Les océans souffrent d’un manque d’oxygène de plus en plus important

Un rapport de l’UICN alerte sur le taux particulièrement faible d’oxygène dans les océans, surtout près des côtes. Accéléré par le réchauffement climatique, le phénomène a pris de l’ampleur depuis 1960 et menace aujourd’hui les poissons et ceux qui dépendent de cette ressource.

Déjà menacés par le réchauffement climatique et la surpêche, les océans souffrent aussi d’une perte en oxygène inquiétante, selon une étude publiée samedi 7 décembre par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN). Le rapport, qui s’appuie sur les travaux de 67 experts, est présenté comme le plus important à ce jour sur ce sujet mal connu. Il en ressort que cette perte d’oxygène « constitue une menace croissante pour la pêche et certains groupes d’espèces comme les thons, les marlins et les requins », avertit l’UICN, qui fait référence pour les espèces menacées avec sa « liste rouge ». La directrice générale de l’UICN, Grethel Aguilar, avertit sur le fait que le manque d’oxygène dans les océans, lié à leur réchauffement, met en péril l’équilibre délicat de la vie marine.

Ce sont environ 700 sites à travers le globe, souvent sur des côtes et dans des mers semi-fermées, qui souffrent en 2018 de faible teneur en oxygène, contre seulement 45 dans les années 1960. Au cours de la même période, le volume des eaux anoxiques dans les océans mondiaux, c’est-à-dire des zones complètement vides d’oxygène, a quadruplé.

Thon gris & manque oxygène océans

Les thons, espèce massivement pêchée, souffre du manque d’oxygène dans les océans.

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La France va retirer du marché la moitié des produits à base de glyphosate

Le gouvernement a pour objectif de sortir de l’essentiel des usages du glyphosate au 1er janvier 2021, et de tous les usages au 1er janvier 2023.

L’Agence française de sécurité sanitaire (Anses) a annoncé lundi le retrait de 36 produits à base de glyphosate, un herbicide que la France a décidé d’interdire à partir de 2021, ce qui représente la moitié des références de ces produits. Le gouvernement a pour objectif de sortir de l’essentiel des usages du glyphosate au 1er janvier 2021, et de tous les usages au 1er janvier 2023.

Dans cette optique, il a demandé à l’Anses de procéder, avec l’appui de l’Institut de recherche agronomique INRA, au retrait des autorisations de mise sur le marché français des produits contenant du glyphosate, dès lors que des alternatives existent. Ainsi, sur les 69 produits à base de glyphosate disponibles, 36 « vont être retirés du marché et ne pourront plus être utilisés à compter de fin 2020, en raison de l’insuffisance ou de l’absence de données scientifiques permettant d’écarter tout risque génotoxique » (susceptible d’endommager l’ADN et de provoquer des mutations génétiques, NDLR), indique l’Anses dans un communiqué lundi.

Ces 36 produits, dont la liste n’a pas été fournie dans l’immédiat, représentaient en 2018 « près des trois quarts des tonnages de produits à base de glyphosate vendus en France », selon l’agence de sécurité sanitaire. Pour des raisons identiques, l’Anses « a notifié une décision négative pour 4 des 11 nouvelles demandes d’autorisation déposées depuis janvier 2018 et en cours d’examen ».

Glyphosate

Agriculteur utilisant le glyphosate.

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Réchauffement climatique : non, il n’y a pas de planète B rappellent des prix Nobel

Ce week-end, les quinze derniers lauréats des prix Nobel étaient réunis à Stockholm. L’occasion pour plusieurs d’entre eux d’aborder la question brûlante du réchauffement climatique. Et de rappeler que celle-ci doit désormais être prise au sérieux.

Depuis le 2 décembre dernier, les dirigeants du monde entier ont rejoint Madrid (Espagne) pour la 25e conférence des Nations unies sur le climat. La COP 25 comme on la nomme. Et en préambule, Antonio Guterres, le secrétaire général de l’ONU avait déclaré : « Il n’y a jamais eu de moment plus important pour écouter la science. »

Ce week-end, justement, certains des plus grands scientifiques du moment, les lauréats des prix Nobel 2019 – réunis à Stockholm pour revenir sur leurs travaux et recevoir leurs prix – ont tenu à s’exprimer sur la question du réchauffement climatique et des mesures à prendre pour le limiter.

« L’espèce humaine a évolué et s’est développée sur Terre. Nous ne sommes pas faits pour survivre sur une autre planète. Penser que, lorsque les choses tourneront vraiment trop mal, nous pourrons nous réfugier ailleurs est tout simplement irresponsable. Les étoiles sont tellement loin de nous que je pense que nous n’avons aucune chance sérieuse de nous échapper de notre Planète. Nous ferions bien mieux de consacrer notre temps et notre énergie à en prendre soin », a déclaré Didier Queloz. Un avis à prendre d’autant plus au sérieux que l’astronome suisse a obtenu le prix Nobel de physique 2019 pour avoir découvert – avec Michel Mayor – la toute première exoplanète.

Planète B

En matière de lutte contre le réchauffement climatique, les lauréats des prix Nobel 2019 appellent à du pragmatisme.

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Nouvelle-Zélande : l’éruption d’un volcan fait au moins cinq morts

Sur White Island, île de Nouvelle-Zélande, l’éruption d’un volcan particulièrement actif a fait au moins cinq morts et près de 20 blessés. D’autres personnes seraient encore bloquées sur l’île.

Cinq personnes ont été tuées et 18 blessées lors de l’éruption d’un volcan le 9 décembre 2019 sur une île touristique de Nouvelle-Zélande, où plusieurs personnes sont restées bloquées.

Une cinquantaine de personnes visitaient White Island dans le nord de la Nouvelle-Zélande lorsque le volcan est entré en éruption soudainement en début d’après-midi (heure locale), projetant des cendres et des roches dans les airs, selon la police. Une vingtaine de personnes ont quitté l’île, mais cinq d’entre elles sont décédées depuis. Les autres sont soignées pour des blessures, notamment de graves brûlures. On reste sans nouvelles d’un groupe, d’au moins une dizaine de personnes, toujours piégé sur l’île.

« Nous ne sommes pas sûrs des chiffres exacts et nous ne savons pas s’ils sont en sécurité », a déclaré le commissaire adjoint John Tims. L’activité volcanique rend les opérations de sauvetage sur l’île trop dangereuses alors que la nuit tombe, a-t-il précisé. « L’île est instable, il existe un danger de nouvelle éruption, retourner sur l’île est dangereux pour nous. Je dois prendre en compte la sécurité de notre personnel et des services de secours », a-t-il ajouté.

Eruption volcan Nouvelle-Zélande 09/12/2019

Un volcan en éruption sur l’île de White Island le 9 décembre 2019 (Source : Institute of Geological and Nuclear Sciences LTD/AFP)

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