L’influence des trous noirs galactiques s’étend au-delà de leur galaxie hôte

Les modèles galactiques actuels admettent l’existence de trous noirs supermassifs situés au centre de chaque galaxie de masse suffisante. Depuis plusieurs années, les astrophysiciens étudient et modélisent les effets de ces trous noirs sur leur galaxie hôte ; une composante essentielle à l’évolution des grandes galaxies dans l’Univers. Récemment, une équipe de chercheurs a poussé cette étude hors du centre galactique afin de montrer que l’influence du trou noir s’étend au-delà de la galaxie hôte.

Au cœur de presque toutes les galaxies suffisamment massives se trouve un trou noir dont le champ gravitationnel, bien que très intense, n’affecte qu’une petite région autour du centre de la galaxie. Même si ces objets sont des milliers de millions de fois plus petits que leurs galaxies hôtes, notre vision actuelle est que l’Univers ne peut être compris que si l’évolution des galaxies est régulée par l’activité de ces trous noirs, car sans eux les propriétés observées des galaxies ne peuvent pas être expliquées.

Les prédictions théoriques suggèrent qu’à mesure que ces trous noirs se développent, ils génèrent suffisamment d’énergie pour se réchauffer et chasser le gaz à l’intérieur des galaxies sur de grandes distances. Observer et décrire le mécanisme par lequel cette énergie interagit avec les galaxies et modifie leur évolution est donc une question fondamentale de l’astrophysique actuelle.

Dans cette optique, une étude menée par Ignacio Martín Navarro, chercheur à l’Instituto de Astrofísica de Canarias (IAC), est allée plus loin et a tenté de voir si la matière et l’énergie émises autour de ces trous noirs peuvent altérer l’évolution, non seulement de la galaxie hôte, mais aussi des galaxies satellites qui l’entourent, à des distances encore plus grandes.

Influence trous noirs galactiques
L’influence des trous noirs galactiques s’étend au-delà de leur galaxie hôte (Source : NASA).
Lire la suite

Vers un déclin massif des grands singes dans les 30 ans à venir ?

Les grands singes sont nos plus proches parents du règne animal. Et depuis quelques années, les chercheurs nous alertent : leur survie est menacée. D’autant plus aujourd’hui, car sous la pression des Hommes, leur aire de répartition pourrait subir une perte de plus de 85 % d’ici 2050.

Voilà des années que les chercheurs nous en avertissent : les singes sont en danger d’extinction. La plupart des populations ont déjà commencé à décliner. Et les grands singes n’y échappent pas. Une nouvelle étude menée par la Wildlife Conservation Society (États-Unis) prédit aujourd’hui un déclin massif de l’aire de répartition des gorilles, chimpanzés et bonobos d’Afrique d’ici 2050. En cause : le réchauffement climatique, les changements d’utilisation des terres et la croissance de la population humaine.

L’étude repose sur une base de données spécifique de l’International Union for Conservation of Nature (IUCN), la base Ape Populations, Environments and Surveys. Dites A.P.E.S., en clin d’œil à l’anglais signifiant singes. Elle contient des informations sur les populations de grands singes pour de nombreux sites et collectées depuis 20 ans.

Grands singes menacés
Les bonobos font partie de ces grands singes dont le territoire est gravement menacé.
Lire la suite