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Centre de Culture Scientifique Technique et Industrielle de la Guadeloupe

Dans l’océan, des poissons prennent les déchets plastiques pour de la nourriture

Selon une nouvelle étude, le plastique colonisé par des bactéries et des algues produit désormais des odeurs qui conduisent des poissons à les ingérer volontairement.

De nombreuses espèces de poissons de mer avalent des débris de plastique. Mais une nouvelle forme de danger les menace, révèlent des chercheurs américains dans une étude parue ce mercredi dans la revue britannique Proceedings B of the Royal Society.

Alors que jusqu’ici on pensait que les poissons avalaient du plastique par accident, on apprend désormais qu’ils le recherchent, car, colonisés par des bactéries et des algues, ces déchets plastiques produisent désormais des odeurs attirantes pour la faune des océans. Or, l’ingestion de plastique peut être mortelle. Elle peut aussi conduire à une accumulation de substances toxiques tout au long de la chaîne alimentaire, chaque prédateur se nourrissant de proies qui en contiennent.

Dechets plastiques sud du Liban

Une plage au sud du Liban (Source : Reuters).

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Les effets sur la santé d’une éclipse solaire

En l’absence d’éblouissement, il est tentant de jeter un œil à une éclipse de Soleil, même sans protection. Ce serait une grave erreur qui pourrait vous coûter la vue.

L’avertissement est sérieux. Observer l’éclipse de Soleil (comme celle du 21 août 2017) sans protection pourrait bien être la pire chose qu’il vous arriverait de l’année, voire de votre vie. Cette option doit dès maintenant être éliminée car elle comporte des risques très importants pour votre vue, que vous pourriez tout simplement perdre.

Voici l’essentiel à savoir : il ne faut jamais regarder une éclipse de Soleil directement sans protection adéquate et dûment homologuée par un marquage CE. S’il est important d’insister là-dessus, c’est que lorsque le Soleil est éclipsé par la Lune, il est justement plus facile de focaliser son regard dessus, sans être ébloui. Pour autant, les rayons ultraviolets (UV) et infrarouges, invisibles, mais extrêmement nocifs pour les yeux, parviennent bien jusqu’à nous. Autrement dit, il est presque plus dangereux de regarder une éclipse que le Soleil lui-même car on ne sent finalement pas de gêne à le faire. Or quelques minutes voire quelques secondes suffisent à occasionner des lésions oculaires irréversibles, même s’il peut se passer quelques heures avant qu’elles se fassent ressentir.

Lunettes éclipse

Lunettes de protection

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La fonte des glaces du Groenland va s’accélérer

Les glaces du Groenland devraient fondre plus rapidement dans les prochaines années, malgré un récent ralentissement, ont prévenu mercredi des scientifiques s’appuyant sur une découverte dans la façon dont les glaciers se déplacent.

Le Groenland contient assez de glace pour faire augmenter le niveau des océans de sept mètres, si elle devait disparaître totalement. Selon les travaux dont les conclusions sont parues dans la revue Science Advances, ces glaciers se déplacent plus rapidement sur les sédiments que sur la roche dure.

Ce qui signifie qu’avec le réchauffement de la planète, le déplacement de la glace va probablement s’accélérer car la couche de sédiments va devenir plus fragile, plus humide et plus glissante. « Le pourtour du Groenland a de nombreux glaciers de sortie qui agissent comme de rapides tapis roulants pour la glace. Des milliers de lacs de surface agissent comme des robinets déversant de l’eau fondue à la base de la glace, la transformant en baignoire glissante », a relevé Bernd Kulessa, scientifique au College of Science de l’université britannique de Swansea.

Groenland

Groenland

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L’étoile Trappist-1 est-elle trop vieille pour abriter de la vie ?

L’étoile Trappist-1 serait bien plus vieille que prévu : elle ne serait pas âgée de 500 millions d’années mais de 5,4 à 9,8 milliards d’années ! Cette découverte pourrait être lourde de conséquences en ce qui concerne l’habitabilité de ses sept planètes.

Depuis la découverte, il y a quelques mois, de sept exoplanètes rocheuses de taille équivalente à celle de la Terre autour de Trappist-1 (la NASA parle des « sept merveilles »), les astronomes n’ont de cesse de s’interroger : certaines d’entre elles sont-elles vraiment habitables ? Trappist-1e, f et g sont en effet toutes les trois dans la région tempérée de leur étoile. Aussi, si chacune possède une atmosphère, et aussi de l’eau, il est permis de penser qu’elles abritent de la vie…

Seulement, il est encore trop tôt pour le savoir — de nouvelles observations avec Hubble, Spitzer et bientôt avec le James Webb Space Telescope (son lancement est prévu fin 2018) sont attendues pour affiner les premiers aperçus de ces mondes. Le principal obstacle, comme l’ont souligné des chercheurs, est que Trappist-1 est une naine rouge (environ 8 % de la masse de notre Soleil) dont les fréquentes colères (éruptions), en dépit de sa petite taille — elle est aussi grosse que Jupiter —, sont capables de lacérer l’atmosphère des planètes qui l’entourent (la plus éloignée, Trappist-1h, est à un sixième de la distance entre le Soleil et Mercure). Bref, il y a des raisons d’être pessimiste quant aux chances de trouver des formes de vie sur ces mondes qui, de surcroît, présentent tous, vraisemblablement, toujours la même face à leur soleil (rotation synchrone).

Toutefois, l’enquête est loin d’être terminée et une équipe vient de montrer dans un article à paraître dans The Astrophysical Journal que Trappist-1 n’est, en réalité, pas aussi jeune qu’on le croyait. Des informations qui ne sont pas sans conséquence. Alors, bonne ou mauvaise nouvelle ?

Système Trappist-1

Vue d’artiste des différentes exoplanètes qui constituent le système Trappist-1 (Source : NASA/JPL-Caltech).

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Antarctique: la découverte d’une nouvelle zone sismique inquiète les scientifiques

L’éruption des volcans pourrait provoquer une importante fonte des glaces dans cette région déjà touchée par le réchauffement climatique.

C’est la plus grande région volcanique au monde. Des scientifiques ont mis au jour près d’une centaine de nouveaux volcans, à l’ouest de l’Antarctique, selon le Guardian. Des chercheurs de l’Université d’Edimbourg ont identifié 91 volcans plus de deux kilomètres sous la surface de la glace.

Selon les géologues, la découverte de cette nouvelle région pourrait devenir la région sismique la plus importante au monde, devançant celle d’Afrique de l’Est.

Mont Erebus

Le mont Erebus culmine à 3.794 mètres d’altitude.

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Des fenêtres qui se teintent sur commande

Ce nouveau prototype est plus efficace et durable que les précédents. Il est encore limité par sa taille qui n’excède pas 25 centimètres carré.

Les ingénieurs de l’Université de Stanford ont développé des fenêtres dynamiques qui peuvent passer de transparentes à opaques, et inversement, en moins d’une minute. Ce ne sont pas les premiers dispositifs capables de faire varier leur transparence mais ces nouveaux verres affichent des performances bien meilleures qu’auparavant.

Il ont l’avantage de conserver leur transparence au fil des utilisations et, en mode « sombre », ils bloquent jusqu’à 95% de la luminosité naturelle. En mode « clair », les fenêtres laissent passer 80% des rayons lumineux sans leur donner une teinte bleutée comme c’est le cas avec d’autres modèles.

Opacité fenêtre électricité

Cette photo montre un prototype de fenêtre intelligente dont l’opacité varie en fonction de l’électricité (Source : Yue et al.).

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Le champ magnétique lunaire aurait duré bien plus que prévu

Les roches lunaires gardent en mémoire le champ magnétique de notre satellite naturel. De nouvelles analyses montrent que ce champ aurait duré au moins deux milliards d’années, soit bien plus que prévu.

Que la Lune soit née suite à une collision entre la Terre et une planète de la taille de Mars baptisée Théia ou bien qu’elle soit issue de l’impact de plus petites planètes survenu il y a environ 4,5 milliards d’années, elle a dû hériter d’un réservoir de chaleur interne. Ce dernier devait provenir aussi bien d’un stock d’éléments radioactifs que de la conversion de l’énergie gravitationnelle d’accrétion en chaleur. Mais, contrairement à la Terre, ce stock s’est déjà épuisé. Ainsi, la Lune est désormais un monde mort, où tout volcanisme actif semble avoir disparu et où aucune dynamo produite par des mouvements de convection dans un cœur de fer liquide ne semble plus pouvoir générer un champ magnétique.

Toutefois, en cherchant à reconstituer l’histoire de notre satellite grâce à l’héritage des missions Apollo, les planétologues repoussent de plus en plus loin dans le temps la fin de l’activité lunaire : des volcans y étaient peut-être encore en éruption il y a 18 millions d’années et les bornes sur la présence d’un champ magnétique lunaire conséquent sont de plus en plus jeunes. En voici un nouvel exemple avec un article publié dans Science Advances, notamment par des chercheurs du MIT qui ont compulsé les archives magnétiques lunaires présentes dans un échantillon de roche ramené par la mission Apollo 15.

Cela fait des années déjà que Benjamin Weiss fouille ces archives lunaires. La dernière d’entre elles provenait de la mission Apollo 11 (voir article ci-dessous). La tâche n’est pas aisée car les mémoires magnétiques s’enregistrent à partir de roches chauffées qui se refroidissent : elles s’aimantent en dessous d’une certaine température en fossilisant l’orientation et l’intensité du champ dans lequel elles sont plongées. Le phénomène est bien connu sur Terre car il a permis de découvrir les fameuses inversions magnétiques. Or, la fin précoce d’une forte activité volcanique sur la Lune signifie aussi une baisse précoce de l’enregistrement du champ magnétique lunaire. En effet, les laves crachées par les volcans se sont faites de plus en plus rares avec le vieillissement de la Lune.

Champ magnétique Lune

Une vision d’artiste de l’intérieur de la Lune alors que son cœur liquide était encore en mouvement, générant un champ magnétique (Source : Hernán Cañellas).

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