À Pompéi, découverte d’un thermopolium, un fast-food antique, dans un état exceptionnel

À Pompéi, un fabuleux témoin de la vie dans la cité antique vient d’être présenté dans son entièreté pour la première fois. Il s’agit d’un stand de nourriture qui s’apparente à nos fast-food modernes.

Si vous pensez que les fast-food sont une invention moderne, détrompez-vous ! Le principe existait déjà durant l’Antiquité. Les archéologues travaillant dans les ruines de l’ancienne cité italienne de Pompéi ont présenté un exemplaire extraordinaire le 26 décembre 2020.

Au carrefour des rues Vicolo delle Nozze d’Argento et Vicolo dei Balconi, se tenait un thermopolium (du grec thermós qui signifie « chaud », et pôléô qui signifie « vendre »), un stand de rue qui vendait de la nourriture et des boissons chaudes. Il y en a environ 80 disséminés de toute la cité de Pompéi, mais celui-ci est exceptionnel par sa décoration parfaitement conservée.

Thermopolium Pompéi

Les fresques nouvellement exhumées du Thermopolium de la région V à Pompéi (Source : site historique de Pompéi).

Lire la suite

Pérou : un géoglyphe de chat découvert dans le désert de Nazca

Ce géoglyphe d’un chat aux oreilles pointues d’environ 37 mètres de long a été récemment sorti de l’oubli, ses lignes ayant pu être repérées par un survol de drones.

Un nouveau géoglyphe, vieux de plus de 2.000 ans et représentant un félin, a été découvert récemment au Pérou qui rouvrira l’accès en novembre à ces mystérieux dessins géants tracés sur le sol dans le désert de Nazca. Ce géoglyphe d’un chat aux oreilles pointues d’environ 37 mètres de long a été récemment sorti de l’oubli, ses lignes ayant pu être repérées par un survol de drones.

« La silhouette était à peine visible, elle était sur le point de disparaître en raison de son emplacement, sur une pente assez raide, et des effets de l’érosion naturelle », a indiqué le ministère de la Culture péruvien. Un groupe d’archéologues a nettoyé et redessiné les contours du géoglyphe situé à flanc de colline et dont les lignes sont de 30 et 40 centimètres de largeur.

Géoglyphe chat désert de Nazca

Une silhouette de chat longue de 37 mètres a été mise au jour sur une colline servant de point de vue naturel, dans le désert de Nazca (Source : Ministère de la Culture péruvien).

Lire la suite

Près de soixante sarcophages en parfait état découverts en Égypte

Des dizaines de sarcophages ont été récemment découverts sur le vaste site de Saqqarah, au sud du Caire. Ces cercueils en bois, scellés il y a plus de 2500 ans, sont en relativement bon état et les archéologues se réjouissent des informations qu’ils sont susceptibles d’en tirer. En ouvrant l’un des sarcophages, ils ont récemment mis au jour un corps momifié extrêmement bien conservé.

Le cercueil en question, ouvert pour la première fois devant la presse, était richement décoré. Les restes momifiés se trouvaient dans un tissu funéraire aux couleurs vives, portant diverses inscriptions hiéroglyphiques.

Le site de Saqqarah a servi de nécropole à Memphis, qui fut autrefois la capitale de l’Égypte ancienne. Il fait partie aujourd’hui du patrimoine mondial de l’UNESCO. Depuis la découverte des premiers cercueils début septembre, plusieurs autres sarcophages ont été trouvés au fond d’un puits caché, puis déterrés par l’équipe d’archéologues ; certains se trouvaient à près de douze mètres de profondeur. Au total, près d’une soixantaine de cercueils en bois, abritant des momies intactes, ont été retirés du puits.

Khaled al-Anani, ministre égyptien du Tourisme et des Antiquités, estime que d’autres sépultures pourraient encore se trouver sur ce site, situé tout près de la pyramide de Djéser, construite il y a environ 4700 ans. « Aujourd’hui n’est pas la fin de la découverte, je la considère comme le début d’une grande découverte », se réjouit-il. Les archéologues comptent bien faire d’autres découvertes en fouillant les puits alentour.

Découverte cercueils Saqqarah

Une partie des 59 cercueils en bois récemment découverts sur le site de la nécropole égyptienne de Saqqarah (Source : Ziad Ahmed/Nurphoto/AFP).

Lire la suite

On aurait enfin découvert l’origine des mégalithes de Stonehenge

Bien que Stonehenge fasse couler beaucoup d’encre dans les médias, nous savons bien peu de choses à son sujet encore aujourd’hui. Néanmoins, l’un de ses secrets vient d’être percé à jour par un duo d’irréductibles chercheurs.

L’incroyable architecture de Stonehenge en fait l’un des monuments historiques les plus précieux et fascinants de Grande-Bretagne. De nombreuses questions entourent depuis plus de quatre siècles sa construction, son utilité, son emplacement ou encore l’origine et le transport des colossaux blocs de pierre qui la composent. Dans une nouvelle étude, parue dans la revue Science Advances, le géoscientifique David Nash et son collaborateur Timothy Darvill, archéologue, proposent une réponse inédite à cette dernière question.

Deux types de roches principaux forment le cercle de Stonehenge : les mégalithes sont formés de grès dit « sarsen », tandis que les roches de plus petite taille, baptisées pierres bleues, sont d’origine volcanique ou composées de grès. De nombreuses études et la découverte d’anciennes carrières ont amené les chercheurs à suggérer que les pierres bleues magmatiques proviendraient des collines de Preseli, au sud-ouest du pays de Galles, à plus de 200 kilomètres du site. Néanmoins, une seule étude s’est jusqu’à présent penchée sur la provenance des mégalithes de grès, érigés au milieu du troisième millénaire avant notre ère, et formant l’architecture principale de Stonehenge.

Stonehenge

L’origine des mégalithes de grès sarsen formant le cœur de Stonehenge aurait enfin été révélée (Source : Andre Pattenden/English Heritage).

Lire la suite

1400 m de long, la plus ancienne et plus importante structure du monde maya révélée par le Lidar

Agé de 3000 ans, Aguada Fénix, le plus monumental complexe cérémoniel de toute la civilisation maya, a été repéré pour la première fois dans l’Etat du Tabasco, au Mexique. Il s’agirait de la plus vaste construction préhispanique rencontrée à ce jour en Amérique centrale.

Plus étendu que le complexe pyramidal de La Danta (400 av .J.C – 200 ap. J.C), aménagé dans une colline naturelle du site d’El Mirador (Guatemala) ; antérieur à Seibal (950 av. J.C), considéré jusqu’alors comme le plus ancien centre cérémoniel maya… Aguada Fénix bat tous les records ! Ce site, détecté dans l’Etat mexicain du Tabasco, au sud-ouest de la péninsule du Yucatan, apparait désormais comme la plus vaste et plus vieille structure jamais observée pour cette antique civilisation à en croire l’étude publiée le 3 juin 2020 dans la revue Nature : une plate-forme artificielle orientée nord-sud de 1400 m de long, sur 400 m de large et une quinzaine de mètres de hauteur, d’où rayonneraient neuf grandes chaussées.

Cette découverte, concomitante à celle de 21 autres sites de moindre importance, fait suite à des relevés Lidar (Light Detection and Ranging). Cette méthode de télédétection aéroportée utilise des impulsions laser couplées à un GPS de haute précision pour détecter des structures au sol, y compris celles se trouvant sous la canopée. Révolutionnaire, elle permet de générer des cartes numériques 3D et son utilisation, ces dernières années a bouleversé l’étude du monde maya en révélant d’innombrables sites totalement inconnus. C’est ce qui s’est passé pour Takeshi Inomata, archéologue de l’Université de Tucson (Arizona) avec la découverte de cette gigantesque structure jusque-là indétectable au sol.

Aguada Fénis Mexique

Image Lidar du site d’Aguada Fénix récemment découvert dans l’Etat du Tabasco, au Mexique (Source : Takeshi Inomata/Université d’Arizona/Nature).

Lire la suite

Quand la fonte des glaces scandinaves révèle des vestiges vikings

Au centre de la Norvège, le réchauffement climatique a entraîné la fonte de plaques de glace qui en reculant ont libéré une multitude de vestiges conservés depuis les chasseurs de rennes de l’âge du bronze jusqu’à l’époque Viking. Des découvertes exceptionnelles.

Ici, un fer à cheval ; plus loin, une raquette à neige pour équidés, des restes de traîneaux brisés, des clous, des bâtons de marche, des ossements d’animaux de bât… et des flèches encore empennées. Peu à peu, c’est tout un univers qui resurgit du passé sous les yeux des archéologues norvégiens depuis maintenant plus d’une décennie et dont l’inventaire vient d’être fait par la revue Antiquity. Plus d’un millier d’objets sont ainsi réapparus – et continuent de le faire – en raison du réchauffement climatique qui accentue la fonte des glaces et le retrait du glacier Lendbreen, situé entre 1600 et 1900m d’altitude, dans la région du Lomseggen, en Norvège.

Toutes ces découvertes racontent l’histoire de cette passe de haute montagne et de sa fréquentation sur plusieurs siècles. Les scientifiques ont en effet mis au jour l’existence de cet ancien corridor de circulation utilisé de l’âge du fer nordique, vers 200-300 de notre ère, jusqu’au Moyen-Age. Une voie de communication le long de laquelle des structures en pierres (cairns) servaient de repères aux voyageurs se déplaçant dans ces immensités glacées.

Raquette neige sabot cheval Vikings

Raquette à neige pour sabot de cheval (Source : Espen Finstad/secretsoftheice.com).

Lire la suite

Découverte d’un crâne d’australopithèque plus vieux que Lucy

Même s’il est tout petit, le crâne devait être celui d’un adulte, a priori masculin. Il a été découvert en Ethiopie.

Un nouveau candidat pour le panthéon préhistorique ? Un crâne d’Australopithèque vieux de 3,8 millions d’années et « remarquablement complet » a été mis au jour en Ethiopie, une découverte qui bouscule une nouvelle fois notre vision de l’évolution. « Ce crâne est l’un des plus complets des fossiles d’hominidés de plus de 3 millions d’années », explique à l’AFP Yohannes Haile-Selassie du Museum of Natural history de Cleveland (Etats-Unis), coauteur de deux études publiées mercredi dans la revue Nature.

Un atout qui pourrait lui valoir de « devenir une nouvelle icône de l’évolution humaine », juge Fred Spoor du Natural History Museum de Londres dans un commentaire. Et de rejoindre ainsi les célèbres « Toumaï », « Ardi » et « Lucy ». A titre de comparaison, « Toumaï » (un Sahelanthropus tchadensis), considéré par certains paléontologues comme le premier représentant de la lignée humaine, est vieux d’environ 7 millions d’années. Il a été mis au jour en 2001 au Tchad.

Crâne Australopithèque

Le crâne fossile d’Australopithèque MRD vieux de 3,8 millions d’années trouvé en Éthiopie (Source : Cleveland Museum of Natural History/AFP).

Lire la suite

De nouvelles découvertes expliquent le déclin de la civilisation khmère

Grâce à la datation carbone et à une étude approfondie du site archéologique d’Angkor, les chercheurs disposent de nouvelles réponses sur les raisons du déclin d’une puissance ayant dominé la péninsule indochinoise du IXe au XVe siècle.

Classées depuis 1992 au patrimoine mondial de l’UNESCO, les ruines d’Angkor forment les vestiges d’une puissante civilisation qui aura rayonné durant des siècles jusqu’à subir une mystérieuse période de déclin expliquée de façon plus ou moins flous par les spécialistes. Sous ses airs de cité perdue au milieu de la jungle, Angkor fut jadis la capitale du puissant empire Khmer et aurait accueilli jusqu’à près de 750.000 habitants sur une superficie d’environ 1.000 km2.

Aux alentours du XIVeet XVe siècle, un déclin va brusquement survenir et transformer le lieu en ville fantôme conquises par la jungle telles que nous pouvons la découvrir aujourd’hui. Plusieurs théories venaient expliquer ce déclin jusqu’ici : d’une part les études et explorations coloniales réalisées au XIXe siècle, qui expliquaient ce déclin par un abandon complet de la ville par ses habitants, et d’autre part les historiens, pointant 1431 comme la date de chute de la cité suite à son pillage par le royaume des Ayutthaya.

Une étude plus récente a été réalisées dans les alentours du temple d’Angkor, véritable symbole de la ville au point de figurer sur le drapeau actuel du Cambodge. Les archéologues se sont d’abord intéressés aux inscriptions murales écrites en Sanskrit et en Khmer, permettant d’identifier le type de population ayant occupé les lieux au fil du temps.

Angkor Wat

Le temple Angkor Wat au Cambodge.

Lire la suite

Dans les douves d’Angkor, des indices de sa fin

Quand tous les écrits ont disparu dans la moiteur tropicale, et que seuls des murs en pierre restent, comment savoir ce qui a conduit à l’abandon d’une des cités les plus puissantes d’Asie du sud-est, l’ancienne capitale khmer Angkor ?

Une équipe internationale emmenée par des archéologues australiens et cambodgiens est remontée dans le temps grâce à une carotte de terre de 70 cm, creusée dans une douve de la cité royale d’Angkor Thom, au Cambodge, dont on sait qu’elle a été complètement abandonnée au XVe siècle. « Le récit historique est vide pour le XVe siècle à Angkor, nous n’avons aucune trace écrite pour nous dire pourquoi, quand et comment ils sont partis », dit à l’AFP l’un d’eux, le géographe Dan Penny, à l’Université de Sydney. L’étude a été publiée lundi dans les Compte-rendus de l’Académie nationale des sciences américaine (PNAS).

La carotte de sédiments sert de « livre d’histoire naturelle ayant enregistré tous les changements dans l’utilisation de la terre, le climat et la végétation, année après année », explique le chercheur. Quand les humains habitent un endroit, ils brûlent du bois, ils érodent le sol et perturbent la végétation. Quand ils s’en vont, les traces changent.

Angkor Thom

Cité royale d’Angkor Thom (Bayon) au Cambodge.

Lire la suite

Une incroyable cité perdue ressurgit du passé en Afrique du Sud

Grâce à une technologie de mesure laser, des archéologues sud-africains ont mis au jour – aux abords de Johannesburg – les vestiges d’une ville enfouis sous la végétation. Une cité perdue, mais prospère en son temps et qui devait s’étendre à son apogée sur près de 20 kilomètres carrés.

Quand la technologie du XXIe siècle et l’archéologie se rencontrent, le résultat se révèle bien souvent époustouflant. Une parfaite illustration vient d’en être apportée en Afrique du Sud, avec la découverte, grâce au LIDAR – une technologie laser de pointe – d’une incroyable cité perdue aux abords de Johannesburg.

Quelques vestiges gisaient bien là depuis des années, suggérant la présence passée de maisonnettes de pierres dans la ville de Kweneng… Rien ne permettait en revanche d’en apprécier toute l’ampleur, couvertes qu’elles étaient par la végétation. C’était sans compter sur l’avènement du LIDAR, une technique de télédétection permettant d’établir une cartographie précise d’un relief grâce à un faisceau laser.

En mettant en œuvre un tel instrument à Kweneng, des archéologues sont en effet parvenus à révéler l’invisible. Faisant fi de la végétation, le LIDAR leur a permis de découvrir toute l’étendue des constructions vestigiales : pas moins de 800 maisons, ayant certainement abrité au bas mot une dizaine de milliers d’habitants. Les quelques murs de pierre visibles n’étaient bien que la partie émergée de cet « iceberg » archéologique.

Cité Kweneng Afrique du Sud

La ville de Kweneng reconstruite grâce à la technologie LiDAR en Afrique du Sud (Source : University of the Witwatersrand).

Lire la suite