L’Autorité de la Grande barrière de corail veut des mesures contre le changement climatique

L’Autorité du parc marin de la Grande barrière de corail, un organisme gouvernemental, appelle le gouvernement conservateur à mettre en oeuvre des actions pour protéger le site du changement climatique.

L’autorité de gestion de la Grande barrière de corail s’est démarquée du gouvernement conservateur australien pour réclamer « les actions les plus fortes et les plus rapides possibles » contre le changement climatique afin de sauver le site inscrit au patrimoine mondial de l’humanité.

L’Autorité du parc marin de la Grande barrière de corail, un service gouvernemental, écrit dans une étude publiée mi-juillet 2019 qu’il faut réduire de manière urgente les émissions de gaz à effet de serre, à la fois en Australie et dans le monde, pour protéger l’immense récif corallien. La hausse de la température de l’eau liée au changement climatique a eu des effets dévastateurs sur de vastes étendues de la Grande barrière, inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco en 1981 et qui s’étend sur environ 2.300 kilomètres le long de la côte nord-est de l’Australie. Elle a subi en 2016 et 2017 deux épisodes de blanchissement sans précédent de ses coraux.

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Des solutions pour diminuer l’impact des particules fines sur notre santé

Certains types de particules fines, particulièrement issues du trafic automobile, sont responsables de lourds effets sur la santé, d’après une analyse des autorités de santé. Un impact qui sera forcément diminué par l’utilisation des progrès technologiques, selon ces travaux.

Particules ultrafines, carbone suie, et carbone organique : des appellations plus ou moins familières, qui interpellent par leur sonorité alarmante. Et à raison, puisqu’il s’agit des particules de l’air pollué identifiées comme étant à l’origine d’atteintes respiratoires et cardiovasculaires et de décès anticipés, d’après un nouveau rapport de l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses). L’agence prévoit des améliorations significatives de ces expositions aux particules fines, et ce quel que soit le scénario adopté en termes d’application des progrès technologiques au parc automobile, tout en appelant à diminuer le trafic routier.

« Les effets sanitaires des particules fines de l’air ambiant extérieur sont déjà bien documentés » depuis « plusieurs décennies », explique l’Anses dans son rapport, puisque leur impact a été estimé à « 48.000 décès prématurés par an pour l’ensemble de la France », et « une perte moyenne de 15 mois d’espérance de vie à 30 ans » dans les agglomérations de plus de 100.000 habitants. Alors pourquoi se pencher dessus à nouveau ? « Des interrogations subsistent, qui concernent les effets sanitaires associés aux particules en fonction de leur composition », répond l’Anses.

Pour identifier précisément les particules fines responsables des effets sanitaires observés, l’agence s’est basée sur le rapport « Review of evidence on health aspects of air pollution » de 2013 de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), et y a ajouté 160 nouvelles études portant sur 20 composés, 16 sources et 83 modifications physiologiques ou effets sur la santé. Parmi les composés étudiés, on trouvait les particules ultrafines (de l’ordre du nanomètre, soit un milliardième de mètre), les composés carbonés (principalement issus de la combustion d’énergie fossile, don le transport routier), ou encore des aérosols et métaux de transition (composés des particules), aux origines moins connues.

Pollution air & santé

L’impact sanitaire des particules fines a été estimé à « 48.000 décès prématurés par an pour l’ensemble de la France », et « une perte moyenne de 15 mois d’espérance de vie à 30 ans » dans les agglomérations de plus de 100.000 habitants (Source : AFP).

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Sécheresse : les forêts des Vosges sont en train de rougir

Non, il ne s’agit pas de l’été indien, cette période ensoleillée à l’automne lorsque la forêt se pare de rouge et d’or. Ces taches rouges sur tapis vert sont les conséquences de la sécheresse. De plus en plus de sapins des Vosges se meurent sur pied, la chaleur accélérant leur mort à grande vitesse. Tout un patrimoine forestier est en péril, appelant la mise en œuvre de mesures d’urgence.

Vert est la couleur qui domine sur les hauteurs de Masevaux dans le Haut-Rhin. D’habitude, et tout au long de l’année. Aujourd’hui, nul besoin d’aller très loin dans le bois pour découvrir des sapins aux épines couleur rouille, certains avec des pans d’écorce à terre. Ces arbres meurent de soif, victimes de la sécheresse de 2018. La canicule précoce et le déficit hydrique de ce début d’été ne font qu’accélérer le mécanisme. Ce constat augure du pire pour le printemps 2020 à venir, explique Cédric Ficht, directeur de l’agence de Mulhouse de l’Office national des forêts (ONF).

« On pense qu’on est au début du phénomène plutôt qu’au milieu », avec une fréquence accentuée de sécheresses importantes comme signe clair du réchauffement climatique, avertit le forestier. L’arbre peut mourir en quelques semaines dès que la cime commence à rougir, puis les sapinières affaiblies font la joie des parasites. «Je n’ai jamais vu la forêt comme ça », s’inquiète le maire de Masevaux, Laurent Lerch. Pour le natif de la commune, c’est un crève-cœur, un patrimoine qui disparaît.

En six mois, 100.000 m3 de sapins ont séché sur la moitié sud du Haut-Rhin. En Suisse, dans l’Ajoie, les hêtres ont déjà dépéri ou sont en passe de l’être sur une surface identique, a prévenu le canton du Jura que le gouvernement helvète décrit officiellement comme « catastrophe forestière » et qui parle d’un phénomène « grave et inédit ». La cause étant due à cette année 2018, la plus chaude de l’histoire ; cela ne manque pas d’inquiéter nos voisins et spécialistes suisses que l’extrême rapidité du dépérissement surprend et qui dépasse leurs projections.

Sapins rouges Vosges juillet 2019

La forêt vosgienne souffrant de sécheresse près de Masevaux (Source : AFP).

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En Sibérie, un lac pollué à la couleur irréelle devient une attraction

Un lac sibérien, rendu cristallin par une pollution industrielle, est devenu une véritable attraction touristique. Mais sous les jolies photos Instagram se cache un réel danger.

Touristes en bikini, baigneurs ou couples désirant un cadre romantique : un lac artificiel pollué aux couleurs rappelant celles d’un paradis tropical est récemment devenu un aimant pour des visiteurs à la recherche du selfie parfait dans les « Maldives » sibériennes.

Le site, qui sert de décharge à une centrale thermique de Novossibirsk, est rapidement devenu un phénomène sur Instagram avec son eau d’un bleu cristallin éclatant, un phénomène dû à la dilution d’oxyde de calcium rejeté par la société gérant les lieux. Apparenté à l’eau de chaux (hydroxyde de calcium), l’oxyde de calcium est « irritant et corrosif pour la peau, les yeux, les voies respiratoires et digestives », et son simple contact avec la peau peut causer « plaies ouvertes » et « sensation de brûlure », d’après la Commission québecoise des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité au travail (CNESST).

Maldives sibériennes

Les « Maldives sibériennes », un lac pollué de Russie prisé des touristes, le 11 juillet 2019 (Source : AFP).

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Les poissons-clowns sont menacés par la pollution lumineuse

Selon une étude australienne, la pollution lumineuse menacerait l’éclosion des poissons-clowns. Le monde de Nemo ressemble de moins en moins à un joli dessin animé…

Il vit près des récifs coralliens, facilement reconnaissable à sa livrée orange et ses bandes blanches bordées d’un trait noir, mais aujourd’hui, Amphiprion ocellaris, communément appelé « poisson-clown », doit affronter un ennemi sournois : la lumière artificielle qui ne cesse de s’amplifier. De fait, le littoral bordant les récifs de corail est de plus en plus exposé à de l’éclairage LED avec l’essor des constructions le long des côtes, le développement des ports et des docks, pointent des chercheurs de l’université Flinders (Australie), auteurs de l’étude. Les navires de croisière et les hôtels flottants éclairent eux aussi la surface des eaux marines qui attirent les touristes.

Pour connaître l’impact de cette lumière artificielle la nuit sur les poissons-clowns, l’équipe de scientifiques a étudié en laboratoire dix couples reproducteurs, dont cinq constituant le groupe témoin, étaient exposés à une luminosité classique, avec alternance de jour et de nuit. Les aquariums des cinq autres couples — au centre de l’expérience — étaient éclairés par le haut pendant la nuit avec une lumière LED d’intensité modérée (25 à 28 lux), comparable à celle qui éclaire la surface de l’océan, près des rivages habités.

Poissons clowns & pollution lumineuse

La pollution lumineuse menace l’éclosion des poissons-clowns.

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En Norvège, plus de la moitié des voitures neuves sont électriques

En Norvège, les ventes de véhicules électriques dépasseront probablement celles des voitures à moteur thermique d’ici la fin de l’année 2019. Mais dans un pays à la forte conscience écologique, un tel succès pose aussi des problèmes.

Sauver la planète… jusque dans l’au-delà ? Les voitures électriques ont tant la cote en Norvège qu’une entreprise de pompes funèbres s’y est mise à son tour et propose de rejoindre son ultime demeure dans un élégant corbillard « propre », tel un testament écologique adressé aux vivants. « Beaucoup de Norvégiens conduisent une voiture électrique et certains d’entre eux tiennent à quitter cette planète sur une touche verte », assure Odd Borgar Jølstad en montrant son corbillard Tesla customisé, dans la quiétude du cimetière de Grefsen, sur les hauteurs d’Oslo.

« C’est notre modeste contribution à l’environnement », sourit le directeur de l’entreprise. Riches ou non, jeunes ou âgés, citadins ou ruraux, les Norvégiens, y compris le prince héritier Haakon, se convertissent à l’électrique, un mode de propulsion particulièrement écologique dans un pays où l’électricité est propre car d’origine essentiellement hydraulique.

La Norvège est présente sur le terrain des véhicules électriques depuis les débuts de ce concept et, aujourd’hui, la tendance est solidement ancrée. Petits modèles ou berlines familiales, de l’abordable Leaf de Nissan aux plus luxueuses Tesla, plus d’une voiture neuve sur deux vendue en mars dans le pays était propulsée uniquement par des batteries plutôt que par un moteur thermique.

Brne recharche voiture électrique

Un Norvégien recharge sa voiture électrique (Source : Reuters).

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La plus grande mer d’algues sargasses du monde mesure 8.850 kilomètres

Les scientifiques l’ont surnommée la Grande ceinture des sargasses de l’Atlantique. Cette énorme masse d’algues brunâtres s’étend chaque année un peu plus, et couvre désormais une surface allant de l’Afrique aux Caraïbes.

Elle pèse 20 millions de tonnes, diffuse une odeur pestidentielle d’œuf pourri et s’étend du golfe du Mexique à la côte Ouest de l’Afrique. La Grande ceinture des sargasses de l’Atlantique, une immense étendue d’algues brunes, couvre désormais 8.850 kilomètres et forme la plus grande masse d’algues du monde, rapporte une étude de l’université de Floride du Sud parue le 5 juillet dans la revue Science. Les chercheurs ont analysé des images satellites de l’Atlantique depuis l’an 2000 pour retracer l’origine de cette efflorescence massive.

Le phénomène était relativement limité jusque dans les années 2010, mais il s’est depuis subitement aggravé, devenant récurrent et s’accroissant d’année en année. En 2011, seuls quelques nappes éparses de sargasses flottaient dans le golfe du Mexique et la mer des Sargasses. Aujourd’hui, c’est une bande continue de 8.850 kilomètres qui recouvre presque totalement la surface et qui va jusqu’à l’Afrique.

Mer sargasses

Une mer de sargasses de 8.850 km s’étend du golfe du Mexique à la côte Ouest de l’Afrique (Source : Brian Lapointe/Florida Atlantic University’s Harbor Branch Oceanographic Institute).

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