Menacées en milieu rural, les abeilles se réfugient dans les villes

Les villes deviennent un refuge pour les pollinisateurs, les jardins privés et public offrant une variété de plantes précieuses.

Les abeilles vivent-elles mieux en ville qu’en milieu rural? La question peut sembler farfelue, mais selon une étude publiée ce lundi dans la revue Nature Ecology and Evolution, les villes sont de véritables refuges pour les pollinisateurs. Les travaux menés par des scientifiques britanniques ont évalué l’impact de l’utilisation des sols en milieu urbain et montrent que la diversité des jardins et des plantes disponibles favorise les abeilles et autres insectes pollinisateurs.

«En milieu rural, les abeilles sont fragilisées par l’appauvrissement de la flore liée à l’agriculture et à l’usage des pesticides», commente Isabelle Dajoz, professeur d’écologie à l’université Paris-Diderot. « C’est donc en fait assez logique, bien que triste, que les villes deviennent un lieu de refuge. »

L’étude britannique a été menée dans quatre villes du Royaume-Uni, Bristol, Reading, Leeds (Angleterre) et Edinburgh (Écosse), des villes assez éloignées les unes des autres, et qui pourtant présentent toutes des résultats assez similaires. Les chercheurs britanniques ont comptabilisé le nombre de pollinisateurs dans différents types d’espaces verts urbains, jardins publics, cimetières, lotissements… En tout ce sont 360 sites qui ont été passés à la cible.

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Ce trou noir rétrécit mystérieusement après avoir « englouti » une étoile

En mars dernier, les astronomes observaient, à 10.000 années-lumière d’ici, un trou noir en train de dévorer une étoile. Depuis, le trou noir en question semble rétrécir, offrant un regard inédit sur l’évolution de ces étonnants objets.

En mars 2018, un appareil de l’agence spatiale japonaise (JAXA), embarqué à bord de la Station Spatiale Internationale (ISS), détectait un impressionnant rayonnement, à plus de 10.000 années-lumière de nous. De plus amples études menées par la NASA révélèrent que le signal provenait d’un trou noir, pris sur le vif alors qu’il dévorait une étoile. Depuis, les astronomes ont fait un constat surprenant : ce trou noir serait en train de rétrécir.

Une récente étude parue dans la revue Nature indique en effet que la couronne du trou noir J1820 (le halo de particule qui entoure sa « bouche ») a réduit comme une peau de chagrin depuis sa première observation. De 100 kilomètres de large, elle ne mesurerait à présent plus qu’une dizaine de kilomètres : un changement radical qui s’est opéré sur le cours d’un mois.

Evolution trou noir J1820

Evolution de la couronne du trou noir J1820 (Source : NASA/JPL-Caltech).

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Désalinisation de l’eau de mer : une industrie très polluante

De plus en plus nécessaires, les usines de désalinisation dans le monde produisent aussi plus de rejets toxiques que d’eau, illustration des nombreux dilemmes générés par la crise environnementale.

Pour chaque litre d’eau douce, destinée à la consommation humaine ou à l’industrie, une usine rejette en moyenne 1,5 litre de « saumure », une boue ultra-saline, montrent des chercheurs de l’Université de l’ONU au Canada, aux Pays-Bas et en Corée du sud, qui ont revu à la hausse les précédentes estimations.

Selon leur étude parue lundi 14 janvier 2019 dans la revue Science of the Total Environment, les près de 16.000 usines en activité rejettent chaque jour 142 millions de m3 de saumure, 50% de plus qu’on ne l’estimait jusqu’ici : de quoi couvrir la Floride de 30 cm en un an ! La plupart, proches de l’océan, le font directement dans la mer, ainsi que dans les rivières et eaux de surface, où la concentration en sel bouleverse les écosystèmes et accroît la température des eaux. À cette pollution s’ajoute celle des produits chimiques utilisés, à base de chlore ou de cuivre. Or les usines de désalinisation, présentes dans 177 pays, notamment en Afrique du Nord et au Proche-Orient, sont en plein boom, du fait de besoins croissants pour cause de pollution, de pression démographique ou encore de réchauffement.

Usine désalinisation Majorque

Une usine de désalinisation à Palma de Majorque, en Espagne (Source : AFP).

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Chang’e 4 : la Chine fait pousser les premières plantes sur la Lune

Bardé de différents instruments et caméras, Chang’e 4 a aussi à son bord une « minibiosphère » qui abrite plusieurs êtres vivants. La Chine vient d’annoncer que les graines de coton ont germé. C’est la première fois qu’une expérience biologique est menée sur un autre monde que la Terre.

Avec la mission Chang’e 4, la Chine cumule les premières : premier atterrissage sur la face cachée de la Lune et maintenant, première culture de plantes terrestres sur un autre monde que la Terre… Les graines de coton sont les premières à avoir germé, viennent d’annoncer les chercheurs de cette ambitieuse mission.

Alors, certes, faire pousser des végétaux dans l’espace n’est pas nouveau – les tentatives se sont multipliées depuis le premier essai en 1946 par les Américains, surtout à bord de la Station spatiale (on se souvient de la première laitue dégustée par les astronautes en 2015) – mais sur une autre planète, en l’occurence notre satellite naturel, ça oui, c’est inédit et historique. « […] C’est la première expérience biologique de l’humanité sur la Lune », a tweeté le porte-parole officiel du Parti communiste chinois.

Coton germé sur la Lune

Des graines de coton ont germé sur la Lune : une première mondiale ! (Source : CNSA)

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