Rosalind, le robot qui va chercher des traces de vie sur Mars

Un robot construit au Royaume-Uni avec pour mission de détecter d’éventuelles traces de vie sur la planète Mars a été baptisé jeudi du nom de la scientifique britannique Rosalind Franklin.

Ce rover posera ses six roues sur Mars en 2021 avec pour tâche de prendre des images et de recueillir des échantillons de la planète rouge, dans le cadre de la mission ExoMars. Il a été officiellement baptisé jeudi, en présence notamment de l’astronaute britannique Tim Peake, sur le site d’Airbus à Stevenage, en Angleterre, où il a été construit.

Rosalind aura pour mission de « chercher des traces de vie au-delà de la planète Terre » et d' »étudier la géologie et l’environnement », pour répondre à la grande question : « peut-on trouver une vie primitive sur la planète rouge ? », a expliqué David Parker, directeur de l’exploration robotique et humaine à l’agence spatiale européenne (ESA). Le premier volet de la mission européano-russe ExoMars s’est déroulé en 2016 avec la mise sur orbite de la sonde scientifique TGO (Trace Gas Orbiter), grâce à laquelle Rosalind pourra transmettre ses informations jusqu’à la Terre.

Avant de partir fin 2020 pour un voyage de six mois à des dizaines de millions de kilomètres de la Terre, Rosalind a subi une série de tests pour s’assurer qu’elle est capable de surmonter des températures extrêmes et d’importantes vibrations. Sur Mars, elle pourra travailler jusqu’à cinq heures par jour, avançant ses 300 kg de 40 mètres par heure grâce à l’énergie générée par ses panneaux solaires, en repérant son chemin à l’aide de capteurs optiques. Elle pourra notamment forer le sol martien jusqu’à 2 mètres de profondeur.

Rosalind

Photo d’un prototype du robot Rosalind Franklin ExoMars destiné à opérer sur Mars en 2021, le 7 février 2019 au site d’Airbus à Stevenage, en Angleterre (Source : AFP).

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Insecticides et fongicides, un cocktail mortel pour les abeilles

Des chercheurs recommandent de ne plus utiliser d’insecticides pendant la floraison. Mélangés avec des fongicides – qui à cette période permettent de protéger l’arbre -, ceux-ci en fait constitueraient un cocktail mortel pour les abeilles.

En Californie (États-Unis) tout particulièrement, de nombreuses abeilles domestiques – ainsi que leurs larves – destinées à la pollinisation des amandiers meurent chaque année sans que personne ne comprenne vraiment pourquoi. Alors un entomologiste, expert des abeilles de l’Ohio State University (États-Unis) a enquêté.

Une étude précédente avait déjà montré que certains insecticides considérés comme sûrs pour les abeilles avaient un impact sur leurs larves. Et aujourd’hui, Reed Johnson décrit comment des combinaisons d’insecticides et de fongicides – toujours considérés séparément comme inoffensifs – pouvaient se transformer en cocktails mortels pour les abeilles.

Abeille Lire la suite

Le télescope Kepler a cessé de fonctionner en 2018, voici sa toute dernière image

Le télescope Kepler a cessé de fonctionner en 2018. On lui doit la découverte de centaines de nouvelles exoplanètes.

Le 30 octobre 2018, la Nasa annonçait la fin de mission du télescope spatial Kepler, tombé à court de carburant. Lorsque le télescope avait été lancé, en 2009, à peine une petite centaine d’exoplanètes avaient été découvertes. En neuf années d’activité, Kepler aura permis d’identifier pas moins de 2346 planètes.

Et des images de centaines d’autres corps célestes prétendant au titre d’exoplanètes sont encore en attente de validation. Un succès phénoménal ! La dernière photographie prise par ce formidable outil vient tout juste d’être traitée et a été dévoilée par la NASA le 6 février 2019.

Dernière image Kepler

La dernière image du télescope Kepler pointe vers la constellation du Verseau (Source : NASA/Kepler).

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Le séisme de magnitude 7,5 en Indonésie s’est propagé à une vitesse interdite

Sur les autoroutes géologiques aussi, il existe des limitations de vitesse. Et le séisme de Palu, qui a frappé l’Indonésie le 28 septembre 2018, ne les a pas respectées. Ce tremblement de terre, qui a été suivi d’un tsunami meurtrier, est ainsi devenu un de ces séismes hors-normes, appelés « supershear », que les scientifiques ont rarement eu l’occasion d’observer.

4,1 km/s sur plus de 150 km : telle est la vitesse de propagation du séisme de magnitude 7,5 survenu en Indonésie en septembre 2018, déterminée par une équipe internationale de chercheurs de l’IRD, d’université Côte d’Azur (UCA), de l’université de Californie à Los Angeles et de l’Institut de technologie de Californie. Ces résultats, qui apportent également un éclairage sur le trajet de la faille, sont publiés dans la revue Nature Geoscience le 4 février 2019.

Les tremblements de terre se produisent lorsque les roches situées de part et d’autre d’une faille tectonique se déplacent brusquement dans des directions opposées. La faille produit alors deux ondes sismiques principales : les ondes « S », qui cisaillent les roches et se propagent à environ 3,5 km/s, et les ondes « P », qui compriment les roches et se propagent plus rapidement, à environ 5 km/s.

Les observations géophysiques montrent que les tremblements de terre se propagent généralement soit plus lentement que les ondes « S », soit presque aussi vite que les ondes « P ». Les séismes plus rapides que les ondes « S », appelés « supershear », sont très rares et peuvent produire de très fortes secousses. Seuls quelques-uns ont été observés. Ils se sont produits sur des failles remarquablement rectilignes, sortes « d’autoroutes géologiques » qui présentent peu d’obstacles à la propagation.

Séisme Indonésie 30/09/2018

Le séisme de septembre 2018 en Indonésie était un séisme « supershear », à la vitesse de propagation inhabituelle (Source : AFP).

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Cancer : première française d’une nouvelle technique ultra-ciblée, l’électrochimiothérapie

Plus précise, plus efficace, mais aussi moins invasive, l’électrochimiothérapie est la dernière née des techniques d’ablation des tumeurs, à la croisée de l’imagerie et de la chimiothérapie. La première opération de ce type en France a été réalisée dans un hôpital parisien.

L’électrochimiothérapie, vous connaissez ? C’est la technique de lutte contre le cancer la plus pointue d’une récente discipline médicale : l’oncologie interventionnelle. C’est à l’hôpital Tenon (AP-HP, Paris), dont l’équipe est internationalement reconnue, que la première opération française par électrochimiothérapie a été réalisée sur une grave tumeur au foie… Avec succès !

« En radiologie aussi, nous faisons du soin », revendique le Pr François Cornelis, radiologue interventionnel. Car à mesure que la médecine progresse, elle cherche non seulement à guérir, mais aussi à épargner le patient le plus possible afin qu’il reprenne une vie « normale » après une hospitalisation la plus courte possible. C’est ainsi qu’apparaissent des techniques de chirurgie et de soin de plus en plus fines et précises et de moins en moins invasives, qui imposent aux médecins de se guider avec des outils plus puissants que leurs simples yeux nus.

C’est là qu’interviennent les nouvelles techniques d’imagerie, permettant aux praticiens de guider leurs gestes au travers des écrans. C’est à cette croisée de l’imagerie et du soin qu’officient les radiologues interventionnels, une spécialité encore très jeune puisqu’elle a débuté il y a tout juste 25 ans, et n’est appliquée au cancer (on parle alors d’oncologie interventionnelle) que depuis 5 à 10 ans, d’après le Pr Cornelis. Une discipline si neuve qu’elle n’est pas encore suffisamment intégrée dans le fonctionnement des soins. « Nous n’avons pas encore de filière de soins ni de lits d’hospitalisation dédiés », regrette le Pr Cornelis, dont l’objectif est « la survie du patient, bien sûr, mais surtout qu’il conserve de bonnes conditions de vie malgré sa maladie », explique-t-il.

Cancer électrochimiothérapie

L’électrochimipthérapie permet d’administrer une chimiothérapie de façon très ciblée, pour éliminer la tumeur sans abîmer les tissus sains.

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Le réchauffement climatique va changer la couleur des océans

Une étude du MIT montre que la majorité des océans va changer de couleur en surface d’ici la fin du XXIe siècle, en raison des modifications du phytoplancton. Des différences qui ne seront pas forcément très visibles à l’œil nu, mais que les satellites devraient capter.

La couleur de l’océan dépend de la façon dont les rayons du Soleil interagissent avec l’eau et les éléments qu’elle contient. Les molécules d’eau absorbent la majorité de la lumière mais pas les rayonnements bleus qui sont réfléchis.

Quand des organismes sont présents dans l’eau, ils peuvent absorber ou réfléchir différentes longueurs d’ondes. Ainsi, le phytoplancton contient de la chlorophylle, un pigment qui absorbe des rayonnements dans le bleu pour réaliser la photosynthèse, et moins dans le vert. C’est pourquoi les eaux de surface riches en algues microscopiques apparaissent plus vertes.

Depuis une vingtaine d’années, les satellites prennent des mesures sur la couleur des océans. Ces satellites apportent des informations sur la chlorophylle, et donc le phytoplancton présent dans différentes régions océaniques. Or, le changement climatique a des effets sur les écosystèmes marins et donc sur le phytoplancton. En plus d’élever les températures, il affecte les courants océaniques qui apportent des nutriments. Alors la couleur des océans risque-t-elle d’évoluer dans les décennies à venir et comment ?

Satellite Méditerranée

Des satellites mesurent la couleur des eaux de surface.

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Attention aux compléments alimentaires à base de plantes

Allégations mensongères, effets indésirables : l’Académie de pharmacie appelle à un meilleur encadrement de ces produits.

Ils prétendent nous aider à nous « maintenir en forme », « prévenir les petits maux de l’hiver », ou encore « traiter les dépressions légères » : les compléments alimentaires à base de plantes s’avèrent très populaires. Avec leurs allégations alléchantes, et leur petit côté naturel, ces produits séduisent plus de 20 % des Français et génèrent un chiffre d’affaires de 540 millions d’euros par an, selon les dernières données disponibles. Mais sont-ils sûrs pour autant ? Pas de l’avis de l’Académie de pharmacie, qui vient de publier un rapport alarmant sur le sujet.

Ces sages rappellent que gélules et autres comprimés à base de végétaux sont loin d’être anodins. Alors que leurs bénéfices ne se trouvent pas toujours étayés par des études sérieuses, ces produits peuvent générer des effets indésirables. Entre 2009 et 2016, l’Anses (agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) a ainsi reçu près de 2 500 signalements liés à des compléments alimentaires, dont près de la moitié sont considérés comme graves. Un certain nombre de ces compléments présentent aussi des risques non négligeables d’interactions avec des traitements médicamenteux. C’est le cas notamment du ginkgo, du pamplemousse, du millepertuis, du ginseng, de la valériane ou encore du soja, qui peut altérer les effets d’anticancéreux.

Compléments alimentaires

Les prétendus bénéfices des compléments alimentaires ne sont pas toujours étayés par des études sérieuses.

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