Mont-Saint-Michel : découverte d’un ancien cimetière et d’une fortification médiévale

Les fouilles se poursuivent toujours sur la commune du Mont-Saint-Michel, à l’histoire longue et complexe, entre édifications, sièges militaires et fortifications. Après une décennie d’études, entre 2005 et 2015, qui ont révélé quelques épisodes méconnus, ce sont des travaux d’intervention sur les réseaux dans la Grande rue, près de l’église, qui ont, par surprise, exhumé une fortification médiévale et un cimetière paroissial. Ils vont être examinés de près.

En 2005, une équipe de l’Inrap avait mis au jour de nombreux moules en schiste destinés à la fabrication d’enseignes de pèlerinage, à l’emplacement d’un atelier de production daté des XIVe et XVe siècles, près de l’entrée de l’abbaye du Mont-Saint-Michel. La variété et la qualité de ces pièces en font aujourd’hui une collection de référence en archéologie médiévale. En 2011, les archéologues ont révélé les vestiges d’une tour des fortifications, la tour Denis, ouvrage édifié vers 1479 et détruit en 1732. En 2015, d’anciennes maisons, donnant sur la grève et détruites en 1368, ont été étudiées.

Dans l’abbaye, l’Inrap a suivi plusieurs chantiers de restauration conduits par l’architecte en chef des Monuments historiques dont les opérations importantes menées sur la Merveille, sur l’ancienne Hôtellerie de Robert de Torigny et sur les Logis abbatiaux. Aujourd’hui, la recherche des fortifications et de la porte du XIIIe siècle a permis la découverte, inattendue, du cimetière paroissial.

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Des pas humains par centaines vieux de milliers d’années découverts en Afrique

Plus de 400 empreintes de pas d’Hommes de la Préhistoire, un record pour l’Afrique, ont été découvertes et datées sur un site grand comme un terrain de tennis, en Tanzanie. En partie connues depuis 2006, elles avaient attiré l’attention des chercheurs depuis 2008, qui les pensaient âgées de 120.000 ans. La nouvelle datation indique entre il y a -19.000 et -5.000 ans. Ces traces semblent avoir été laissées par des Homo sapiens.

La Tanzanie est célèbre dans le monde des géosciences et de la paléontologie. En effet, à 150 kilomètres à l’ouest du célèbre Kilimandjaro, en bordure de la fameuse Vallée du grand rift, on trouve l’Ol Doinyo Lengaï, « la montagne de Dieu » en langage Massaï. C’est actuellement le seul volcan actif au monde connu pour produire des laves très rares, les carbonatites.

La Tanzanie, c’est aussi la mythique piste de Laetoli, des empreintes de pas laissées dans des dépôts de cendres volcaniques humides il y a 3,5 millions d’années. Trouvées à 45 kilomètres au sud des gorges d’Olduvai de 1976 à 1977 par la paléontologue Mary Leakey, ces empreintes ont été laissées par des individus se déplaçant comme des bipèdes. On les attribue généralement à un hominine bien connu, Australopithecus afarensis.

Ol Doinyo Lengaï

Des pas humains par centaines vieux de milliers d’années ont été découverts en Afrique. Les flancs du volcan Ol Doinyo Lengaï, en Tanzanie, sont ravinés par les pluies. Des coulées de boue contenant des cendres émises depuis des dizaines de milliers d’années et plus s’y forment et peuvent dévaler sur les sols alentour. C’est ce qui se serait passé pendant le Pléistocène, il y a moins de 20.000 ans. (Source : Aleksandr Sadkov)

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Nouvelle carte du voyage des premiers hommes vers l’Amérique

Comment les premiers hommes sont-ils arrivés en Amérique ? Le débat a été relancé le 10 août 2016 par des chercheurs qui ont redessiné la carte de leur trajet.

Anthropologues et archéologues se divisent depuis de nombreuses années sur le peuplement du continent américain. Quand les premiers migrants sont-ils arrivés ? Par où et de quelle façon ? Les opinions divergent. Jusqu’à maintenant, la thèse dominante était celle d’hommes venus d’Asie en empruntant à pied un corridor, qui s’est formé lorsque deux énormes glaciers couvrant le Canada actuel ont reculé. Ce passage d’environ 1.500 km de long, qui reliait la Sibérie et l’Alaska, est aujourd’hui noyé sous le détroit de Béring.

Mais tout semble remis en cause par une étude publiée mercredi 10 août 2016 dans la revue scientifique britannique Nature. D’après une équipe de chercheurs internationale , les premiers migrants qui ont foulé le sol du Nouveau Monde il y a plus de 13.000 ans, n’auraient pu survivre sur cette route. D’autant que selon de nombreux archéologues, cette peuplade serait même arrivée plus tôt qu’on ne le pense.

Il y a 13.000 ans, le corridor était certes sorti des glaces, mais il n’hébergeait pas encore les ressources indispensables à ces chasseurs-cueilleurs : animaux, végétaux ou bois nécessaire pour faire du feu et fabriquer des outils, font valoir ces spécialistes. « Même si le couloir s’est ouvert il y a 13.000 ans, il a fallu plusieurs centaines d’années avant qu’il ne soit possible de l’utiliser », explique dans un communiqué Eske Willerslev de l’université de Cambridge, coauteur de l’étude.

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Les secrets cachés des cités anciennes du Cambodge révélés par la technologie laser

Des données inédites sur des cités anciennes dissimulées aux regards par la jungle aux temples d’Angkor, le plus grand complexe religieux du monde, au Cambodge, ont été révélées grâce à la technologie laser, indiquent des archéologues, dimanche 12 juin. Les recherches durent depuis des années, mais ces nouvelles découvertes montrent que les temples et cités sont bien plus vastes que le pensaient jusqu’alors les archéologues.

L’étude, qui doit être dévoilée lundi à Londres à la Royal Geographic Society par l’archéologue australien Damian Evans, utilise le Lidar (télédétection par laser), technique aéroportée de mesure qui analyse les propriétés d’un faisceau de lumière renvoyé vers son émetteur. Damian Evans explique : « Nous avions toujours imaginé que, durant l’Antiquité, leurs grandes villes entouraient les monuments. » « Mais maintenant on peut les voir, avec des précisions incroyables et en certains endroits, pour la toute première fois. » « Mais dans la plupart des endroits, nous avions déjà une vague idée qu’il devait y avoir des villes. »

Angkor Wat, merveille de l’architecture khmère du XIIe siècle, compte plus d’une centaine de temples et constitue la principale destination touristique de ce pays d’Asie du Sud-Est, avec des centaines de milliers de visiteurs chaque année. Inscrit au Patrimoine de l’humanité, le site fut construit par le roi Suryavarman II à l’apogée de la puissance politique et militaire de l’empire khmer.

Les spécialistes ont toujours considéré, cependant, que cet empire débordait le cadre d’Angkor.

Angkor Wat

Le temple Angkor Wat au Cambodge.

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La dague du pharaon Toutankhamon serait forgée avec du fer extraterrestre

Une nouvelle étude menée par des chercheurs italiens confirme la véritable nature de la dague retrouvée dans le tombeau du pharaon Toutânkhamon. Selon les scientifiques, la lame aurait été fabriquée à partir d’une météorite ferreuse.

Toutânkhamon n’a visiblement pas encore dévoilé tous ses secrets. Une nouvelle étude menée par des chercheurs italiens sur la dague du pharaon a récemment montré que la lame était composée de fer météoritique. Une remarquable découverte qui permet d’en savoir un peu plus sur les cours de l’époque.

Fils d’Akhénaton et de la propre sœur de ce dernier, Toutânkhamon est le onzième pharaon de la XVIIe dynastie. Mort à l’âge de 18 ans, il a connu un règne relativement court. Il n’en reste pas moins connu, notamment pour sa sépulture découverte par Howard Carter en 1922, recelant de trésors.

Parmi les nombreux objets mis en évidence, on compte cette arme d’une trentaine de centimètres. Dotée d’une poignée terminée par un cristal de roche, celle-ci était protégée dans un fourreau en or.

La dague du pharaon Toutankhamon

La dague du pharaon Toutankhamon.

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Des archéologues découvrent une momie vieille de 3800 ans dans une nécropole en Egypte

La momie vieille de 3.800 ans d’une noble d’importance a été découverte par des archéologues espagnols sur le site de Qubbet el-Hawa, proche d’Assouan. Cette découverte va permettre aux scientifiques de mieux connaître la généalogie des dirigeants de l’île d’Éléphantine.

L’une des familles les plus puissantes de l’empire moyen d’Égypte vient de se révéler aux archéologues. Dans la célèbre nécropole de Qubbet el-Hawa, des scientifiques espagnols de l’université de Jaén viennent de découvrir le tombeau de celle qu’on surnomme Lady Sattjeni. Une noble qui a joué, il y a 3.800 ans de cela, un rôle clé pour l’île d’Éléphantine située sur le Nil.

Selon le directeur général d’Assouan, le tombeau montre bien l’importance de cette grande dame dans l’histoire de l’Égypte. Il décrit : « le corps était à l’origine enveloppé dans du lin et déposé à l’intérieur de deux sarcophages en bois de cèdre du Liban ». L’état de conservation remarquable des sarcophages va sans doute permettre aux archéologues de dater la coupe du bois.

Selon les chercheurs, Lady Sattjeni était membre de la famille qui dirigeait l’île d’Éléphantine, un lieu stratégique pour le pays dans la lutte contre la Nubie durant le Moyen Empire. Fille du nomarque Sarenpout II, le propriétaire de la plus grande tombe trouvée à Qubbet el-Hawa, elle aurait gouverné quelques années la province.

Momie Lady Sattjen

Des archéologues découvrent une momie vieille de 3800 ans dans une nécropole en Egypte.

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Un adolescent démontre l’existence d’une cité maya encore inconnue au Mexique

Un jeune canadien de 15 ans a démontré à la NASA et aux Agences spatiales japonaise et canadienne qu’une cité maya encore inconnue existait dans une endroit « reculé et inaccessible » de la jungle mexicaine. Une découverte réalisée à partir des constellations.

A 15 ans, William Gadoury est à l’origine d’une découverte qui inspire le respect de la NASA ainsi que des Agences spatiales canadienne et japonaise. Passionné par la civilisation maya, l’adolescent s’est aperçu en étudiant 22 de leurs constellations qu’elles correspondaient à la localisation des 117 cités connues à travers le monde.

Selon le Journal de Montréal qui rapporte cette histoire, aucun scientifique n’avait encore établi de lien entre les constellations mayas et l’emplacement de leurs villes. Mais le plus gros de la découverte de William Gadoury réside surtout dans le fait que le jeune homme a eu l’idée d’étudier la 23e constellation, laquelle regroupait trois étoiles correspondant à seulement deux villes répertoriées. Selon sa théorie, une 118ème cité maya devait donc avoir été bâtie, quelque part dans la péninsule du Yucatan, au Mexique.

William Gadoury

William Gadoury a prouvé du haut de ses 15 ans l’existence d’une cité maya encore inconnue des archéologues au Mexique. Ici à l’Agence spatiale canadienne (Source : Agence spatiale canadienne).

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