Australie : 1 million de poissons retrouvés morts

Une véritable hécatombe de poissons a eu lieu dans le sud-est de l’Australie. Les universitaires accusent le gouvernement de mauvaise gestion de l’eau alors que ce dernier assure qu’il s’agit là d’une conséquence de la sécheresse.

Un million de poissons ont été retrouvés morts au début de l’année 2019 dans des fleuves du sud-est de l’Australie, une hécatombe imputée par le gouvernement à la sécheresse, et par des universitaires à la mauvaise gestion des cours d’eau.

Les berges de l’immense bassin hydrographique Murray-Darling empestent désormais la pourriture, et on ne compte plus le nombre de vidéos tournées par des élus locaux ou des riverains pour alerter l’opinion sur cette catastrophe écologique. Les autorités ont évalué le bilan à plusieurs centaines de milliers de poissons morts, et le chiffre du million pourrait même être déjà dépassé, alors que le gouvernement de l’État de Nouvelle-Galles du Sud redoute une aggravation de la crise, avec des températures annoncées à la hausse. Outre la sécheresse, la baisse du niveau des cours d’eau et la montée des températures pourrait avoir aussi favorisé la propagation d’une algue qui priverait les poissons d’oxygène et libérerait des toxines. « Nous nous attendons à voir davantage de poissons morts dans certains secteurs de l’extrême-ouest de l’État de Nouvelle-Galles du Sud et sur le plateau de Northern Tablelands », a déclaré le ministre de l’Eau de l’État, Niall Blair.

Poissons morts Australie

Des milliers de poissons ont été retrouvés morts dans le sud-est de l’Australie (Source : AFP).

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Un virus ressemblant à Ebola découvert en Chine

C’est une nouvelle plutôt inquiétante qui nous vient de la Chine : des chercheurs ont identifié un nouveau filovirus nommé Měnglà, de la même famille de celui d’Ebola, qui possède toutes les caractéristiques de transmission interespèces.

Les filovirus (Filoviridae), des agents infectieux qui doivent leur nom à leur aspect filamenteux, sont à l’origine de graves fièvres hémorragiques comme Ebola. On en comptait jusqu’ici huit espèces, nommées d’après leur lieu d’origine (Zaïre, Marburg, Forêt de Tai…). Mais voilà que des chercheurs de la Duke-NUS Medical School à Singapour viennent d’en découvrir une nouvelle souche chez une chauve-souris en Chine.

C’est en effectuant des séquençages génétiques et des études de caractérisation des filovirus chez des chauves-souris que les chercheurs ont pu identifier ce nouveau virus. Nommé Měnglà, du nom

du district de la province du Yunnan au sud de la Chine où il a été retrouvé, il s’agit d’un nouveau genre de filovirus qui en compte déjà trois (Cuevavirus, Ebolavirus et Marburgvirus). Cette nouvelle catégorie a été appelée Dianlovirus, dérivé du nom diān qui est l’abréviation de Yunnan.

Virus Ebola

Le virus Ebola, à l’origine d’une terrible fièvre hémorragique (Source : NIAID).

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Une exoplanète grande comme deux fois la Terre pourrait receler de l’eau liquide

La NASA a annoncé avoir décelé, à 226 années-lumière de notre planète, une exoplanète deux fois plus grande que la Terre. D’après les astronomes, elle pourrait receler de l’eau sous forme liquide.

Il est tombé à court de carburant en octobre dernier, presque dix ans après avoir été lancé. Et pourtant, le télescope spatial Kepler, développé par la NASA, avait encore une révélation à nous faire. Et pas des moindres. Des données enregistrées par ce détecteur d’exoplanètes ont en effet révélé la présence de l’une d’entre elles à près de 226 années-lumière de la Terre.

« C’est une découverte absolument formidable étant donnée la manière dont elle a été effectuée, son orbite [particulière] et parce que des planètes de cette taille semblent être relativement rares », se réjouit dans un communiqué publié par la NASA l’auteure principale de la publication relatant la découverte, Adina Feinstein, de l’Université de Chicago, aux États-Unis.

Selon les données divulguées par l’Agence spatiale américaine, l’exoplanète décelée par Kepler mesurerait en effet près du double de la Terre, soit environ la moitié de Neptune. Baptisée K2-288Bb, elle pourrait être de nature rocheuse, même si elle semble riche en gaz. Une chose est sure en tout cas : l’exoplanète orbite dans une zone où l’eau peut exister sous forme liquide…

K2-288Bb

Vue d’artiste de l’exoplanète K2-288Bb (Source : NASA).

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Dans les eaux du détroit de Magellan, le réchauffement se lit déjà

A l’extrême sud de la Patagonie chilienne, dans un endroit parmi les plus inhospitaliers de la planète, des scientifiques analysent les eaux, le plancton et les cétacés pour tenter d’anticiper les conséquences du réchauffement climatique dans les autres mers du globe.

Depuis la ville de Punta Arenas, sur le Détroit de Magellan à l’extrême pointe australe du Chili, quatre chercheurs du Centre de recherches des écosystèmes marins de hautes latitudes de l’Université Austral embarquent à bord d’un bateau de pêche, transformé en embarcation scientifique pour les besoins de leurs investigations. Après une journée et demie de navigation éprouvante sur les eaux tumultueuses du Détroit, point de rencontre des océans Atlantique et Pacifique, balayé par des vents soufflant à plus de 110 km/heure, ils jettent l’ancre à Seno Ballena, « le fjord des baleines », au milieu de glaciers géants qui leur sert de laboratoire.

Sur place, ils récupèrent les données enregistrées par un système de capteurs installé depuis avril et qui réalise des batteries d’analyses de l’eau toutes les trois heures. Pour les chercheurs, il s’agit d’étudier les variations chimiques, physiques et biologiques des eaux du fjord qui présentent aujourd’hui des conditions similaires à ce qui pourraient être celles d’autres écosystèmes marins dans les prochaines décennies, en raison d’une plus grande libération de CO2 dans l’atmosphère et de la fonte des glaciers. « Dans ce lieu, c’est comme une expérience avec la nature elle-même, cela nous permet de savoir ce qui pourrait se passer sans avoir à l’expérimenter en laboratoire, sans avoir à l’imaginer », explique à l’AFP Maximiliano Vergara, biologiste marin et doctorant en aquaculture à l’Université Austral (UACh).

Seno Ballena tire son nom de la fréquentation des baleines à bosse qui viennent chaque année par dizaines s’y alimenter. Depuis les eaux chaudes de l’Amérique centrale où elles se reproduisent, elles parcourent des milliers de kilomètres pour venir jusqu’à cette zone, l’un des habitats marins les plus productifs de la planète, où krills (petites crevettes d’eau froide) et sardines vivent en abondance. Mais le dérèglement climatique pourrait mettre à mal cet équilibre.

Glacier Santa Ines Patagonie

Une vue du glacier Santa Ines qui surplombe le fjord Seno Ballena en Patagonie chilienne, à l’extrême sud du pays, le 7 décembre 2018 (Source : AFP).

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InSight : le sismomètre Seis a été testé avec succès

Sur Mars, l’installation du sismomètre Seis se poursuit. Après avoir envoyé ses premières mesures, pour s’assurer de son bon fonctionnement général, l’équipe technique et scientifique de l’instrument peaufine son installation. L’activité scientifique de l’instrument devrait débuter vers le 19 février. D’ici là, il aura été recouvert de son bouclier de protection contre le vent martien et les fluctuations de température. Condition sine qua non pour écouter battre le cœur de la Planète rouge. Les explications de Philippe Lognonné, père du sismomètre Seis et responsable de l’équipe planétologie et sciences spatiales de l’Institut de physique du globe de Paris.

Bien que le sismomètre Seis ait été déposé avec succès sur le sol martien le 19 décembre 2018, l’instrument n’a toujours pas débuté son activité scientifique. Une attente qui peut surprendre, mais évidemment justifiée et nécessaire.

Son installation n’est pas encore terminée car il reste à déployer le bouclier de protection contre le vent et les variations thermiques. WTS, c’est son nom et acronyme de Wind and Thermal Shield est un large dôme blanc qui doit découvrir le sismomètre sans le toucher. Il est équipé de trois pieds et d’une jupe de protection en cotte de maille, qui épousera parfaitement le relief du sol pour permettre à l’instrument de travailler dans une plage de variation thermique moins contraignante que s’il était resté exposé au rude climat martien. Cette dernière opération est aujourd’hui prévue pour la deuxième quinzaine de janvier. Seis sera alors en configuration finale pour écouter battre le cœur de Mars et nous révéler, séisme après séisme, son intérieur.

Mars Seis Insight

Le sismomètre Seis a été posé avec succès sur le sol de Mars le 19 décembre, lors du 22e jour d’InSight (Source : NASA/JPL-Caltech).

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