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Centre de Culture Scientifique Technique et Industrielle de la Guadeloupe

La campagne de vaccination contre la dengue de Sanofi suspendue

Les Philippines ont subitement suspendu la vente et la distribution du vaccin contre la dengue de Sanofi, susceptible d’aggraver la maladie chez ceux jamais infectés auparavant.

Les Philippines ont suspendu le 5 décembre 2017 la vente et la distribution du vaccin contre la dengue de Sanofi, après que le groupe français eut prévenu la semaine dernière qu’il pourrait aggraver la maladie chez les personnes jamais infectées auparavant. L’archipel avait gelé le 1er décembre la campagne publique de vaccination qui a vu plus de 733.000 écoliers recevoir le vaccin Dengvaxia, la première campagne du genre dans le monde.

Le gouvernement a désormais élargi cette suspension aux relations individuelles entre patients et praticiens. « Que le vaccin soit utilisé dans le cadre du programme de santé publique ou par un médecin du privé, c’est le même produit qui a été autorisé. Tout le monde est concerné par le rapport de la FDA » , a déclaré à l’AFP le secrétaire d’Etat à la Santé Gerardo Bayugo. L’Agence philippine des produits alimentaires et des médicaments (FDA), qui dépend du ministère de la Santé, a fait savoir qu’elle avait fait retirer le vaccin du marché pour « protéger le public ».

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Voyager 1 : la Nasa rallume des propulseurs éteints depuis 37 ans !

Voyager 1, qui vient de fêter les 40 ans de son lancement, poursuit à grande vitesse sa route vers les frontières du Système solaire et au-delà. Des ingénieurs ont réussi à remettre en marche des propulseurs de la sonde spatiale qui n’avaient pas fonctionné depuis son survol de Saturne, en novembre 1980.

Partie de la Terre il y a exactement 40 ans et trois mois, la sonde spatiale Voyager 1 continue d’avancer vite, très vite (17 km/s par rapport au Soleil) dans l’espace interstellaire, au-delà de la bulle de vent solaire qui enveloppe le Soleil. Actuellement à 21,1 milliards de kilomètres (141 fois la distance entre la Terre et le Soleil, un record), le vaisseau demeure néanmoins dans l’aire d’influence gravitationnelle de l’étoile près de laquelle il fut fabriqué au cours des années 1970. L’engin franchira les limites du Système solaire dans quelques millénaires et passera à environ 1,6 année-lumière de Gliese 445 (AC+79 3888) (une étoile dans la constellation de la Girafe) dans… 40.000 ans !

Chargée de survoler Jupiter puis Saturne, la sonde qui s’est envolée trois semaines après sa jumelle Voyager 2, continue de communiquer avec la Terre. La NASA qui lui prédisait de fonctionner au moins jusqu’en 2020 a désormais bon espoir de la prolonger de deux à trois ans. En effet, suite à des problèmes rencontrés avec des propulseurs de contrôle d’attitude, une équipe de spécialistes à la recherche de solutions alternatives s’est intéressée à un autre ensemble de propulseurs qui, eux, n’avaient pas fonctionné depuis… 1980.

Voyager 1

Voyager 1

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Ce que les yeux de la coquille Saint-Jacques ont en commun avec le télescope

Dans les 200 yeux de la coquille Saint-Jacques (Pecten maximus), on ne trouve pas de cristallin, mais des miroirs. Une bizarrerie qui évoque la conception optique des grands télescopes actuels !

Regardez-moi dans les yeux. Oui, mais lesquels ? Car la coquille Saint-Jacques (ou Pecten maximus de son petit nom scientifique) en possède jusqu’à 200, situées en bordure de sa coquille. D’un diamètre de quelques millimètres à peine, il s’agit en fait de multiples miroirs concaves qui réfléchissent la lumière vers la rétine de l’animal, plutôt que de deux lentilles biologiques comme chez l’homme. En cela, ils ressemblent beaucoup à nos télescopes ! C’est à leur fonctionnement optique étonnant que s’est intéressée une étude publiée dans la revue Science.

La plupart des animaux ont, comme les humains, un cristallin, qui est une lentille naturelle faisant converger la lumière vers la rétine, située à l’arrière de l’œil, et dont les tissus sont photosensibles. Mais ce n’est pas une norme dans le règne animal ! Certaines espèces, comme les homards ou les coquillages, déploient un autre système optique, où les yeux multiples représentent en fait autant de miroirs. Dans le cas de la coquille Saint-Jacques, ces yeux millimétriques sont recouverts d’une mosaïque formée de plusieurs couches de cristaux cubiques de guanine. C’est aussi ce même composé sous forme cristalline qui est par exemple ajouté aux peintures métallisées (ou aux vernis à ongles) afin de leur conférer leur aspect brillant.

Yeux coquille Saint-Jacques

Les yeux de la coquille Saint-Jacques, Pecten maximus (Source : Haven Diving Services).

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Gaia sur la piste de la matière noire

La galaxie naine du Sculpteur serait bien gorgée de matière noire. Des mesures réalisées à douze ans d’intervalle, par Hubble et Gaia, le confirment. La répartition de cette matière noire serait en accord avec les prédictions des modèles utilisés en cosmologie.

La matière noire reste insaisissable dans les détecteurs du LHC comme dans ceux qui sont enterrés (Xenon ou Lux par exemple). Les astrophysiciens n’ont cependant pas de raisons d’abandonner cette hypothèse parce que sans elle, il n’est pas possible, actuellement en tout cas, d’expliquer la naissance des galaxies et les caractéristiques du rayonnement fossile présentes dans les observations de Planck. Une modification des équations de la théorie de la gravitation respectant les exigences de la théorie de la relativité pourrait peut-être rendre compte de ces observations. Mais personne n’est encore arrivé à faire cela dans le cadre de la théorie Mond, qui semble mieux fonctionner que la théorie de la matière noire à l’échelle des galaxies.

Il est peut-être possible de départager les deux hypothèses en introduisant de nouvelles particules ou en modifiant les lois de la gravitation (faut-il faire les deux ?). Pour ce faire, il faut s’appuyer sur des mesures suffisamment précises des mouvements d’un très grand nombre d’étoiles dans la Voie lactée. C’est précisément ce que fait depuis quelques années le satellite Gaia, de l’ESA. Les premiers résultats commencent à tomber, comme le montre un article récemment déposé sur arXiv par des astronomes du Kapteyn Astronomical Institute, aux Pays-Bas, qui ont également utilisé des observations du télescope Hubble.

Satellite Gaia

Le satellite Gaia est au point de Lagrange L2 du système Terre-Soleil, pour cartographier la Voie lactée comme jamais aucun télescope spatial ne l’a fait (Source : ESA).

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Parmi les animaux vivants, l’éponge de mer est notre plus vieil ancêtre

Les éponges de mer sont bien la plus ancienne lignée de tous les animaux vivant sur la planète et donc notre plus vieil ancêtre, montre une étude qui devrait mettre fin à l’un des débats scientifiques les plus passionnés.

Les éponges de mer sont bien la plus ancienne lignée de tous les animaux vivant sur la planète, ont conclu des chercheurs dans une étude publiée le 30 novembre 2017 dans Current Biology. De récentes analyses génomiques avaient menées à plusieurs conclusions laissant les scientifiques perplexes et incapables de trancher la question de savoir qui, des éponges ou des cténophores, des organismes marins carnivores transparents plus complexes morphologiquement, étaient le plus ancien de nos ancêtres, expliquent ces chercheurs.

Mais une nouvelle étude menée par le professeur David Pisani de la faculté des sciences biologiques et de la Terre de l’Université de Bristol (Royaume-Uni) a pu déterminer avec un bon degré de certitude que les éponges étaient bien le plus ancien animal vivant. Les scientifiques ont recouru à des techniques statistiques de pointe (Posterior Predictive Analyses) pour tester la validité des modèles sur l’évolution des organismes couramment utilisés en phylogénétique pour étudier l’évolution des premiers animaux.

Eponges

Les chercheurs ont constaté que leurs modèles favorisaient les éponges pour être à la base de l’arbre généalogique de tous les animaux de la Terre (Source : AFP).

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Volcans : les superéruptions plus fréquentes que prévu

Les superéruptions volcaniques, qui rejettent des milliards de tonnes de cendres dans l’air, peuvent menacer notre civilisation. Le laps de temps qui sépare deux superéruptions serait plus court que ce que les scientifiques pensaient jusqu’à présent.

Les superéruptions volcaniques sont susceptibles de se produire plus fréquemment qu’on ne le pensait, affirme une étude basée sur des données statistiques. Une équipe de l’université d’Oxford (Royaume-Uni) a en effet calculé que le laps de temps estimé entre deux superéruptions serait en moyenne d’environ 17.000 ans. « C’est substantiellement plus court que les estimations précédentes », souligne cette étude parue mercredi dans la revue Earth and Planetary Science Letters.

Cela « indique que les volcans représentent pour notre civilisation humaine un risque plus grand qu’on ne le pensait », ajoute le texte. Les précédentes estimations de fréquence de ces cataclysmes, réalisées en 2004, considéraient que les superéruptions se produisaient en moyenne tous les 45.000 à 714.000 ans, indique Jonathan Rougier, professeur de sciences statistiques à l’université d’Oxford et principal auteur de l’étude.

« Nous avons réévalué cet intervalle que nous situons désormais entre 5.000 et 48.000 ans, la fréquence la plus probable étant de 17.000 ans », ajoute-t-il. Les superéruptions sont donc « beaucoup plus fréquentes qu’on ne le pensait précédemment tout en restant très rares », déclare ce chercheur à l’AFP.

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La foudre serait capable de déclencher des réactions nucléaires en plein ciel

Un orage survenu sur les côtes du Japon en février dernier l’a révélé : la foudre peut être à l’origine de réactions nucléaires. Des scientifiques nippons ont détecté des rayons gamma au cours de l’épisode météo, qui sont les signatures de telles interactions.

Alors qu’elles jettent des éclairs tout au travers du ciel depuis des millénaires déjà, les colères de Zeus semblerait même désormais s’apparenter à une guerre nucléaire. Une étude publiée par des chercheurs japonais dans la revue Nature révèle en effet que certains nuages d’orage sont le siège de multiples réactions à l’origine de particules radioactives.

Les origines de la découverte remontent à un évènement météorologique survenu le 6 février 2017. Au cours de cette journée, un orage a zébré le ciel des côtes de la mer du Japon. De tels caprices de la nature y sont fréquents en hiver. Les détecteurs de radiations de la centrale nucléaire de Kashiwazaki-Kariwa, à Niigata, ville côtière au centre de l’archipel, ont alors capté d’étonnants signaux : une série d’émissions de rayons gamma.

Les scientifiques se sont aussitôt attelés à analyser les enregistrements. Ils ont découvert trois pics de rayons gamma, émis juste après un éclair. Le premier a duré moins d’une milliseconde, le deuxième, pour sa part, s’est étalé sur plusieurs dizaines d’entre elles et a représenté ce que les chercheurs appellent un sursaut gamma, sorte de rémanence de son prédécesseur. Le troisième pic de rayon s’est quant à lui prolongé près d’une minute.

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