De nouvelles découvertes expliquent le déclin de la civilisation khmère

Grâce à la datation carbone et à une étude approfondie du site archéologique d’Angkor, les chercheurs disposent de nouvelles réponses sur les raisons du déclin d’une puissance ayant dominé la péninsule indochinoise du IXe au XVe siècle.

Classées depuis 1992 au patrimoine mondial de l’UNESCO, les ruines d’Angkor forment les vestiges d’une puissante civilisation qui aura rayonné durant des siècles jusqu’à subir une mystérieuse période de déclin expliquée de façon plus ou moins flous par les spécialistes. Sous ses airs de cité perdue au milieu de la jungle, Angkor fut jadis la capitale du puissant empire Khmer et aurait accueilli jusqu’à près de 750.000 habitants sur une superficie d’environ 1.000 km2.

Aux alentours du XIVeet XVe siècle, un déclin va brusquement survenir et transformer le lieu en ville fantôme conquises par la jungle telles que nous pouvons la découvrir aujourd’hui. Plusieurs théories venaient expliquer ce déclin jusqu’ici : d’une part les études et explorations coloniales réalisées au XIXe siècle, qui expliquaient ce déclin par un abandon complet de la ville par ses habitants, et d’autre part les historiens, pointant 1431 comme la date de chute de la cité suite à son pillage par le royaume des Ayutthaya.

Une étude plus récente a été réalisées dans les alentours du temple d’Angkor, véritable symbole de la ville au point de figurer sur le drapeau actuel du Cambodge. Les archéologues se sont d’abord intéressés aux inscriptions murales écrites en Sanskrit et en Khmer, permettant d’identifier le type de population ayant occupé les lieux au fil du temps.

Angkor Wat

Le temple Angkor Wat au Cambodge.

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Dans les douves d’Angkor, des indices de sa fin

Quand tous les écrits ont disparu dans la moiteur tropicale, et que seuls des murs en pierre restent, comment savoir ce qui a conduit à l’abandon d’une des cités les plus puissantes d’Asie du sud-est, l’ancienne capitale khmer Angkor ?

Une équipe internationale emmenée par des archéologues australiens et cambodgiens est remontée dans le temps grâce à une carotte de terre de 70 cm, creusée dans une douve de la cité royale d’Angkor Thom, au Cambodge, dont on sait qu’elle a été complètement abandonnée au XVe siècle. « Le récit historique est vide pour le XVe siècle à Angkor, nous n’avons aucune trace écrite pour nous dire pourquoi, quand et comment ils sont partis », dit à l’AFP l’un d’eux, le géographe Dan Penny, à l’Université de Sydney. L’étude a été publiée lundi dans les Compte-rendus de l’Académie nationale des sciences américaine (PNAS).

La carotte de sédiments sert de « livre d’histoire naturelle ayant enregistré tous les changements dans l’utilisation de la terre, le climat et la végétation, année après année », explique le chercheur. Quand les humains habitent un endroit, ils brûlent du bois, ils érodent le sol et perturbent la végétation. Quand ils s’en vont, les traces changent.

Angkor Thom

Cité royale d’Angkor Thom (Bayon) au Cambodge.

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Une incroyable cité perdue ressurgit du passé en Afrique du Sud

Grâce à une technologie de mesure laser, des archéologues sud-africains ont mis au jour – aux abords de Johannesburg – les vestiges d’une ville enfouis sous la végétation. Une cité perdue, mais prospère en son temps et qui devait s’étendre à son apogée sur près de 20 kilomètres carrés.

Quand la technologie du XXIe siècle et l’archéologie se rencontrent, le résultat se révèle bien souvent époustouflant. Une parfaite illustration vient d’en être apportée en Afrique du Sud, avec la découverte, grâce au LIDAR – une technologie laser de pointe – d’une incroyable cité perdue aux abords de Johannesburg.

Quelques vestiges gisaient bien là depuis des années, suggérant la présence passée de maisonnettes de pierres dans la ville de Kweneng… Rien ne permettait en revanche d’en apprécier toute l’ampleur, couvertes qu’elles étaient par la végétation. C’était sans compter sur l’avènement du LIDAR, une technique de télédétection permettant d’établir une cartographie précise d’un relief grâce à un faisceau laser.

En mettant en œuvre un tel instrument à Kweneng, des archéologues sont en effet parvenus à révéler l’invisible. Faisant fi de la végétation, le LIDAR leur a permis de découvrir toute l’étendue des constructions vestigiales : pas moins de 800 maisons, ayant certainement abrité au bas mot une dizaine de milliers d’habitants. Les quelques murs de pierre visibles n’étaient bien que la partie émergée de cet « iceberg » archéologique.

Cité Kweneng Afrique du Sud

La ville de Kweneng reconstruite grâce à la technologie LiDAR en Afrique du Sud (Source : University of the Witwatersrand).

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Une des plus anciennes pyramides du monde se cache-t-elle sous cette colline ?

Des chercheurs indonésiens affirment avoir trouvé les traces d’un temple remontant à l’Homme de Cro-Magnon. Cette annonce, appuyée par des fouilles et des techniques de tomographie et carbone 14, ne fait toutefois pas l’unanimité.

Gunung Padang, situé dans la province de Java occidental en Indonésie, est considéré comme le plus vaste site mégalithique d’Asie du Sud-Est. Découvert par des colons hollandais au début du XXe siècle, il comprend des rangées de pierres et de terrasses bordées de murs. Mais selon une nouvelle étude de chercheurs indonésiens, la colline sur laquelle est perché ce site ne ferait pas partie du paysage naturel mais serait en réalité une ancienne pyramide camouflée par la végétation. Ou plus exactement un temple bâti sur trois étages d’âges successifs, dont le plus ancien remonterait à plus de 28.000 ans, une date bien antérieure à celle de la pyramide de Khéops et de toutes autres structures de la sorte connues. De quoi remettre en cause nos connaissances sur les capacités de l’Homme préhistorique, prétendent les auteurs.

Les chercheurs, qui ont présenté leurs conclusions lors de la réunion annuelle de l’American Geophysical Union (AGU), ont récemment eu des soupçons quant à la structure de la colline. « Elle ne ressemble pas à la topographie environnante, qui est très érodée. Cela a l’air très jeune ; on dirait quelque chose d’artificiel », atteste Danny Hilman Natawidjaja, l’auteur principal de l’étude. Sa forme particulière se détache aussi du paysage, note-t-il. Les chercheurs ont donc décidé d’explorer ses profondeurs en utilisant différentes techniques dont la tomographie à rayons X et l’imagerie 3D.

Gunung Padang

Gunung Padang, un site archéologique en Indonésie, cache-t-il une ancienne pyramide ?

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Un incroyable tombeau découvert à Louxor révèle de nouveaux trésors

En fin de semaine dernière, le Ministère des Antiquités égyptiennes a dévoilé un extraordinaire ensemble de découvertes effectuées dans l’actuelle ville de Louxor. Entre autres merveilles, les archéologues ont mis au jour deux sarcophages, renfermant pour l’un d’eux la momie d’une femme, probablement nommée Thuya.

Héritière de l’antique cité de Thèbes, l’actuelle ville de Louxor – située sur la rive droite du Nil, à environ 700 kilomètres au sud du Caire – constitue l’un des principaux sites archéologiques égyptiens. Celle qui accueille chaque année plus de quatre millions de touristes, attire par la richesse exceptionnelle de son patrimoine. Outre un temple majestueux – aux abords duquel trônent fièrement sphinx, statues monumentales et même obélisque jumeau de celui qui orne la place de la Concorde de Paris – voici que Louxor révèle de nouveaux trésors issus de l’antiquité.

L’annonce a été faite en fin de semaine dernière, dans le cadre d’un évènement organisé pour la presse par le Ministère des Antiquités égyptiennes. Samedi dernier, le Ministre Khaled al-Anani en personne a dévoilé – entre autres merveilles cinq masques ornés de motifs aux couleurs éclatantes.

Nouveau tombeau Louxor


Un tombeau et des sarcophages récemment découverts à Louxor (Source : AFP).

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Un graffiti découvert à Pompéi rectifie la date de l’éruption du Vésuve

Une inscription, récemment découverte dans une maison exhumée dans le nouveau secteur de fouilles de Pompéi, confirme que la destruction de la cité antique n’aurait pas eu lieu en août, mais deux mois plus tard, le 24 octobre 79.

C’est une petite inscription au fusain. Deux lignes griffonnées sur un mur, comme avaient l’habitude de le faire les habitants de Pompéi. Et cette « découverte exceptionnelle », pour reprendre les termes d’Alberto Bonisoli, ministre de la Culture italien, devrait mettre un point final aux discussions sur la date véritable de l’éruption du Vésuve. Les historiens ont en effet longtemps pensé que le volcan napolitain avait détruit les villes romaines de Pompéi, Stabies ou Herculanum le 24 août 79. Or, ce graffiti exhumé dans le nouveau secteur de fouilles de la ville antique (Regio V) permet d’établir que la catastrophe aurait eu lieu deux mois plus tard.

Sans doute gribouillée par un ouvrier en train de rénover une maison, l’inscription mentionne « in[d]ulsit pro masumis esurit[ioni] » que l’on peut traduire par un humoristique « Il s’est baffé ». Mais l’auteur de ces lignes a pris soin de les dater : « « XVI K Nov » soit « XVI (ante) K(alendas) Nov(embres) » qui signifie précisément « le seizième jour avant les calendes de novembre », soit le 17 octobre. Ce qui exclue d’emblée une éruption en été ! En réalité, il y a longtemps que des spéculations sur la réelle date de l’éruption allaient bon train, celle-ci ayant été remise en cause par des archéologues après la découverte de fruits d’automne et de braseros dans les ruines. Aujourd’hui, tous s’accordent à fixer la date de la terrible éruption au 24 octobre 79.

Inscription Pompéi

Une inscription retrouvée sur un mur de Pompéi fait reculer la date de l’éruption du Vésuve (Source : Parc archéologique de Pompéi).

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La grande pyramide de Gizeh serait capable de concentrer l’énergie électromagnétique

En étudiant le comportement des ondes électromagnétiques, des chercheurs viennent d’effectuer une découverte surprenante au sein de la grande pyramide de Gizeh.

Les découvertes s’enchaînent autour de la grande pyramide de Gizeh. Après la mise au jour récente de deux habitations bâties à son pied il y a 4.500 ans, c’est cette fois au cœur du monument lui-même qu’une surprenante découverte vient d’être effectuée. Des chercheurs affirment en effet que ses chambres internes et sa base sont capables de concentrer l’énergie électromagnétique. Une révélation aux accents ésotériques qui amène pourtant des espoirs scientifiques tout à fait concrets et pragmatiques.

« Les applications des méthodes de la physique moderne et les approches pour l’étude des propriétés des pyramides sont importantes et fructueuses. Cela pourrait nous permettre d’effectuer de nouvelles découvertes ou d’obtenir de nouvelles informations suscitant un nouvel intérêt pour les pyramides », expliquent les scientifiques au cours de leur publication parue dans le Journal of Applied Physics.

Pour parvenir à analyser le comportement des ondes dans la pyramide, les chercheurs ont dans un premier temps évalué la façon dont les ondes radio induisaient des phénomènes de résonance au sein de la structure du monument. « Nous avons dû faire quelques conjectures », concède Andrey Evlyukhin, de l’Université d’État en technologie de l’information, mécanique et optique de St-Pétersbourg ITMO, en Russie.

Pyramide de Khéops

Pyramide de Khéops ou grande pyramide de Gizeh.

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