CERN : le secret du pentaquark enfin percé ?

Après avoir fortement accrédité l’existence de pentaquarks, des hadrons formés d’un état lié de 5 quarks, les membres de la collaboration LHCb au CERN pensent avoir précisé leur structure. Ceux détectés avec le LHC (Large Hadron Collider) seraient en fait l’équivalent d’un noyau de deutérium formé de deux hadrons liés.

Il y a quelques semaines, est décédé le prix Nobel de physique Murray Gell-Mann. Entre 1955 et 1975, il a dominé la physique des particules élémentaires avec son collègue Richard Feynman, également prix Nobel de physique. Gell-Mann est surtout célèbre auprès du grand public comme étant l’un des principaux découvreurs de la théorie des quarks, ces particules élémentaires — jusqu’à nouvel ordre ! mais qui ne le seraient pas si la théorie des rishons s’avère un jour être exacte — qui composent les protons et les neutrons mais aussi d’autres hadrons comme les mésons pi de Yukawa.

Cette découverte de la théorie des quarks, Gell-Man la partage notamment avec George Zweig avec des articles publiés en 1964 expliquant que les hadrons connus à l’époque, c’est-à-dire des particules sensibles aux forces nucléaires fortes collant les protons et les neutrons dans les noyaux atomiques (et même les particules échangées entre ces nucléons comme des analogues des photons de la force électromagnétique) étaient des assemblages de paires ou de triplets de particules plus petites. Ces particules, des fermions (comme les électrons mais possédant des charges électriques fractionnaires), pouvaient donc former des mésons composés d’un quark et d’un antiquark, ou des baryons composés de trois quarks.

Pentaquark

La nouvelle particule découverte avec le détecteur de la collaboration LHCb est un état lié formé de quatre quarks et d’un antiquark, un pentaquark. Une des hypothèses initiales concernant sa structure est représentée sur ce dessin d’artiste. (Source : CERN)

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Climat : 17% des animaux marins menacés de disparition d’ici 2100

Selon une étude inédite parue dans la revue américaine PNAS, si les émissions de gaz à effet de serre gardaient leur trajectoire présente, la biomasse globale des animaux marins chuterait de 17% d’ici 2100. Si le monde parvenait à garder le réchauffement sous 2 °C, ce déclin se limiterait à 5%, ajoute l’étude.

Quelque 17% de la masse des animaux marins (poissons, invertébrés, mammifères) pourraient disparaître d’ici 2100 si les émissions de CO2 gardaient leur rythme actuel, met en garde une évaluation internationale inédite parue mardi dans la revue américaine PNAS. Déjà engagé, ce recul, qui tient compte des seuls effets du climat, sans considérer d’autres facteurs (notamment la surpêche et la pollution), aurait un impact majeur sur la biodiversité mais aussi la sécurité alimentaire.

Réunis au sein du consortium « FishMIP » (Fisheries and marine ecosystem model intercomparison project), 35 chercheurs issus de quatre continents ont fait tourner leurs multiples modèles pour aboutir à cette évaluation globale des dégâts du réchauffement sur les ressources halieutiques. Résultat : si les émissions de gaz à effet de serre (GES) gardaient leur trajectoire présente, la biomasse globale des animaux marins chuterait de 17% d’ici 2100 (par rapport à la moyenne des années 1990-99). Si le monde parvenait à garder le réchauffement sous 2 °C, ce déclin se limiterait à 5%, ajoute l’étude.

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Vie extraterrestre : les exoplanètes habitables seraient moins nombreuses qu’on le pensait

Des planètes sur lesquelles la vie peut apparaître, il devrait y en avoir un certain nombre. Mais les planètes sur lesquelles une forme de vie complexe a pu se développer seraient, selon des chercheurs américains, beaucoup plus rares qu’on ne le pensait. Les exoplanètes étant globalement moins hospitalières que prévu.

Les astronomes qualifient de zone d’habitabilité, les régions de l’espace dans lesquelles les conditions sont a priori favorables à l’apparition de la vie. Des régions dans lesquelles de l’eau liquide est susceptible d’exister à la surface d’une exoplanète. Et c’est donc tout naturellement que les recherches de vie extraterrestre se sont, au fil des années, concentrées sur ces zones particulières.

Mais, si cette définition semble appropriée à la recherche de microbes unicellulaires élémentaires, elle pourrait finalement bien moins convenir à des créatures plus complexes. Des chercheurs de l’université de Californie Riverside (États-Unis) rapportent aujourd’hui qu’une accumulation de gaz toxiques dans l’atmosphère de la plupart des planètes les rend impropres à l’émergence d’une vie complexe telle que nous la connaissons.

Vie extraterrestre exoplanètes hospitalières

Selon des chercheurs de l’université de Californie Riverside (États-Unis), la zone dans laquelle chercher des planètes abritant une vie complexe est bien plus petite que la classique zone d’habitabilité décrite par les astronomes.

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