Des barrières géantes pour empêcher les déchets en plastique d’atteindre les océans

Deux consultants italiens, basés respectivement à Londres et à New York, ont mis au point un ingénieux système de barrières flottantes pour stopper le flux de déchets en plastique accumulés par les fleuves avant qu’ils n’atteignent la mer.

Les plastiques qui envahissent les mers empoisonnent poissons et oiseaux maritimes, entrant ainsi dans la chaîne alimentaire jusque dans nos assiettes. C’est précisément avec la volonté de nettoyer les océans que le jeune inventeur néerlandais Boyan Slat a fondé The Ocean Cleanup. Mais pourquoi ne pas essayer plutôt de capter les déchets plastiques avant que ceux-ci n’atteignent la mer ? Cela empêcherait que l’effet dégradant de l’eau salée n’émiette les déchets en micro-plastique.

Il s’agit d’une véritable course contre la montre. Chaque année, plus de huit millions de tonnes de plastique se retrouvent dans la mer, se décomposent et sont confondues avec de la nourriture, une menace croissante pour la faune marine. Presque tous les albatros du Pacifique ont maintenant des fragments de plastique dans l’estomac, responsables de la mort de plus d’un million d’oiseaux marins chaque année selon le Programme des Nations unies pour l’Environnement. Peu de gens savent que près de 90 % du plastique qui se retrouve dans l’océan y a été transporté par l’un des 10 fleuves les plus pollués au monde: le Yangtsé, le Nil, le Gange, l’Indus, le fleuve Jaune, le Hai he (fleuve blanc, à Tianjin en Chine), la Rivière des Perles, le fleuve Amour, le fleuve Niger et le Mékong.

Sea Defence Solutions

Le projet de la start-up Sea Defence Solutions (Source : SEADS).

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Des microplastiques transportés par le vent jusqu’au sommet des montagnes

Des microplastiques transportés à travers les airs peuvent atteindre des zones isolées, relativement épargnées par l’activité humaine, révèle une étude parue lundi dans Nature Geoscience, qui a étudié une zone reculée des Pyrénées françaises.

Pendant cinq mois de l’hiver 2017-2018, des chercheurs du CNRS, des universités de Toulouse, d’Orléans et de Strathclyde en Écosse ont récolté des échantillons sur la station météorologique de Bernadouze, à près de 1.500 mètres d’altitude. Elle se trouve dans une zone protégée Natura 2000 située à plus de cinq kilomètres du village le plus proche et à environ 120 kilomètres de Toulouse, relativement isolée.

« Les chercheurs ont décompté un dépôt de plus 365 particules de microplastiques par mètre carré par jour », selon un communiqué. Comment sont arrivés là ces petits fragments de plastique, dont certains sont invisibles à l’œil nu ? Ils ont été transportés par le vent, la neige et la pluie, répond l’étude.

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Les produits ménagers industriels contribuent à polluer l’air intérieur

Pour diminuer la pollution de l’air intérieur, mieux vaut se passer de produits ménagers industriels, composés de « substances toxiques » affirme vendredi le magazine 60 Millions de consommateurs et favoriser des produits « faits maison » rapporte une étude de l’Ademe.

Nettoyants, désodorisants, sprays… 60 Millions de consommateurs a étudié dans son hors-série la composition de 60 produits ménagers parmi les plus vendus, en se basant sur la lecture de leur étiquette et de leur fiche de données de sécurité réglementaire. Son verdict : « ils se révèlent toxiques et polluants ». « Beaucoup contiennent une ou plusieurs substances toxiques, nuisibles à notre santé ou à l’environnement », écrit-il en préambule, les accusant d’être les « principaux responsables » de la pollution de l’air intérieur.

De leur côté, l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe), l’Institut national de l’environnement industriel et des risques (Ineris) et le Centre scientifique et technique du bâtiment (CSTB) ont analysé une trentaine de produits, et testé en condition réelle une dizaine, six manufacturés et quatre « faits maison ». Les produits industriels émettent beaucoup plus de composés organiques volatils (COV), de minuscules poussières dont certaines sont classés cancérigènes possibles, comme l’acétaldéhyde, ou avérés, comme le formaldéhyde.

« Les produits manufacturés ont davantage de produits chimiques, donc ils vont dégager un cocktail de molécules plus grand » explique à l’AFP Isabelle Augeven-Bour, ingénieure qualité de l’air à l’Ademe. Mais « dans les conditions d’utilisation normales, en respectant les quantité du fabriquant et en aérant, il n’y a aucun problème », tempère t-elle. Importante précaution pour les produits « faits maison » : limiter les huiles essentielles. « Plus il y en a, plus les émission de COV augmentent. Deux-trois gouttes suffisent! », prévient Isabelle Augeven-Bour.

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Océans : le mystère du plastique disparu a-t-il été enfin résolu ?

Des millions de tonnes de plastique sont rejetées en mer chaque année mais seule une petite partie est visible. Où disparaît le reste ? Des chercheurs s’approchent désormais de la résolution du mystère du « plastique perdu ».

Ces dernières années, les images de bouteilles et de sacs agglutinés par les courants au milieu des océans ou de plages couvertes de détritus ont suscité des campagnes contre la culture du tout-jetable. Mais cette pollution visible n’est que la partie émergée de l’iceberg. Alors une équipe internationale de scientifiques s’est mise en chasse, déployant des efforts sans précédent pour traquer les débris.

Quelque quatre à 12 millions de tonnes de plastiques finissent chaque année dans les océans, mais les scientifiques estiment que seulement 250.000 tonnes sont présentes à la surface. Et 99 % de tout ce qui a été déversé en mer pendant des décennies est introuvable. Dégradés par l’érosion, le soleil et l’action de bactéries, la densité des plastiques change, ils se retrouvent à la merci des courants et une fois qu’ils sont entraînés vers les profondeurs, ils deviennent beaucoup plus difficiles à suivre. « Il est assez difficile de savoir où ils sont tous, parce qu’il y a beaucoup de processus à l’œuvre, explique à l’AFP Alethea Mountford, de l’université de Newcastle. Même le plastique à la surface peut couler, puis remonter ».

Dans ce qui pourrait être une véritable avancée, la chercheuse a utilisé un modèle informatique des courants océaniques sur les plastiques de trois densités différentes, pour localiser les lieux où se regroupent les fragments après avoir coulé. Le modèle montre des accumulations de plastiques à des profondeurs variées en Méditerranée, dans l’Océan indien et dans les eaux de l’Asie du Sud-Est. Les scientifiques pensent qu’une grande partie du plastique finit sur les fonds marins. Une récente étude avait d’ailleurs permis de trouver des microplastiques dans les entrailles de mini-crustacés vivant à près de 11 kilomètres de profondeur dans la fosse des Mariannes, la plus profonde connue.

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Environnement : le CO2 au plus haut depuis 3 millions d’années

La concentration dans l’atmosphère du CO2 est au plus haut depuis 3 millions d’années, rendant inéluctable la hausse dramatique de la température de la planète et du niveau des océans en quelques siècles.

Les scientifiques estimaient jusqu’alors que le niveau actuel de dioxyde de carbone, un peu supérieur à 400 parties par million (ppm), n’était pas plus important que celui d’il y a 800.000 ans, lors d’une période marquée par des cycles de réchauffement et de refroidissement de la Terre qui se poursuivraient aujourd’hui sans le réchauffement lié aux activités humaines.

Mais des carottes de glace et de sédiments marins prélevés à l’endroit le plus froid de la planète révèlent désormais que la barre des 400 ppm a en fait été dépassée pour la dernière fois il y a 3 millions d’années, pendant le Pliocène. Les températures étaient alors 3 à 4°C plus élevées, des arbres poussaient en Antarctique et le niveau des océans était 15 mètres plus haut.

Ces analyses sont corroborées par un nouveau modèle climatique développé par le Potsdam Institute for Climate Impact Research (PIK). « La fin du Pliocène est relativement proche de nous en terme de niveaux de CO2« , explique à l’AFP Matteo Willeit, chercheur au PIK et principal auteur d’une étude publiée cette semaine dans la revue Science Advances. « Nos modèles suggèrent qu’au Pliocène il n’y avait ni cycle glaciaire ni grosses calottes glaciaires dans l’hémisphère nord. Le CO2 était trop élevé et le climat trop chaud pour le permettre ».

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L’ONU veut construire une ville flottante autonome et écologique

Alors que les 2,4 milliards d’habitants vivant sur les côtes sont directement menacés par la montée des eaux et les ouragans, un projet de cité modulable et autonome vient d’être présenté à l’ONU. Entièrement fondée sur le principe du développement durable, cette ville approvisionnera ses résidents en eau, énergie et nourriture en cas de catastrophe naturelle.

Face aux menaces du réchauffement climatique, de nombreux concepts de cités flottantes ont vu le jour ces dernières années. Des pyramides mayas du cabinet d’architecture italien Lazzarini au véritable « État » du Seasteading Institute au large de la Polynésie française en passant par LilyPad, une sorte de nénuphar géant dans un lagon artificiel imaginé par l’architecte Vincent Callebaut, la plupart restent pourtant au stade d’utopie.

Le dernier projet en date a pourtant retenu l’attention de l’ONU lors d’une table ronde des Nations unies le 3 avril dernier à New York. Conçue par le cabinet d’architectes Bjarke Ingels Group (BIG) pour la startup Oceanix et soutenue par le MIT Center for ocean engineering et le club Explorers (un groupe de scientifiques soutenant l’exploration terrestre et spatiale), cette ville modulable « fait partie des solutions contre la crise climatique », a assuré Maimunah Mohd Sharif, la directrice exécutive de l’ONU pour les établissements humains. Cette dernière a assuré que l’organisation appuierait le projet.

Oceanix City

Oceanix city, une ville flottante conçue pour résister aux catastrophes climatiques (BIG-Bjarke Ingels Group).

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L’Indonésie veut fermer l’île de Komodo pour protéger les dragons

Les autorités indonésiennes réfléchissent à fermer l’île de Komodo où résident les fameux dragons. Des milliers de touristes se rendent tous les mois dans cette zone, ce qui perturberait ces animaux.

L’Indonésie réfléchit à fermer temporairement l’île de Komodo qui abrite des lézards géants carnivores, les célèbres dragons de Komodo, pour faire face aux problèmes engendrés par des touristes de plus en plus nombreux et au trafic d’animaux, a indiqué le 4 mars 2019 l’agence du tourisme local.

La fermeture envisagée par les autorités locales à partir de 2020 dépend encore d’un feu vert du gouvernement et ne s’appliquera pas aux îles voisines de l’est de l’Indonésie où l’on peut observer aussi ces varans, les plus grands au monde. « Il y a déjà un tourisme de masse sur l’île de Komodo et c’est vraiment perturbant », a indiqué à l’AFP Marius Ardu Jelamu, qui dirige l’agence locale du tourisme. Et « quand il y a trop de touristes dans des zones sensibles comme le Parc national de Komodo, les dragons peuvent en souffrir », a-t-il ajouté. Selon ce responsable, Jakarta a donné un accord de principe à cette mesure de conservation.

Dragon de Komodo

Un varan de Komodo à la recherche d’une proie sur l’ile indonésienne (Source : AFP).

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