Pompéi : un homme fuyant l’éruption du Vésuve retrouvé écrasé sous un rocher

Ce fut une fin atroce pour cet homme découvert gisant sur le dos, probablement décapité par un gros bloc de pierre tombé sur lui durant sa fuite éperdue. Que lui est-il arrivé lors de ce « dernier jour de Pompéi », au plus fort de l’éruption du Vésuve ?

Des archéologues ont fait une nouvelle découverte stupéfiante à Pompéi qui témoigne une fois encore du drame qui s’est joué durant l’éruption du Vésuve, en 79 de notre ère. Ainsi, près de 2.000 ans après les faits, ils viennent de retrouver, dans l’allée dite « des balcons » — une rue jalonnée de grandes maisons avec balcons —, fraîchement mise au jour, le squelette d’un homme gisant sur le dos, la poitrine écrasée par le bloc de pierre de quelque 300 kg planté dans le sol au-dessus de ses épaules. Sans doute a-t-il été décapité lors de la chute de cette pierre (« un encadrement de porte ? »), propulsée peut-être par le nuage du volcan.

Ce fut une mort atroce au milieu du chaos de l’éruption en cours. La ville était exsangue, secouée par les spasmes du volcan et bientôt totalement recouverte de cendres. La couche de scories (lapilli) sur laquelle le squelette repose raconte que l’homme avait survécu aux prémices de l’éruption.

Le Dernier Jour dr Pompéi

Le Dernier Jour de Pompéi, tableau de Karl Brioullov (1830-1833).

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Philippines : des Hommes naviguaient peut-être déjà il y a 700.000 ans

Une datation d’os de rhinocéros aux Philippines, portant des traces de découpe associées à des outils devant appartenir à des représentants inconnus pour le moment du genre Homo, étonne les paléoanthropologues. Elle suggère que l’Homme se lançait déjà dans la navigation il y a 700.000 à 800.000 ans.

Les membres du genre Homo sont d’infatigables voyageurs et explorateurs. Bien avant l’apparition d’Homo sapiens, on trouve ainsi des représentants du genre Homo jusqu’en Chine et même en Indonésie. Il s’agissait d’Homo erectus dont les premiers fossiles de cet homininé ont été trouvés par Eugène Dubois. Jeune anatomiste hollandais, il a fait cette découverte en 1891, en menant des fouilles dans une couche de gravier fossilifère, proche de la rivière Solo à Java. Les premières datations au siècle dernier leur donnaient un âge d’environ 700.000 ans mais depuis quelques années, d’autres estimations donnent un âge d’environ 500.000 ans. Reste que la présence d’Homo erectus en Asie est attestée il y a au moins un million d’années. C’est en découvrant un fémur de type moderne parmi les restes dégagés, que Dubois a décidé de donner « erectus » comme nom d’espèce au nouveau venu dans le monde de la paléoanthropologie. Les principes de l’anatomie comparée, chers à Cuvier et ses successeurs, permettaient en effet d’en conclure que l’Homme de Java, comme on l’appelle parfois, devait se tenir debout.

Les recherches ne se sont bien sûr pas arrêtées avec Dubois et elles se poursuivent de nos jours, notamment avec le réseau européen et asiatique HOPsea (Human Origins Patrimony in Southeast Asia). Il en est qui sont menées dans les Philippines, en particulier depuis quelques années sur l’île de Luzon, avec le site de Kalinga, fouillé depuis 2014, grâce à des financements en provenance du Ministère de l’Europe et des affaires étrangères ainsi que du National Geographic, du LabEx BCDiv et de la Société des Amis du Musée de l’Homme.

Ces fouilles avaient déjà attiré l’attention depuis quelque temps avec les restes de stégodons, un cousin de l’éléphant et des mammouths, disparu depuis 4.000 ans dans la région, mais surtout parce que des outils bifaciaux, artefacts d’une technologie possédée uniquement par des représentants du genre Homo, avaient été retrouvés associés à un squelette fossilisé quasi-complet d’une espèce de rhinocéros éteinte depuis au moins 100.000 ans : Rhinoceros philippinensis.

Homme Philippines 700000 ans

Pas moins de 400 ossements d’animaux y ont été découverts, dont une grande partie du squelette d’un rhinocéros et 57 artefacts en pierre (Source : Mission archéologique MARCHE).

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Des villages inconnus découverts en Amazonie bousculent les théories sur cette région qu’on pensait inhabitée

À l’aide d’images satellites, des archéologues sont parvenus à déceler les vestiges de dizaines de villages fortifiés bâtis dans une région pourtant aujourd’hui très peu peuplée : l’Amazonie. Avant l’arrivée de Christophe Colomb, ce territoire sud-américain pourrait avoir abrité pas moins d’un million d’habitants, qui ont laissé entre autres empreintes de leur présence, d’étranges figures géométriques tracées à même le sol : les géoglyphes.

Sous la canopée de la forêt amazonienne se cachaient des trésors archéologiques insoupçonnés. Des scientifiques ont en effet mis au jour les vestiges de villages, d’objets anciens ou encore de fortifications, vieux d’au moins 500 ans et qui témoignent de la vie passée de plus d’un million d’habitants, comme le révèle leur étude publiée récemment dans la revue Nature Communications. Cette découverte aussi extraordinaire qu’inattendue bouleverse l’image de cette région tropicale, qui ne semblait jamais avoir été densément peuplée.

Pour parvenir à leurs fins, les archéologues de l’Université d’Exeter, au Royaume-Uni, ont observé les images satellites de la région du Bassin du Tapajòs, une rivière brésilienne considérée comme l’un des plus grands affluents de l’Amazone. Sur ces clichés, les spécialistes ont décelé pas moins de 81 sites archéologiques, au sein desquels se trouvaient d’étranges formes tracées à même le sol : les géoglyphes.

Circulaires, carrées ou hexagonales, ces figures mystérieuses laissent encore les scientifiques perplexes. Nul ne connait les raisons qui ont poussé les populations anciennes à réaliser de tels motifs sur le sol des territoires qu’ils habitaient. Autour de la zone précise d’étude, les archéologues estiment qu’environ 1.300 géoglyphes pourraient être répartis sur une surface de 400 000 kilomètres carrés au Sud de l’Amazonie.

Géoglyphe Amazonie

Géoglyphe circulaire découvert dans le site de l’Amazonie (Source : José Iriarte).

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Chili: Le squelette du désert d’Atacama n’est pas celui d’un extraterrestre

Le squelette présentait dix paires de côtes au lieu de douze à cause de mutations rares.

Sa tête ressemblait à celle d’un extraterrestre. « Ata », un minuscule squelette momifié retrouvé en 2003 derrière une église dans le désert d’Atacama ( Chili), avait intrigué la planète. Mais le mystère est enfin levé. Après analyse, des chercheurs ont révélé jeudi 22 mars qu’il s’agissait d’une petite fille.

Si la notion d’un corps extraterrestre a été écartée il y a longtemps, une analyse génétique complète a montré une poignée de mutations rares associées au nanisme, aux malformations et à un vieillissement prématuré apparent. Les experts avaient auparavant émis l’idée que les os semblaient appartenir à quelqu’un âgé de six à huit ans, rappelle cette nouvelle étude publiée dans la revue Genome Research.

Squelette du désert d'Atacama

Squelette du désert d’Atacama (Source : Docteur Emery Smith).

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L’archéoptéryx battait des ailes, affirment les rayons X

Une équipe internationale de chercheurs européens vient probablement de trancher un vieux débat concernant le vol pratiqué par l’archéoptéryx, ce dinosaure-oiseau avec des plumes mais également des dents. La structure de ses os examinée par rayons X au synchrotron européen de Grenoble ne semble s’accorder qu’avec une pratique du vol battu, bien qu’occasionnelle et certainement différente de celle des oiseaux modernes.

C’est le reste fossilisé d’une simple plume qui a fait entrer pour la première fois le nom Archaeopteryx, c’est-à-dire « aile antique » en grec ancien, dans le monde de la paléontologie. C’était en 1860 et il provenait des couches de calcaire lithographique de la région autour de la ville de Solnhofen, en Bavière. Le premier squelette de cet oiseau avec des dents, d’une longueur d’environ 60 cm et qui vivait il y a environ 150 millions d’années à la fin du Jurassique dans une région qui ressemblait à un archipel tropical, fut, lui, découvert l’année suivante, dans les mêmes couches mais sur la commune de Langenaltheim, également en Moyenne-Franconie et voisine de Solnhofen.

Il se retrouva rapidement au Musée d’histoire naturelle de Londres et fut notamment étudié dans les années qui suivirent par le célèbre paléontologue Richard Owen à qui l’on doit le mot dinosaure et l’identification de ce groupe d’animaux. La découverte ne passa pas inaperçue car elle survenait deux ans après la publication par Charles Darwin de son célèbre ouvrage L’Origine des espèces. Darwin, puis le célèbre biologiste Thomas Huxley, ne se privèrent pas, bien sûr, d’interpréter les fossiles de l’archéoptéryx (sa dénomination française) comme ceux d’une forme de transition entre les reptiles et les oiseaux, apportant un argument de plus en faveur de la théorie de l’évolution alors naissante au XIXe siècle.

Huxley finit même par avancer en 1868 que l’archéoptéryx avait évolué à partir des dinosaures. Mais Owen ne fut pas d’accord, ainsi que d’autres chercheurs, malgré les parentés révélées par l’anatomie comparée. L’une des raisons de l’hostilité des paléontologues était que le vol battu nécessitant un métabolisme très énergétique, l’apparition des oiseaux ne devait pouvoir être possible que dans un groupe d’animaux à sang chaud. Ce qui n’était pas compatible avec l’image prévalente à l’époque des dinosaures, des animaux à sang froid et peu actifs.

Archéoptéryx

Le fossile de l’Archéoptéryx conservé au musée de Munich (Source : ESRF/Pascal Goetgheluck).

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Une vaste nécropole découverte en Egypte révèle les sarcophages de quarante momies

Des archéologues égyptiens ont mis au jour une incroyable nécropole antique bâtie à quelques centaines de kilomètres au sud du Caire. Recélant pas moins de quarante sarcophages, répartis dans huit tombes, le site abrite notamment une momie hors du commun.

En 2001, le réalisateur américain Stephen Sommers faisait vivre à des millions de spectateurs les aventures palpitantes de son film « Le Retour de la momie ». La réalité dépasse aujourd’hui la fiction, avec le retour cette fois non pas d’une, mais de quarante momies, endormies depuis deux mille ans dans une nécropole égyptienne disparue, édifiée sous le règne de la dynastie ptolémaïque.

Les prémices de la découverte remontent à l’année dernière, avec le début d’une vaste campagne de fouilles organisée par le Conseil suprême des Antiquités égyptiennes. Au fil des mois, l’équipe d’archéologues menée par le secrétaire général de l’organisation, Mostafa Waziri, a mis au jour un total de huit tombes, enfouies dans un complexe sous-terrain situé à Al-Minya, au sud du Caire, à seulement six kilomètres du site archéologique de Tounah el-Gebel, une nécropole bâtie en l’honneur du dieu Thot.

Dans ces huit tombes gisaient une multitude de sarcophages, quarante en tout. Parmi eux, celui d’un des grands prêtres de Thot, l’ancien dieu égyptien à tête d’ibis de la sagesse, du savoir, de la science, de l’écriture ou encore du jugement dernier. L’identité de ce grand prêtre a été révélée par des hiéroglyphes gravés sur les vases canopes retrouvés dans la tombe, quatre urnes dans lesquelles étaient conservées les viscères embaumées des défunts.

Sarchophage Al-Minya

Sarcophage anthropomorphe en calcaire gravé du nom de son propriétaire (Source : AFP).

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Grandes pyramides : le secret de leur alignement enfin découvert ?

Les pyramides de Khéops et de Kephren, sur le plateau de Gizeh, et la pyramide rouge sont alignées sur les points cardinaux avec une très grande précision. Comment les bâtisseurs s’y sont-ils pris il y a plus de 4.000 ans ? Les archéologues se posent la question depuis au moins un siècle. Un chercheur pense avoir trouvé la réponse à l’énigme. Pour lui, la méthode adoptée serait la plus simple…

Trois pyramides égyptiennes, dont l’imposante pyramide de Khéops (138 mètres de haut), édifiées il y a 45 siècles, sont presque parfaitement alignées sur les quatre points cardinaux. Mais comment les architectes de l’époque ont-ils réussi des alignements avec une précision de plus de quatre minutes d’arc (soit un quinzième de degré) ? La question intrigue les archéologues depuis plus d’un siècle. De son côté, Glen Dash, un ingénieur qui participe à des recherches archéologiques sur le plateau de Gizeh, pense avoir trouvé la réponse.

Selon lui, bien que des chercheurs aient proposé différentes méthodes valables, c’est probablement la solution la plus simple que les bâtisseurs de pyramides auraient privilégiée. Celle qui a l’avantage d’être la plus facile à mettre en œuvre et demande le moins de moyens. Voici laquelle.

Pyramides du plateau de Gizeh.

Pyramides du plateau de Gizeh.

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