D’après les experts, le CO2 atmosphérique va augmenter rapidement en 2019

Alors que les émissions de dioxyde de carbone se situent déjà à un niveau record, les chercheurs prévoient une augmentation plus rapide encore de sa concentration atmosphérique en 2019.

En 2019, les chercheurs prévoient une augmentation rapide des concentrations de dioxyde de carbone dans l’atmosphère. Il s’agira selon eux du plus haut taux de CO2 atmosphérique mesuré en 62 années de relevés. En cause : l’augmentation des émissions d’origine humaine, ainsi qu’une variabilité tropicale limitant l’absorption du CO2 par les puits de carbone.

Depuis 1958, les chercheurs de l’observatoire Mauna Loa à Hawaï ont enregistré une augmentation de 30% des concentrations de CO2 dans l’atmosphère. Celui-ci provient de la combustion d’énergies fossiles, de la déforestation ou encore de la production de ciment, et son taux aurait été encore bien supérieur si les puits de carbone n’avaient pas contribué à son absorption.

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On a trouvé sur la Lune le plus vieux morceau de roche de la Terre

Rapporté par Apollo 14, un petit morceau de pierre de plus de 4 milliards d’années vient très probablement d’une météorite terrestre, estiment des chercheurs de la NASA.

Alors qu’on va célébrer, cette année, les 50 ans du premier pas sur la Lune et que la Chine vient de poser le premier engin sur la face cachée de notre satellite, il nous reste encore des choses à découvrir provenant des missions menées de 1969 à 1972 : une étude publiée dans Earth and Planetary Science Letters estime qu’un rocher lunaire ramassé par les astronautes d’Apollo 14 en 1971 pourrait contenir le plus ancien échantillon de la Terre jamais découvert.

Il s’agit d’un fragment de 2 grammes sur un rocher de quelques centimètres, fragment qui représente « potentiellement la première preuve d’une météorite terrestre », de la roche provenant de la Terre, selon les principaux auteurs de l’étude, Jeremy Bellucci, du Muséum d’histoire naturelle de Suède, et Alexander Nemchin, de l’université de Curtin en Australie.

Leur équipe de 9 chercheurs associés du Centre pour la science et l’exploration de la Lune (rattaché à la NASA) a conclu que l’échantillon s’est formé à 20 km de profondeur sur Terre, il y a 4 à 4,1 milliards d’années. Un ou plusieurs impacts l’ont ensuite envoyé dans l’espace – à l’époque, des astéroïdes frappant la Terre produisaient des cratères de plusieurs milliers de km de diamètre, de quoi ramener à la surface des roches très profondes.

Alan Shepard Apollo 14

L’astronaute Alan Shepard jouant au golf sur la Lune lors de la mission Apollo 14.

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Obésité, sous-alimentation et changement climatique : « Big Food » pointée par les experts

L’industrie agroalimentaire – ou « Big Food » – est co-responsable, avec les dirigeants politiques, d’une triple pandémie menaçant l’humanité : l’obésité, la sous-alimentation et le changement climatique, d’après un rapport d’experts.

Obésité, sous-alimentation et changement climatique sont les trois facettes d’une même menace pour l’humanité : une « syndémie* mondiale » qu’il faut combattre globalement, d’après un rapport de la commission d’experts de la prestigieuse revue The Lancet. Selon eux, les multinationales de l’alimentaire, appelées « Big Food », doivent être encadrées comme l’ont été celles du tabac.

Ce nouveau document au ton engagé est la suite d’une première étude consacrée au lien entre alimentation et environnement, parue le 17 janvier 2019 dans The Lancet. Elle préconisait de diviser par deux la consommation mondiale de viande rouge et de sucre et de doubler celle de fruits, légumes et noix. Issus des travaux de 43 experts de 14 pays, le nouveau rapport enfonce le clou : « Ces 20 dernières années, obésité, dénutrition et changement climatique ont été considérés séparément et la lenteur des réponses politiques est inacceptable ».

« Le système alimentaire est non seulement responsable des pandémies d’obésité et de dénutrition, mais génère aussi 25 à 30% des émissions de gaz à effet de serre », expliquent les experts. Ils pointent en particulier « l’élevage de bétail », mais aussi les transports « dominés par la voiture » qui « favorisent un mode de vie sédentaire tout en générant de 14 à 25% des émissions de gaz à effet de serre ».

Big Food

D’ores et déjà, « la malnutrition sous toutes ses formes, y compris l’obésité, la dénutrition et d’autres risques alimentaires, est la principale cause de mauvaise santé dans le monde » (Source : Roos Koole/ANP/AFP).

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Ceci est l’image la plus profonde de l’univers

Il aura fallu près de trois ans aux chercheurs pour produire cette image extraordinaire : l’image la plus profonde de l’univers jamais captée depuis l’espace. Un résultat obtenu en récupérant la lumière perdue autour des grandes galaxies qui apparaissent sur le célèbre champ ultra-profond de Hubble.

Les images prises par le télescope spatial Hubble, et montrant des milliers de galaxies de toutes les formes et de toutes les couleurs, font partie des plus incroyables images dont nous disposions de notre univers. Aujourd’hui, des chercheurs annoncent être parvenus à gagner encore un peu plus en profondeur.

C’est une équipe de l’Institut d’astrophysique des Canaries (Espagne) qui publie cette image extraordinaire. Pour l’obtenir, les chercheurs ont retravaillé, pendant pas moins de trois années, les clichés originaux qui avaient permis de produire la célèbre image du champ ultra-profond de Hubble. Ils leur ont appliqué des techniques nouvelles de traitement de l’image. Et ils ont, ainsi, littéralement récupéré de la lumière perdue et éclairci quelques zones obscures.

Image profonde Univers

Des chercheurs publient l’image la plus profonde de l’univers jamais captée depuis l’espace. En gris foncé, la lumière révélée autour des galaxies dans ce champ. Cette lumière correspond à la luminosité de plus de cent milliards d’étoiles (Source : A.S. Borlaff et al.).

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Expédition scientifique : 6 semaines au Pérou dans la plus haute ville du monde

L’être humain peut-il vivre avec peu d’oxygène ? Pour répondre à cette question et pour la première fois, une expédition scientifique, menée par la France, va étudier la population de la plus haute ville du monde au Pérou.

6 semaines d’expédition scientifique et humanitaire au Pérou, dans la ville la plus haute du monde : c’est le nouveau projet dévoilé par l’Inserm. Dès janvier 2019, ils seront 15 scientifiques, principalement français, sous la houlette du chercheur Samuel Vergès, à s’installer à 5.300 mètres d’altitude dans la ville de La Rinconada. Une expérience inédite pour étudier les effets du manque d’oxygène sur l’organisme et les façons de le contourner. À la clé : mieux soigner certaines pathologies, mais aussi préparer la conquête de l’espace.

« Cette expédition est radicalement différente de nos travaux précédents », explique Samuel Vergès, chercheur Inserm au sein du laboratoire “Hypoxie et physiopathologies cardiovasculaire et respiratoire” auprès de Sciences et Avenir. Ses travaux portent sur les effets de l’hypoxie (manque d’oxygène) sur le corps humain et les moyens d’y rendre l’être humain plus tolérant. Son équipe a notamment étudié les modifications cérébrales à plus de 4.000 mètres d’altitude dans le Mont-Blanc et examiné les adaptations cardiorespiratoires et métaboliques au sommet de l’Himalaya. De cette dernière expédition est née un masque breveté, encore au stade de prototype, permettant d’augmenter la prise d’oxygène en altitude.

« Jusque-là, nous avons surtout étudié les effets de l’altitude sur les populations des plaines, alors qu’ici nous observerons une population habitant la plus haute ville du monde », ajoute-t-il. En effet, jamais une expédition scientifique ne s’est encore penchée sur cette population unique vivant à 5.300 mètres d’altitude, comme dans la ville de La Rinconada au Pérou. Ses 50.000 habitants y vivent de l’exploitation d’une mine d’or, devenue attractive au début des années 2000 alors que le cours de l’or augmentait. Sans eau courante, ses habitants peuvent tout de même trouver de l’électricité et du Wi-Fi, mêlant vie moderne et une grande précarité.

La Rinconada Pérou

La ville de La Rinconada s’étend entre les montagnes, à 5.300 mètres d’altitude (Source : AFP).

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Cet effrayant poisson des profondeurs possède une arme insoupçonnée

Dans la catégorie des poissons terrifiants, il en est un qui remporte tous les prix. Son nom ? Neoclinus blanchardi.

Lorsqu’il s’agit d’inventer des créatures effrayantes, la nature se montre souvent bien plus originale que les auteurs de science-fiction. Neoclinus blanchardi en est un exemple criant : doté d’une large et terrifiante bouche digne d’un alien digne des plus grands films de science-fiction, ce poisson réside le long de la côte pacifique des États-Unis.

À première vue, N. blanchardi pourrait paraître plutôt sympathique. Ce long poisson brun pratiquement dépourvu d’écailles semblerait presque arborer un large sourire lorsque sa bouche est fermée. Il passe la plupart du temps caché à l’intérieur de coquilles ou dans des crevasses, où il élit domicile.

Neoclinus blanchardi

Neoclinus blanchardi

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Sciences Un laser pour envoyer un message audio

Transmettre, par voie aérienne et dans un environnement bruyant, un message audible directement à l’oreille d’une personne : c’est ce que des chercheurs annoncent avoir accompli. Leur système pourrait servir à communiquer dans des pièces bruyantes ou pour avertir une personne, située en extérieur, d’une situation dangereuse.

Imaginez-vous souhaitant parler à une personne située à quelques mètres de vous, au beau milieu d’une pièce bruyante. C’est mission impossible. Sauf à vous en rapprocher. Ou à faire appel au système mis au point par des chercheurs du Lincoln Laboratory du Massachusetts Institute of Technology, (MIT – États-Unis). « Il peut être utilisé à distance pour transmettre des informations directement à l’oreille de quelqu’un », assure Charles M. Wynn.

Ce système repose sur l’effet photoacoustique que l’on observe lorsqu’un matériau produit des ondes sonores après avoir absorbé de la lumière. Ainsi, les chercheurs utilisent la vapeur d’eau de l’air pour absorber la lumière émise par un faisceau laser — inoffensif tant pour les yeux que pour la peau — et créer un son. « Avec une longueur d’onde fortement absorbée par l’eau, cela fonctionne même lorsque l’air est relativement sec », assure Charles M. Wynn. Le balayage laser s’opérant à la vitesse du son.

Son laser

Grâce à un laser dont le faisceau est absorbé par la vapeur d’eau contenue dans l’air, des chercheurs sont parvenus à générer et à transmettre des sons par voie aérienne, et de manière hautement ciblée dans un environnement bruyant.

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