Zika : des séquelles neurologiques lourdes

Une étude française pointe les conséquences neurologiques à long terme de l’épidémie du virus Zika aux Antilles en 2016.

Trois ans après l’épidémie du virus Zika aux Antilles en 2016, les scientifiques prennent conscience des conséquences neurologiques graves sur le long terme dû au parasite. Pour preuve, une étude récemment parue dans Neurology et menée par des chercheurs des CHU de Guadeloupe et de Martinique. Très vite en 2016, après le début de l’épidémie, dans les premières semaines, des études avaient mis en évidence les complications neuro-développementales sur les fœtus des mères enceintes et infectées pendant leur grossesse.

Mais cette fois l’étude s’est intéressée aux effets tardifs. Elle a suivi près de 90 patients infectés –dont 6 enfants–, tous présentant des manifestations neurologiques (dites neuro Zika) et avaient été pour la plupart hospitalisés (95%). Aujourd’hui, environ un quart de ces malades souffre encore de problèmes résiduels, comme une marche altérée, de troubles de l’équilibre, d’instabilité.

Infection virale cerveau

Infection virale provoquant des troubles cérébraux (Source : AFP).

Si la manifestation la plus fréquemment retrouvée est le syndrome de Guillain-Barré, une paralysie des quatre membres réversible et d’intensité variable, cette étude a aussi retrouvé des cas d’encéphalite, des paralysies isolées des nerfs crâniens et même, rarement (1%), des cas d’accidents vasculaires cérébraux.

21 patients ont été hospitalisés en réanimation pour être ventilés de manière mécanique en raison de l’atteinte de leurs muscles respiratoires. Tous étaient porteurs d’un ARN de Zika identifié dans au moins un fluide biologique (sang urine, liquide céphalo rachidien). Deux patients adultes sont décédés des suites de Zika et une invalidité résiduelle sévère a été identifiée pour six d’entre eux.

Face à ces conséquences neurologiques lourdes et hétérogènes, les auteurs de l’étude insistent non seulement sur la nécessité d’envisager plus systématiquement le diagnostic mais aussi de la recherche biologique du virus de manière plus systématique.

Source : Sciences & Avenir

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