Hubble Legacy Field : admirez 265.000 galaxies réunies sur une seule image !

Voici 16 années d’observation de galaxies par Hubble dans une minuscule région du ciel réunies en une seule image. Le Hubble Legacy Field est un aperçu de la faune galactique visible depuis notre voisinage relatif jusqu’aux confins de l’univers, à plus de 13 milliards d’années-lumière de la Terre. Une image captivante où se perdre des heures durant…

En contemplant cette image, vous embrassez du regard pas moins de 265.000 galaxies éparpillées dans l’univers, dans une portion du ciel pas plus grande que la Lune. Aucune d’entre elles n’est visible à l’œil nu, même par une nuit noire sans lune — sans la moindre pollution lumineuse. Comme l’indique la NASA, les plus lointaines d’entre elles sur cette tapisserie cosmique ne « représentent qu’un dix milliardième de la luminosité de ce que l’œil humain peut voir ». Pour étudier ces milliers de galaxies dont certaines sortent du berceau (les plus lointaines…), qui mieux que Hubble, avec sa vue perçante, peut le faire ?

Cette vue baptisée Hubble Legacy Field combine des milliers d’images capturées par le célèbre télescope spatial dans le cadre de la campagne Hubble Deep Field qui avait débuté il y a 16 années. Cela ne se voit peut-être pas mais pour réaliser cet assemblage inédit, il a fallu aux équipes abattre un travail de titan durant des mois. Maintenant, « les astronomes peuvent sélectionner les données qu’ils souhaitent dans le Legacy Field et les utiliser immédiatement au lieu d’effectuer d’énormes réductions des données avant de procéder à une analyse scientifique », salue Dan Magee qui a dirigé l’équipe du traitement des données.

Cette image nous emmène loin, très loin, dans les profondeurs du cosmos. Les plus faibles points lumineux sur cette tapisserie sont les galaxies les plus lointaines jamais observées, quelque 500 millions d’années seulement après la Big Bang (eXtreme Deep Field ou XDF, lequel ne représente sur cette mosaïque que moins d’un dixième du diamètre de la lune !).

Huble Legacy Field

Regardez bien : il y a 265.000 galaxies sur cette image ! Vous pouvez obtenir cette image en haute résolution ici (5.198 x 4.801 px, 37 Mb) et en très, très haute résolution ici (20.791 x 19.201 px, 529 Mb). (Source : NASA/ESA/University of California/University of Connecticut/Leiden University/University of Geneva/Hubble Legacy Field team)

Nous remontons ainsi le temps jusqu’à environ 13 milliards d’années, ce qui permet, à nous et aux astronomes, de voir l’histoire des galaxies, leur évolution au fil des époques quand, petites, elles se bousculent et s’entredévorent pour en former de plus grandes et ainsi de suite… Et plus près de nous, visuellement plus grosses aux premiers plans, des galaxies « matures » qui ont déjà bien grandi. « Cette image contient toute l’histoire de la croissance des galaxies dans l’univers, depuis leur enfance jusqu’à ce qu’elles soient devenues des adultes à part entière », s’enchante Garth Illingworth qui a orchestré ce tissage.

Cette région du ciel et d’autres également ont été choisies pour la quasi absence d’étoiles dans le champ du télescope spatial qui, rappelons-le, travaille dans la banlieue de la Terre. Cela évite bien sûr d’être gêné par leur éclat, tels des arbres devant notre fenêtre qui cachent un vallon ou une forêt. Ici donc, le champ est libre, la fenêtre est grande ouverte sur une vaste plaine peuplée de galaxies. Et ne pensez pas qu’elles sont toutes éparpillées au hasard : des fils invisibles de matière noire les relient, des amas et des superamas jouent les grands attracteurs sur des dizaines de millions d’années-lumière…

C’est donc une vue profonde en trois dimensions. La première d’une série dont le second opus est d’ores et déjà en chantier. Elle combinera quelque 5.200 pauses d’Hubble effectuées dans une autre direction du ciel terrestre — contre 7.500 pauses pour la première Hubble Legacy Field –, et dévoilera donc une autre portion de l’univers, elle aussi, riche de galaxies.

À l’avenir, l’équipe qui traite ces images voudrait fusionner ces tableaux dépeints dans le proche infrarouge et l’ultraviolet avec les observations dans le rayonnements X des télescopes spatiaux Chandra et Spitzer. Pour un résultat encore plus riche et merveilleux. « Cela va préparer le terrain pour le futur Wfirst (Wide Field Infrared Survey Telescope, ndlr) », indique Garth Illingworth. Ce chef-d’œuvre et les prochains ne sont qu’un avant-goût de ce que devrait nous offrir ce futur télescope spatial ainsi que JWST (James Webb Space Telescope), tous deux très attendus et promis pour la prochaine décennie.

Source : Futura-Sciences

Vous pouvez consulter, sur le site d’Archipel des Sciences, les expositions « Initiation à l’astronomie » et « Promenade spatiale au fil des ondes« , ainsi que la page Astronomie/Physique.

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