La France pourrait manquer ses objectifs climat d’ici 2023

La France risque de manquer ses objectifs climatiques d’ici 2023, selon un document de travail du ministère de la Transition écologique établi dans le cadre de la révision de la feuille de route énergétique et de la stratégie bas-carbone.

Le pays s’est fixé un budget carbone, c’est-à-dire un volume maximum d’émissions de gaz à effet de serre à ne pas dépasser. Mais ce budget sera dépassé jusqu’en 2023, notamment à cause d’un retard pris dans le secteur des transports et le bâtiment, selon ce document, que l’AFP a pu consulter, présenté jeudi par le ministère de la transition énergétique lors d’un point d’étape sur la révision de la feuille de route énergétique (PPE) de la France pour la période 2019-2023 et à horizon 2028, et de sa stratégie bas carbone (SNBC).

Il pourrait atteindre sur la période 2014-2018 458 millions de tonnes d’émissions de CO2 (MtCO2), contre 440 initialement prévus. Et 422 MtCO2 entre 2019 et 2023, contre 398 attendus. Mais le document estime qu’il sera « rattrapé » entre 2024 et 2028 grâce aux progrès revus à la hausse sur l’industrie, le secteur de l’énergie et l’agriculture.

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En Californie, le parc naturel du Yosemite menacé par un incendie monstre

Avec l’été, reviennent les feux de forêt. En Californie, ils menacent désormais le parc naturel du Yosemite.

La saison des incendies ne connaît pas d’accalmie en Californie. Un nouveau feu, qui grossit à toute vitesse, menace depuis le 17 juillet 2018 le parc national de Yosemite au nord de l’Etat, après avoir tué un pompier selon l’agence de lutte contre les feux Calfire. Ce feu, dit de Ferguson, dans la forêt de la Sierra Nevada, a démarré dès le vendredi 13 juillet 2018 dans le comté de Mariposa et n’était, mardi 17 juillet 2018, qu’à 5% contenu après avoir déjà rasé 5.000 hectares, d’après Calfire.

Près de 1.500 personnels d’urgence étaient mobilisés pour tenter de le contenir, mais le terrain pentu compliquait l’accès des pompiers, tandis qu’une nouvelle poussée du mercure était attendue dans les prochains jours. Le feu est particulièrement attisé par le bois mort, les feuilles et herbes desséchées par la chaleur : 27 millions d’arbres sont morts l’an dernier et 62 millions en 2016 après plusieurs années d’une sécheresse record.

Incendie Yosemite

Feu de forêt dans le Yosemite envCalifornie (Source : Crowdspark/AFP).

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Des chercheurs pistent la cryoconite au pôle Nord

Une expédition en cours au pôle Nord va permettre à des scientifiques toulousains d’analyser la cryoconite, une pollution issue de l’activité humaine que l’on retrouve sur la banquise.

Au pôle Nord, au cœur de la banquise, les voitures ou et les camions ne sont jamais coincés dans les embouteillages. Et pourtant, à des milliers de kilomètres des mégalopoles et de leurs activités humaines, on peut aussi observer une fine pellicule noire sur la couche de glace, à l’image de celle qui s’accumule sur les murs des grandes villes.

Cette cryoconite, des scientifiques de l’Institut national polytechnique de Toulouse ont décidé de l’étudier de près, histoire de savoir ce qu’elle contient. Et pour y parvenir, ils profitent de l’expédition sportive et technologique La Voie du Pôle, partie le 19 juin dernier pour trois mois.

A bord d’un voilier hybride, à la fois catamaran et char-à-glace, trois aventuriers sont en train de parcourir 3.000 km et effectueront tout au long de leur périple des prélèvements. Des échantillons qui seront ensuite analysés au sein du Laboratoire écologie fonctionnelle et environnement (EcoLab).

Le voie du pôle

Trois sportifs traversent le pôle nord. Une aventure au cours de laquelle ils vont réaliser des prélèvements scientifiques (Source : A. Mansat).

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La Guadeloupe prête à se doter d’un aspirateur à sargasses

Les discussions sont « en bonne voie » et un contrat pourrait être signé ces prochaines semaines pour faire venir en Guadeloupe un système de collecte d’algues par aspiration intitulé Algaclean, pour lutter contre les sargasses, a-t-on appris de la Région Guadeloupe.

L’archipel, qui n’est pas le seul à lutter contre la prolifération des sargasses, pourrait même devenir, selon son concepteur, « un centre caribéen » à partir duquel cet outil pourrait être déployé vers d’autres pays. « Pour l’instant, de tous les projets que nous avons vus et nous en avons expertisé pas mal, cela nous parait la solution la plus robuste », a indiqué à l’AFP Sylvie Gustave Di Duflo, vice-présidente de la région Guadeloupe, en charge des questions environnementales.

Ce « gros aspirateur » breveté redonne « un peu d’espoir » à l’élue « car on peut arriver à enlever les sargasses très, très vite à terre et en mer ». Cyril Thabard, président de la société CDO Innov, constructeur de cette barge en aluminium, capable de pomper et stocker les algues, « jusqu’à 700 m3 par heure », a rencontré le 4 juillet Stanislas Cazelles, conseiller Outre-mer d’Emmanuel Macron, pour présenter l’outil.

Sargasses Sainte-Anne Guadeloupe mars 2018

Sargasses à Sainte-Anne en Guadeloupe en mars 2018.

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Le Royaume-Uni souhaite interdire les véhicules diesel et essence à l’horizon 2040

Le Royaume-Uni a présenté son plan « Road To Zero », qui vise à limiter les émissions de gaz à effet de serre du secteur automobile. Il prévoit d’interdire la vente de véhicules neufs à essence ou diesel après 2040.

Le gouvernement britannique a présenté le 9 juillet 2018 sa stratégie d’interdiction des ventes de voitures essences et diesels classiques à l’horizon 2040 et précisé que les voitures hybrides ne seraient finalement pas touchées par cette interdiction. Ce plan, intitulé « Road to Zero », vise à réduire les émissions de gaz à effet de serre du secteur automobile. Le ministère des Transports britannique a publié un document décrivant les détails de ce plan . Il confirme « l’arrêt d’ici à 2040 de la vente de nouvelles voitures et camionnettes conventionnelles fonctionnant à l’essence ou au diesel » au Royaume-Uni.

Le gouvernement prévoit que d’ici 2030, « la majorité de véhicules neufs vendus (de 50 à 70%) seront à émission zéro et la totalité des nouveaux véhicules seront équipés de systèmes permettant de réduire les émissions de façon significative ». Ces véhicules, qui représentent à l’heure actuelle 2,2% du marché britannique, comprennent les voitures électriques, hybrides rechargeables sur secteur et à hydrogène. Au-delà de la date butoir de 2040, le gouvernement voudrait que « presque tous les véhicules soient sans émission » de gaz à effet de serre d’ici à 2050.

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Allergies : mieux vaut laver les vêtements neufs avant de les porter

Selon l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses), les vêtements neufs seraient porteurs de substances allergènes ou irritantes. Elle conseille donc de les laver avant de les porter pour la première fois.

L’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) poursuit jusqu’en octobre, une étude, avec des médecins (dermato-allergologues, toxicologues) et des patients, destinée à identifier des substances irritantes qui se cacheraient dans les vêtements neufs. Une première phase s’est déroulée entre janvier et septembre 2017. Elle a permis dans certains cas d’y détecter des substances chimiques telles que la benzidine, le chrome VI ou le nickel.

Des analyses sur une quarantaine d’articles neufs ont permis d’affiner les familles de substances chimiques à rechercher et de confirmer, entre autres, la présence de nonylphénols ou encore de formaldéhyde. Elles ont également permis d’identifier des substances qui ne sont pas systématiquement recherchées en routine, alors qu’elles peuvent entraîner des dermatites de contact, comme la PPD (paraphénylène diamine).

Allergies vêtements neufs

L’Anses demande la mise à jour de la classification européenne des substances responsables d’allergies cutanées et prône l’information du consommateur (étiquetage, emballage) pour signaler leur présence potentielle.

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En Australie, 7% des reptiles sont menacés d’extinction

Les reptiles d’Australie, notamment les lézards et les serpents, sont menacés par des espèces invasives ainsi que le changement climatique et 7% d’entre eux sont sur le point de disparaître, a averti jeudi une ONG militant pour la protection de la nature.

Dans une version actualisée de sa « Liste rouge » des espèces menacées, l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) a indiqué que pratiquement toutes les espèces de reptiles d’Australie étaient maintenant considérées comme menacées et qu’une sur 14 risquait de disparaître. « Cette actualisation de la Liste rouge met en lumière la vulnérabilité des lézards et des serpents face à des espèces invasives venues d’ailleurs », a souligné Philip Bowles qui coordonne les travaux sur les lézards et les serpents à l’UICN, dans un communiqué.

Au total, 975 espèces de reptiles d’Australie figurent actuellement sur la Liste rouge, a précisé l’UICN. La population de reptiles d’Australie représente près de 10% de toute la faune reptile dans le monde.

Parmi les espèces invasives, les chats sauvages tuent à eux seuls environ 600 millions de reptiles chaque année dans le pays. Un petit lézard chassé par ces chats (le « Grassland Earless Dragon ») a ainsi été déplacé de la catégorie « vulnérables » à la catégorie « menacées » sur la liste.

L’UICN cite également une autre espèce invasive, le crapaud-buffle venimeux, le plus grand crapaud du monde, originaire d’Amérique centrale et d’Amérique du sud. Ce crapaud, qui possède des glandes venimeuses pouvant tuer ses prédateurs, a été introduit en Australie en 1935 pour lutter contre les scarabées qui ravageaient les champs de canne à sucre.

Il s’est montré inefficace contre cet insecte mais s’est révélé en revanche catastrophique pour les reptiles, tels que les varans Mitchell, espèce semi-aquatique, classée désormais comme « sévèrement menacée ». « L’ingestion des crapauds-buffles a provoqué dans certaines régions la disparition de près de 97% de la population de varans », a relevé l’UICN.

Le changement climatique est également une menace pour les reptiles, en particulier pour un lézard à longue queue (« Bartle Frere cool-skink ») qui ne vit qu’au sommet du mont Bartle Frere, la plus haute montagne du Queensland (nord-est). L’UICN a averti qu’une augmentation d’un degré de la température « provoquerait probablement la disparition de 50% de la population de ce lézard en 30 ans ».

Source : Sciences & Avenir/AFP

Vous pouvez consulter, sur le site d’Archipel des Sciences, la page Milieu marin/Biodiversité.