En trébuchant, un jeune Américain découvre un fossile de stegomastodon vieux de 1,2 million d’années

En jouant à cache-cache, un jeune Américain de 9 ans, Jude Sparks, a trébuché sur un fossile vieux de 1,2 million d’années appartenant à un stegomastodon, un cousin préhistorique des mammouths et des éléphants.

Une simple et innocente partie de cache-cache aura conduit Jude Sparks à faire une impressionnante découverte paléontologique. En novembre 2016, alors que le jeune Américain de 9 ans jouait avec sa famille, il a trébuché sur ce qu’il croyait n’être qu’une vulgaire roche. Sauf qu’en y regardant de plus près, la roche s’est avérée être un fossile vieux d’environ 1,2 million d’années.

C’est dans le désert de Las Cruces, situé au Nouveau-Mexique (Etats-Unis) que Jude Sparks a fait l’incroyable trouvaille. « J’étais en train de courir, et j’ai trébuché sur une partie de la défense », a raconté le jeune garçon dans un communiqué. « Mon visage a atterri au sol juste à côté de la mâchoire inférieure, j’ai regardé plus loin et il y avait un autre bout de défense ».

Pris d’une curiosité certaine, Jude a fait part de son aventure à sa fratrie. « Hunter pensait que c’était juste le corps en décomposition d’une grosse vache. Je ne savais pas ce que c’était, mais je savais simplement que ce n’était pas banal », a expliqué l’un de ses frères au média américain Fox News.

Stegomastodon Nouveau Mexique

Le jeune (et chanceux) Jude Sparks pose à côté du fossile qu’il a découvert par hasard dans le désert de Las Cruces, au Nouveau Mexique (Source : Peter Houde).

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L’Homme était déjà en Australie il y a environ 65.000 ans

Des préhistoriens viennent probablement de mettre fin à un long débat quant à la date d’arrivée des premiers Homo sapiens en Australie : elle serait d’environ 65.000 ans. Cette datation suggère qu’il pourrait y avoir eu deux grandes migrations en provenance de l’Asie du Sud-Est.

Il y a un mois, une équipe internationale de chercheurs annonçait qu’il fallait repousser de 100.000 ans la date d’apparition d’Homo sapiens en Afrique. Nos ancêtres seraient donc sortis plus tôt qu’on ne l’imaginait de leur berceau en direction de l’Europe et de l’Asie. Indirectement, voici qu’une découverte, réalisée en Australie, vient étayer cette nouvelle possibilité.

Une équipe de chercheurs australiens a en effet publié un article dans Nature expliquant qu’il a enfin été possible de dater de façon rigoureuse le site préhistorique de l’abri rocheux de Madjedbebe, non loin du célèbre parc national de Kakadu, au nord de l’Australie (ce site est inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1981). L’endroit a été fouillé à de nombreuses reprises depuis les années 1970 et alimentait des controverses entre préhistoriens et archéologues concernant la date de l’arrivée des premiers aborigènes, donc d’Homo sapiens, en Australie.

À partir des données collectées sur tous les sites connus sur le continent, deux camps s’étaient formés :

  • Pour les uns, l’Homme était probablement arrivé là-bas il y a au moins 60.000 ans.
  • Pour les autres, 50.000 ans était probablement l’estimation la plus haute de cette arrivée qui se serait plutôt produite il y a 47.000 ans.
Arrivée Homo sapiens Australie

L’arrivée d’Homo sapiens en Australie daterait de 65 000 ans.

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A Teotihuacan, la pyramide de la Lune cache-t-elle un tunnel ?

Antérieures aux Aztèques, les pyramides de la cité de Teotihuacan fascinent et elles sont loin d’avoir livré leurs secrets. Les archéologues mexicains pensent ainsi avoir découvert un nouveau tunnel sous l’une d’elles, la pyramide de la Lune.

La cité de Teotihuacan, et ses grandes pyramides qui rivalisent avec celles de la civilisation égyptienne, est l’une des plus célèbres du Mexique. Le site retient bien sûr l’attention toute particulière des archéologues mais il est loin d’avoir livré tous ses secrets.

Personne ne sait vraiment par qui sa construction a débuté. Ce qui est sûr, c’est que les Aztèques ne sont pas à l’origine du site. En effet, cette civilisation a pris son essor il y a moins de 1.000 ans. Or, les premiers bâtiments de Teotihuacan ont été datés d’environ 200 av. J.-C. (la plus grande pyramide de cette cité, la pyramide du Soleil, a été terminée vers 150 ap. J.-C.) ; ils sont donc plus anciens.

Teotihuacan semble avoir connu son apogée entre 150 et 450 ap. J.-C., alors qu’elle s’étendait sur 30 km2 et abritait une population de près de 150.000, voire 200.000 habitants. Elle semble avoir été pluriethnique, avec des zones résidentielles plus ou moins réservées aux peuples zapotèque, mixtèque et maya ; il existe également des preuves de l’influence de Teotihuacan sur ces peuples dans leurs régions d’origine.

Pyramide de la Lune - Teotihuacan

Pyramide de la Lune à Teotihuacan au Mexique.

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Des archéologues découvrent d’exceptionnels proto-hiéroglyphes gravés sur une falaise en Egypte

Dans la ville d’El Kab en Égypte, un groupe de chercheurs américains a fait une trouvaille tout à fait surprenante : dans les vestiges de cette cité antique, se trouvent des traces témoignant des premières écritures égyptiennes vieilles de plus de 5.000 ans.

C’est une découverte qui en dit long sur l’Histoire des civilisations passées. Une équipe de chercheurs de l’Université de Yale (Etats-Unis), accompagnée d’un groupe du ministère des Antiquités égyptiennes et des Musées royaux d’art et d’histoire de Bruxelles (Belgique) a fait une somptueuse trouvaille sur la rive droite du Nil.

Tout près du village d’Al-Khawi, à 60 kilomètres au sud de la ville égyptienne Louxor, les archéologues se sont trouvés face à d’exceptionnelles falaises recouvertes de « proto-hiéroglyphes » auparavant inconnus. Autrement dit, d’écritures égyptiennes qui auraient précédé les véritables hiéroglyphes que l’on connait, remontant à environ 5.200 ans.

On pourrait même qualifier ces gravures rocheuses comme étant « certaines des premières étapes de l’écriture hiéroglyphique », a expliqué dans un communiqué John Coleman Darnell, chercheur à l’Université de Yale et initiateur des recherches menées dans le cadre du Elkab Desert Survey Project.

Site archéologique Nekheb

L’un des sites archéologiques de fouilles proches de la ville antique de Nekheb en Égypte (Source : Yale University/Ministry of Antiquities).

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6 momies découvertes dans une tombe de l’époque des pharaons près de Louxor en Egypte

La tombe d »où ont été extraites les momies appartenait vraisemblablement à un magistrat de la 18e dynastie.

Une tombe de l’époque pharaonique dans le sud de l’Egypte a révélé plusieurs découvertes fabuleuses : 6 momies, des sarcophages en bois aux couleurs vives ou encore un millier de figurines funéraires. Cette découverte archéologique a été annoncée mardi 18 avril 2017 par le ministère des Antiquités égyptiennes.

La tombe, près de la ville de Louxor et la Vallée des Rois, appartenait vraisemblablement à Userhat : ce magistrat de la 18e dynastie (1550–1295 avant J.-C.) portait le titre de « juge de la ville ». La sépulture a dû être réutilisée quelques siècles plus tard sous la 21e dynastie pour accueillir d’autres momies.

Sarcophage Egypte

Le 18 avril 2017, un sarcophage trouvé dans une tombe près de Louxor (Source : Stringer/Anadolu Agency).

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Les ruines d’un palais royal vieux de 2000 ans découverts au Mexique

Au Mexique, des archéologues américain ont mis au jour les ruines d’un ancien palais royal s’étendant sur plus de 2.500 mètres carrés. Antérieur aux Aztèques, il remonterait à au moins 2.100 ans.

C’est une remarquable découverte que viennent de dévoiler des archéologues de l’American Museum of Natural History de New York. Au sud du Mexique, dans la vallée d’Oaxaca, les ruines d’un antique palais royal viennent de sortir de terre. Des vestiges en bon état qui pourraient apporter de précieuses informations sur la Mésoamérique.

En menant des analyses de datation au radiocarbone, les archéologues ont en effet établi que le complexe aurait 2.100 à 2.300 ans, remontant bien avant la civilisation Aztèque. Vestige d’un ancien empire, il aurait été imaginé et érigé en une seule construction, ce qui ne l’empêchait pas de présenter des caractéristiques fascinantes.

D’après l’étude publiée dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences, le palais s’étendant sur quelque 2.790 mètres carrés était multifonction : il était composé à la fois de cours et de bâtiments où les officiels du gouvernement pouvaient se réunir pour conduire leurs affaires et à la fois de quartiers résidentiels destinés au souverain de l’empire et à sa famille.

Palais royal Aztèque

Les ruines d’un palais royal vieux de 2000 ans découverts au Mexique.

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Finistère : découverte de tablettes gravées vieilles de 14 000 ans

Exhumées près de Plougastel-Daoulas, ces gravures apportent un témoignage inédit sur la culture des chasseurs-cueilleurs de la période dite « azilienne ».

« Cette iconographie était-elle liée à la chasse, peut-être pour assurer son succès ? Etait-elle strictement symbolique, ou un simple passe temps ? » Les archéologues qui ont étudié le rocher de l’Impératrice, un abri sous roche situé au pied d’une falaise, dans des bois près de Plougastel-Daoulas (Finistère), se posent la question. Mais n’ont pas la réponse. La tête d’auroch auréolée de traits rayonnants, gravée sur une plaquette qu’ils ont mise au jour en 2013, ne correspond à rien de connu dans la culture azilienne à laquelle appartient le site. Celui-ci a livré à ce jour 45 fragments de schiste gravés il y a 14 000 ans – il s’agit des plus anciens témoignages graphiques jamais découverts en Bretagne.

Les deux principales pièces gravées, décrites dans la revue PloS One du 3 mars, jettent une lumière nouvelle sur cette période de la préhistoire de la fin du paléolithique, avant que les chasseurs-cueilleurs ne cèdent la place aux éleveurs agriculteurs du néolithique. L’ère glaciaire va prendre fin dans quelques millénaires, le niveau de la mer est encore bien plus bas qu’aujourd’hui (90 m), et le « relais de chasse » du rocher de l’Impératrice est alors à 50 km de la côte, surplombant une vallée très encaissée.

Le responsable de la fouille Nicolas Naudinot (université de Nice-Sophia-Antipolis, CNRS) et ses collègues ont étudié le site chaque été depuis 2013, discrètement, « par peur des pillages », certains chasseurs de vestiges n’hésitant pas à dérober des blocs de sol qu’ils tamisaient à même la forêt. L’abri est désormais protégé par un grillage de 3 m de haut, si bien que les archéologues se sont décidés à rendre publique leur découverte, un « corpus graphique exceptionnel ». « On a subi ce côté cachottier, qui est à double tranchant, car cela attise les convoitises », explique Nicolas Naudinot.

Tablette gravée Plougastel-Daoulas

Tablette gravée ornée sur chaque face d’une tête d’auroch, trouvée près de Plougastel-Daoulas (Finistère), datant de 14 000 ans (Source : Plos One).

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