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Covid-19 : le premier vaccin en pilule va être testé en Israël

Plus facile à administrer et plus efficace contre les variants, ce vaccin oral mis au point par une biotech israélienne pourrait permettre d’accélérer la campagne de vaccination dans les pays émergents et ainsi enrayer l’épidémie de coronavirus.

Cela suffira-t-il à convaincre les allergiques aux piqûres ? La biotech Oravax Medical vient de lancer en Israël le premier essai clinique d’un vaccin oral contre le Covid-19. Vingt-quatre volontaires non vaccinés — ce qui doit commencer à être rare dans ce pays où le taux de vaccination dépasse les 66 % — vont tester une pilule censée immuniser contre le Covid-19, la moitié d’entre eux avec une seule dose et l’autre moitié avec deux doses, rapporte le Jerusalem Post ; il n’y aura pas de groupe placebo car la phase 1 consiste uniquement à tester l’innocuité et le niveau d’anticorps induits par le vaccin.

« Si nous pouvons vacciner les gens avec une simple pilule, ce sera une révolution pour le monde entier », se félicite Nadav Kidron, le directeur d’Oramed Pharmaceuticals, la biotech israélienne qui a cofondé Oravax avec une start-up indienne, Premas Biotech. En effet, les vaccins injectables mobilisent beaucoup de logistique et de personnel médical, pas toujours disponibles dans les pays en développement. D’autant plus avec les vaccins à ARN messagers qui, rappelons-le, doivent être conservés à très basse température. « La facilité d’administration est déterminante pour accélérer la campagne de vaccination dans le monde », assure Nadav Kidron. De plus, un vaccin oral induit généralement moins d’effets secondaires.

Vaccin pilule Covid-19
Se vacciner contre le coronavirus sera-t-il bientôt aussi simple que de prendre une pilule ?
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Incendies destructeurs et inondations meurtrières frappent simultanément trois continents

En plus des conséquences lentes et progressives du changement climatique, des événements plus rapides — et peut-être plus visibles — se produisent actuellement partout dans le monde. Des incendies détruisant des milliards de mètres carrés de forêts aux inondations meurtrières faisant des centaines de victimes, le monde connaît une crise climatique sans précédent.

Des conditions météorologiques extrêmes frappent le monde entier, illustrant à quel point l’humanité est vulnérable face aux catastrophes naturelles. Certains événements — comme les incendies de forêt qui balaient l’ouest des États-Unis — sont saisonniers, tandis que d’autres ont été une surprise totale. La Chine et l’Europe occidentale ont toutes deux été touchées par des inondations dévastatrices la semaine dernière, faisant plus de 100 morts. Dans les régions boisées du Canada, des États-Unis et de la Russie, de vastes étendues de terres sont en feu.

Au moins 16 personnes sont mortes dans des inondations extrêmes dans la ville de Zhengzhou (Chine), a rapporté mercredi Reuters. La vidéo montrait des personnes piégées dans une voie de métro inondée, et les médias ont indiqué qu’une ligne de métro inondée était l’endroit où 12 de ces personnes sont mortes. Les photos montrent également des routes complètement inondées.

Dans le même temps, l’Allemagne, la Belgique et l’Autriche faisaient face aux conséquences d’inondations dévastatrices qui ont détruit des maisons et transformé des routes en rivières. Mercredi, le nombre de morts était de plus de 200 à la suite d’inondations plus graves que toutes les autres depuis des décennies. Le Royaume-Uni et l’Irlande connaissent également des vagues de chaleur. Au Royaume-Uni, le bureau météorologique a émis son tout premier avertissement de chaleur extrême.

Incendies Canada 30/06/2021
Un incendie ravage McKay Creek, en Colombie-Britannique (Canada), le 30 juin 2021 (Source : Reuters).
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L’Œil de Sauron se cache dans les abysses de l’océan Indien

Un navire de recherche océanique australien a découvert, dans les abysses de l’océan Indien, un volcan sous-marin qui ressemble à s’y méprendre à l’Œil de Sauron.

Dans les abysses de l’océan Indien, se trouve un volcan sous-marin d’une forme particulière. Si vous êtes familier avec la trilogie du Seigneur des anneaux, celui-ci ressemble étrangement à l’Œil de Sauron. Il a été découvert dans le cadre d’une étude de la biodiversité marine des territoires australiens de l’océan Indien par une équipe de scientifiques à bord du navire RV Investigator. Ce dernier entreprend depuis fin juin un voyage autour des eaux méconnues de l’île Christmas et des îles Cocos, pour une durée initiale de 45 jours (tout récemment, l’agence scientifique nationale australienne a annoncé sur son site que le navire a dû suspendre sa mission à mi-chemin de son expédition pour des raisons techniques sans gravité, et qu’il reprendra sa route dès que possible).

Situé à 3.100 mètres de profondeur au sud-ouest de l’île Christmas, le volcan sous-marin baptisé Œil de Sauron, a été révélé à l’aide d’un sonar multifaisceaux. Une technologie qui émet des millions d’ondes sonores en direction des fonds marins et qui permet ainsi de cartographier en détail une région océanique. De forme ovale, ce volcan de 6,2 km sur 4,8 km de diamètre est une caldeira. Une sorte de vaste dépression circulaire ou elliptique, se formant lorsqu’un volcan s’effondre.

Œil de Sauron
Un volcan sous-marin, dans l’océan Indien ressemble à s’y méprendre à l’Œil de Sauron.
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Une nouvelle molécule thérapeutique éradique rapidement le cancer du sein chez la souris

Tumeur maligne de la glande mammaire, le cancer du sein est le plus fréquent dans le monde, touchant environ 1,8 million de femmes par an. Un grand nombre de ces cancers sont à récepteurs d’œstrogènes positifs (ER+), et bien que les traitements se soient améliorés au cours des dernières années, encore beaucoup de décès sont annuellement rapportés. Récemment, une équipe de chercheurs a mis au point une nouvelle molécule thérapeutique baptisée ErSO, qui détruit sélectivement les cellules cancéreuses ER+ ainsi que les métastases issues du foyer primaire. Dans des tests effectués chez la souris, ErSO a éradiqué complètement le cancer dans un certain nombre de cas.about:blank

Une nouvelle approche pour traiter le cancer du sein tue 95 à 100 % des cellules cancéreuses dans des modèles murins de cancers du sein humains à récepteurs d’œstrogènes positifs et leurs métastases dans les os, le cerveau, le foie et les poumons. Le traitement nouvellement développé, appelé ErSO, réduit rapidement même les grosses tumeurs à des niveaux indétectables. Dirigée par des scientifiques de l’Université de l’Illinois, l’équipe de recherche rapporte ses résultats dans la revue Science Translational Medicine.

« Même lorsque quelques cellules cancéreuses du sein survivent, permettant aux tumeurs de repousser sur plusieurs mois, les tumeurs qui persistent restent complètement sensibles au retraitement avec ErSO. Il est frappant qu’ErSO ait causé la destruction rapide de la plupart des métastases pulmonaires, osseuses et hépatiques et un rétrécissement spectaculaire des métastases cérébrales, car les tumeurs qui se sont propagées à d’autres sites du corps sont responsables de la plupart des décès dans le cancer du sein », explique le professeur de biochimie David Shapiro.

L’activité d’ErSO dépend d’une protéine appelée récepteur des œstrogènes, qui est présente dans un pourcentage élevé de tumeurs du sein. Lorsque ErSO se lie au récepteur des œstrogènes, il régule à la hausse une voie cellulaire qui prépare les cellules cancéreuses à une croissance rapide et les protège du stress. Cette voie, appelée réponse anticipative de la protéine dépliée, ou a-UPR, stimule la production de protéines qui protègent la cellule des dommages.

Nouvelle molécule cancer sein
Une nouvelle molécule thérapeutique éradique rapidement le cancer du sein chez la souris.
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L’un des secrets du variant Delta pour se propager si vite

Comment le variant Delta fait-il pour se propager si vite ? Au-delà des mutations, des scientifiques chinois apportent de nouvelles réponses à cette question.

À quoi tient le succès épidémique du variant Delta ? Il y a d’une part les mutations qui modifient sa protéine S. Faisant d’une pierre deux coups, elles lui permettent à la fois de mieux infecter les cellules humaines et d’échapper aux attaques du système immunitaire.

Le variant Delta a fait son entrée en Chine le 21 mai 2021, date de la première transmission connue sur le territoire. La chaîne de transmission qui en découle a été suivie par les scientifiques chinois jusqu’au 18 juin 2021. Grâce aux données accumulées, et seulement disponibles en pré-publication, les chercheurs ont mis en lumière un nouveau paramètre qui explique la propagation rapide du variant Delta : la charge virale.

Covid-19 variant Delta
Le variant Delta se réplique vite mais aussi en grande quantité.
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En Australie, les cacatoès découvrent comment ouvrir les poubelles en se copiant les uns les autres

En Australie, certains groupes de cacatoès particulièrement malins ont appris à ouvrir les poubelles résidentielles. Des chercheurs rapportent maintenant que depuis les premières observations, de nombreux autres spécimens ont commencé à les copier, répandant le phénomène dans tout l’est de l’Australie.

Ce qui est amusant dans cette histoire, c’est qu’effectivement, comme le stipulent les chercheurs, cette capacité à ouvrir les poubelles est en train de se répandre d’une communauté de cacatoès à l’autre, comme une véritable « école du pillage » ayant lieu par zones.

« S’ils l’avaient appris individuellement, nous aurions vu ce phénomène apparaître de manière aléatoire, mais leur méthode se répand réellement d’une banlieue à l’autre », explique Barbara Klump, de l’Institut Max Planck du comportement animal, en Allemagne.

Il y a quelques années, Richard Major, de l’Institut de recherche du musée australien de Sydney, a filmé l’un des cacatoès à huppe jaune (Cacatua galerita) en train de soulever le couvercle d’une poubelle. Il a alors partagé la vidéo avec le collègue de Klump. Intrigués, les chercheurs ont demandé aux habitants des banlieues de Sydney et de Wollongong de les aider à retracer le phénomène en signalant s’ils avaient vu, ou non, des incidences de « pillage de poubelles » dans leur quartier.

Cacatoès Australie ouvrir poubelle
Un cacatoès ouvre une poubelle tandis qu’un autre le regarde, comme un élève (Source : Barbara Klump/Max Planck Institute).
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Image incroyable de la naissance en cours d’une lune autour d’une exoplanète !

En 2018 et 2019, des astronomes découvraient deux planètes en formation autour de l’étoile PDS70. À l’époque, on supposait que ces deux planètes étaient entourées d’un disque de poussière, lieu de naissance présumé des satellites naturels ! Aujourd’hui, Alma confirme la présence d’un disque qui entoure l’exoplanète PDS 70c, à l’intérieur duquel il pourrait se former jusqu’à trois lunes. Les explications de Myriam Benisty, chercheuse à l’université de Grenoble (France) et à l’université du Chili, qui a dirigé cette étude.

L’observatoire Alma a confirmé l’existence d’un disque circumplanétaire entourant l’exoplanète PDS 70c, l’une des deux planètes géantes, semblables à Jupiter, qui est en orbite autour d’une étoile située à près de 400 années-lumière. Ces deux planètes, PDS 70b et PDS 70c, qui forment un système rappelant la paire Jupiter-Saturne, avaient été découvertes pour la première fois à l’aide du Very Large Telescope (VLT) de l’ESO, en 2018 et 2019 respectivement. À l’époque, les astronomes avaient déjà trouvé des indices d’un disque permettant la formation de lunes autour de PDS 70c, mais ils ne pouvaient pas distinguer clairement le disque de son environnement proche et confirmer sa détection.

Les observations d’Alma ont également permis de découvrir que ce disque a, à peu près, le même diamètre que la distance entre notre Soleil et la Terre et une « masse suffisante pour former jusqu’à trois satellites comme la Lune », explique Myriam Benisty, chercheuse à l’université de Grenoble (France) et à l’université du Chili, qui a dirigé les nouveaux travaux publiés aujourd’hui dans The Astrophysical Journal Letters.

PDS 70c
Cette image, prise avec Alma (ESO), montre le système PDS 70, situé à près de 400 années-lumière et encore en cours de formation. Le système est composé d’une étoile en son centre et d’au moins deux planètes en orbite autour d’elle, PDS 70b (non visible sur l’image) et PDS 70c, entourées d’un disque circumplanétaire (le point à droite de l’étoile). Les planètes ont creusé une cavité dans le disque circumstellaire (la structure en forme d’anneau qui domine l’image) en accrétant de la matière du disque lui-même et en augmentant leur taille. C’est au cours de ce processus que PDS 70c a acquis son propre disque circumplanétaire, qui contribue à la croissance de la planète et où des lunes peuvent se former. (Source : ESO/NAOJ/NRAO/Benisty et al.)
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Perseverance va commencer la collecte d’échantillons de roches martiennes

L’analyse de ces échantillons doit révéler la composition chimique et minérale des roches pour avoir si elles sont volcaniques ou sédimentaires.

Le rover de la NASA sur Mars, Perseverance, va commencer d’ici deux semaines à prélever des échantillons de roches sur le lit d’un ancien lac, le cœur de sa mission sur la Planète rouge, a indiqué le 21 juillet 2021 l’agence spatiale américaine. « Quand Neil Armstrong a pris les premiers échantillons sur la Mer de la Tranquillité il y a 52 ans, il a entamé un processus qui allait redéfinir ce que l’Humanité savait de la Lune », a expliqué Thomas Zurbuchen, administrateur pour les sciences à la NASA. « Je n’en attends pas moins pour Mars avec les premiers échantillons de Perseverance dans le cratère de Jezero, et les suivants », a-t-il ajouté.

Le module, qui fait la taille d’un gros SUV, s’est posé le 18 février dans le cratère de Jezero, dont les scientifiques pensent qu’il abritait, il y a 3,5 milliards d’années, un profond lac, avec pour mission de chercher des traces de vie ancienne. Il a depuis parcouru un kilomètre vers le sud de son site d’atterrissage. « Nous voyons désormais un environnement beaucoup plus vieux, des milliards d’années en arrière », a expliqué lors d’un point-presse le responsable scientifique du projet, Ken Farley.

Perseverance & Ingenuity
Le rover Perseverance et l’hélicoptère Ingenuity sur Mars, le 16 avril 2021 (Source : NASA/JPL-Caltech/MSSS).
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Qui de Pfizer ou d’AstraZeneca est le plus efficace contre le variant Delta ?

À droite du ring, le variant Delta. À gauche, les vaccins de Pfizer et d’AstraZeneca. Dans ce combat épidémiologique, les enjeux sont énormes. Les vaccins sont-ils toujours aptes à endiguer la propagation de ce variant ultra contagieux ?

L’épidémie de Covid-19 nous file entre les doigts, les nouveaux cas ne cessent d’augmenter en France. Santé publique France décompte 21.539 cas confirmés entre le 20 et le 21 juillet dernier. La plupart, environ 80 %, sont attribués au variant Delta. Ultra contagieux, il se propage vite malgré l’accélération de la campagne vaccinale depuis les annonces sur le pass sanitaire. De plus, les variants ont la fâcheuse tendance à échapper au système immunitaire, ce qui se traduit par une réduction minime de l’efficacité des vaccins.

Le variant Delta ne fait pas exception. La toute dernière publication de The New England Journal of Medicine indique que les vaccins de Pfizer et d’AstraZeneca perdent de leur efficacité pour prévenir les formes symptomatiques du Covid-19 attribuées au variant Delta.

Vaccin Covid-19 & variant Delta
Les vaccins restent hautement efficaces face au variant Delta.
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Les tortues géantes des Galápagos cacheraient l’une des clés de la résistance au cancer

Tout comme certains grands animaux tels que les éléphants, qui paradoxalement ont moins de risques de développer un cancer malgré leur nombre bien plus important de cellules, les tortues géantes des Galápagos semblent elles aussi détenir l’une des clés de la résistance au cancer. Des chercheurs ont récemment découvert que si ces animaux vivent longtemps (souvent plus de 100 ans), c’est en partie parce que leurs cellules sont étonnamment sensibles à certaines formes de stress. En plus de donner des réponses applicables à la médecine humaine, cette découverte révèle comment ces animaux ont évolué vers différentes façons de résister au cancer et au vieillissement.

La logique pourrait nous amener à croire que les grands animaux sont plus susceptibles de développer un cancer, car ils possèdent un plus grand nombre de cellules, chacune d’entre elles ayant une certaine probabilité de devenir cancéreuse. Mais la réalité est parfois paradoxale.

« Il existe de nombreuses façons d’obtenir un corps volumineux et une durée de vie longue et saine », explique Vincent Lynch de l’université de Buffalo, dans l’État de New York. En effet, des études récentes ont montré que des animaux de grande taille et à la longévité élevée, tels que les éléphants, présentent des taux de cancer étonnamment faibles, car ils possèdent des copies supplémentaires de gènes impliqués dans la suppression du développement des tumeurs.

Ces études ont surtout été réalisées chez les mammifères, ce qui soulève la question de savoir comment d’autres animaux ont pu développer des adaptations similaires. Lynch et ses collègues se sont donc tournés vers les tortues, dont la taille varie considérablement, qui présentent des taux de cancer plus faibles et peuvent faire preuve d’une longévité remarquable. Les tortues géantes des Galápagos, par exemple, peuvent vivre plus de 150 ans.

Tortue George Galápagos
George le solitaire (de l’espèce Chelonoidis abingdonii), un spécimen de 88 kg décédé en 2012. Il avait alors plus de 100 ans.
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