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Centre de Culture Scientifique Technique et Industrielle de la Guadeloupe

La tempête tropicale Ophelia a fait deux morts en Irlande

L’Irlande a ordonné la fermeture de toutes les écoles lundi en prévision de l’arrivée de l’ouragan Ophelia, le plus important jamais enregistré aussi loin à l’est dans l’océan Atlantique.

L’ouragan Ophelia s’est transformé en tempête «post-tropicale» mais reste «puissant» lundi, à l’approche de l’Irlande et du Royaume-Uni, selon les dernières prévisions du Centre américain des ouragans (NHC). Ces deux pays pourraient subir «un impact direct provoqué par le vent et la forte pluie, mais aussi par des conditions maritimes dangereuses», a précisé le NHC, basé à Miami (Floride).

Alors que la tempête balaie les côtes sud du pays, l’Irlande doit faire face à ses premières pertes humaines. Lundi, une femme d’une cinquantaine d’années est morte à cause de la chute d’un arbre sur sa voiture. Selon RTE, la chaîne publique irlandaise, la conductrice était seule le véhicule et est décédée sur le coup. L’accident a eu lieu dans le comté de Waterford. Une septuagénaire a également été blessée dans le village d’Aglish, près du lieu de l’accident.

Les autorités ont également annoncé la mort d’un homme d’une trentaine d’années, qui a succombé aux blessures provoquées par la tronçonneuse qu’il utilisait pour dégager un arbre couché par la tempête, dans la ville de Cahir (sud).

Ophelia Irlande

Passage d’Ophelia sur l’Irlande (Source : NOAA)

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Le cœur du Soleil tourne sur lui-même en une semaine

Pour la première fois, la vitesse de rotation du cœur du Soleil a été mesurée avec une excellente précision. Un résultat rendu possible par la détection des modes de gravité traversant l’étoile.

Une semaine. C’est le temps mis par le cœur du Soleil pour faire un tour sur lui-même. Depuis plusieurs années déjà, les astrophysiciens supposaient que la vitesse de rotation du cœur de l’astre était plus élevée que celle de sa surface, mais cet écart n’avait pas été quantifié. C’est maintenant le cas : le cœur du Soleil tourne sur lui-même environ quatre fois plus vite que ses couches externes. Ce résultat est présenté par une équipe de chercheurs menée par le Français Éric Fossat.

Lorsqu’il est impossible de mesurer directement une certaine propriété, comme ici la vitesse de rotation du noyau solaire, on gagne souvent à utiliser l’approche des « problèmes inverses » : en observant les effets, on tente de déterminer les causes.

Deux principaux types d’ondes se propagent dans le Soleil : les ondes acoustiques et les ondes de gravité. Les deux correspondent à une oscillation de la matière, mais les premières sont liées à des forces de pressions résultant des mouvements de convection sous la surface, tandis que les seconds sont le fruit d’une opposition entre forces de pesanteur et poussée d’Archimède.

Soeil & SOHO

Illustration de Soho superposée à une image de notre étoile prise par le satellite le 14 septembre 1999 avec l’instrument EIT (Extreme-ultraviolet Imaging Telescope). (Source : SOHO/ESA/NASA/ATG medialab)

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L’éolien offshore pourrait-il couvrir les besoins en énergie de l’humanité ?

Selon deux chercheurs, l’efficacité d’éoliennes installées au milieu de l’océan serait bien plus élevée qu’à terre. L’océan Atlantique nord semble un bon endroit : des fermes géantes placées là pourraient en effet couvrir les besoins de l’humanité. Le calcul est théorique mais montre l’intérêt de l’éolien offshore.

En mer, les vents sont plus forts qu’à terre car l’air ne rencontre pas d’obstacles. La cause est entendue mais deux chercheurs, Anna Possner et Ken Caldeira (département Global Ecology, Carnegie Institution for Science, Stanford, États-Unis) estiment qu’au large, la différence est plus grande encore qu’on l’imagine.

Leur travail est théorique et repose sur une comparaison entre la production de fermes éoliennes, réelles, du Kansas et celle, simulée, d’installations au milieu de l’océan Atlantique nord. Selon eux, comme ils l’écrivent dans un article paru dans les Pnas, un parc d’éoliennes ralentit davantage les vents sur terre qu’en mer. La raison en est que, d’après leur modèle, l’atmosphère injecte plus facilement de l’énergie dans les basses couches au-dessus de l’océan que sur un continent.

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Un anneau pour la planète naine Haumea

Comme Saturne, la planète naine Haumea est dotée d’un anneau qui vient d’être repéré grâce à une observation multisites.

Les anneaux, qu’on pensait être l’apanage des planètes géantes, se démocratisent : pour la première fois, des astronomes en ont débusqué un très dense autour d’une planète naine qui orbite à près de 8 milliards de kilomètres du Soleil, au-delà de Neptune. « Notre découverte prouve qu’il y a beaucoup plus de diversité et d’imagination dans le système solaire qu’on ne le pensait », explique à l’AFP Bruno Sicardy, astrophysicien à l’Observatoire de Paris et coauteur d’une étude publiée mercredi dans la revue Nature.

Le système solaire contient huit planètes : Mercure, Vénus, la Terre, Mars, Jupiter, Saturne, Uranus et Neptune – dont les quatre dernières sont qualifiées de géantes – et cinq planètes naines, Pluton, Cérès, Eris, Makemake et Haumea. On a longtemps cru que les anneaux étaient l’attribut exclusif des quatre planètes géantes. Les plus célèbres sont ceux de Saturne, visibles dans le ciel nocturne. Mais Haumea vient de dévoiler le sien devant pas moins de 12 télescopes. L’heureuse propriétaire est une des planètes naines qui peuplent les tréfonds du système solaire dans la ceinture de Kuiper. Découverte en 2004, elle orbite à près de 8 milliards de km du Soleil, au-delà de Neptune.

La petite Haumea est un des corps les plus rapides du système solaire, effectuant une rotation complète en moins de quatre heures. Et « en tournant très vite sur elle-même, elle s’est allongée », explique Bruno Sicardy, prenant la forme d’un cigare de 2.320 km de long. Cherchant à en savoir un peu plus sur ce curieux corps céleste, l’un des plus gros de la ceinture de Kuiper, une équipe européenne avait calculé que Haumea passerait devant une étoile le 21 janvier 2017.

Planète naine Haumea

Vue d’artiste de l’astéroïde Haumea et de son anneau (Source : IAA-CSIC/UHU).

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Bon anniversaire à la seconde « atomique »

Depuis le 13 octobre 1967, la définition internationale de la seconde, qui permet de mesurer l’écoulement du temps, est déconnectée de la durée du jour terrestre.

Depuis toujours, pourrait-on dire, l’homme s’est reposé sur le mouvement des astres pour mesurer l’écoulement du temps. C’est ainsi que la seconde s’est tout naturellement définie à la fin du XIXe siècle par rapport à la durée du jour terrestre comme sa 86.400e partie (1/60e de minute, elle-même le soixantième d’une heure qui représente 1/24e de jour).

Mais le développement d’outils de mesure de plus en plus précis, à commencer par l’horloge à quartz, a montré que le jour terrestre n’était pas aussi « stable » qu’on le pensait. La seconde a donc été définie en 1960 comme la 31 556 925,9747e partie d’une année de référence (l’année 1900 en l’occurrence). Une définition qui ne satisfaisait toutefois toujours pas les métrologues, des gens par nature un peu maniaques.

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Sentinel 5P, le traqueur des pollueurs de l’air

Le satellite Sentinel 5P a été lancé depuis la Russie. Il servira à détecter les gaz traces et les aérosols qui constituent la pollution de l’air. Actuellement, cette pollution provoque la mort de 3,7 millions de personnes dans le monde, dont plus de 500 000 en Europe.

Ce vendredi 13 octobre, le satellite Sentinel 5P a été lancé sans encombre à 11h27 depuis la base spatiale de Plesetsk. Au milieu des vastes forêts russes aux couleurs d’automne, la fusée Rockot – d’anciens missiles reconvertis en lanceurs – a filé à grande vitesse vers l’espace. Après séparation, le satellite s’est installé sur une orbite polaire à 824 km d’altitude, où il deviendra le traqueur des pollueurs de l’air. Ce lancement est très important à l’heure où la pollution de l’air tue prématurément (avant 65 ans) 3,7 millions de personnes dans le monde, dont 520400 personnes sur le seul continent européen en 2014, comme l’a rapporté il y a deux jours l’Agence européenne de l’environnement.

Après une longue phase de dégazage et la mise en service des instruments, les premières mesures seront prises dans 36 jours. Le satellite de 820 kg est le premier de la flotte des Sentinels consacré à l’atmosphère au sein du programme européen Copernicus d’observation de la Terre. A son bord, le spectromètre Tropomi est chargé de détecter les gaz traces et les aérosols de 2,5 microns (les suies des pollutions) présents dans l’atmosphère, depuis le sol jusqu’à la troposphère, à environ 10 km d’altitude.

Pour cela, il observera la lumière solaire renvoyée dans l’espace par la surface de la Terre, détectant dans son spectre, depuis l’ultraviolet jusque dans l’infrarouge, les traces caractéristiques des polluants. Ces polluants, ce sont surtout le dioxyde d’azote, qui résulte du trafic routier et de la combustion des énergies fossiles, l’ozone qui peut causer de sérieux problèmes respiratoires, le formaldehyde qui est relâché par les feux de forêts et la combustion du bois, le méthane qui est un puissant gaz à effet de serre, mais aussi le dioxyde de soufre, le monoxyde de carbone ou encore l’oxyde d’azote.

Sentinel 5P

Le satellite traqueur de pollutions a été lancé le 13 octobre 2017 (Source : ESA).

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Un petit astéroïde a frôlé la Terre

Si le petit astéroïde 2012TC4 avait heurté la Terre il n’aurait pas été nécessaire, a priori, d’évacuer la population, estiment les scientifiques. Un risque de collision ne peut être exclu en 2079.

À 7h41 heure française, un petit astéroïde, 2012 TC4, est passé à 44.000 km de la terre à la vitesse d’environ 7,3 km/s. En la matière, une telle distance est considérée comme très proche, puisque l’objet passera dans la zone entre la Terre et la Lune. Cette boule de roches de métaux et de glace considérée comme une planète mineure est tout de même de la taille d’une grosse maison entre 15 et 30 mètres de diamètre.

Ce passage ne représente aucun danger rappellent les scientifiques y compris pour les satellites géostationnaires, les plus éloignés se trouvant à 36.000 kilomètres de la Terre. « Cette fois-ci, ce n’est pas un cas préoccupant mais nous allons en profiter pour nous entraîner », explique à l’AFP Detlef Koschny, co-directeur du segment Objets géocroiseurs de l’Agence spatiale européenne (ESA). « Comme cela, le jour où arrivera un objet vraiment dangereux, nous aurons répété plusieurs fois avant », ajoute-t-il.

Les chercheurs se sont donc pliés à un exercice de défense planétaire. Différents observatoires dans le monde ont braqué leurs télescopes sur l’astéroïde tandis qu’il se rapprochait peu à peu de la Terre. Il apparaissait alors comme un petit point brillant. Sa vitesse relative par rapport à la Terre était alors de 7,3 km par seconde.

Astéroïde 2012 TCA & Terre

A 7h42, l’astéroïde 2012 TC4 a frôlé la Terre (Source : NASA).

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