Les cratères lunaires apportent un éclairage inédit sur l’Histoire de la Terre

En étudiant minutieusement une centaine de cratères lunaires, des scientifiques sont parvenus à des découvertes inédites sur ceux qui ponctuent une planète qui nous est particulièrement familière : la Terre.

Tel le visage buriné d’un vieux marin, notre planète porte à sa surface les stigmates de sa vie passée. Au fil des millénaires, la Terre a en effet subi les assauts de centaines d’astéroïdes, qui lui ont laissé des marques a priori indélébiles : les cratères d’impact.

Petit à petit, certaines de ces cicatrices ont toutefois fini par disparaître, lentement gommées par l’érosion et les mouvements tectoniques. Un effacement progressif qui rend difficile leur étude, comme le souligne sur le site Science News Rebecca Ghent, maîtresse de conférence du département des Sciences de la Terre à l’Université de Toronto, au Canada : « [L’érosion et l’activité tectonique ont effacé les cratères terrestres si minutieusement que] l’on ne pourrait absolument rien dire de ces cratères. » Mais impossible n’est pas scientifique ; et l’étude des dépressions qui ponctuent la surface du globe s’avère en réalité possible par le biais de celles qui recouvrent… la Lune !

« Nous pouvons utiliser notre plus proche voisine pour en apprendre bien davantage sur l’Histoire de la Terre », avance Sara Mazrouei, co-auteure d’une étude menée sous la houlette de Rebecca Ghent et publié dans la revue Science.

Face visible de la Lune

Face visible de la Lune

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Santé : forte corrélation entre la pollution de l’air et les visites aux urgences

Les centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC), l’université du Nevada et l’université d’Emory ont entrepris d’étudier les effets de l’amplification de la pollution de l’air sur le nombre de consultations effectuées aux urgences par des patients de tous âges pour des problèmes respiratoires de type asthme, bronchopneumopathie chronique (BPC) et infection respiratoire.

Les chercheurs ont étudié la présence de deux polluants dans 869 pays une semaine avant la visite aux urgences pour un problème respiratoire. L’étude, d’une échelle inédite, recouvre 40 millions de consultations et 45 % de la population américaine. Les patients ont été divisés en trois groupes : les moins de 19 ans, les moins de 65 ans et les plus de 65 ans.

Les conclusions présentées dans la revue American Journal of Respiratory and Critical Care Medicin indiquent une corrélation entre les niveaux d’ozone et le taux de visites aux urgences respiratoires, pour des problèmes d’asthme, d’infections respiratoires aiguës, de BPC et de pneumonie, dans tous les groupes d’âge. L’association la plus prononcée est constatée chez les plus de 65 ans.

Pollution air Paris Lire la suite