La sonde de la NASA Parker s’approche toujours plus près du Soleil

Après avoir achevé sa première rotation autour du Soleil, la sonde Parker poursuit sa course en orbite autour de notre Étoile. De quoi engranger d’autres données précieuses, alors que les premières viennent d’être transmises à la Terre pour être analysées.

Elle n’a pas fini de tourner… Lancée le 12 août dernier par la NASA, la sonde Parker vient d’entamer – 161 jours plus tard – sa deuxième révolution autour du Soleil. La deuxième d’une série de 24. Autant d’occasions pour l’engin de s’approcher au plus près de notre Étoile, et de tenter ainsi d’en percer certains secrets.

Sa toute première plongée aux abords de l’astre, le 5 novembre dernier, s’est déroulée sans encombre ; malgré une approche de la masse en fusion à moins de 24 millions de kilomètres. Un cheveu, à l’échelle du Système Solaire… « Ça a été une éclairante et fascinante première orbite », s’est réjoui dans un communiqué le responsable du projet Andy Driesman.

« Nous en avons appris beaucoup sur la façon dont se comporte la sonde dans l’environnement solaire, et je suis fier d’annoncer que les prévisions de l’équipe se sont avérées très exactes », a ajouté le scientifique.

Sonde Parker Solar Probe

Vue d’artiste de la sonde Parker Solar Probe, qui frôlera le Soleil en 2025 (Source : NASA/Johns Hopkins University) .

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Des microplastiques retrouvés jusque dans les sources souterraines d’eau potable

Les chercheurs avaient déjà trouvé des microplastiques dans les eaux de surfaces, les rivières et les océans. Aujourd’hui, ils annoncent que cette pollution atteint aussi les eaux souterraines. Des études plus poussées seront nécessaires afin de déterminer l’impact de cette pollution sur la santé humaine.

Les microsplastiques : c’est ainsi que les scientifiques qualifient les morceaux de plastique qui mesurent moins de 5 millimètres. On en trouve dans les cours d’eau et dans les océans. Ils constituent aujourd’hui une préoccupation environnementale et sanitaire mondiale. D’autant que des chercheurs de l’université de l’Illinois (États-Unis) révèlent la découverte de microplastiques dans un vaste réservoir naturel d’eau souterraine qui fournit 25 % de l’eau potable dans le monde.

Ces particules proviennent vraisemblablement des eaux usées et des eaux de ruissellement qui, des routes, des décharges et des zones agricoles, s’infiltrent dans les sols jusqu’aux aquifères. Mais la question de leur origine précise reste entière. Les chercheurs de l’université de l’Illinois ne s’expliquent pas, en effet, le fait que les concentrations mesurées ici soient comparables à celles précédemment établies pour des eaux de surface.

Microplastiques eaux souterraines

Certains microplastiques que l’on retrouve dans la nature sont des additifs de détergents, de produits cosmétiques ou de dentifrices. D’autres sont issus de la dégradation des déchets plastiques sous l’action des micro-organismes ou des ultra-violets.

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La disparition du soleil de mer pourrait bien tout changer pour les océans

Le soleil de mer (Pycnopodia helianthoides) est un membre important de la faune marine californienne. Malheureusement, cette étoile de mer a récemment été éradiquée par la maladie et le réchauffement des eaux.

Une nouvelle étude révèle un déclin important des populations de soleils de mer entre 2013 et 2015. Pouvant atteindre 90 centimètres et dotée de 16 à 24 bras, cette impressionnante étoile de mer constitue un élément important de la chaîne alimentaire marine du Pacifique Nord-Est. Toutefois, ses effectifs ont été fortement impactés dernièrement par la maladie et le réchauffement des eaux.

Entre 2013 et 2015, une maladie connue sous le nom de « syndrome du dépérissement de l’étoile de mer » a causé la mort d’une vaste partie de la population d’étoiles de mer le long de la côte nord-américaine, entre l’Alaska et le Mexique. En 2016, la dernière vague de cette maladie était considérée comme la plus importante épidémie animale marine jamais observée.

Soleil de mer

Soleil de mer

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La nébuleuse d’Eta Carinae va bientôt disparaître derrière son étoile hypergéante

Eta Carinae reste l’une des étoiles les plus mystérieuses de notre galaxie. Une étoile hypergéante dont la luminosité apparente intrigue. Et ne cesse d’augmenter. À tel point qu’elle devrait bientôt faire disparaître à nos yeux la nébuleuse qui l’entoure. Des chercheurs proposent une explication.

Eta Carinae. C’est une étoile visible dans l’hémisphère sud. Mais pas n’importe quelle étoile. C’est l’une des plus connues. Une étoile hypergéante dont le diamètre est estimé à plus de 1.000 fois celui du Soleil. Et dont la luminosité, surtout, est de l’ordre de cinq millions de fois celle de notre Soleil. Une caractéristique qui lui permet d’être visible même en plein jour.

Il y a quelque 150 ans, Eta Carinae a connu une éruption géante qui a donné naissance à une nébuleuse appelée nébuleuse de l’Homoncule. Le couple étoile/nébuleuse se pose aujourd’hui comme l’un des objets les plus photographiés du ciel, tant il est majestueux. Mais cela pourrait prochainement changer.

Eta Carinae

La dissipation d’un nuage de poussière qui nous cache partiellement Eta Carinae pourrait permettre aux chercheurs d’accéder enfin à la véritable nature de la région centrale de l’étoile. Ici, à gauche, Eta Carinae prise par le télescope spatial Hubble et à droite, l’étoile telle qu’elle pourrait nous apparaître d’ici 2032. (Source : N. Smith et J. A. Morse/NASA)

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Face aux sonars militaires, les baleines peuvent souffrir de maladie de décompression

Une étude menée par des spécialistes des cétacés confirme le danger que représente les sonars militaires pour les cétacés, notamment les baleines à bec de Cuvier.

A l’instar des humains qui pratiquent la plongée, les baleines à bec peuvent souffrir de la maladie de décompression lorsqu’elles sont confrontées à des sonars militaires, confirment des chercheurs qui recommandent de limiter le recours à ces équipements en Méditerranée.

Le lien entre les échouages massifs de certaines espèces de baleines et les exercices militaires en mer utilisant des sonars de moyenne fréquence est « très clair », assure à l’AFP Yara Bernaldo de Quiros, de l’Université de Las Palmas de Gran Canaria (Espagne). Elle signe avec 20 autres spécialistes des cétacés une étude parue le 31 janvier 2019 dans la revue Proceedings of the Royal Society B, qui fait le point sur la question. Les scientifiques se sont concentrés sur le cas des baleines à bec, notamment celle de Cuvier. Ces mammifères marins très discrets, qui passent la majeure partie de leur temps sous l’eau, sont des champions de la plongée, à la fois en profondeur et en durée d’apnée.

Un échouage de cétacés est qualifié de « massif » lorsque deux individus ou plus viennent mourir sur le rivage dans la même zone géographique et sur une durée rapprochée. « Alors que les échouages massifs de baleines à bec étaient très rares avant les années 1960, ils se sont nettement accrus avec le développement de sonars à moyenne fréquence » (4,5-5,5 kHz) utilisés par les navires militaires pour détecter des sous-marins, souligne l’étude. Entre 1960 et 2004, 121 échouages collectifs de baleines à bec ont été recensés. La baleine de Cuvier est l’espèce la plus touchée avec 61 échouages collectifs.

Sauvetage baleine îles Canaries

Des chercheurs tentent de sauver une baleine à bec échouée sur le rivage de l’île de Fuerteventura, aux Iles Canaries en 2002 (Source : Fuerteventura Government/AFP).

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La Terre aurait eu plusieurs pôles nord il y a un milliard d’années

Le décryptage de nouvelles archives paléomagnétiques de la Terre donne du crédit à une théorie avancée il y a quelque temps sur la base de simulations numériques. Le début de la solidification du noyau de la Terre il y a environ 600 millions d’années aurait relancé sa géodynamo déclinante qui produisait alors plus de deux pôles magnétiques.

Les anorthosites sont des roches plutoniques sur Terre, qui se sont refroidies à partir d’un magma sous sa surface, présentes essentiellement dans des terrains âgés d’il y a entre 2.500 et 500 millions d’années. On en trouve aussi beaucoup à la surface de la Lune. Ce sont des roches qui contiennent majoritairement des feldspaths plagioclases mais aussi des minéraux comme les pyroxènes. Leur étude renseigne donc sur des périodes reculées de l’Histoire de la Terre et nous venons d’en avoir une nouvelle démonstration avec un article publié dans Nature Geoscience par une équipe de chercheurs anglo-saxons. Cette étude apporte de l’eau au moulin à une théorie avancée il y a quelques années concernant la date du début de la formation de la partie solide du noyau de la Terre, sa graine découverte par la Danoise Inge Lehmann, comme l’expliquait Futura dans un précédent article (voir ci-dessous).

Richard Bono, John Tarduno, Francis Nimmo et Rory Cottrell se sont en effet intéressés à des anorthosites bien connues que l’on trouve dans la région de la Côte-Nord au Québec, plus précisément non loin de la ville de Sept-Îles au Nord-Est du Canada. Ces roches intrusives se sont mises en place pendant la dernière période géologique du précambrien, c’est-à-dire pendant l’Édiacarien qui s’étend de -635 à -541 millions d’années. Ils ont montré que les minéraux de ces anorthosites, en se refroidissant, ont conservé fidèlement les caractéristiques du champ magnétique de cette époque avec une résolution temporelle et sur une durée remarquable. Contrairement aux « petits bouts de bandes magnétiques », si l’on peut dire, retrouvés auparavant concernant l’Édiacarien, on dispose maintenant d’enregistrements plus longs et plus complets.

Bien rodée maintenant, la science du paléomagnétisme nous permet de déchiffrer ces enregistrements. Elle nous montre qu’il y a environ 565 millions d’années, et pendant une durée d’au moins 75.000 ans, le champ magnétique local était 10 fois plus faible qu’aujourd’hui avec une orientation complexe et rapidement variable, ce qui est très différent du champ dipolaire stable que l’on connaît généralement sur Terre.

Champ magnétique terrestre

Au Précambrien, notre planète aurait bien pu avoir plus de deux pôles magnétiques. Ici, une représentation du champ magnétique terrestre actuel.

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Le froid polaire en Amérique du Nord est-il imputable au réchauffement climatique ?

Des records de froid sont attendus dans le Dakota, le Wisconsin et le Minnesota, avec des températures au-dessous des – 50°C, en certains endroits plus basses qu’aux pôles. Le rôle du «réchauffement climatique» dans ce type d’événements est discuté.

Bis Repetita. Après avoir appelé de ses vœux le retour du «réchauffement climatique», en novembre 2018, lors d’une précédente vague de froid sur le pays, Donald Trump a réitéré son souhait en début de semaine. Déplorant que les températures polaires touchent plusieurs régions du Midwest des États-Unis, notamment le Dakota, le Wisconsin et le Minnesota, le président américain a déclaré sur Twitter : « Qu’est-ce qu’il se passe avec le réchauffement climatique ? Reviens vite, nous avons besoin de toi ! ».

Ce mercredi il faisait un peu plus froid à Chicago (-31°C) qu’au pôle Nord, au Nunavut (Canada) (-29°C). En prenant en compte le froid ressenti, à cause d’un vent glacial, les températures devaient tomber au-dessous des – 50°C dans ces trois États ce mercredi et lors de la nuit. Des températures glaciales étaient également attendues dans la région des grands lacs et dans l’Ohio. Le froid était si intense que près de 2000 vols ont été annulés mercredi matin au départ des aéroports de Chicago. Et de nombreux services, comme la distribution du courrier et des dessertes de trains, ont été interrompus localement.

Vague de froid USA janvier 2019

La vague de froid venue de l’Arctique s’apprêtant à balayer l’Amérique du Nord le 29 janvier 2019 (Source : NASA).

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