Pour la première fois, des astrophysiciens ont cartographié les limites de l’héliosphère

Bien qu’elle soit étudiée depuis des décennies, la structure du système solaire, et notamment son interaction avec le milieu interstellaire, montre encore quelques zones de flou que les astrophysiciens s’efforcent de mieux comprendre. Récemment, et pour la première fois, une équipe de chercheurs a cartographié avec précision les limites de l’héliosphère. Cette carte permettra aux astrophysiciens d’étudier plus en détail les interactions entre le vent solaire et le vent interstellaire.

Pour la première fois, la limite de l’héliosphère a été cartographiée, permettant aux astrophysiciens de mieux comprendre comment les vents solaires et interstellaires interagissent. « Les modèles physiques ont théorisé cette frontière pendant des années. Mais c’est la première fois que nous sommes en mesure de la mesurer et d’en faire une carte en trois dimensions », explique Dan Reisenfeld, chercheur au Laboratoire national de Los Alamos.

L’héliosphère est une bulle créée par le vent solaire, un flux composé principalement de protons, d’électrons et de particules alpha qui s’étend du Soleil dans l’espace interstellaire et protège la Terre des rayonnements interstellaires nocifs. Reisenfeld et une équipe d’autres scientifiques ont utilisé les données du satellite de la NASA Interstellar Boundary Explorer (IBEX) en orbite autour de la Terre, qui détecte les particules provenant de l’héliogaine, la couche limite entre le Système solaire et l’espace interstellaire.

Limites héliosphère
Des astrophysiciens ont cartographié les limites de l’héliosphère (Source : NGSC).
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Le traité de l’Antarctique a 60 ans, mais les experts sont inquiets

Aujourd’hui, les scientifiques le savent. Les régions polaires sont au centre de la question climatique. Et même si peu de personnes ne s’aventurent en Antarctique, nos activités ont des conséquences sur la région. Des conséquences qui, elles-mêmes, ont des implications majeures pour nos sociétés et notre environnement.

Seules les activités pacifiques sont autorisées dans l’Antarctique. Toute explosion nucléaire ou toute élimination de déchets radioactifs y est prohibée. La coopération internationale et la libre disponibilité des résultats de recherche sont encouragées. Aucune revendication territoriale, sur tout ou partie du continent, ne saura être entendue. Ce sont les quatre grands principes du traité de l’Antarctique. Il est entré en vigueur le 23 juin 1961. Il y a près de 60 ans. Et il s’applique depuis à la région située au sud du 60e degré de latitude sud.

Quelques années plus tard, en janvier 1998, le protocole de Madrid est même allé un peu plus loin en matière de protection de l’Antarctique. Il présente la région comme une « réserve naturelle dédiée à la paix et à la science ». Et impose que toute activité y soit menée de façon à limiter les incidences négatives sur l’environnement et les écosystèmes. Mais alors que la 43e réunion consultative du traité de l’Antarctique (RCTA) se tient à Paris du 14 au 24 juin 2021, des spécialistes de la question, issus de diverses disciplines scientifiques, expriment leur inquiétude.

Rappelons qu’autour de l’Antarctique, l’océan Austral est le point de convergence des bassins océaniques du monde entier. Ses dynamiques jouent un rôle majeur dans la régulation du climat et dans les écosystèmes marins au sens large. C’est ainsi qu’il redistribue la chaleur, le sel, l’eau douce et les nutriments tout autour du globe. Mais, depuis quelques années, il se réchauffe. En surface tout comme en profondeur. Et il absorbe du dioxyde de carbone (CO2) de manière disproportionnée.

Traité Antarctique
Du 14 au 24 juin 2021, la 43e réunion consultative du traité de l’Antarctique (RCTA) se tient à Paris. L’occasion pour des spécialistes de la question, issus de diverses disciplines scientifiques, d’exprimer leur inquiétude quant à l’avenir de la région.
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