« Nouvelles routes de la soie » : la Chine ouvre une voie royale pour les espèces invasives

En tissant ses « Nouvelles routes de la soie » à travers toute la planète, la Chine risque de dérouler le tapis rouge à des invités intempestifs : les espèces envahissantes. L’ampleur du projet ne fait qu’aggraver les conséquences sur la biodiversité, alertent des chercheurs.

L’histoire des espèces envahissantes est aussi ancienne que celle du commerce mondial. Dans une étude parue dans la revue scientifique Current Biology, des chercheurs chinois avertissent que les « Nouvelles routes de la soie » développées par Pékin risquent d’accélérer ces invasions comme jamais auparavant.

Les Nouvelles routes de la soie, une initiative officiellement appelée « la Ceinture et la Route », sont un gigantesque projet chinois d’infrastructures routières, ferroviaires et portuaires couvrant une centaine de pays, non seulement en Asie mais également en Afrique et en Amérique du Sud et centrale. 123 pays y participent, soit la moitié de la planète.

Yiming Li, de l’institut de zoologie de l’Académie des sciences chinoises, s’est demandé il y a plusieurs années ce que signifiait concrètement la promesse du gouvernement chinois que l’initiative serait « verte ». En particulier, quelles seraient les conséquences pour les espèces vertébrées (amphibiens, reptiles, oiseaux et mammifères) ? « Les autorités se sont peut-être trop concentrées sur les insectes nuisibles dans l’agriculture », dit Yiming Li à l’AFP. « Les espèces invasives ne sont pas un sujet très populaire. »

World map animal

Le projet de développement chinois « la Ceinture et la Route » ou « Nouvelles routes de la soie » pourrait faciliter la circulation des espèces invasives.

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Une nouvelle image de New Horizons révèle de petites fosses et un collier lumineux sur Ultima Thulé

Après son passage le 1er janvier 2019 au-dessus de l’astéroïde Ultima Thulé, la sonde New Horizons continue d’envoyer des images de l’astre.

La sonde New Horizons a survolé le mardi 1er janvier 2019 Ultima Thulé, découvert par des télescopes en 2014 et qui est devenu le corps céleste le plus ancien et le plus lointain jamais observé par une sonde, à quelques 6,5 milliards de kilomètres du Soleil. Cette dernière continue d’envoyer vers la Terre les images qu’elle a prises ce jour-là et qu’elle garde en mémoire. Le dernier cliché révélé par la NASA a été transmis le 19 janvier 2019 et il révèle de nouveaux détails.

Cette nouvelle image a été prise par une caméra grand angle installée sur l’instrument Ralph de la sonde New Horizons. Elle a été prise alors que l’engin était en approche de l’astéroïde, à 6.700 km de distance et à moins de sept minutes de son passage le plus proche. Elle a été retravaillée par les spécialistes de la NASA afin d’améliorer son contraste et de mettre en évidence les petits détails à la surface d’Ultima Thulé.

Ultima Thulé fosses

Sur cette image d’Ultima Thulé, on distingue plusieurs fosses à la limite jour/nuit 5source : NASA/JHUAPL/SwRI).

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Deux courtes animations résument plus de 150 ans de réchauffement climatique

Les quatre dernières années ont été les plus chaudes enregistrées depuis 1850, d’après l’association Berkeley Earth, confirmant des analyses européennes rendues publiques au début du mois.

La semaine dernière, l’organisme de recherche à but non lucratif Berkeley Earth, qui publie chaque année depuis 2013 un rapport d’analyse indépendant sur l’évolution de la température à la surface du globe, a confirmé que l’année 2018 se rangeait au 4e rang des années les plus chaudes de l’Histoire… derrière 2016, 2017 et 2015 ! Autrement dit, les quatre dernières années prennent les quatre premières place de ce triste classement.

Cette analyse rejoint sans surprise celle publiée un peu plus tôt cette année en Europe par le Copernicus Climate Change Service et va dans le sens des prévisions de l’Organisation météorologique mondiale publiées en novembre. Il est vraisemblable que la NASA et la NOAA américaines auraient elles aussi déjà abouti aux mêmes conclusions si leurs activités n’avaient pas été perturbées par le « shutdown ».

Réchauffement climatique 1850-2018

Berkeley Earth a publié deux animations pour prendre la mesure du réchauffement climatique (Source : Berkeley Earth).

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Aurores boréales et australes : on sait pourquoi elles sont différentes

Face au spectacle des aurores polaires, certains demeurent simplement admiratifs. D’autres, comme ces chercheurs norvégiens, tentent d’en percer les mystères. Ils nous proposent aujourd’hui une explication aux asymétries observées entre aurores boréales et aurores australes.

Les aurores polaires résultent d’interactions entre des particules chargées et la magnétosphère de la Terre. Or, pôle Nord et pôle Sud sont reliés par les lignes du champ magnétique de notre planète. Ainsi, il apparaîtrait logique qu’aurores boréales et aurores australes se présentent sous la forme d’images inversées les unes des autres.

Mais la nature regorge de surprises. En 2009, des chercheurs ont découvert des asymétries — tant de forme que de lieu — dans le phénomène. Aujourd’hui, une équipe de l’université de Bergen (Norvège) en propose une explication. Ces asymétries sont probablement dues à une compression de la queue du champ magnétique terrestre provoquée par le vent solaire et le champ magnétique du Soleil.

Aurores boréales & australes

Contrairement à ce que pensaient les chercheurs, le phénomène de reconnexion magnétique ne serait pas à l’origine des asymétries observées entre aurores boréales et aurores australes.

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