En mourant, notre Soleil va se transformer progressivement en une boule de cristal

Des chercheurs ont fait une étonnante découverte à propos de notre Soleil, et plus généralement des naines blanches. Celles-ci se transformeraient en cristal durant leur lente agonie, bien plus tôt que nous le pensions.

Les naines blanches constellent le cosmos par milliards. Elles représentent le sort qui attend notre propre étoile, le Soleil, lorsque celui-ci mourra à son tour. Une équipe d’astronomes a récemment révélé les étonnants processus qui se jouent en leur cœur durant leur lente agonie. Celles-ci se transformeraient progressivement en gigantesques cristaux cosmiques durant leur cycle de vie, parfois bien plus tôt que nous ne le pensions.

La cristallisation est le processus par lequel un matériau adopte une forme solide où les atomes forment une structure ordonnée. La pression intense dans le cœur des naines blanches amène les électrons à se désolidariser de leurs atomes, créant d’un côté un gaz électronique gouverné par les lois de la physique quantique, et de l’autre des noyaux atomiques chargés positivement sous la forme d’un fluide.

Cristallisation naine blanche

Représentation d’artiste de l’intérieur d’une naine blanche (Source : Université de Warwick).

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Premier panorama de la face cachée de la Lune par la sonde Chang’e 4

La mission chinoise Chang’e 4 a réalisé une mosaïque d’images couvrant un panorama sur 360 degrés, permettant de découvrir le paysage désolé dans lequel évolue le petit robot à roulettes Yutu-2.

La sonde lunaire chinoise a envoyé depuis la face cachée de la Lune une impressionnante photo panoramique de son lieu d’arrivée, montrant un paysage gris et parsemé de cratères. L’agence spatiale chinoise a également publié les images filmées pendant l’alunissage de la mission Chang’e-4 le 3 janvier. C’était la première arrivée en douceur de l’histoire sur cet hémisphère de la Lune qui tourne le dos en permanence à la Terre. Une première dont l’intérêt scientifique est limité mais qui sert surtout à démontrer l’ambition grandissante du programme spatial chinois.

Sur le panorama ci-dessous, vous pouvez faire bouger le point de vue en cliquant, et zoomer sur l’image avec la molette de la souris. On y distingue la surface lunaire grise, une partie de la sonde et le petit robot Yutu-2 («Lapin de jade-2») avec les marques laissées par ses roues. «Les chercheurs ont terminé l’analyse préliminaire de la topographie de la surface lunaire autour du site d’alunissage en se basant sur l’image prise par l’appareil photo», a indiqué la CNSA.

Panaorama Chang'e 4

Panorama de la face cachée de la Lune obtunu par Chang’e 4 (Source : China National Space Administration/AFP).

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Des iguanes réintroduits sur l’île de Santiago où Darwin les avait repérés

Près de 1.500 iguanes terrestres ont été réintroduits sur une île de l’archipel équatorien des Galapagos, où ces reptiles avaient disparu il y a presque deux siècles.

Les 1.436 iguanes de l’espèce des Conolophus subcristatus ont été lâchés sur l’île de Santiago, dans les Galapagos, dans le cadre d’un programme de restauration de l’environnement, a indiqué mercredi 9 janvier 2019 le Parc national des Galapagos (PNG) dans un communiqué. Ils avaient été prélevés sur une île inhabitée de l’archipel, Seymour Norte.

La présence d’iguanes à Santiago avait été signalée la dernière fois en 1835 lors de la visite de Charles Darwin qui les a répertoriés dans le nord-est de l’île de Santiago. « Presque deux siècles plus tard, cet écosystème va retrouver cette espèce grâce à ce programme de restauration » écologique, s’est félicité le Parc. Selon son directeur, Jorge Carrión, la population d’iguanes sur Santiago avait disparu en raison de la présence d’espèces invasives comme le cochon sauvage, éradiqué depuis 2001.

Réintroduction iguane île Santiago Galapagos

Cette photo dibulguée le 7 janvier 2019 par le Parc national des Galapagos montre la réintroduction de 1.436 iguanes sur l’île de Santiago (Source : Parque Nacional Galápagos/AFP).

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Un quasar 600 milliards de fois plus brillant que le Soleil

Ces noyaux actifs de galaxies sont composés d’un trou noir supermassif autour duquel gravite d’énormes quantités de matière.

Une équipe d’astronomes a découvert le plus brillant quasar jamais observé. Baptisé J043947.08+163415.7, cet objet céleste est 600 milliards de fois plus lumineux que notre Soleil, expliquent les scientifiques dans leur étude, publiée dans The Astrophysical Journal Letters. « On ne pense pas trouver beaucoup d’autres quasars plus brillants dans le reste de l’univers observable », a déclaré Xiaohui Fan, professeur d’astronomie à l’université de l’Arizona et principal auteur de l’étude, dans un communiqué de presse.

Les quasars, objets célestes parmi les plus brillants de l’univers, sont constitués de trois éléments principaux. Un trou noir supermassif situé au centre et composant la quasi-totalité de sa masse, un disque d’accrétion formé par la matière absorbé par le trou noir et des jets de gaz expulsés du disque d’accrétion, comme l’illustre la vidéo ci-dessous. Ils sont également appelés noyaux actifs de galaxie (AGN) puisqu’ils se trouvent à l’origine de la formation des galaxies.

Quasar J043947.08+163415.7

Dessin d’illustration représentant le quasar J043947.08+163415.7, découvert grâce à de nombreux observatoires terrestres et le télescope spatial Hubble (Source : ESA/Hubble/PA).

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Le réchauffement des océans a été largement sous-estimé

Depuis 2014, les experts climatiques étaient perplexes : la hausse de température mesurée des océans n’était pas aussi forte que ce que les modèles climatiques prédisaient. Les thermomètres avaient-ils faux ?

Une nouvelle étude parue jeudi 10 décembre 2019 dans la revue Science confirme que les modèles voyaient juste : au total, la température des océans, dans la couche de 2.000 mètres sous la surface, a été revue à la hausse de façon importante pour la période 1971-2010 par rapport à un rapport scientifique de référence parrainé par l’ONU. Ce nouveau travail combine quatre études scientifiques publiées depuis 2014 et qui concordent pour dire que les mesures anciennement utilisées n’étaient pas assez précises et trop basses, in fine.

« Si vous voulez comprendre où se passe le réchauffement climatique, regardez dans nos océans », dit l’un des auteurs du résumé publié dans Science, Zeke Hausfather, de l’Université de Californie à Berkeley. « Le réchauffement océanique est un indicateur très important du changement climatique, et nous avons les preuves que ce réchauffement va plus vite que ce que nous pensions ». Le chercheur parle d' »indicateur » car les océans absorbent l’excès de chaleur de l’atmosphère créé par les rejets de gaz à effet de serre. Le réchauffement de l’eau agit comme un signal confirmant la vitesse du changement climatique, explique-t-il.

Océan Lire la suite