Des microorganismes découverts dans l’endroit le plus chaud sur Terre

La région de Dallol (Éthiopie) est une région tout à fait inhospitalière. Pourtant, des chercheurs y ont découvert de minuscules organismes vivant dans des conditions qualifiées de multiextrêmes. Un aperçu, peut-être, de ce qui pourrait se jouer sur d’autres planètes.

S’il existe sur Terre des environnements peu accueillants, la zone volcanique de Dallol (Éthiopie) en est un. Elle est notamment considérée comme l’endroit le plus chaud de la Planète. Et on y trouve des sources chaudes aux caractéristiques uniques. Ici, la température de l’eau avoisine les 100 °C. Son pH est très acide, proche de 0. Enfin, cette eau est riche en sel et en métaux tels que le fer ou le cuivre. Des conditions multiextrêmes a priori peu propices à la vie.

Pourtant une équipe internationale de chercheurs annonce aujourd’hui y avoir découvert des organismes de taille nanométrique. Ces petites bactéries étaient cachées, ensevelies dans des couches de sel déposées sur les cheminées de Dallol. Les chercheurs ont même d’abord cru à des précipités minéraux.

Organismes Dallol

Des chercheurs ont découvert, dans la région de Dallol (Éthiopie), des organismes nanométriques vivant à des températures proches de 90 °C et dans un environnement au pH avoisinant les 0,25.

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Climat : 80 pays prêts à revoir leurs engagements à la hausse

Luis Alfonso de Alba, émissaire de l’ONU pour le climat, a annoncé que 80 pays se disent prêts à fournir de nouveaux efforts concernant la réduction d’émissions de CO2.

Environ 80 pays sont prêts à relever leurs engagements de réduction d’émissions de CO2 dans le cadre de l’accord de Paris sur le climat, a déclaré le 28 mai 2019 l’émissaire de l’ONU pour le climat Luis Alfonso de Alba.

Selon cet accord, les pays signataires s’étaient engagés à annoncer d’ici 2020 de nouveaux efforts pour muscler leur plan national de réduction d’émissions de gaz à effet de serre, afin de tenter de contenir la hausse mondiale des températures. « Il y a 80 pays qui nous ont déjà indiqué être prêts » à revoir à la hausse leurs ambitions, a déclaré aux journalistes M. de Alba. « Mais cela ne signifie pas qu’ils veuillent le faire à l’échelle dont nous avons besoin », a-t-il ajouté.

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La première preuve de la relativité générale a 100 ans !

Le 29 mai 1919, le monde changea. Ce jour-là, l’astronome et astrophysicien anglais Arthur Eddington obtint des clichés pris à l’occasion d’une éclipse totale de Soleil visible sur l’île de Principe. Ce fut la première preuve convaincante de la théorie de la relativité générale d’Einstein.

La relativité générale est probablement la plus belle des théories physiques découvertes par l’humanité. Elle a fasciné des générations de théoriciens en physique et continue de le faire encore aujourd’hui. Le grand prix Nobel de physique Lev Landau faisait même de cette fascination le trait révélateur d’un futur théoricien chez un étudiant en physique.

Contrairement à la mécanique quantique qui est une création polycéphale des plus grands physiciens et mathématiciens du premier quart du vingtième siècle, la théorie de gravitation relativiste est presque l’œuvre d’un seul homme, Albert Einstein.

Bien sûr, celui-ci n’aurait rien pu faire sans les réflexions physique et les travaux mathématiques précurseurs de Riemann et Minkowski. Mais comme le disait le grand mathématicien David Hilbert : « N’importe qui ici à Göttingen [le centre mathématique de l’Allemagne de l’époque] en sait plus sur la géométrie des espaces courbes qu’Einstein, mais c’est lui qui a fait tout le travail ».

Eclipse totale Soleil 1919

L’éclipse totale du Soleil du 29 mai 1919 photographiée à Principe par Arthur Eddington et Edwin Cottingham (Source : Royal Astronomical Society).

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La Malaisie va retourner à l’envoyeur des centaines de tonnes de déchets plastique

Le gouvernement malaisien a indiqué qu’il renverrait les déchets plastiques envoyés par d’autres pays. L’Australie, le Bangladesh, le Canada, la Chine, le Japon, l’Arabie saoudite et les Etats-Unis sont ciblés.

La Malaisie va retourner à l’envoyeur des centaines de tonnes de déchets plastique, affirmant mardi qu’elle ne voulait plus servir de décharge pour le monde entier. Environ 300 millions de tonnes de plastique sont produites chaque année, selon le Fonds mondial pour la nature (WWF). Et l’essentiel finit dans des décharges ou dans les océans, générant une pollution que la communauté internationale est actuellement incapable de gérer.

La Chine a longtemps accepté les déchets plastique du monde entier, avant de cesser soudainement l’an passé, citant des préoccupations environnementales. Plusieurs pays d’Asie du Sud-Est qui s’étaient placés sur le créneau laissé vacant par Pékin sont en train de renoncer.

« Nous exhortons les pays développés à cesser d’expédier leurs déchets dans notre pays », a déclaré la ministre malaisienne en charge de l’énergie, de l’environnement et des sciences Yeo Bee Yin. « Nous les retournerons sans pitié à leur pays d’origine », a-t-elle ajouté, après avoir inspecté plusieurs conteneurs remplis de déchets à Port Klang, le port le plus actif du pays.

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Les importations de plastique par la Malaisie ont triplé depuis 2016 à 870 000 tonnes l’an passé (Source : AFP).

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Vénus : ses océans l’ont rendue inhabitable

Aujourd’hui aride et brûlante, Vénus possédait pourtant jadis un océan, mais celui-ci s’est évaporé. Paradoxalement, c’est cet océan qui aurait entraîné sa propre disparition en ralentissant la planète avec ses marées. Résultat, Vénus met aujourd’hui 243 jours terrestres à effectuer une rotation sur son axe.

Malgré son surnom de sœur jumelle de la terre, Vénus affiche un paysage particulièrement inhospitalier. Son atmosphère est composée de 96 % de dioxyde de carbone (comparé à 0,04 % sur la Terre) et des nuages d’acide sulfurique déferlent sur sa surface désertique où règne une température de 462 °C. Mais cela n’a pas toujours été le cas. Certains modèles suggèrent ainsi que Vénus disposait autrefois d’un océan et de températures clémentes susceptibles d’accueillir la vie.

Malheureusement, l’océan de Vénus est peut-être ironiquement ce qui a causé sa perte, avance aujourd’hui une équipe de scientifiques de la NASA, de l’université de Bangor et de Washington dans une étude publiée dans le journal Astrophysical Journal Letters. Sur Terre, la dissipation de l’énergie des marées océaniques due à l’influence gravitationnelle de la Lune et du Soleil contribue ainsi au ralentissement de la vitesse de rotation de la planète. On estime ainsi que la Terre met 16 secondes de plus chaque million d’années pour effectuer une rotation autour de son axe. Il y a 400 millions d’années, un jour terrestre ne durait ainsi que 22 heures.

Disparition océans Vénus

Ralentissant la vitesse de rotation de Vénus, les océans auraient causé leur propre disparition (Source : NASA).

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Au Paraguay, la crue du fleuve fait fuir les plus pauvres

Les crues du Rio Paraguay affectent davantage les quartiers pauvres, construits dans les zones inondables du Paraguay.

Les rives du Rio Paraguay sont submergées d’eau en raison d’une crue, lente et préoccupante : dans le bourg de Nanawa, en face de la capitale Asuncion, les habitants ont dû abandonner leur maison en raison de la montée du fleuve, qui atteint par endroit 7 mètres au-dessus du niveau normal.

Sur une pirogue où sont empilés un lit, une armoire, une table de chevet et son chien Pirulin, Graciela Acosta est en cours d’évacuation. Cette mère au foyer de 39 ans s’apprête à traverser la frontière, en compagnie de sa fille, pour se réfugier dans un centre d’accueil de Clorinda, la ville voisine située en Argentine. « J’en ai assez, c’est la troisième fois que je dois tout déménager à cause des inondations », se désole-t-elle. « Je prie dieu pour que ça se termine. A chaque fois, c’est beaucoup d’argent ». « Dès que l’eau baisse, assure-t-elle, je reviens chez moi ».

Comme Graciela Acosta, 70.000 Paraguayens ont dû être évacués ces derniers jours. A Nanawa, petite ville de 6.000 habitants, seulement un demi-millier d’habitants ont pu rester chez eux : ceux qui ont des maisons à étage.

Inondations Puerto Falcon Paraguay 25/05/2019

Des habitants dans leur maison inondée à Puerto Falcon, au Paraguay, le 25 mai 2019 (Source : AFP).

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Mars : découverte d’un des plus grands réservoirs d’eau de la planète

Deux nouvelles études démontrent qu’il y a plus de glace d’eau sur Mars qu’on ne le pensait. Les vestiges d’anciennes calottes glaciaires ont été découverts, enfouis sous le pôle Nord de la planète. Ces couches de glace renferment la mémoire du climat passé de notre voisine.

Y avait-il assez d’eau liquide sur Mars dans son passé pour qu’elle fût habitable ? À cette question posée depuis des décennies, les chercheurs pourraient bientôt pouvoir y répondre. En effet, dans l’édition du 22 mai de la revue Geophysical Research Letters, une équipe de planétologues des universités du Texas et de l’Arizona a dévoilé leur découverte – inattendue – d’un important stock de glace d’eau dissimulé sous la région du pôle Nord de la Planète rouge, actuellement coiffé d’un manteau de glace en surface. « Inattendue », car les chercheurs pensaient que ces vestiges des anciennes calottes polaires avaient disparu.

Selon leurs premières estimations, Mars pourrait être globalement recouverte d’une couche d’eau d’1,5 mètre d’épaisseur au minimum, si cet immense réservoir caché venait à fondre. En réalité, il y aurait plus d’eau à cet endroit que dans la totalité des autres réservoirs détectés partout ailleurs dans le sous-sol de la Planète rouge – hormis les deux calottes glaciaires. Il s’agirait de la troisième plus grande réserve d’eau sur la planète.

Calotte glaciaire pôle Nord Mars

Vue en perspective de la calotte glaciaire qui recouvre actuellement le pôle Nord de Mars. Photo prise par la sonde Mars Express (ESA). (Source : ESA/DLR/FU Berlin/NASA)

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