Les deux tiers des glaciers de l’Himalaya pourraient fondre d’ici à 2100

Les deux tiers des glaciers de l’Himalaya et de l’Hindou Kouch pourraient fondre d’ici à la fin du siècle si la planète restait sur la même trajectoire d’émissions de gaz à effet de serre, risquant de déstabiliser les grands fleuves d’Asie, selon une étude rendue publique lundi.

S’étendant sur 3.500 kilomètres de l’Afghanistan à la Birmanie, la région montagneuse de l’Hindou-Kouch-Himalaya (HKH) est qualifiée de « troisième pôle » par les scientifiques pour ses gigantesques réserves de glace. Celles-ci alimentent dix cours d’eau majeurs d’Asie, du Gange au Mékong en passant par le fleuve Jaune, le long desquels sont structurés des bassins de populations.

Or le réchauffement climatique menace les glaciers en altitude de cette ligne montagneuse qui compte les plus hauts sommets du monde comme l’Everest et le K2, selon une vaste étude, fruit de cinq ans de travail et qui a mobilisé plus 350 chercheurs et experts, dirigée par l’International Centre for Integrated Moutain Development (ICIMOD), une organisation intergouvernementale établie à Katmandou (Népal). « C’est la crise climatique dont vous n’avez pas entendu parler », a déclaré le responsable du rapport Philippus Wester, de l’ICIMOD, cité dans le communiqué de presse.

Même si les nations de la planète parvenaient à contenir le réchauffement climatique du globe à +1,5°C par rapport à l’ère pré-industrielle d’ici à 2100, la cible basse de l’accord de Paris sur le climat de 2015, l’Hindou-Kouch-Himalaya perdrait tout de même un tiers de ses glaciers. Une fonte qui ne sera pas sans conséquences pour les 250 millions d’habitants de ces montagnes et les 1,65 milliard d’autres qui vivent dans les bassins fluviaux en aval.

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Le télescope Hubble a détecté par hasard une galaxie inconnue et très ancienne

Le télescope Hubble a encore bien des surprises à nous livrer. Lors d’une mission d’observation, l’appareil a détecté une galaxie jusqu’à présent inconnue des astronomes.

Alors que le télescope Hubble menait une mission d’observation focalisée sur un amas globulaire, il a capturé un autre objet inattendu : une petite galaxie baptisée Bedin I, située à environ 30 millions d’années-lumière de nous. Cet assemblage d’étoiles, de gaz et de poussière cosmiques pourrait nous en apprendre plus sur les débuts de notre Univers.

C’est en tournant ses miroirs vers l’amas globulaire NGC 6752 que le télescope Hubble a détecté cette nouvelle voisine. « Nous reportons la découverte de Bedin I, une galaxie naine sphéroïdale trop faible et trop proche du cœur de NGC 6752 pour avoir été détectée lors de précédentes études », annoncent les chercheurs.

Galaxie Bedin I

Hubble découvre accidentellement une nouvelle galaxie, Bedin I (Source : Hubble/NASA).

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Après la vague de chaleur, le nord-est de l’Australie touché par des inondations

Des inondations exceptionnelles, qui n’arrivent que « tous les cent ans », frappent le nord-est de l’Australie, les pluies de moussons qui se déversent dans cette région tropicale se révélant beaucoup plus intenses que d’habitude.

L’armée australienne a été déployée dans certaines zones du nord-est du pays en raison de ces inondations exceptionnelles qui n’arrivent que « tous les cent ans », alors que des crocodiles ont été repérés dans des rues submergées. Les militaires, qui ont distribué 70.000 sacs de sable, ont utilisé lundi des véhicules amphibies pour aller récupérer des habitants équipés de lampes frontales et perchés sur le toit de leur maison, alors qu’un déluge s’abattait sur l’Etat du Queensland.

Le nord tropical de l’immense île-continent est habitué en cette saison aux pluies de mousson. Mais les précipitations des derniers jours sont largement supérieures aux normales, notamment dans la ville côtière de Townsville. Les autorités ont été contraintes dimanche 3 février 2019 d’ouvrir les vannes contre les inondations, libérant des torrents d’eau. « Nous n’avons jamais vu autant d’eau de toute notre vie », a déclaré Gabi Elgood, journaliste d’une radio locale. « On croirait qu’il ne peut pas y en avoir plus mais la pluie ne s’arrête pas ».

Inondations Australie 04/02/2019

Vue aérienne de Townsville, en Australie, le 4 février 2019 (Source : AFP).

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