Chine : des chercheurs font naître 5 clones d’un singe génétiquement modifié

Des chercheurs chinois ont réussi à cloner un macaque dont le génome avait été préalablement modifié. Ils affirment qu’une telle méthode pourrait réduire l’utilisation de ces animaux dans les expérimentations animales.

Une équipe de scientifiques chinois a annoncé le 24 janvier 2019 avoir cloné cinq singes, copies conformes d’un spécimen unique dont les gènes avaient été modifiés pour le rendre malade. Cette initiative pourrait, selon les chercheurs, aider la recherche médicale.

L’expérience a été détaillée dans deux articles publiés dans un journal scientifique chinois, la National Science Review. L’Institut de neuroscience de l’Académie des sciences de Shanghai a indiqué avoir modifié les gènes d’un macaque afin qu’il développe des troubles du rythme circadien, c’est-à-dire de son « horloge biologique ». Les scientifiques ont ensuite cloné ce spécimen à cinq reprises. Et ont découvert que ces singes, nés au cours des six derniers mois, montraient des signes de problèmes mentaux (dépression, anxiété, comportements liés à la schizophrénie) associés à des troubles du sommeil. Les résultats ont été présentés par les médias chinois comme une première mondiale.

Clonage singes Chine

Ces 5 singes clonés ont développé des troubles du sommeil (Source : Sun Zifa/ImagineChina/AFP.)

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La vie sur Terre viendrait de la collision qui a donné naissance à la Lune

Il y a un peu plus de 4,4 milliards d’années, une collision entre la Terre et une planète de la taille de Mars aurait donné naissance à la Lune. Des chercheurs suggèrent aujourd’hui que cette même collision aurait pu apporter sur notre planète quelques éléments essentiels à l’apparition de la vie.

Pour que la vie apparaisse sur une planète, certaines conditions doivent être réunies. Parmi elles, la présence sur place d’un certain nombre d’éléments essentiels comme le carbone ou l’azote. Or, l’étude des météorites primitives de notre Système solaire a appris aux chercheurs que la Terre — comme les autres planètes rocheuses — n’était initialement pas riche en ce type de composés qu’ils qualifient de substances volatiles indispensables à l’apparition de la vie.

La question de l’origine des éléments qui ont permis d’installer le vivant sur notre planète anime les débats depuis longtemps. Aujourd’hui, des chercheurs de la Rice University de Houston (États-Unis) avancent une nouvelle hypothèse. « Notre scénario se présente comme le premier offrant un timing et un mécanisme compatibles avec toutes les preuves géochimiques qui ont pu être recueillies jusqu’alors », va même jusqu’à affirmer Rajdeep Dasgupta, coauteur de l’étude.

Collision planète apparition vie dur Terre

Selon des chercheurs de la Rice University de Houston (États-Unis), une collision planétaire est à l’origine de l’apparition sur Terre des substances volatiles essentielles à l’émergence de la vie (Source : NASA).

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Reproduite par hasard en laboratoire, la vague d’Hokusai était bien scélérate

Des chercheurs pensent avoir découvert l’origine de ces vagues imprévisibles, d’une hauteur exceptionnelle, qui surprennent parfois les marins.

C’est peut-être la vague la plus célèbre du monde. La Grande Vague de Kanagawa est la première estampe des Trente-six vues du Mont Fuji, l’œuvre majeure du Japonais Katsushika Hokusai. Parue en 1831, elle présente trois bateaux de pêcheurs sur le point d’être submergés par un mur d’eau à l’écume griffue (le Mont Fuji n’apparaît qu’au dernier plan). On soupçonnait depuis longtemps cette scène d’être la représentation d’une vague scélérate. Des études menées au laboratoire FloWave Ocean Energy Research de l’Université d’Édimbourg, en Écosse, semblent aujourd’hui le confirmer.

Les vagues scélérates ont longtemps été considérées comme un mythe. Les marins qui évoquaient l’apparition subite et inattendue de ces creux singuliers de plusieurs dizaines de mètres de haut au milieu de tempêtes bien plus modestes étaient au mieux perçus comme des exagérateurs, si ce n’est comme des affabulateurs. Ce n’est que le 1er janvier 1995 que la première vague scélérate est détectée par un appareil de mesure. D’une hauteur de 25 mètres, alors que l’amplitude de la houle ne dépasse pas 10 mètres, elle déferle sur la plate-forme pétrolière de Draupner, située en mer du Nord, au large de la Norvège. On l’appelle parfois « vague de Draupner » ou « vague du Nouvel an ».

Vague scélérate

Une vague recréé en laboratoire à Édimbourg (à droite) ressemble à s’y méprendre à la célèbre vague imaginée en 1831 par l’artiste japonais Hokusai (Source : Oxford University).

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Pendant l’éclipse totale, une météorite est tombée sur la Lune

Lors de l’éclipse totale de Lune qui a eu lieu le 20 janvier dernier, les spécialistes ont pu assister à un événement exceptionnel : la collision d’une météorite qui s’est écrasée sur la Lune.

Une éclipse totale de Lune est déjà un événement en soi. Dimanche dernier, les yeux du monde entier se sont rivés sur notre satellite naturel, transformé pour quelques heures en « super-Lune de sang ».

C’est le nom donné au passage de la Lune dans l’ombre de la Terre. Non éclairée par le Soleil, la Lune prend alors une teinte rousse. Mais ce phénomène est assez rare, d’ailleurs l’éclipse du weekend dernier était la dernière de la décennie, la prochaine étant prévue pour 2021.

Comble du spectacle : une météorite s’est écrasée à sa surface. Mais la Lune est plutôt habituée à ce type d’événement.

Impact météorite Lune éclipse 21/01/2019

Une météorite s’écrase sur la Lune pendant l’éclipse (Source : Jose M. Madiedo).

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Les propriétés du graphène changent avec l’humidité

Par le passé, il a été rapporté que les propriétés du graphite pouvaient se trouver altérées par l’humidité. Alors des chercheurs ont voulu savoir ce qu’il en était pour le graphène. Selon leurs conclusions, ce paramètre serait bien à surveiller.

Résistant, conducteur, léger, flexible, transparent. La liste des propriétés extraordinaires du graphène est longue. Mais des chercheurs de l’université Queen Mary de Londres (Royaume-Uni) nous apprennent aujourd’hui que celles-ci pourraient être affectées par l’humidité relative.

Leur étude a porté sur du graphène bicouche, c’est-à-dire sur un matériau formé de deux couches de graphène empilées l’une sur l’autre. Soit un matériau d’une épaisseur de seulement deux atomes. Et voici leur conclusion. À 22 % d’humidité relative, l’eau suinte entre les couches et y forme un film de l’épaisseur d’un atome. Et lorsque l’humidité dépasse les 50 %, l’eau apparaît même capable de séparer les deux feuillets de graphène. Or les propriétés du graphène dépendent fortement des interactions entre ces feuillets.

Graphène

Graphène

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A Davos, le changement climatique au centre de l’attention

L’emballement du changement climatique s’est retrouvé au centre de l’attention jeudi à Davos où chefs d’entreprises et décideurs politiques ont été sommés d’agir à la fois par le patron de l’ONU et une adolescente révoltée.

« Nous sommes en train de perdre la course » faute de « volonté politique » et « ce pourrait être une tragédie pour la planète », a mis en garde Antonio Guterres, dans une interview diffusée par Facebook en marge du Forum économique mondial. « L’évolution est pire que prévu » et « il est donc absolument indispensable d’inverser la tendance », a insisté le secrétaire général de l’ONU, à l’intention quelque 3.000 responsables économiques et politiques réunis depuis le début de la semaine dans cette station des Alpes suisses.

En l’absence de têtes d’affiche – Donald Trump et Emmanuel Macron, vedettes d’une édition 2018 effervescente, ont décliné l’invitation cette année -, ce sont par exemple la primatologue Jane Goodall, l’ex-vice président américain Al Gore ou le naturaliste David Attenborough qui ont occupé la scène à Davos. « Nous nous dirigeons vers un réchauffement des températures de 4 degrés celsius pendant ce siècle, et l’indifférence passive avec laquelle la plupart des pays l’acceptent prend des airs de pacte suicidaire », avait asséné l’ancien secrétaire d’Etat américain John Kerry dans une interview à CNBC.

Fragilisé par le retrait des Etats-Unis, et la perspective de voir le Brésil prendre le même chemin, l’accord de Paris de 2015, qui se fixait l’objectif de limiter à 2°C la hausse des températures par rapport aux niveaux pré-industriels, est de toute façon « insuffisant », selon M. Guterres. « Il faut que les pays prennent des engagements plus ambitieux », a estimé jeudi le responsable onusien, jugeant que « la volonté politique est absente », alors que le changement climatique « est le problème le plus important auquel l’humanité est confrontée ».

Antonio Guterres Forum Davos 23/01/2019

Le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres lors d’un discours à Davos le 23 janvier 2019 (Source : AFP).

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L’immunité contre la dengue protégerait des symptômes du virus Zika

Une étude sur 3.000 enfants lors d’une épidémie au Nicaragua a montré que ceux qui avaient été infectés par la dengue auparavant risquaient moins de développer des symptômes du Zika. Ces deux virus transmis par le même moustique causent des symptômes proches.

Le virus de la dengue est présent en Amérique depuis des décennies, tandis que le Zika n’a émergé au Brésil qu’en 2015, avant de se répandre rapidement en Amérique. Les virus de la dengue et du Zika sont transmis par la piqûre du moustique Aedes aegypti et conduisent à des symptômes similaires, évoquant un syndrome grippal : fièvre, douleurs musculaires et articulaires… Il peut aussi y avoir des rougeurs sur la peau.

Cependant, l’infection du Zika chez des femmes enceintes peut conduire à des troubles de développement graves du fœtus, en particulier une microcéphalie. Des complications neurologiques (syndrome de Guillain-Barré) sont aussi possibles chez les personnes infectées. Mais souvent l’infection par le Zika est asymptomatique.

Aedes aegypti

La dengue et le Zika sont deux arbovirus transmis par le même moustique, Aedes aegypti.

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