très particulière : un quasar.

Fossile Big Bang

Une « relique fossile » du Big Bang découverte dans l’Univers lointain.

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