Une mini galaxie qui forme des centaines de milliers d’étoiles et abrite un trou noir supermassif

Cette galaxie naine ne mesure qu’une fraction de la taille de la Voie Lactée mais produit 1.000 fois plus d’étoiles.

Située à environ 30 millions d’années-lumière dans la constellation de la Boussole (visible dans l’hémisphère Sud), la galaxie ESO 495-21 a été imagée par le télescope spatial Hubble. L’engin a révélé son caractère tout à fait inhabituel.

ESO 495-21 est une galaxie naine à sursaut d’étoiles. Cela signifie qu’elle est de petite taille mais qu’elle produit une très grande quantité d’étoiles, environ 1.000 fois plus que la Voie Lactée alors que sa taille avoisine à peine les 3.000 années-lumière contre plus de 50.000 pour la nôtre.

Elle a été explorée à plusieurs reprises par Hubble qui a notamment étudié ses amas de super-étoiles, qui sont des régions denses et jeunes (âgées de quelques millions d’années) qui regorgent d’étoiles massives, bien plus grosses que le Soleil. Ces amas sont des zones clés des galaxies qui les abritent et ils modèlent leurs formes. Leur étude est très importante pour comprendre comment ces étoiles géantes se forment et évoluent dans l’univers.

ESO 495-21

ESO 495-21, une minuscule galaxie, est nichée dans ce champ d’étoiles brillantes au premier plan (Source : ESA/Hubble/NASA).

Avec son taux exceptionnel de production d’étoiles, ESO 495-21 est déjà une galaxie remarquable. Mais elle se distingue également pour une autre caractéristique : elle abriterait en son cœur un trou noir supermassif comme celui qui a été imagé pour la première fois au centre de la galaxie M87, en avril 2019. Des indices plaident en faveur de la présence d’un astre similaire, de plus d’un million de masses solaires, dans cette galaxie naine. Ce qui serait tout fait inhabituel : les trous noirs de cette taille se trouvent dans des galaxies bien plus imposantes.

Avec sa petite taille, sa forme indistincte et son taux de production d’étoiles, les astronomes estiment qu’ESO 495-21 pourrait être semblable à certaines des premières galaxies à s’être formées et qui sont apparues environ 800 millions d’années après le Big Bang. Son étude va donc permettre d’améliorer les scénarios concernant les débuts de l’univers et notamment de mieux comprendre l’intime relation qui lie les trous noirs supermassifs et leurs galaxies hôtes.

Lancé en 1990, le télescope Hubble reste donc malgré son âge un puissant outil d’observation de l’univers. Il est toujours à l’origine de multiples découvertes, certaines comme cette galaxie naine sont complètement inattendues.

Source : Sciences & Avenir

Vous pouvez consulter, sur le site d’Archipel des Sciences les expositions « Initiation à l’astronomie » et « Promenade spatiale au fil des ondes« , ainsi que la page Astronomie/Physique.

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