Des nouvelles familles de tigres découvertes en Thaïlande, un « miracle »

Des bébés tigres ont été découverts dans un parc naturel dans l’est de la Thaïlande, ce qui constitue un « miracle » pour cette sous-espèce décimée par la déforestation et le braconnage généralisé, d’après les groupes de défense des animaux.

La Thaïlande, considérée comme une plaque tournante du trafic d’animaux sauvage en Asie, est l’un des treize pays où vivent encore des tigres à l’état sauvage, mais leur nombre a largement chuté ces dernières années. La dernière fois qu’une famille de tigres indochinois avait été aperçue remonte à 15 ans.

La déforestation, l’avancée des villages et le braconnage expliquent le recul du nombre de tigres en Asie. « Le rebond extraordinaire des tigres de l’est de la Thaïlande est un miracle », a expliqué John Goodrich, le directeur du programme tigre à Panthera, un groupe de préservation de ces animaux sauvages. D’après l’organisation, la Thaïlande est le seul pays au monde à avoir de nouvelles familles de tigres indochinois.

Tigre Thaïlande

Photo de deux tigres indonésiens dans une forêt thaïlandaise, prise en 2016 et fournie le 28 mars 2017 par Panthera, une ONG de protection des félins (Source : AFP/HO/DNP-FREELAND)

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Journées mondiales des forêts, de l’eau et de la météo : les regards des satellites européens sur notre planète

Chaque année, les 21, 22 et 23 mars se tiennent les journées mondiales des forêts, de l’eau et de la météo. Comme le rappelle le Centre national d’études spatiales, des satellites, leurs yeux rivés sur notre planète, servent à établir des diagnostics et des suivis. Découvrez-les dans cette revue des programmes du CNES, en cours ou en projet, qui surveillent pour nous l’évolution de la végétation, l’humidité des sols, les risques d’inondation ou de sécheresse, etc.

21 mars : journée mondiale des forêts

Refuges de biodiversité, poumons de notre planète, tampons contre le réchauffement climatique, les forêts sont célébrées chaque année, depuis 2013, le 21 mars. Au Cesbio, un laboratoire toulousain sous cotutelle du Centre national d’études spatiales (CNES), elles sont observées et cartographiées depuis bien plus longtemps à l’aide de satellites radars tels que Sentinel-1 et Alos, ou optiques tels la série des SPOT et Sentinel-2 .

« Ces cartographies sont utiles pour suivre l’évolution des couverts forestiers en particulier dans les pays où le suivi depuis le sol est difficile voire impossible, comme dans certaines régions tropicales d’Asie, d’Afrique ou d’Amérique du Sud, souligne Cécile Vignolles, responsable de la thématique forêts au CNES. [Elles] sont aussi de plus en plus utilisées pour vérifier le respect de traités internationaux ou de programmes comme Redd [Reducing Emissions from Deforestation and Forest Degradation, NDLR] qui demande aux pays développés de compenser leurs émissions de carbone en participant, par exemple, à des programmes de plantations. »

Sentinel-2

Sentinel-2 repère très facilement les incendies dans les forêts, comme par exemple ici dans des plantations d’acacias en Indonésie. (Source : Copernicus Sentinel data 2017)

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Climat : les industriels veulent encore plus réduire l’impact des gaz HFC

La filière française du froid a pris de nouveaux engagements pour mieux récupérer et traiter les gaz réfrigérants, notamment les HFC, utilisés par exemple dans les réfrigérateurs et très nocifs pour le climat, a-t-on appris mercredi auprès de ces industriels.

Depuis la prise de conscience de l’impact de ces gaz, la réglementation s’est considérablement renforcée, avec l’an dernier un accord mondial pour éliminer progressivement les hydrofluorocarbures (HFC), tandis que l’Union européenne veut réduire de 37% la consommation des HFC dès 2018 et de 79% d’ici 2030.

« Cela va imposer de changer les installations de froid ou de remplacer les fluides » HFC qu’elles contiennent par des fluides moins nocifs, explique à l’AFP Christophe Morote, porte-parole de l’ADC3R, qui regroupe les distributeurs, conditionneurs, récupérateurs et retraiteurs de réfrigérants.

Les industriels français de la filière qui ont déjà mis en place dès 1993 une politique volontaire de récupération des gaz réfrigérants, ont donc signé une convention pour accompagner cette nouvelle réglementation.

HFC consommation

La consommation mondiale de HFC d’ici 2050 et son influence grandissante sur le réchauffement climatique si rien n’est fait.

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Le cadavre d’un marsouin du Pacifique retrouvé : l’extinction se rapproche encore

En mars 2017, le corps d’un jeune marsouin du Pacifique a été trouvé sur une plage mexicaine. Un coup dur pour cette espèce qui ne compte plus qu’une trentaine d’individus.

Le cadavre d’un jeune marsouin du Pacifique (Phocoena sinus), possédant encore le cordon ombilical, a été découvert mi-mars 2017 par la célèbre organisation de protection des écosystèmes marins, Sea Sheperd, au large de la côte Mexicaine. Des analyses vont être effectuées sur le corps afin de déterminer la cause de la mort.

Chaque fois que le cadavre d’un individu de cette espèce est découvert, c’est un pas de plus vers l’extinction de cet animal qui se trouve être le plus petit cétacé du monde. Une étude publiée en février 2017 avait révélé que seulement 30 Phocoena sinus sont encore en vie, d’où le risque d’une extinction complète de cette espèce d’ici 2022. Une précédente étude réalisée entre septembre et décembre 2015 avait dénombré au total 60 marsouins. Et ils étaient une centaine en 2014 et encore le double en 2012. Des chiffres qui révèlent l’extraordinaire rapidité du déclin de cette population, causé par une pêche aussi accidentelle qu’illégale.

Marsouin du Pacifique

Marsouin du Pacifique

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La grande barrière de corail de nouveau menacée par le blanchissement

La grande barrière de corail est menacée par un épisode de blanchissement pour la deuxième année consécutive. Un coup dur de plus pour un écosystème déjà fragile.

La grande barrière de corail en Australie n’en finit plus de blanchir. Pour la deuxième année consécutive, les récifs qui s’étendent sur pas moins de 2300 km subissent un nouvel épisode de cet impressionnant phénomène. Un constat établit par le parc marin de la grande barrière de corail après que des relevés aériens aient été effectués au-dessus de la côte nord-est de l’Australie.

Fait inquiétant, les scientifiques soulignent que c’est la première fois qu’un tel épisode de blanchissement se répète sur deux ans. De plus, des zones plus ou moins épargnées l’année dernière ne le sont plus. Comme l’explique le communiqué du parc marin de la Grande Barrière de corail : « Le relevé aérien du récif, le premier pour 2017, a constaté un blanchiment sévère dans les récifs au large du nord d’Ingham à l’étendue nord de l’étude près de Cairns.

Cette année, plus de blanchiment est observé dans cette partie centrale du récif, qui l’année dernière a échappé au blanchiment généralisé sévère ». Pour 2016-2017, les températures ont augmenté dès décembre. Ce qui induit toujours plus de stress et une fragilisation croissante pour ces coraux. Habituellement, les coraux avaient quelques années pour récupérer, mais pas cette fois…

Grande barrière de corail Australie

Image prise depuis l’ISS, d’une partie de la Grande Barrière de corail.

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46 produits d’entretien identifiés comme une source de pollution majeure

Le magazine 60 millions de consommateurs tire la sonnette d’alarme pour 46 produits d’entretien ménager vendus pour purifier l’air mais en fait sources d’une « pollution majeure de l’air intérieur », selon son enquête.

Sprays assainissants, produits désodorisants, anti-acariens ou désinfectants : le magazine 60 millions de consommateurs tire la sonnette d’alarme pour 46 produits d’entretien ménager sources d’une « pollution majeure de l’air intérieur », dans une étude dévoilée le 9 mars 2017. Dans son numéro hors-série d’avril-mai 2017, le magazine dresse la liste de 10 sprays assainissants, 12 produits désodorisants, 12 anti-acariens et 12 désinfectants, autant de biens que « l’on nous vend pour « purifier » l’air » mais qui sont « la première source de pollution de nos intérieurs ».

Des produits à « éliminer », selon l’association de consommateurs car « loin d’assainir la maison », ils « décuplent la pollution intérieure », cumulant « des substances allergènes, irritantes, voire toxiques ». Ainsi, « la majorité des 46 produits épinglés contient des composés organiques volatiles (COV), notamment le limonène, irritant et allergisant », précise 60 millions de consommateurs. Parmi les produits incriminés, on cite par exemple un désinfectant La Croix, des désodorisants de la marque Fébrèze ou encore des produits Sanytol.

« Notre secteur est très réglementé », se défend pour sa part auprès de l’AFP l’Afise, une association qui fédère les industries de la détergence, de l’entretien et des produits d’hygiène industrielle, à travers sa déléguée générale Valérie Lucas. « Les ingrédients qui entrent dans la composition des produits sont rigoureusement sélectionnés et testés avant d’être mis sur le marché », précise-t-elle. En plus de la composition des produits, l’étude pointe du doigt les informations mentionnées sur les emballages, soulignant qu' »un seul produit a un étiquetage satisfaisant », alors que « les autres omettent de mettre en garde les consommateurs ».

Produits  entretien

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L’impact de l’activité spatiale en Guyane sur l’écosystème

Le centre spatial guyanais (CSG) ressemble plus à un parc naturel qu’à un site industriel avec près de 700 km2 de savane littorale. Comment cet espace est-il préservé et comment mesurer l’impact des lancements de fusées ?

Alors que les premiers lancements de 2017 ont repris (Soyouz dans la nuit du 28 janvier 2017 et Ariane 5 le 14 février 2017), la question de l’impact de l’activité spatiale du Centre spatial guyanais (CSG) sur la faune avoisinante se pose. Et cette question a son importance puisque le CSG ressemble davantage à un parc naturel qu’à un site industriel : 700 km2 recouverte en grande partie de savane littorale. Or cette activité aéronautique ne serait nuisible que sur un espace bien réduit. Au delà, « l’harmonie » de la faune et de la flore serait préservée.

« Lors du décollage d’une fusée Soyouz, les lanceurs d’appoint relâchent du kérosène et de l’oxygène liquide. Pour Ariane 5 ou Vega (dans une moindre mesure), ce sont de l’acide chlorhydrique et de l’alumine. Une grande quantité d’eau est projetée sur la table de lancement, ce nuage de combustion est alourdi et une grande partie des polluants émis retombent à proximité de la zone de lancement » nous explique Jean-Pierre Trinchero, chef de service de sauvegarde du sol pour le CNES. Et c’est l’impact de ce « gros nuage blanc » dégagé au moment du démarrage qui est analysé (car il ne faut pas oublier que la majeure partie des gaz est dispersée en haute altitude dans l’atmosphère).

Alors, quels effets pour ce « gros nuage blanc » ? « Nous estimons qu’il y a un impact sur l’environnement sur 1 km autour du pas de tir mais pas au delà. Tout ceci est principalement lié aux gaz chauds à très haute vitesse qui vont brûler la végétation. Pour ce périmètre on ne peut pas faire grand chose. Il faudrait modifier les propulseurs mais en l’état, la propulsion verte est encore conceptuelle ». Au delà de ce kilomètre, différentes mesures sont réalisées sur l’air, l’eau, la végétation ainsi que sur la faune terrestre et aquatique pour s’assurer qu’il n’y ait aucune perturbation.

Centre Spatial Guyanais

Le Centre Spatial Guyanais (Source : CNES/Arianespace/ESA)

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