Découverte d’une mini-Neptune chaude presque intacte

Une planète de la taille de Neptune a été découverte orbitant tout proche de son étoile mère dans une zone appelée « le désert des Neptunes ». Sa présence ici soulève des questions.

NGTS-4b a été surnommée la « planète interdite » par ses découvreurs, une équipe du groupe Astronomie et Astrophysique de l’université de Warwick, en Angleterre. Elle se situe en effet dans une zone autour de son étoile où des exoplanètes de son type n’ont encore jamais été aperçues. Pour la repérer les astronomes ont exploité un télescope au maximum de ses capacités.

L’exoplanète NGTS-4b est légèrement plus petite que notre Neptune, d’environ 20%. Elle a grosso modo trois fois la taille de la Terre pour 20 fois sa masse. Elle se trouve à 920 années-lumière de la Terre et elle orbite autour d’une naine rouge, une étoile plus petite et beaucoup moins lumineuse que le Soleil. NGTS-4b côtoie cet astre de tout près puisqu’elle en fait le tour en seulement 1,3 jour. Ce qui la situe donc dans une zone qui est appelée par les astrophysiciens le « désert des Neptunes » qui contient les planètes ayant une période de révolution inférieure à quatre jours. On a retrouvé dans cette région des planètes beaucoup plus grosses, des Jupiters chaudes, mais jusqu’à présent aucune exoplanète de la taille de Neptune.

NGTS-4b

Représentation artistique de NGTS-4b autour de son étoile (Source : Université de Warwick).

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Pour trouver de l’or, suivez ce champignon !

Des chercheurs australiens ont découvert une espèce de champignon capable de dissoudre l’or des roches et de l’accumuler sous forme de nanopépites dans son mycélium. Ce champignon pourrait être à l’origine de la répartition de l’or sur Terre et permettre l’identification des meilleures zones de prospection.

Fusarium oxysporum est un champignon tellurique très répandu dans les sols du monde entier, qui produit un mycélium rose en forme de fleur. Jusqu’à présent, il était surtout connu comme pathogène, à l’origine de la fusariose, une maladie qui cause des ravages dans l’agriculture, notamment sur la tomate, la banane ou le melon — même si des variétés résistantes ont permis de faire quasiment disparaitre la maladie en France.

Des chercheurs du Commonwealth Scientific and Industrial Research Organisation (CSIRO) viennent aujourd’hui de lui découvrir une nouvelle faculté nettement plus positive : chercheur d’or. Une étude parue le 23 mai dans la revue Nature Communications montre en effet que le champignon est capable d’accumuler l’or dans son mycélium sous forme de minuscules « pépites ».

On sait depuis longtemps que les champignons telluriques jouent un rôle prépondérant dans la dégradation et le recyclage de matières organiques (feuilles, déchets…), ainsi que dans le cycle de certains métaux comme l’aluminium, le fer, le manganèse ou le calcium. « Mais l’or étant le métal le plus inerte, nous avons été très surpris de constater que le champignon pouvait avoir une interaction avec lui », atteste Tsing Bohu, le principal auteur de l’étude. Le métal jaune est en effet très résistant à l’oxydation chimique. Pour le solubiliser, il faut à la fois un oxydant et un ligand ayant une forte affinité avec les ions or comme le cyanure, que l’on utilise à l’heure actuelle pour extraire l’or du minerai.

Fusarium oxsporum

Fusarium oxsporum est un champignon très répandu dans les sols du monde entier (Source : CSIRO).

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