Indonésie : le volcan Merapi en éruption

Le Merapi est entré en éruption le 7 février 2019. Les autorités avaient demandé aux habitants de ne pas s’approcher à moins de 5 km du volcan indonésien.

Le Merapi en Indonésie, l’un des volcans les plus actifs au monde haut de plus de 2000 mètres, est entré en éruption le 7 février 2019, dégageant un panache de cendres et une coulée de lave.

Les autorités avaient auparavant ordonné aux habitants de se tenir à l’écart d’une zone de sécurité d’un rayon de 5 km autour du volcan situé près de la grande ville universitaire de Yogyakarta, sur l’île de Java. Les éruptions du Merapi sont toujours suivies avec inquiétude même si le niveau d’alerte n’a pas été relevé après l’éruption.

Volcan Merapi 07/01/2019

Le volcan Merapi en Indonésie, le 7 janvier 2019 (Source : AFP).

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Une collision géante dans le système Kepler 107 a créé une exoplanète inhabituelle

Pour la première fois, il semble qu’une solide preuve établisse que des collisions géantes, similaires à celle ayant donné naissance au système Terre-Lune, se produisent bien lors de la formation d’exoplanètes. Le satellite Kepler a en effet débusqué autour de l’étoile Kepler 107 une exoplanète anormalement dense par rapport à ses trois sœurs connues dans le même système.

Il y a 50 ans environ, l’arrivée de l’Homo sapiens sur la Lune allait permettre de ramener de nombreux échantillons de roches. Ces derniers se sont montrés bien bavards quant à la composition de notre satellite naturel ainsi que sur son histoire. Ces roches n’ont d’ailleurs pas fini de parler comme le montre l’exemple récent d’une nouvelle analyse d’un échantillon de la mission Apollo 14. Ainsi, dans la foulée des missions lunaires de la NASA, deux chercheurs, William K. Hartmann et Donald R. Davis, ont publié, à ce moment-là, dans le journal Icarus, un article désormais historique. Les deux hommes s’étaient inspirés des travaux concernant la formation des planètes du Système solaire, issus de l’école soviétique conduite par Viktor Safronov. En s’appuyant sur les données cosmochimiques fournies par les missions Apollo et l’analyse des météorites trouvées sur Terre, Hartmann et Davis avaient élaboré rien de moins qu’une théorie concernant l’origine de la Lune. Alastair G.W. Cameron et William R. Ward étaient également arrivés à des conclusions similaires au même moment.

Ainsi, selon ces quatre chercheurs, quelques dizaines de millions d’années après le début de la formation du Système solaire, il y a 4,56 milliards d’années, une petite planète de la taille de Mars et baptisée Théia, en souvenir de la divinité grecque, mère d’Hélios (le Soleil) et de Séléné (la Lune), serait entrée en collision avec la proto-Terre. Les débris de cette collision auraient ensuite donné naissance à la Lune dans le disque formé autour de la jeune Terre. La mécanique céleste nous dit en effet qu’une collision est bien plus probable qu’une capture de la Lune par la Terre.

Surtout, cela permettait d’expliquer pourquoi la composition chimique moyenne de la Lune était étonnamment proche de celle de la Terre alors qu’elle ne devait pas l’être : elle aurait dû se former dans une autre région du Système solaire et, à partir de petits corps célestes, eux-aussi marqués par des différences — bien qu’ils aient des points communs puisqu’ils sont issus de la même nébuleuse primitive que le Soleil. On peut constater ces points communs en comparant les abondances de certains éléments dans les météorites, la Terre et l’atmosphère solaire.

Collision géante planètes

Une vue d’artiste d’une collision géante entre deux exoplanètes (Source : NASA/JPL-Caltech).

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