Une époustouflante vidéo prise par drone montre des milliers de tortues au Costa Rica

Des milliers de tortues se donnent rendez-vous au Costa Rica pour pondre des œufs sur la plage. Pour l’ONG Wildlife Conservation Association, il faut préserver ces animaux du tourisme de masse.

« Pouvez-vous imaginer une surface grande comme un terrain de football remplie de milliers de tortues marines ? », demande la spécialiste du monde marin Vanessa Bezy dans une vidéo époustouflante diffusée le 24 novembre 2019 sur Youtube.

À l’aide d’un drone, la jeune femme a réussi à capter en hauteur les images de milliers de ces reptiles malmenés par l’action de l’humain sur les océans. Cette vidéo a été tournée au National Wildlife Refuge Ostional, un centre de soin pour animaux se situant au Costa Rica. « Dans cette zone, c’est à peu près tous les mois de l’année que des milliers de tortues marines viennent simultanément sur la plage pour pondre leurs œufs », est-il noté dans la vidéo, en anglais.

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Thomas Pesquet pourra repartir dans l’espace en 2021, annonce l’Agence spatiale européenne

Ce vol de longue durée serait le deuxième pour l’astronaute français, qui avait effectué une première mission à bord de l’ISS entre novembre 2016 et juin 2017.

L’astronaute français Thomas Pesquet devrait faire un nouveau tour dans les étoiles. Il pourra repartir pour une deuxième mission dans l’espace à bord de la station spatiale internationale (ISS), fin 2021, a annoncé jeudi l’Agence spatiale européenne (ESA), qui projette également de faire voler un nouvel européen, l’Allemand Matthias Maurer.

Le financement de l’ISS sur les trois années à venir, qui vient d’être voté par l’ESA, « va permettre à Thomas Pesquet de partir dans l’espace prochainement », a également assuré Frédérique Vidal, ministre française de la Recherche, à l’issue de la réunion des 22 pays membres de l’ESA à Séville, qu’elle co-présidait.

Thomas Pesquet ISS

Thomas Pesquet dans la station spatiale internationale (ISS).

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Il y a 20 ans l’Erika sombrait au large du Finistère

Il y a 20 ans, l’Erika, affrété par Total-Fina, se brise en deux, au sud du Finistère. A son bord 30.000 tonnes de fioul lourd. Le début de l’une des pires marées noires en France, touchant 400 km de côtes, de la pointe de la Bretagne à l’île de Ré.

Le 11 décembre 1999, l’Erika, parti de Dunkerque pour rejoindre la Sicile, est victime « d’une défaillance de sa structure », par gros temps dans le golfe de Gascogne, note le Bureau enquête accident (BEA) mer, dans son rapport d’enquête. Le lendemain, les 26 membres d’équipage, tous Indiens, sont hélitreuillés et sauvés alors que les deux parties du pétrolier coulent ensuite par 120 m de fond, malgré une vaine tentative de remorquage vers le large de la partie arrière.

Les premières réactions officielles sont peu alarmistes après le naufrage de ce pétrolier de 180 m de long, construit au Japon en 1975. « Dans tous les cas de figure, dans les modèles d’évolution que nous développons depuis ce matin avec Météo France, le pétrole ne risque pas de s’échouer en nappes sur les côtes », affirme le 12 décembre un responsable du Centre de documentation, de recherche et d’expérimentations sur les pollutions accidentelles des eaux (Cedre), créé à Brest en 1979 un an après le naufrage de l’Amoco Cadiz (230.000 t de pétrole déversées).

Mais rapidement l’inquiétude grandit. En raison d’une météo difficile, les opérations de pompage sont difficiles. Les appels au boycottage de la compagnie pétrolière Total-Fina sont lancés, notamment par le président du conseil général de Vendée, Philippe de Villiers.

Naufrage Erika

Dimanche 12 décembre 1999, à l’aube, le pétrolier Erika sombrait au large de la Bretagne (Source : AFP/Préfecture Maritime).

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Mars : les tempêtes globales seraient responsables de la perte de l’eau

L’année dernière, une tempête globale s’est déclarée sur Mars, recouvrant la planète de poussière pendant plusieurs mois. Les astronomes y ont observé de véritables tours de poussière qu’ils imaginent responsables de la disparition de l’eau sur la planète rouge.

Sur Mars, les tempêtes de poussière ne sont pas rares. Assez régulièrement — toutes les décennies environ — une incroyable série de tempête se déclare même, recouvrant toute la planète de poussière. Et l’an dernier, la mission Mars Reconnaissance Orbiter (MRO – États-Unis) a étudié en détail le cycle de vie de l’un de ces événements que les chercheurs qualifient de tempêtes globales.

Les astronomes ont ainsi pu y observer le manège incessant d’étranges tours de poussière formées de nuages denses et tourbillonnants qui se réchauffent au soleil, puis montent très haut dans les airs. Ils imaginent aujourd’hui que ces tours pourraient jouer un rôle d’ascenseurs spatiaux. Elles créeraient des courants ascendants qui transporteraient des matériaux dans l’atmosphère martienne.

Tempête globale Mars

Ces animations montrent comment la poussière a recouvert la planète Mars toute entière lors de la tempête globale de 2018. Une tempête qui a fait perdre le contact avec le rover Opportunity. (Source : NASA/JPL-Caltech/MSSS)

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Bonne nouvelle : les marsouins du Pacifique continuent de se reproduire

Une expédition menée dans le golfe du Californie a permis de noter la présence de jeunes marsouins du Pacifique ce qui signifie que la reproduction se poursuit chez cette espèce pourtant ultra-menacée.

Le marsouin du Pacifique (Phocoena sinus) est la plus petite espèce de cétacés au monde. Et c’est également sans doute la plus menacée. Selon l’Union internationale pour la conservation de la nature, elle est en danger critique d’extinction. Une évaluation établit en 2017 estime qu’il ne resterait plus que 18 spécimens, peut-être moins. Cependant, des chercheurs ont repéré dernièrement la présence de jeunes marsouins aux côtés de leur mère.

Lors d’une expédition dans le golfe de Californie, où vivent ces cétacés, des spécialistes ont pu noter la présence de mères et de jeunes marsouins du Pacifique. Trois paires (chacune constituée d’une mère et son petit) ont été aperçues. « Nous ne savons pas, quand nous allons là-bas, si nous allons revoir un marsouin, avoue dans un article daté du 22 novembre 2019 et paru dans le San Diego Union-Tribune, Robert Pitman, un biologiste marin. Chaque fois, ils sont de moins en moins nombreux. Nous avons alors été assez soulagés de les voir ».

Marsouin du Pacifique

Marsouin du Pacifique (Phocoena sinus).

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Chlordécone : nouvelle étude lancée pour évaluer le lien avec le cancer de la prostate

L’Institut national du cancer (INCa) a annoncé jeudi le lancement d’un « nouveau programme de recherche » sur cinq ans, à la demande du ministère de la Santé, sur le lien entre l’exposition au chlordécone et le risque de cancer de la prostate.

Doté d’un budget de 3 millions d’euros, ce programme devra répondre à la question: « Quelle est la part du risque d’occurrence de cancer de la prostate et particulièrement les cancers évolutifs, liée à la chlordécone, parmi l’ensemble des facteurs de risque connus et/ou potentiels ? », explique l’INCa dans un communiqué.

Le chlordécone, un insecticide utilisé aux Antilles jusqu’en 1993 et toujours présent dans les sols, est un perturbateur endocrinien, classé par l’OMS comme cancérogène possible. « Plus de 90% de la population adulte » en Guadeloupe et Martinique est contaminée par le chlordécone, selon Santé publique France, et les populations antillaises présentent un taux d’incidence du cancer de la prostate parmi les plus élevés au monde.

Un comité scientifique « a défini la méthodologie d’une recherche susceptible de répondre à la question » posée, « dans le contexte de la Martinique », précise l’INCa, soulignant que « les études menées jusqu’à présent n’ont pas permis de répondre à cette question de santé publique ».

bananeraie

Le chlordécone a été utilisée comme pesticide dans les plantations de bananes en Guadeloupe et en Martinique entre 1973 et 1993.

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Changement climatique : la moitié des points de non-retour atteints plus vite que prévu

En matière de climat, les scientifiques définissent des points de non-retour comme des seuils qui, une fois dépassés, entraînent des changements importants au niveau de notre planète. Et justement, certains d’entre eux seraient d’ores et déjà dépassés, faisant craindre une cascade de conséquences dramatiques.

« Il y a une décennie, nous avons identifié une série de points de non-retour potentiels dans le système terrestre. Les politiciens, les économistes et même quelques scientifiques refusaient de croire qu’ils puissent un jour être atteints. Pourtant aujourd’hui, nous avons la preuve que plus de la moitié d’entre eux ont été dépassés. » C’est le triste constat que partagent des chercheurs dans la revue Nature. En cause, vous l’aurez compris : le réchauffement climatique provoqué par les activités humaines.

Comme c’est le cas pour les émissions de gaz à effet de serre, les pressions augmentent et continuent à s’élever au-delà de niveaux déjà sans précédent. « Mais nous devons aussi reconnaître que nous avons sous-estimé les risques », souligne Johan Rockström, directeur de l’Institut de recherche sur les impacts du climat de Potsdam (Allemagne). Ceux d’une Terre qui finalement semble « autoamplifier » son réchauffement. Et pour définir à quel point, les chercheurs devront encore travailler dur.

Evolution température 2014-2018

Selon des chercheurs, neuf points de non-retour ont désormais été franchis sur fond de réchauffement climatique. Une cascade de conséquences est à craindre (Source : NASA Earth Observatory).

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Les espèces invasives apportées par l’humain, l’autre menace pour l’Antarctique

Les milliers de chercheurs et 50.000 touristes qui se rendent en Antarctique chaque année apportent avec eux plantes et insectes. Un risque pour la riche biodiversité qui peuple ce continent.

Sur la minuscule partie du continent antarctique où la neige fond au printemps, des mousses, lichens et herbes, des mouches et des mites, et des colonies de micro-organismes mangent, vivent et se reproduisent depuis des millions d’années. « La densité est égale à, ou dépasse, ce qu’on trouve dans des régions tempérées voire tropicales », dit Peter Convey, spécialiste de l’écologie terrestre de l’Antarctique. Par endroits vivent de microscopiques arthropodes, les collemboles. « Il peut y en avoir un million par mètre carré », dit le scientifique.

Cette riche biodiversité est préservée dans un équilibre ancien par le froid extrême et l’isolement de l’Antarctique, continent plus grand que l’Europe et le plus isolé de la planète, entouré par un puissant courant marin. Mais les milliers de chercheurs et 50.000 touristes qui s’y rendent chaque année risquent de rompre cet équilibre en apportant avec eux plantes et insectes. Une herbe, Poa annua, s’est ainsi déjà installée sur certaines îles. Deux mouches ont aussi été importées par les humains.

Il peut arriver que des espèces parviennent à voler ou voguer naturellement depuis la pointe de l’Amérique du Sud à un millier de kilomètres, mais ces migrants naturels ne s’établissent pas. « 99% des espèces invasives viennent avec les humains », précise à l’AFP Peter Convey, qui en dénombre une centaine depuis deux siècles.

Lichens baie de Collins Antarctique

Des lichens dans la baie de Collins sur la péninsule Antarctique le 10 février 2018 (Source : AFP).

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Néonicotinoïdes : interdits depuis 2013, ces pesticides continuent de décimer les abeilles

Les abeilles sont toujours décimées par la persistance des résidus des pesticides, pourtant interdits depuis 2013… Des années après, ils restent détectables dans le pollen et le nectar de colza. Une équipe pluridisciplinaire de scientifiques français vient de mettre en évidence, après cinq ans d’observations, que trois néonicotinoïdes jugés nocifs pour les abeilles, notamment l’imidaclopride, continuent de contaminer la plupart des parcelles étudiées.

L’implication des néonicotinoïdes dans le déclin des abeilles a conduit en 2013 à un moratoire de l’UE pour restreindre l’emploi de trois de ces insecticides — la clothianidine, l’imidaclopride et le thiaméthoxame — dans des cultures attractives pour les abeilles butineuses. Moratoire complété depuis septembre 2018 par une interdiction totale sur toutes les cultures extérieures en France. Mais des néonicotinoïdes sont fréquemment détectés dans les fleurs sauvages ou cultures non-traitées, ce qui suggère une diffusion dans l’environnement consécutive à leur utilisation agricole.

Aussi, des chercheurs du Centre d’études biologiques de Chizé (CNRS/ La Rochelle Université), des unités INRA « Abeilles, paysages, interactions et systèmes de culture », et « Abeilles et Environnement » et de l’ITSAP ont recherché et quantifié les résidus de néonicotinoïdes dans le nectar de 291 parcelles (536 échantillons dans le centre-ouest de la France) de colza d’hiver pendant cinq années consécutives au moratoire européen, de 2014 à 2018. Leurs travaux sont publiés en ligne le 28 novembre 2019 sur le site de Science of the Total Environment.

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Un trou noir « anormalement » grand découvert dans notre galaxie déconcerte les chercheurs

Un bien étrange trou noir repéré dans la Voie lactée, « trop massif » pour concorder avec les théories établies en la matière, pourrait avoir trouvé son origine dans un phénomène encore inconnu des scientifiques.

Plus nous en apprenons sur les trous noirs, plus nos certitudes se font rares. La récente découverte d’un trou noir au cœur de notre galaxie, à la masse 68 fois supérieure à celle de notre Soleil, semble être une preuve supplémentaire de cet adage. Parce que l’on estimait jusqu’ici que des trous noirs stellaires d’une telle masse ne pouvaient exister dans notre Voie lactée, selon la plupart des théories d’évolution stellaires en vigueur, les astrophysiciens sont contraints une nouvelle fois de remettre en question ce qu’ils estimaient être de quasi-certitudes au sujet de ces objets célestes si mystérieux.

LB-1 est un trou noir stellaire situé à 15.000 années-lumière de la Terre, décrit pour la première fois dans un article publié le 27 novembre 2019 dans la revue Nature. « Nous pensions que les étoiles très massives, dont la composition chimique est typique de notre galaxie, devaient répandre la majeure partie de leur gaz dans de puissants vents stellaires lorsqu’elles approchent de la fin de leur vie », et donc ne pas laisser derrière elles un trou noir aussi massif, explique Liu Jifeng, astrophysicien à l’Académie chinoise des Sciences de Pékin et auteur principal de l’étude.

Or, LB-1 a une masse équivalente à plus du double de ce que les scientifiques estimaient comme un seuil de masse maximal pour un trou noir stellaire de la Voie lactée (cette dernière en contiendrait près d’une centaine de millions). « Maintenant, les théoriciens vont devoir relever le défi d’expliquer comment il s’est formé », a précisé Liu Jifeng dans un communiqué.

LB-1

Illustration artistique d’un énorme trou noir dans la Voie lactée (Source : Yu Jingchuan/Beijing Planetarium/China Academy of Sciences/AFP).

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