L’Est de l’Australie asphyxié par la fumée des incendies

Depuis près de trois mois, l’Est de Australie, en proie à de très violents feux de brousse, est noyé dans un épais brouillard de fumées toxiques. Mardi 10 décembre 2019, les mauvaises conditions météo ont aggravé la situation.

L’Est de l’Australie et notamment Sydney étaient recouverts mardi d’un brouillard de fumées toxiques dégagé par les feux de forêts alimentés par des conditions météorologiques « extrêmes ». A Sydney, ville la plus peuplée du pays, ces fumées ont déclenché l’alarme des détecteurs, contraignant les pompiers à aller de bureaux en bureaux, toutes sirènes hurlantes. Les services d’urgence ont répondu en quelques heures à 500 appels automatiques, un chiffre historique, selon Roger Mentha des pompiers des zones rurales de Nouvelle-Galles du Sud.

Une course de yachts a été interrompue par les organisateurs en raison des conditions qualifiées de « trop dangereuses ». « La fumée dégagée par tous les incendies est si importante dans le port qu’on ne voit rien, c’est donc trop dangereux », a déclaré Di Pearson, porte-parole de la Sydney Solas. Beaucoup d’habitants s’étouffaient sous leur masque en raison de l’épaisse fumée âcre. Certaines liaisons en ferries ont été annulées et pendant les récréations, les écoliers ont été confinés à l’intérieur, la pollution dépassant largement des niveaux « dangereux ».

L’Est de l’île-continent est depuis des semaines enveloppé par un nuage de fumée lié aux feux de forêts qui font rage depuis plus de trois mois en raison de le sécheresse. Ce phénomène de fumées toxiques s’est cependant aggravé mardi. « C’est le pire qu’on ait eu, c’est sûr », a affirmé à l’AFP Bruce Baker, 82 ans, un habitant de Gosford, au nord de Sydney, qui a exceptionnellement renoncé à sa promenade matinale en raison de cette pollution. « Ça assèche la gorge. Sans être asthmatique, on le ressent ».

Fumées Sydney 10/12/2019

L’opéra de Sydney dans les fumées toxiques, le 10 décembre 2019 (Source : Reuters).

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