L’Indonésie jouerait un rôle de thermostat dans le climat mondial

Selon les géologues, les changements naturels de température à long terme sur notre planète résultent de variations dans les concentrations atmosphériques de CO2. Ils soupçonnent depuis longtemps la tectonique des plaques d’influencer lourdement le climat mondial. Aujourd’hui, une équipe apporte quelques précisions en la matière, s’appuyant sur l’exemple des montagnes d’Indonésie.

L’Indonésie, ce n’est pas moins de 270 millions d’habitants… Une déforestation galopante… Et des éruptions volcaniques qui émettent beaucoup de CO2. Mais contrairement à ce que l’on pourrait penser, l’Indonésie a aussi sa part dans la régulation du réchauffement climatique. Car, si le pays ne représente que 2 % de la superficie des terres de notre planète, il éponge 10 % du volume de CO2 absorbé dans le monde.

Le secret d’une telle efficacité : des montagnes issues d’une collision tectonique colossale entre une chaîne de volcans insulaires et le continent. Des montagnes constituées donc de roches riches en magnésium et en calcium, anciennement enfouies dans l’océan. Ces roches-là, arrosées par les pluies tropicales, se révèlent incroyablement efficaces à capturer le CO2 atmosphérique pour le transformer en calcaire !

Montagnes Indonésie climat

Certaines montagnes situées dans des régions tropicales humides comme l’Indonésie capturent et stockent le CO2 atmosphérique pesant ainsi lourdement sur le climat mondial.

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En Chine, la guerre contre la pollution de l’air a un effet désastreux et inattendu

Depuis 2013, la Chine est engagée dans une lutte sans merci contre la pollution de l’air. Malheureusement, ses efforts se sont soldés par un résultat inattendu et désastreux.

En 2013, la Chine annonçait un plan d’action afin de réduire de 30% les émissions des industries hautement polluantes pour l’horizon 2017. Malgré des résultats très encourageants, cette lutte contre la pollution a également eu un effet inattendu et inquiétant : l’augmentation de la concentration d’ozone dans l’air.

A la suite du lancement de son programme de réduction des émissions polluantes en 2013, et grâce à l’application de mesures particulièrement drastiques, la Chine est parvenue à réduire ses concentrations de particules fines (PM2,5, soit d’un diamètre inférieur à 2,5 micromètres) de près de 40%. Malheureusement, en même temps que celles-ci disparaissaient, un autre gaz faisait son apparition dans l’air ambiant.

Pollution Pékin 08/12/2015

Un homme porte un masque pour se protéger de l’épais brouillard toxique qui submerge Pékin le 8 décembre 2015 (Source : AFP).

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Une collision galactique va perturber le Système solaire et le trou noir de la Voie lactée !

Une nouvelle estimation de la quantité de matière noire contenu dans le Grand Nuage de Magellan conduit à penser que sa masse est deux fois plus importante que ce que l’on croyait. L’attraction de la Voie lactée devrait donc être si forte que les deux galaxies devraient entrer en collision dans deux milliards d’années. Le quasar de notre Galaxie devrait alors se rallumer.

Au cours des dernières décennies, les télescopes ont produit de nombreuses images de galaxies en interactions, déformées par les forces de marée gravitationnelles, résultant de rencontres rapprochées et amenant même, parfois, ces astres à entrer en collision. Des dizaines de photographies spectaculaires du télescope Hubble le montrent et quelquefois, ce ne sont pas seulement deux mais trois, voire quatre galaxies qui sont ainsi prises en flagrant délit de fusion, comme on peut le voir aussi sur les images prises par le télescope Spitzer.

Ces fusions font croître les galaxies en apportant des étoiles et aussi des nuages de gaz qui vont s’effondrer pour en faire de nouvelles, sous l’effet des ondes de chocs résultantes dans le milieu interstellaire. Cette matière baryonique peut aussi alimenter à nouveau les disques d’accrétion des trous noirs supermassifs dormants, ou presque, au cœur des galaxies, et provoquer la naissance de ce que l’on appelle, les noyaux actifs des galaxies. Les plus brillants apparaissent alors comme des quasars.

Ces grandioses événements cosmiques ne se produisent seulement entre de grandes galaxies mais aussi lors de la capture de petites galaxies naines par leurs grandes sœurs, telles la Voie lactée et Andromède. Des traces de ces collisions passées se trouvent d’ailleurs dans ces deux spirales comme l’a montré récemment la mission Gaia dans le cas de notre Galaxie.

M51 Hubble

Cette photographie spectaculaire prise avec le télescope Hubble, en 2005, montre M51, aussi connue comme la galaxie du Tourbillon (Whirlpool Galaxy en anglais), un couple de galaxies à environ 27,4 millions d’années-lumière dans la constellation des Chiens de chasse. La galaxie spirale régulière a un diamètre estimé à 100.000 années-lumière, comme la Voie lactée, donnant une idée de ce qui se passera avec notre Galaxie quand elle entrera en collision avec une petite galaxie irrégulière, le Grand Nuage de Magellan. (Source : NASA)

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Une bombe climatique à retardement se cacherait dans le Pacifique

L’océan Pacifique garderait les traces de la petite ère glaciaire qui a touché notre planète il y a plus de 600 ans. Une poche d’eau froide contribuerait ainsi à «climatiser» la Terre. Et sa disparition pourrait s’avérer catastrophique.

L’océan Pacifique garderait caché bien précieusement au fond de ses entrailles une poche d’eau froide vieille de plus de 600 ans. C’est en substance la conclusion des travaux de deux chercheurs américains publiés ce jeudi dans Science . Geoffrey Gebbie (Institut océanographique de Woods Hole, Massachusetts, États-Unis) et Peter Huybers (Université d’Harvard, Massachusetts, États-Unis) ont compilé des mesures modernes et historiques de circulation océanique pour détecter et quantifier l’influence du refroidissement de la période glaciaire sur les profondeurs intérieures du Pacifique.

Il y a mille ans, l’hémisphère nord de notre planète connaissait une période de réchauffement climatique appelé « optimum climatique médiéval ». Cette embellie climatique (bien loin d’atteindre les niveaux que nous connaissons malheureusement aujourd’hui) a été suivie par un refroidissement global, la petite ère glaciaire. Une période qui démarre au XIIIe siècle et notamment caractérisée par une avancée des icebergs dans l’océan. La cause de ce net refroidissement est encore discutée, mais l’hypothèse la plus probable est celle d’une activité volcanique en Indonésie.

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Le Sahara oscille du désert à l’oasis verdoyante tous les 20.000 ans

Le Sahara est un désert, tout le monde le sait. Mais il n’en a pas toujours été ainsi. Des chercheurs annoncent même aujourd’hui que le Sahara a tendance à osciller entre un climat sec et un climat humide tous les 20.000 ans.

Lui et ses 3,6 millions de kilomètres carrés de dunes rocheuses sont balayés par les vents. Le désert du Sahara se pose aujourd’hui comme l’un des endroits les plus inhospitaliers de notre planète. Pourtant, des chercheurs du Massachusetts Institute of Technology (MIT, États-Unis) affirment aujourd’hui que le Sahara a tendance à osciller entre désert et oasis verdoyante environ tous les 20.000 ans. Ils s’appuient sur les analyses de couches de poussières sahariennes déposées au large des côtes de l’Afrique de l’Ouest depuis quelque 240.000 ans.

Jusqu’alors, les chercheurs soupçonnaient un cycle de 100.000 ans, calqué sur celui des périodes glaciaires. Mais ceux du MIT ont souhaité préciser ces données. Ils ont mesuré les concentrations d’un isotope rare du thorium afin de déterminer la vitesse à laquelle les poussières s’accumulent sur le fond marin selon les périodes.

Sahara désert & oasis

Le thorium est produit à un taux constant dans l’océan par de petites quantités d’uranium radioactif dissous dans les eaux. Il se fixe aux sédiments en train de couler. Une mesure de sa concentration dans ces sédiments permet donc d’estimer la rapidité avec laquelle les poussières se déposent. Elle donne une idée de l’état du Sahara au fil des millénaires. (Source : MIT)

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