Les phtalates responsables d’une diminution de la fertilité chez les souris femelle

Les phtalates sont des substances utilisées dans de nombreux matériaux plastiques de consommation courante et dans les cosmétiques. Une étude montre qu’ils provoquent une baisse drastique de la fertilité des souris femelles.

Les phtalates ? Ces dérivés de l’acide phtalique sont présents à des niveaux différents dans notre environnement quotidien : cosmétiques, peintures, plastiques, vêtements, parquet synthétique… Certains de ces phtalates sont des perturbateurs endocriniens, et leurs conséquences négatives sur la fertilité et les comportements de séduction chez les rongeurs mâles ont déjà été démontrés. Une nouvelle étude de l’Université d’Illinois, dirigée par la biologiste Jodi Flaws, affirme désormais qu’ils diminueraient aussi la fertilité des souris femelles. Leurs résultats sont publiés dans la revue Toxicological Science.

Dans le cadre de cette étude, deux phtalates ont été administrés aux souris. Il s’agit du DiNP et du DEHP. Ce dernier a déjà fait l’objet d’un article de l’équipe de Jodi Flaws en 2015 et publié dans Toxicology and Applied Pharmcology. Ce travail concluait que le DEHP perturbe le développement et le fonctionnement des ovaires (toujours chez la souris). Néanmoins, cette étude de 2015 avait utilisé les phtalates à un très haut dosage, sans commune mesure avec notre exposition effective à ces produits dans notre environnement. Dans ce nouveau travail, Jodi Flaws et son équipe ont ajusté les dosages pour évaluer les effets des phtalates sur la fertilité dans des conditions au plus près de la réalité.

Les souris utilisées pour l’expérience ont été nourries avec du sirop de maïs contenant des concentrations de DiNP et de DEHP allant de 20 microgrammes à 200 milligrammes par kilo de souris. Autrement dit une dose reflétant bien notre environnement quotidien. Après ce traitement, les femelles exposées au phtalate avaient des utérus moins lourds que ceux des souris test, mais cette différence s’est résorbée entre trois et neuf mois après l’exposition.

Phtalates & fertilité

Les phtalates sont des perturbateurs endocriniens dont les conséquences négatives sur la fertilité sont désormais démontrés chez les souris mâles et femelles.

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La baisse du débit sanguin, une piste pour comprendre le développement de la maladie d’Alzheimer

Des chercheurs français et américains viennent de montrer l’importance du débit sanguin de très petits vaisseaux dans les premières phases du développement de la maladie d’Alzheimer. Et ils ont trouvé le moyen d’éviter qu’ils se bouchent.

Aujourd’hui, près de 900.000 personnes en France souffrent de la maladie d’Alzheimer. Au quotidien, cette pathologie dégénérative se traduit par des pertes de mémoire ou encore des difficultés à exécuter des tâches courantes.

Autant de symptômes dus, notamment, à la présence de plaques amyloïdes entre les neurones. Ces dernières années, de nombreux scientifiques ont planché sur les moyens de limiter leur développement dans le cerveau.

Des chercheurs toulousains de l’Institut de mécanique des fluides (CNRS-Université Paul Sabatier-INP) et de l’Université Cornell ont décidé d’explorer une autre piste pour expliquer le développement de la maladie. Réunis au sein du projet de recherches BrainMicroFlow, ils ont scruté de très très près le débit sanguin cérébral, connu pour être plus faible chez les patients. Une anomalie qui intervient bien avant le développement des plaques amyloïdes.

Alzheimer augmentation débit sanguin cérébral

Chez des souris atteintes de de Alzheimer, une augmentation provoquée du débit sanguin cérébralaméliore rapidement les performances dans les tâches de mémoire à court terme (Source : Université Cornell/Institut de mécanique des fluides de Toulouse).

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La collision entre la Voie lactée et Andromède va se produire un peu plus tard que prévu !

La seconde publication des données de la mission Gaia a permis de mieux déterminer les mouvements des grandes galaxies spirales les plus proches de la Voie lactée. Le scénario de la collision entre la Voie lactée et Andromède s’en trouve modifié.

Edwin Hubble nous a fait pénétrer dans le royaume des galaxies, en démontrant que certaines des nébuleuses, terme utilisé dans les années 1920, étaient bien les univers-îles de Kant : des astres équivalents à la Voie lactée et situés en dehors de notre Galaxie. Depuis, nous avons fait du chemin dans son exploration.

À l’échelle des dizaines de millions d’années, s’est découvert un monde violent avec des collisions, des courants d’étoiles et de gaz arrachés par les forces de marée titanesque s’exerçant lors de rencontres rapprochées entre galaxies. Mais, tout comme le pressentaient certains philosophes grecs et hindous de l’antiquité, ces destructions s’accompagnent aussi de créations. Aujourd’hui, les moyens scientifiques pour rendre compte de ces processus, sont autrement plus élaborés que ceux de nos prédécesseurs il y a plus de 2.000 ans.

Le télescope Hubble, en particulier, nous a montré de nombreuses collisions et fusions de galaxies qui ont fait évoluer et grandir ces univers-îles depuis plus de 13 milliards d’années. Notre Galaxie a donc une histoire et pour savoir d’où nous venons nous-mêmes, il est utile de la reconstituer et faire de l’archéologie galactique. Pour cela l’humanité s’est dotée d’un nouvel œil en orbite, le satellite Gaia. Il est utilisé pour faire de l’astrométrie de haute précision dans la Voie lactée, c’est-à-dire pour faire des mesures de position et de vitesse des nombreuses étoiles comme jamais auparavant.

Collision Andromède & Voie Lactée

Une vue d’un aspect possible de la voûte céleste dans 3,75 milliards d’années (Source : NASA/ESA/STScI).

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Les premiers organismes ont commencé à se déplacer bien plus tôt que ce qu’on pensait

Des scientifiques ont identifié les plus anciennes traces de mobilité sur Terre : il y a 2,1 milliards d’années, les premiers organismes multicellulaires se déplaçaient déjà. On pensait jusqu’ici que les premiers déplacements dataient de 570 millions d’années.

C’est une découverte qui bouleverse nos connaissances sur le développement de la vie sur Terre. Une équipe de chercheurs a mis en évidence au Gabon les plus vieilles traces fossiles de déplacement. Elles datent de 2,1 milliards d’années, alors que les précédentes avaient 570 millions d’années.

Ce site est bien connu des scientifiques, car c’est en cet endroit que les plus vieux organismes multicellulaires ont été observés. Par le passé, les chercheurs avaient montré que cette formidable biodiversité s’accompagnait d’un pic de concentration en dioxygène dans l’atmosphère et qu’elle s’était développée dans un milieu marin calme et peu profond.

Premiers organismes mobiles sur Terre

Traces fossiles de déplacement dans des roches vieilles de 2,1 milliards d’années. Précédemment, les plus vieilles traces de ce genre étaient datées d’environ 600 millions d’années (période de l’Ediacarien, caractérisée elle aussi par un pic de dioxygène et une explosion de biodiversité). (Source : A. El Albani/IC2MP/CNRS/Université de Poitiers).

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