La NASA publie une image sans précédent des phénomènes extrêmes au centre de la Voie lactée

La pandémie de Covid-19 n’a pas eu que de mauvais effets. La preuve aujourd’hui puisqu’elle a offert le temps à des astronomes de travailler à composer une image splendide du cœur de la Voie lactée. Une région qui est le siège de phénomènes d’une extrême violence.

Le cœur de la Voie lactée est une région particulière. D’une beauté époustouflante. Où il se joue des phénomènes extrêmes. Qui influent sur son évolution. Et après pas moins de 20 années d’observation à l’aide de plusieurs instruments, les astronomes nous en proposent aujourd’hui une superbe image composite — s’étendant même au-dessus et en dessous du plan de la galaxie où se trouvent la plupart des étoiles –, superposant pas moins de 370 clichés.

Rappelons qu’étudier le centre de notre Galaxie n’est pas si simple. Même s’il n’est situé qu’à 26.000 années-lumière de notre Système solaire. Notre point de vue est en effet obstrué par une sorte de brouillard très dense de poussières et de gaz. Qui peut toutefois être percé par des instruments comme l’observatoire aux rayons X Chandra. Dévoilant des restes de supernovæ, des trous noirs et des étoiles à neutrons ainsi que toutes sortes de fils de gaz surchauffés et de champs magnétiques intenses.

Centre Voie lactée
Au cœur de la nuit, dans les régions les plus sombres, la Voie lactée se dévoile dans notre ciel, tel un enchantement. Mais son centre reste difficilement observable pour les astronomes. La faute à des nuages de poussières et de gaz qui leur cachent la vue. Aujourd’hui, ils publient tout de même une magnifique image de cette région, fruit d’une année de travail et de 20 années d’observations à l’aide de plusieurs instruments. (Source : NASA/CXC/UMass/Q.D. Wang/NRF/SARAO/MeerKAT)
Lire la suite

Les anomalies magnétiques précédant les séismes enfin expliquées ?

Si la sismologie est aujourd’hui un domaine relativement bien compris, certaines zones d’ombres persistent toujours. C’est le cas du sismomagnétisme, c’est-à-dire l’émergence d’anomalies magnétiques souterraines précédant la survenue d’un tremblement de terre. Connu depuis plusieurs années par les sismologues, ce phénomène restait toutefois inexpliqué. Mais des chercheurs pourraient enfin avoir trouvé une explication.

Au cours des dernières années, les sismologues ont détecté de brèves et subtiles anomalies dans les champs électriques souterrains conduisant à un tremblement de terre, survenant parfois dès quelques semaines avant le séisme. Il est tentant de penser que ces sursauts électromagnétiques pourraient être utilisés pour prédire quand un séisme se produira. Jusqu’à présent, cependant, la cause de ces sursauts n’était pas certaine.

De nouvelles recherches suggèrent que la clé réside dans les gaz qui sont piégés dans ce que l’on appelle une vanne de faille et peuvent s’accumuler avant un tremblement de terre. Ces couches de roche imperméables peuvent glisser à travers une faille, créant efficacement un portail qui bloque l’écoulement des eaux souterraines.

Lorsque la vanne de faille finit par se fissurer et que la pression diminue, du dioxyde de carbone ou du méthane dissous dans l’eau piégée est libéré, augmentant en volume et écartant les fissures dans la faille. Au fur et à mesure que le gaz émerge, il est également électrifié, les électrons libérés par les surfaces fissurées se fixant aux molécules de gaz et générant un courant lorsqu’ils se déplacent vers le haut.

Séisme
Lire la suite

Le réchauffement climatique va augmenter le nombre des tempêtes de sable comme Godzilla

Un énorme panache de poussière d’Afrique transatlantique s’est formé en juin dernier, dégradant considérablement la qualité de l’air sur de vastes zones du bassin des Caraïbes et de la côte du Golfe aux États-Unis. Les chercheurs, qui ont étudié son mécanisme, estiment qu’à l’avenir, le phénomène pourrait arriver plus fréquemment à cause du changement climatique, affectant la santé humaine et nos réseaux de transport.

Pendant deux semaines, du 14 au 28 juin 2020, une tempête de sable en provenance de l’Afrique saharienne a traversé l’océan Atlantique, couvrant ainsi les Caraïbes et le sud-ouest des États-Unis. L’indice de qualité de l’air a atteint des niveaux dangereux pour la santé dans plus de onze États. Elle était 60 à 70 % plus poussiéreuse que la normale, et a été surnommée Godzilla. Cet énorme panache de poussière d’Afrique saharienne été étudié par des chercheurs de l’Université du Kansas, qui ont ensuite publié l’étude dans le Bulletin of the American Meteorological Society.

Le panache de poussière a été déplacé par des courants atmosphériques, et trois modèles de circulation distincts ont régi son chemin. Premièrement, le courant-jet africain d’Est a transporté la poussière du continent vers la région Atlantique. Ensuite, l’anticyclone des Açores, qui est un système à haute pression, l’a amenée dans la région desCaraïbes, d’où elle a été poussée vers les États-Unis par un courant-jet de bas niveau. Pour reconstruire ce trajet, les scientifiques ont utilisé des données satellitaires qui ont été combinées à des relevés de stations de qualité de l’air.

Les tempêtes de sable engendrent des conséquences fâcheuses. Les transports sont affectés par une visibilité réduite qui limite fortement les déplacements. L’environnement lui aussi est impacté : la poussière, si elle est en grandes quantités, peut modifier les précipitations et le climat.

Tempête de sable
Une tempête de sable en Arizona.
Lire la suite

Du benzène, un composé cancérogène, retrouvé dans 78 produits de protection solaire

Comme toutes les autorités veillant au respect de la santé publique, la Food and Drug Administration (FDA) des États-Unis limite les quantités de benzène pouvant être incorporé dans les produits applicables sur le corps ou ingérables jugés indispensables (les médicaments principalement). En effet, le benzène est un hydrocarbure connu pour ses effets cancérogènes chez l’humain. Cependant, une analyse récente de plusieurs centaines de crèmes et sprays solaires a révélé que 78 d’entre eux comportaient du benzène, et certains à des taux plus élevés que la limite autorisée.

Un laboratoire de test indépendant a détecté du benzène, un cancérogène humain connu, dans 78 produits de protection solaire, et demande maintenant à la Food and Drug Administration de rappeler les produits. Le laboratoire en question, Valisure, vérifie la qualité des médicaments et des produits de santé. Récemment, la société a testé près de 300 produits de protection solaire et a constaté que 27% contenaient du benzène.

Quatorze des produits (5%) contenaient du benzène à des niveaux supérieurs à 2 parties par million (ppm), ce qui est la limite recommandée par la FDA pour le benzène dans les produits indispensables qui ne peuvent être fabriqués sans ce dernier. « La présence de ce cancérogène humain connu dans des produits largement recommandés pour la prévention du cancer de la peau et qui sont régulièrement utilisés par les adultes et les enfants est très troublante », déclare David Light, fondateur et PDG de Valisure.

Le benzène est un liquide incolore ou jaune clair qui se forme naturellement mais qui est également produit par les activités humaines. Par exemple, les émissions des automobiles et la combustion du charbon et du pétrole peuvent libérer du benzène dans l’air ; le produit chimique est également utilisé dans la fabrication de certains plastiques, caoutchoucs, colorants, détergents, médicaments et pesticides.

Benzène crèmes solaires
Une analyse récente de plusieurs centaines de crèmes et sprays solaires a révélé que 78 d’entre eux comportaient du benzène, et certains à des taux plus élevés que la limite autorisée.
Lire la suite

Exobiologie : il devrait bien y avoir des volcans au fond de l’océan d’Europe

Les forces de marée autour de Jupiter sont responsables du volcanisme de l’infernale Io. Une étude basée sur des simulations numériques confirme qu’il devrait y avoir aussi des volcans au fond de l’océan global d’Europe, une autre lune de Jupiter. Ces volcans pourraient être associés à des sources hydrothermales où la vie serait apparue et se développerait encore aujourd’hui.

Très peu de temps avant l’arrivée d’une des sondes Voyager aux abords des lunes de Jupiter, Stan Peale, Patrick Cassen et R. T. Reynolds avaient publié en 1979 dans Science un article où ils affirmaient qu’en raison des forces de marée résultant de l’influence de Jupiter, Ganymède et Europe, beaucoup de chaleur devait être produite à l’intérieur de Io.

Cette chaleur provenant de la dissipation de l’énergie mise en jeu dans les déformations de la lune de Jupiter, elle devait engendrer un volcanisme important. De fait, quelques jours après cette publication, en mars 1979, Linda Morabito, alors ingénieur de navigation dans l’équipe de la mission Voyager 1, remarqua un curieux détail sur des photographies prises par la sonde. Tenace, elle décida de s’y intéresser de plus près de sorte que, grâce à son travail, il est plus tard apparu comme la manifestation d’un panache volcanique soufré de 300 kilomètres de hauteur.

La mission Voyager a aussi révélé qu’Europe possédait une banquise globale et mieux, un océan sous cette banquise. La mission Galileo, qui prendra la suite pour étudier plus spécifiquement les lunes de Jupiter et la géante gazeuse en se mettant en orbite autour d’elle de 1995 à 2003, a confirmé ces découvertes et a aidé à conclure qu’il devait également exister des océans d’eau liquide sous la surface de Ganymède et Callisto, les deux autres lunes principales de Jupiter.

Europe Clipper
Cette illustration représente le vaisseau spatial Europa Clipper de la NASA. La mission, qui vise un lancement en 2024, examinera si la lune de Jupiter, Europe, et son océan interne ont des conditions propices à la vie. (Source : NASA/JPL-Caltech)
Lire la suite

Les tempêtes solaires pourraient bientôt constituer une menace pour la Terre

Les éruptions solaires sont des phénomènes relativement courants et cycliques. Elles surviennent à la suite d’une accumulation d’énergie magnétique au niveau de l’équateur solaire. Le problème est que ces éruptions s’accompagnent d’ondes géomagnétiques capables de perturber fortement, voire de paralyser complètement, les transmissions radioélectriques terrestres. Or, le Soleil est entré dans un nouveau cycle éruptif l’année dernière ; ces éruptions pourraient bientôt s’intensifier et menacer réellement la planète.

Les éruptions solaires surviennent de façon cyclique, sur des périodes de 11 ans. L’une de ces éruptions a été observée il y a quelques jours : un intense rayonnement ionisant a atteint la Terre dans l’indifférence générale. Il s’agissait pourtant de la plus forte tempête géomagnétique observée depuis des années ; elle n’a heureusement pas impacté les réseaux électriques. Ce cycle pourrait néanmoins atteindre un pic d’activité en 2025, ce qui inquiète énormément les spécialistes.

Les tempêtes solaires sont classées en différentes catégories (A, B, C, M ou X) selon l’intensité de leur flux énergétique. La première tempête solaire observée, dénommée « événement de Carrington », remonte à 1859 ; elle a généré de très nombreuses aurores polaires (visibles jusque dans certaines régions tropicales !) et a fortement perturbé les télécommunications (via télégraphe électrique à l’époque). Plus récemment, les éruptions d’août 1989 et avril 2001 — toutes deux de catégorie X20 — puis de novembre 2003 (de catégorie X28), demeurent les éruptions les plus puissantes jamais observées.

Le danger est réel. Plusieurs éruptions solaires récentes se sont avérées très problématiques. L’éruption de mars 1989 a par exemple plongé le Québec dans une panne d’électricité sans précédent : il aura fallu neuf heures pour rétablir le courant, et les pertes économiques se chiffraient à l’époque à plusieurs millions de dollars. En juin 2015, une éjection de masse coronale a déclenché une violente tempête géomagnétique perturbant l’ensemble des GPS dans le nord-est des États-Unis. En 2017, une autre tempête solaire a mis à mal les communications radio alors que l’ouragan IRMA sévissait dans les Caraïbes.

Danger tempêtes solaires
Les éruptions pourraient bientôt s’intensifier et menacer réellement la planète.
Lire la suite

Le point sur les médicaments anti-Covid-19 bientôt disponibles

Bientôt, un simple verre d’eau, une pilule à avaler dès l’apparition des symptômes et nous serons soignés contre le Covid-19. Finis l’isolement en cas de contact, ces futurs médicaments agiront également préventivement. Et même sur les variants du coronavirus. Ce n’est pas de la science-fiction, certains projets sont actuellement en essai clinique de phase 3.

Les pharmacies compteront-elles bientôt sur leurs étagères des boîtes de médicaments anti-Covid ? Après les vaccins, les entreprises pharmaceutiques sont sur les rangs pour développer un traitement à avaler simplement chez soi, avec un grand verre d’eau, en cas d’apparition de symptômes. Car même s’il vaut mieux prévenir que guérir, comme le dit le proverbe, savoir guérir reste crucial.

Plusieurs années seront nécessaires afin que les vaccins soient disponibles partout. Et même une fois qu’ils seront largement diffusés, certaines personnes refuseront toujours la piqûre. Enfin, un très petit nombre de personnes vaccinées tombent malgré tout malades.

Des antiviraux existent déjà contre d’autres virus, par exemple le VIH, responsable du Sida, ou celui de la grippe (prescriptions de Tamiflu). Au début de la pandémie, les financements et la recherche se sont concentrés sur le développement des vaccins, expliquant en partie le retard pris pour mettre au point des antiviraux contre le coronavirus.

Médicament anti-Covid-19
Bientôt, le médicament anti-Covid-19 dans nos armoires à pharmacies ?
Lire la suite

Les données satellites auraient sous-estimé le réchauffement climatique pendant des années

Ce n’est malheureusement pas la première étude qui l’affirme : l’ampleur du réchauffement climatique serait en réalité bien pire que ce que suggèrent les données climatiques recueillies jusqu’à présent. De nouveaux travaux de recherche, publiés dans le Journal of Climate, montrent que les mesures satellitaires de la température de la troposphère — la région la plus basse de l’atmosphère — effectuées au cours des 40 dernières années, pourraient être erronées.

Température et humidité sont des variables dites complémentaires ; en d’autres termes, cela signifie qu’elles affichent un comportement étroitement corrélé. Or, des climatologues du Lawrence Livermore National Laboratory (LLNL) ont remarqué que de nombreuses mesures de température et d’humidité utilisées dans les modèles climatiques ne suivaient pas ces lois physiques de base. Concrètement, cela ne peut signifier que deux choses : soit les mesures d’humidité ont été surestimées, soit la température a été sous-estimée.

Pour Ben Santer, climatologue au LLNL, qui a dirigé l’étude, « il est actuellement difficile de déterminer quelle interprétation est la plus crédible ». L’analyse de plusieurs ensembles de données d’observation a néanmoins montré que ces dernières ne coïncidaient pas avec d’autres variables complémentaires, mesurées indépendamment. Et cela concerne notamment les données suggérant les plus petites valeurs de réchauffement…

Pour parvenir à cette triste conclusion, l’équipe a étudié quatre propriétés du changement climatique tropical, chacune étant un rapport de tendances de deux variables complémentaires. Les trois premières propriétés impliquaient les tendances de la vapeur d’eau tropicale : elles ont été comparées aux tendances de la température de surface de la mer (SST), de la température de la troposphère inférieure (TLT) et de la température de la troposphère moyenne à supérieure (TMT). Enfin, la quatrième propriété était le rapport entre les tendances de la TMT et de la SST.

Température troposphère
Les mesures satellitaires de la température de la troposphère effectuées au cours des 40 dernières années, pourraient être erronées (Source : NASA/LLNL).
Lire la suite

Nyiragongo : une catastrophe imminente avec des milliers de morts ?

Le Nyiragongo un volcans dangereux. Les autorités de la République démocratique du Congo, conseillées par les volcanologues, ont lancé l’évacuation d’une bonne partie de la ville de Goma. Les observations font craindre une nouvelle éruption qui pourrait se produire dans le lac Kivu, ce qui pourrait libérer massivement du gaz carbonique tueur.

Les volcanologues et les autorités de la République démocratique du Congo (RDC) s’interrogent sur la fin réelle de l’activité éruptive du stratovolcan qu’est le Nyiragongo. Des phénomènes, comme la forte activité sismique, les fissures dans la ville de Goma et les mesures de déformation du sol dans la région laissent penser qu’elle pourrait reprendre. Mais il est à craindre que, tout comme pour le week-end dernier, aucun signe précurseur n’annonce vraiment l’occurrence d’un épanchement de lave.

Dans le doute, et devant les risques, le principe de précaution s’impose et ce matin, a été ordonnée l’évacuation presque complète de la ville de Goma qui compte 600.000 habitants. En effet, pour expliquer les manifestations qui s’observent déjà, on peut suspecter la présence de mouvements de magma sous la zone urbaine de Goma et sous le lac Kivu.

Nyiragongo
Une vue de la surface du lac de lave du Nyiragongo, il y a quelques années (Source : Olivier Grunewald).
Lire la suite

Le vaccin Pfizer « hautement efficace » contre le variant indien

Jusqu’ici, l’inquiétude se faisait ressentir à travers le monde quant à l’efficacité des vaccins actuels contre le variant indien, plus contagieux que ses prédécesseurs. Enfin, une récente étude portant sur plusieurs milliers d’individus a permis d’obtenir les premiers résultats officiels de terrain, et ils sont très encourageants. Le vaccin Pfizer serait efficace à 88% pour prévenir la maladie symptomatique provoquée par le variant indien, conservant une haute efficacité. Quant au vaccin d’AstraZeneca, également inclus dans l’étude, son efficacité reste stable, avec une protection de 60% contre la maladie symptomatique.

Selon une étude du Public Health England (PHE), deux injections de l’un ou l’autre vaccin confèrent un niveau de protection similaire (respectivement) contre la maladie symptomatique provoquée par le variant indien du SARS-CoV-2 et contre le variant britannique B.1.1.7. Cependant, les deux vaccins n’étaient efficaces qu’à 33% contre la souche indienne (B.1.617.2) trois semaines après la première dose. L’efficacité contre la variante britannique était de 50% après une dose également.

L’analyse, réalisée entre le 5 avril et le 16 mai et portant sur environ 1000 personnes infectées par le variant indien, a révélé que le vaccin Pfizerr-BioNTech (BNT162b2) était efficace à 88% contre la maladie symptomatique deux semaines après l’administration d’une deuxième dose, contre 93% contre la souche britannique. Pour sa part, le vaccin d’AstraZeneca (ChAdOx1) était efficace à 60%, contre 66% contre la variante britannique au cours de la même période.

Concernant le vaccin Moderna, les données n’ont pas été suffisantes pour établir un résultat statistiquement acceptable. Néanmoins, étant donné sa similarité avec le vaccin Pfizer (technologie ARNm), l’on pourrait s’attendre à une efficacité similaire.

Vaccination Inde
Des personnes attendant de recevoir une dose de vaccin (Covishield) à Amritsar, en Inde, où les cas de Covid-19 ont commencé à diminuer (Source : AFP).
Lire la suite