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Centre de Culture Scientifique Technique et Industrielle de la Guadeloupe

Antibiotiques : les fourmis pourraient nous aider à développer de nouveaux médicaments

La façon dont les insectes combattent les agents pathogènes pourrait fournir des indications pour réduire la résistance aux traitements antibiotiques.

Les fourmis pourront-elles remplacer les médicaments ? Peut-être pas, mais ces insectes produisent naturellement des substances capables de détruire des germes, telles des bactéries ou des champignons.

Les chercheurs ont analysé vingt espèces de fourmis. Au total, douze d’entre elles possèdent des propriétés antimicrobiennes. La taille des fourmis ou des colonies étudiées n’avait pas d’impact sur leur capacité à résister aux microbes. Selon eux, « deux des espèces qui ont démontré la plus forte activité antimicrobienne font partie des plus petites fourmis testées ».

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New Horizons prend la photo la plus éloignée de la Terre !

Depuis son survol de Pluton en juillet 2015, New Horizons continue de s’enfoncer à très grande vitesse dans les contrées lointaines du Système solaire, en direction de 2014 MU69, un objet de la ceinture de Kuiper. Les dernières images que la sonde spatiale nous a envoyées battent les records du cliché le plus éloigné de la Terre jamais réalisée. En très bonne forme, le vaisseau multiplie les records.

New Horizons a réalisé en décembre dernier les photos les plus éloignées de la Terre. Avec ces clichés du groupe de jeunes étoiles « Wishing Well » (NGC 3532, dans la constellation de la Carène) et des objets de la ceinture de Kuiper 2012 HZ84 et 2012 HE85, la sonde spatiale bat le record détenu depuis 27 ans par Voyager 1.

Pour rappel, ce dernier s’était retourné le 14 février 1990 pour prendre un mémorable portrait de famille des planètes de notre Système solaire (une mosaïque de 60 photos). Et parmi elles, la Terre. Une image célèbre et épique surnommée « Pale blue dot » (« point bleu pâle »).

New Horizons & 2014 MU69

Illustration de la sonde New Horizons approchant de la deuxième cible de sa mission, l’objet de la ceinture de Kuiper 2014 MU69 (Source : NASA/JHUAPL/SwRI/Steve Gribben).

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Même en respectant l’accord de Paris, les catastrophes naturelles vont augmenter

Les phénomènes météorologiques extrêmes vont augmenter de manière importante même si les objectifs de l’accord de Paris sont atteints, selon une nouvelle étude.

Des travaux, présentés dans la revue Science Advances le 14 février 2018, ont analysé la probabilité de périodes chaudes, sèches et de pluviosité excessive dans les prochaines années, autant de phénomènes exacerbés par la hausse de la température de la Terre et du niveau des océans. Le changement climatique a déjà un impact : un record a été largement battu en 2017, celui du coût mondial des catastrophes naturelles avec 306 milliards de dollars.

« Ces coûts croissants représentent l’un des nombreux signes du fait que nous ne sommes pas prêts pour le climat d’aujourd’hui, et encore moins pour un degré supplémentaire de réchauffement planétaire », a relevé Noah Diffenbaugh, du Stanford Woods Institute for the Environment. Les engagements des plus de 190 pays signataires de l’accord de Paris de 2015 devraient limiter la hausse mondiale du thermomètre entre deux et trois degrés Celsius par rapport à l’ère pré-industrielle.

Thomas Fire Californie

Le « Thomas Fire », incendie le plus destructeur jamais survenu en Californie, a sévi en décembre près de Montecito (Source : AFP).

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Supervolcan Toba : son éruption, finalement, ne semble pas avoir causé de catastrophe

La dernière éruption du supervolcan Toba, il y a environ 73.000 ans, est accusée d’avoir provoqué un hiver volcanique dévastateur, qui aurait anéanti nos ancêtres. Or, en faisant parler des restes végétaux fossilisés dans les sédiments du lac Malawi, des chercheurs mettent à mal cette théorie catastrophiste.

Les impacts que la terrible éruption du supervolcan Toba a pu avoir à l’époque sur le climat et les espèces vivantes font encore débat. Pour apporter des éléments de réponse, des chercheurs de l’université d’Arizona ont étudié les sédiments du lac Malawi, dans l’est africain, en quête d’indices fossiles.

Les résultats de leur recherche, publiés dans le Journal of Human Evolution, indiquent que la végétation de basse altitude n’a pas vraiment été affectée par l’éruption. L’évènement n’aurait donc pas provoqué d’hiver volcanique et, par conséquent, les populations d’Afrique de l’Est, berceau de l’humanité, sont restées sauves.

La dernière éruption du supervolcan Toba, 73.000 ans plus tôt (à plus ou moins 4.000 ans près), à l’origine de la théorie de la catastrophe de Toba était, sans conteste, d’une violence inouïe. En témoigne l’étendue de la caldeira laissée par la catastrophe, aujourd’hui comblée par le lac Toba, le plus grand lac volcanique du monde, situé sur l’île de Sumatra, en Indonésie.

Lac Toba Indonésie

Lac Toba en Indonésie.

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Plutôt que de couler, un archipel du Pacifique s’agrandit

L’archipel des Tuvalu, minuscule nation du Pacifique longtemps considérée comme vouée à une disparition prochaine à cause du réchauffement climatique, est en fait en train d’accroître son territoire, selon une nouvelle étude publiée vendredi.

L’Université d’Auckland a passé au crible les changements dans la géographie des neuf atolls coralliens qui constituent les Tuvalu ainsi que 101 îles entre 1971 et 2014, en se servant de photographies aériennes et d’images satellite. Durant cette période, huit atolls et les trois quarts des îles se sont agrandis. La surface terrestre s’est accrue de 2,9% alors même que le niveau de la mer montait deux fois plus que la moyenne mondiale.

Pour Paul Kench, co-auteur de l’étude parue dans le journal Nature Communications, celle-ci contredit l’idée que les îles de basse altitude seraient englouties par la montée des eaux due au réchauffement. « Nous avons tendance à voir les atolls du Pacifique comme des terres statiques qui seront tout simplement inondées par la hausse du niveau de la mer mais il y a de plus en plus de preuves que ces îles sont géologiquement dynamiques et en train de changer constamment », a-t-il déclaré.

Atoll Funafuti

Funafuti, atoll des Tuvalu dans le Pacifique, où vivent près de la moitié des habitants de l’archipel (Source : AFP)

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Des milliards de virus et de bactéries pleuvent sur Terre chaque année

Des milliards de virus et de bactéries voyagent dans l’atmosphère avant de tomber sur Terre, raison pour laquelle un même virus peut apparaître à deux endroits très éloignés.

Il y a des virus et des bactéries dans le sol, dans l’eau, mais aussi très haut dans l’atmosphère. Chaque jour, des centaines de millions de ces microbes tombent sur Terre, selon une étude publiée dans la revue scientifique International Society for Microbial Ecology Journal. Et certains survivent suffisamment longtemps pour parcourir de grandes distances, ce qui pourrait expliquer comment des virus et des bactéries quasiment identiques apparaissent presque au même moment à des endroits du globe très éloignés.

On savait déjà qu’il « pleuvait » des virus. De précédentes recherches menées par le Service des forêts des États-Unis, une agence du département de l’Agriculture, avaient déjà établi que plus d’un billion [un million de million] de virus par mètre carré de pluie tombaient chaque année sur Terre. Mais ce nombre était jusqu’ici largement sous-estimé, comme le démontre cette dernière étude, souligne Science Alert.

« Plus de 800 millions de virus par mètre carré se déposent juste au-dessus de la couche limite atmosphérique [partie de l’atmosphère en contact avec le sol] », explique l’un des auteurs de l’étude, Curtis Suttle, virologue à l’Université de la Colombie-Britannique. Soit environ 25 virus par personne rien qu’au Canada. »

Virus atmosphère

Les virus, propulsés dans l’atmosphère par des tempêtes de poussières ou encore les brumes des océans, peuvent voyager plusieurs milliers de kilomètres avant de retomber (Source : AFP).

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La surprenante comète C/2016 R2 Panstarrs en images

Avec sa longue chevelure bleue et une activité croissante, la comète C/2016 R2 séduit les astronomes amateurs et les astrophotographes du monde entier. Une comète décidément pleine de surprise et très photogénique. En voici quelques portraits.

Une très belle comète se promène en ce moment dans le Système solaire interne. Nommée C/2016 R2 Panstarrs — on peut aussi l’appeler R2 pour faire court —, elle a été découverte par le télescope Panstarrs (Panoramic Survey Telescope and Rapid Response System) à Haleakalā, Hawaï, le 7 septembre 2016.

L’astre glacé vient de si loin, dans les confins de notre système planétaire, qu’il lui faut plus de 10.000 ans pour faire le chemin jusqu’à notre étoile. Selon la NASA, sa période orbitale est de 20.228 ans. Il faudra donc patienter autant d’années pour la voir à nouveau… enfin, si elle survit à cette incursion dans le quartier le plus chaud du Système solaire.

Comète C/2016 R2

La comète C/2016 R2.

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