En Chine, la guerre contre la pollution de l’air a un effet désastreux et inattendu

Depuis 2013, la Chine est engagée dans une lutte sans merci contre la pollution de l’air. Malheureusement, ses efforts se sont soldés par un résultat inattendu et désastreux.

En 2013, la Chine annonçait un plan d’action afin de réduire de 30% les émissions des industries hautement polluantes pour l’horizon 2017. Malgré des résultats très encourageants, cette lutte contre la pollution a également eu un effet inattendu et inquiétant : l’augmentation de la concentration d’ozone dans l’air.

A la suite du lancement de son programme de réduction des émissions polluantes en 2013, et grâce à l’application de mesures particulièrement drastiques, la Chine est parvenue à réduire ses concentrations de particules fines (PM2,5, soit d’un diamètre inférieur à 2,5 micromètres) de près de 40%. Malheureusement, en même temps que celles-ci disparaissaient, un autre gaz faisait son apparition dans l’air ambiant.

Pollution Pékin 08/12/2015

Un homme porte un masque pour se protéger de l’épais brouillard toxique qui submerge Pékin le 8 décembre 2015 (Source : AFP).

Grâce aux données fournies par un réseau de 1.000 stations de contrôle de l’air, les chercheurs ont pu constater que la concentration d’ozone augmentait dangereusement, en particulier autour des grandes villes. Bien que l’ozone constitue un élément essentiel de la haute atmosphère, ses effets au sol sont particulièrement redoutables. Celui-ci menace l’environnement, mais également la santé humaine, causant des troubles respiratoires importants.

Selon les chercheurs, cette hausse est le résultat direct de la baisse de concentration des particules fines. Malgré l’impact dévastateur de celles-ci sur la santé, elles agissent néanmoins comme des « éponges », capables d’absorber les radicaux hydroperoxyle, des composés jouant un rôle clé dans la production d’ozone.

« Nous n’avons jamais observé un phénomène pareil ailleurs, car aucun pays n’a réduit son émission de particules fines aussi vite. La Chine a accompli en quatre ans ce que les États-Unis ont mis 30 ans à réaliser », commente Daniel Jacob, chercheur à l’université de Harvard.

Une réduction des émissions de composés organiques volatils et d’oxydes d’azote (résultats de la combustion de énergies fossiles) est désormais nécessaire pour lutter contre cette surproduction d’ozone, au risque de voir ses concentrations atteindre des seuils particulièrement dangereux.

Source : Maxisciences

Vous pouvez consulter, sur le site d’Archipel des Sciences, les expositions « Regards sur la pollution« , ainsi que la page Environnement/Santé.

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