Au Guatemala, une cité maya découverte sous la jungle par des scientifiques

Un consortium international de chercheurs a annoncé avoir découvert des maisons, des fortifications et des palais dissimulés depuis des siècles sous la jungle guatémaltèque.

Sous la jungle, une cité endormie depuis des siècles. Un consortium international d’une trentaine de chercheurs vient de découvrir une cité maya de plus de 2 000 km² sous la jungle de la région de Petén, au nord du Guatemala. Selon la revue National Geographic, 60 000 structures (maisons, fortifications, routes, palais) ont été détectées grâce à une technologie connue sous le nom de LiDAR pour « Light detection and ranging » (détection et télémétrie par ondes lumineuses).

Grace à elle, aucun dégât n’est à craindre. Plus besoin de couper des arbres. Elle cartographie le paysage et les mouvements d’eau grâce à des drones capables de pénétrer dans les feuillages et équipés de capteurs thermiques. Ceci avant que les chercheurs ne scannent les environs en retirant « numériquement » la végétation.

Le but : découvrir ce qui se cache sous la jungle en le restituant en trois dimensions. Un procédé qui a permis de révéler les ruines d’une civilisation précolombienne tentaculaire. Bien plus grande que ce que supposaient les spécialistes de la question jusqu’ici.

Cité maya jungle Guatemala

À gauche, une photo classique du site de El Zotz, dans la région de la cité maya géante découverte récemment, et, à droite, une image créée grâce aux données Lidar (Source : Ithaca College).

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Une forteresse vieille de 3000 ans découverte engloutie sous un lac de Turquie

Des archéologues ont décelé sous les eaux d’un lac turque, les vestiges d’une forteresse bâtie il y a près de trois mille ans. Ce monument témoignerait de l’occupation de la région du lac Van par la civilisation d’Ourartou, établie dans cette zone à l’Est du pays neuf à six siècles avant notre ère.

L’Atlantide se cacherait-elle en Turquie ? Même s’il ne s’agit sans doute pas de la mythique île engloutie, des archéologues de l’université turque Yüzüncü Yıl, viennent malgré tout de faire une découverte inattendue, plusieurs centaines de mètres sous la surface d’un lac. Au cours d’une plongée dans ses eaux turquoises, des pierres leur sont apparues, celle d’un ancien château, trois fois millénaire.

Situé tout à l’Est de la Turquie, non loin de l’Iran, le lac Van est le plus grand du pays. Il se niche aux confins d’une région très touristique, a priori peu propice aux découvertes archéologiques. « Une rumeur affirmait que quelque chose était englouti sous les eaux, mais la plupart des archéologues et des responsables de musées nous disaient que nous ne trouverions rien », a expliqué Tahsin Ceylan, meneur de l’équipe de plongée au site Daily Sabah.

C’est pourtant en ces lieux que l’homme-grenouille a décidé de plonger, à la recherche d’une cité perdue, en dépit du peu d’espoir que lui offraient ses collègues spécialistes de la région.

Ruines lac Van

Un mystérieux château vieux de 3 000 ans a été découvert au fond du plus grand lac de Turquie (Source : Tahsin Ceylan).

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Une immense cavité de 30 mètres de long découverte dans la pyramide de Khéops

Des scientifiques viennent d’annoncer une incroyable découverte dans la pyramide de Khéops en Égypte. Grâce à une technologie de détection de particules cosmiques, ils ont mis en évidence une immense cavité inconnue de près de 30 mètres de long au sein même du monument.

C’est la dernière merveille du monde encore en place et elle semble loin d’avoir dévoilé tous ses secrets. Des scientifiques ont annoncé une incroyable découverte dans la célèbre pyramide de Khéops. Édifié à Gizeh en Égypte il y a plus de 4.500 ans, l’édifice cacherait en son cœur une immense et mystérieuse cavité dont l’existence vient seulement d’être mise au jour.

Cette découverte a été rendue possible grâce au projet ScanPyramids mis en place depuis 2015. Impliquant plusieurs équipes à travers le monde, cette mission a été lancée pour étudier les structures internes des célèbres monticules antiques sans prendre le risque de les endommager. Pour cela, le protocole fait appel à des particules cosmiques appelées muons.

La propriété intéressante de ces « électrons lourds » créés dans la haute atmosphère terrestre, est leur comportement face à la matière : lorsqu’ils rencontrent des structures solides par exemple, ils ralentissent avant de s’arrêter. Ainsi, en mesurant la densité de ces particules à l’aide de détecteurs, il est possible de déceler les « zones de vide ».

Décourte cavité pyramide de Khéops

La pyramide de Khéops arrosée par les muons (Source : HIP).

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Découverte de vestiges romains engloutis en Tunisie

Des chercheurs tunisiens et italiens ont pu explorer les vestiges de la ville de Néapolis dont une partie avait été engloutie par un tsunami.

« C’est une découverte majeure » car elle vient corroborer des récits datant de l’Antiquité, a expliqué à l’AFP Mounir Fantar, directeur de la mission archéologique. Des vestiges romains s’étendant sur 20 hectares sous la mer ont été découverts durant l’été 2017 par une mission tuniso-italienne à Nabeul, en Tunisie. Elle confirme qu’un tsunami a englouti une partie de la ville de Néapolis au 4ème siècle.

Une équipe conjointe de l’Institut national du patrimoine tunisien (INP) et de l’Université de Sassari-Oristano en Italie a mené des prospections sous-marines qui ont mis au jour des rues, des monuments et surtout près d’une centaine de cuves servant à la production de « garum », une sauce de chairs et viscères de poissons, sans doute responsable de problèmes intestinaux, mais dont les Romains étaient très friands.

 

Néapolis

Les vestiges d’une ville engloutie ont été découverts au large de Nabeul, en Tunisie (Source : Institut National du Patrimoine Tunisien/Université de Sassari-Oristano/AFP).

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Une immense statue découverte dans le temple Angkor Wat au Cambodge

Des archéologues viennent de sortir de terre l’une des plus grandes statues jamais découvertes sur le site archéologique d’Angkor Wat, l’un des plus grands temples du Cambodge. Haute de deux mètres, la statue servait probablement de « gardienne » à un ancien hôpital.

L’histoire des civilisations anciennes se révèle peu à peu. Au Cambodge, des archéologues ont mis au jour une immense statue sur le site du temple d’Angkor Wat, l’un des plus grands du complexe monumental d’Angkor. Haute de 1,9 mètre et 58 centimètres de large, la sculpture est à ce jour l’une des plus imposantes de cette ère jamais retrouvées.

L’équipe composée de spécialiste de l’Institut d’études de l’Asie du Sud-Est de Singapour, aurait mis la main sur la statue par totale inadvertance. En effet, les archéologues étudiaient les possibles relations existant entre le canal et un ancien hôpital du complexe, a expliqué dans un communiqué Apsara Authority, l’agence gouvernementale qui a supervisé le projet.

Starue découverte Angkor Wat

Une statue découverte sur le site archéologique d’Angkor Wat au Cambodge (Source : Apsara Authority).

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En trébuchant, un jeune Américain découvre un fossile de stegomastodon vieux de 1,2 million d’années

En jouant à cache-cache, un jeune Américain de 9 ans, Jude Sparks, a trébuché sur un fossile vieux de 1,2 million d’années appartenant à un stegomastodon, un cousin préhistorique des mammouths et des éléphants.

Une simple et innocente partie de cache-cache aura conduit Jude Sparks à faire une impressionnante découverte paléontologique. En novembre 2016, alors que le jeune Américain de 9 ans jouait avec sa famille, il a trébuché sur ce qu’il croyait n’être qu’une vulgaire roche. Sauf qu’en y regardant de plus près, la roche s’est avérée être un fossile vieux d’environ 1,2 million d’années.

C’est dans le désert de Las Cruces, situé au Nouveau-Mexique (Etats-Unis) que Jude Sparks a fait l’incroyable trouvaille. « J’étais en train de courir, et j’ai trébuché sur une partie de la défense », a raconté le jeune garçon dans un communiqué. « Mon visage a atterri au sol juste à côté de la mâchoire inférieure, j’ai regardé plus loin et il y avait un autre bout de défense ».

Pris d’une curiosité certaine, Jude a fait part de son aventure à sa fratrie. « Hunter pensait que c’était juste le corps en décomposition d’une grosse vache. Je ne savais pas ce que c’était, mais je savais simplement que ce n’était pas banal », a expliqué l’un de ses frères au média américain Fox News.

Stegomastodon Nouveau Mexique

Le jeune (et chanceux) Jude Sparks pose à côté du fossile qu’il a découvert par hasard dans le désert de Las Cruces, au Nouveau Mexique (Source : Peter Houde).

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L’Homme était déjà en Australie il y a environ 65.000 ans

Des préhistoriens viennent probablement de mettre fin à un long débat quant à la date d’arrivée des premiers Homo sapiens en Australie : elle serait d’environ 65.000 ans. Cette datation suggère qu’il pourrait y avoir eu deux grandes migrations en provenance de l’Asie du Sud-Est.

Il y a un mois, une équipe internationale de chercheurs annonçait qu’il fallait repousser de 100.000 ans la date d’apparition d’Homo sapiens en Afrique. Nos ancêtres seraient donc sortis plus tôt qu’on ne l’imaginait de leur berceau en direction de l’Europe et de l’Asie. Indirectement, voici qu’une découverte, réalisée en Australie, vient étayer cette nouvelle possibilité.

Une équipe de chercheurs australiens a en effet publié un article dans Nature expliquant qu’il a enfin été possible de dater de façon rigoureuse le site préhistorique de l’abri rocheux de Madjedbebe, non loin du célèbre parc national de Kakadu, au nord de l’Australie (ce site est inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1981). L’endroit a été fouillé à de nombreuses reprises depuis les années 1970 et alimentait des controverses entre préhistoriens et archéologues concernant la date de l’arrivée des premiers aborigènes, donc d’Homo sapiens, en Australie.

À partir des données collectées sur tous les sites connus sur le continent, deux camps s’étaient formés :

  • Pour les uns, l’Homme était probablement arrivé là-bas il y a au moins 60.000 ans.
  • Pour les autres, 50.000 ans était probablement l’estimation la plus haute de cette arrivée qui se serait plutôt produite il y a 47.000 ans.
Arrivée Homo sapiens Australie

L’arrivée d’Homo sapiens en Australie daterait de 65 000 ans.

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