Vers une saison cyclonique 2021 plus intense que la normale en Atlantique Nord ?

Alors que la saison cyclonique 2020 avait été marquée par un nombre record de phénomènes tropicaux dans l’Atlantique nord, les regards se tournent désormais vers l’été dont l’activité cyclonique devrait être à nouveau supérieure aux moyennes. Néanmoins, cette saison 2021 ne devrait pas atteindre les proportions de l’année dernière.

La saison cyclonique dans l’Atlantique Nord s’étend officiellement du 1er juin au 30 novembre, avec un pic d’activité d’août à octobre. Cette année, elle a déjà débuté de façon précoce avec la tempête subtropicale ANA qui s’était formée le 22 mai au nord-est des Bermudes. Rappelons néanmoins qu’il n’est pas rare que des phénomènes tropicaux se forment avant le début officiel de la saison : ainsi, depuis 2015, c’est la 7ème fois que cela se produit, le plus précoce ayant été l’ouragan ALEX en janvier 2016. Pour cette année, les conditions météorologiques sont favorables à une saison active avec en prévision un nombre d’ouragan supérieur à la moyenne, tout en restant bien moins important que l’année dernière, qui avait été « record ».

L’année 2020 figure dans les records d’activité cyclonique, avec 30 phénomènes nommés (tous confondus, de la tempête tropicale aux ouragans), battant le précédent record de l’année 2005 où 28 phénomènes s’étaient formés. Néanmoins, ce grand nombre de phénomène masque une différence avec 2005, avec moins d’ouragans majeurs en 2020 (aucun ouragan de catégorie maximale 5/5). D’autre part, la majorité de ces phénomènes tropicaux est restée en mer, épargnant les îles, alors que la saison 2019, moins active, avait été pourtant marquée par le puissant ouragan DORIAN, qui avait ravagé une partie des Antilles et les Bahamas. En 2020, la liste des noms prévus pour la saison fut même épuisée et pour la seconde fois de l’histoire, après la saison 2005, le NHC (Centre National Américain des ouragans) a dû utiliser l’alphabet grec pour nommer les phénomènes suivants. La saison s’est prolongée jusqu’au 13 novembre. L’ouragan le plus meurtrier de cette saison a été l’ouragan ETA, qui toucha l’Amérique Centrale en catégorie 4/5, faisant plus de 300 morts.

Saison cyclonique 2020
Les trajectoires des 30 tempêtes et ouragans de 2020, la saison la plus active jamais enregistrée.
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Un débris spatial a percuté et endommagé la Station spatiale internationale

Nous le savons, l’orbite terrestre est polluée de débris spatiaux, certains étant bien plus dangereux que d’autres. Cela nécessite donc une surveillance continue de la trajectoire des débris se trouvant sur les mêmes orbites que les satellites ou la Station spatiale internationale. Cependant, certains sont trop petits pour être détectés lorsqu’ils se détachent de l’amas de débris duquel ils sont issus… C’est exactement ce qui vient de se produire et par manque de chance, l’un de ces débris a percuté le bras robotique Canadarm 2 de la Station spatiale internationale.

Chance ou malchance ? Tout dépend sous quel angle on décide de le voir : en effet, le débris aurait pu percuter une section plus vitale de la station, comme une vitre ou du matériel électronique essentiel au fonctionnement des systèmes de survie. De plus, l’instrument est toujours opérationnel selon le premier diagnostic.

L’objet a cependant perforé la couverture thermique et endommagé le bras. Ainsi, cet incident nous rappelle que le problème des débris spatiaux en orbite terrestre basse est une véritable bombe à retardement, qui devient de plus en plus puissante au fil du temps.

Plus de 23 000 objets en orbite basse sont suivis par des équipes spécialisées pour aider les satellites et l’ISS à éviter les collisions, mais ils font tous la taille d’une balle de baseball ou plus. Tout ce qui est en dessous de cette taille est trop petit pour être suivi. En se déplaçant à des vitesses orbitales (plus de 20 000 km/h), ces petits débris peuvent tout de même causer des dommages importants, notamment en perçant des plaques de métal. Les agences spatiales du monde entier sont évidemment conscientes du problème des débris spatiaux, et certaines, dont ClearSpace, travaillant d’arrache-pied pour proposer des solutions de nettoyage orbital.

Débris spatial ISS
Un débris spatial a percuté et endommagé la Station spatiale internationale (Source : NASA/Canadian Space Agency).
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