D’après une étude, le Big bang aurait aussi créé un univers d’antimatière en miroir du nôtre

D’après un trio de physiciens canadiens, le Big bang n’aurait pas seulement créé notre univers : il aurait également produit un second, constitué d’antimatière. Nous aurions donc un partenaire cosmique, dont le temps recule et qui fonctionne en miroir. Décryptage de cette théorie qui pourrait également prouver l’existence de la matière noire.

L’année vient à peine de commencer qu’elle est secouée par une théorie qui suggère un nouveau modèle cosmologique. Selon les travaux d’une équipe de physiciens canadiens qui ont été publiés dans la revue Physical Review of Letters, notre univers aurait un frère jumeau : une sorte d’anti-univers.

« Il y a cet état d’esprit qui consiste à vouloir expliquer un nouveau phénomène en inventant une nouvelle particule ou un nouveau champ”, souligne Neil Turok de l’Institut Périmètre de physique théorique, au Canada. « Je pense que cela peut nous induire en erreur ».

Pour cette raison, son équipe et lui ont choisi de se partir du déjà-existant. Ils ont alors développé leur théorie d’un anti-univers, tout en préservant la règle fondamentale de la physique appelée symétrie CPT.

Big bang

Une vue d’artiste du Big Bang.

Ils se sont interrogés sur la possibilité d’un moyen naturel d’étendre l’univers au-delà du Big Bang. « Et il se trouve qu’il y en avait un ! », s’enthousiasme le physicien.

Selon eux, le Big Bang n’aurait pas seulement été à l’origine de notre univers, il aurait aussi généré un second « anti-univers ». Jumelé au nôtre et tel une image dans un miroir, il reculerait dans le temps et serait constitué, non pas de matière… mais d’antimatière.

Cette théorie implique également que l’univers serait rempli « de neutrinos stériles », des particules très massives qui pourraient expliquer la très mystérieuse matière noire.

Ce n’est pas la première fois que la théorie d’un univers miroir est avancée. En 2014 déjà, une équipe internationale d’astrophysiciens se posaient déjà la question dans un article également publié dans la revue Physical Review of Letters. Neil Turok et ses collègues admettent qu’ils doivent encore peaufiner leurs travaux concernant cette hypothèse.

Source : Maxisciences

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