Les Seychelles créent une vaste réserve maritime

Le gouvernement des Seychelles a annoncé jeudi la création d’une vaste zone de protection marine au sein de l’archipel, dans l’océan indien, pour préserver ses eaux, essentielles au développement de son économie.

Cette réserve, d’une superficie de 210.000 km² – soit approximativement 15% de la Zone économique exclusive (ZEE) seychelloise – s’inscrit dans le cadre du concept d’ »économie bleue », dans lequel les Seychelles, très dépendantes de la pêche et du tourisme, veulent baser leur avenir. « Notre océan engendre des opportunités de développement, mais aussi des responsabilités », a déclaré le ministre seychellois de l’Environnement, Didier Dogley. « Notre océan est central à notre développement et au futur des générations à venir. »

Il a décrit la création de cette réserve comme « un changement de paradigme dans la manière dont nous gérons et utilisons nos ressources côtières et maritimes ». Le dispositif a été rendu possible par un accord conclu en 2016 portant sur le rachat de 21 millions de dollars (17 millions d’euros) de dette publique, grâce à l’intervention de l’ONG américaine Nature Conservancy.

Celle-ci a prêté de l’argent au gouvernement seychellois et mobilisé des dons privés, dont un de la Fondation Leonardo DiCaprio, pour financer ce rachat. Ce dernier était conditionné à la création de la réserve, qui permet à l’archipel de protéger ses 115 îles contre les effets du changement climatique, dont le réchauffement, la montée et l’acidification des eaux.

Seychelles

Plage sur l’Océan Indien aux Seychelles (Source : AFP).

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Indonésie: le volcan Sinabung crache un énorme nuage de cendres

Une éruption volcanique lundi du mont Sinabung, sur l’île indonésienne de Sumatra, a projeté dans l’atmosphère une épaisse colonne de fumée atteignant près de 5.000 mètres de haut et recouvrant des villages de cendres, ont indiqué les autorités.

Le Sinabung, où une série d’éruptions se sont produites depuis 2010, a connu un regain d’activités ces derniers jours. « C’était la plus grande éruption pour Sinabung cette année », a déclaré le chef du centre national de volcanologie, Kasbani, qui n’a qu’un patronyme comme nombre d’Indonésiens.

Il n’y avait aucune information sur des morts ou des blessés. Aucun habitant ne se trouvait à l’intérieur du périmètre de sécurité établi précédemment dans un rayon de sept kilomètres autour du volcan. Mais des centaines de maisons à l’extérieur de cette zone ont été recouvertes de poussières volcaniques.

Eruption Sinabung

Le volcan Sinabung en éruption le 19 février 2018 sur l’île indonésienne de Sumatra (Source : AFP).

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Même en respectant l’accord de Paris, les catastrophes naturelles vont augmenter

Les phénomènes météorologiques extrêmes vont augmenter de manière importante même si les objectifs de l’accord de Paris sont atteints, selon une nouvelle étude.

Des travaux, présentés dans la revue Science Advances le 14 février 2018, ont analysé la probabilité de périodes chaudes, sèches et de pluviosité excessive dans les prochaines années, autant de phénomènes exacerbés par la hausse de la température de la Terre et du niveau des océans. Le changement climatique a déjà un impact : un record a été largement battu en 2017, celui du coût mondial des catastrophes naturelles avec 306 milliards de dollars.

« Ces coûts croissants représentent l’un des nombreux signes du fait que nous ne sommes pas prêts pour le climat d’aujourd’hui, et encore moins pour un degré supplémentaire de réchauffement planétaire », a relevé Noah Diffenbaugh, du Stanford Woods Institute for the Environment. Les engagements des plus de 190 pays signataires de l’accord de Paris de 2015 devraient limiter la hausse mondiale du thermomètre entre deux et trois degrés Celsius par rapport à l’ère pré-industrielle.

Thomas Fire Californie

Le « Thomas Fire », incendie le plus destructeur jamais survenu en Californie, a sévi en décembre près de Montecito (Source : AFP).

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Supervolcan Toba : son éruption, finalement, ne semble pas avoir causé de catastrophe

La dernière éruption du supervolcan Toba, il y a environ 73.000 ans, est accusée d’avoir provoqué un hiver volcanique dévastateur, qui aurait anéanti nos ancêtres. Or, en faisant parler des restes végétaux fossilisés dans les sédiments du lac Malawi, des chercheurs mettent à mal cette théorie catastrophiste.

Les impacts que la terrible éruption du supervolcan Toba a pu avoir à l’époque sur le climat et les espèces vivantes font encore débat. Pour apporter des éléments de réponse, des chercheurs de l’université d’Arizona ont étudié les sédiments du lac Malawi, dans l’est africain, en quête d’indices fossiles.

Les résultats de leur recherche, publiés dans le Journal of Human Evolution, indiquent que la végétation de basse altitude n’a pas vraiment été affectée par l’éruption. L’évènement n’aurait donc pas provoqué d’hiver volcanique et, par conséquent, les populations d’Afrique de l’Est, berceau de l’humanité, sont restées sauves.

La dernière éruption du supervolcan Toba, 73.000 ans plus tôt (à plus ou moins 4.000 ans près), à l’origine de la théorie de la catastrophe de Toba était, sans conteste, d’une violence inouïe. En témoigne l’étendue de la caldeira laissée par la catastrophe, aujourd’hui comblée par le lac Toba, le plus grand lac volcanique du monde, situé sur l’île de Sumatra, en Indonésie.

Lac Toba Indonésie

Lac Toba en Indonésie.

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Plutôt que de couler, un archipel du Pacifique s’agrandit

L’archipel des Tuvalu, minuscule nation du Pacifique longtemps considérée comme vouée à une disparition prochaine à cause du réchauffement climatique, est en fait en train d’accroître son territoire, selon une nouvelle étude publiée vendredi.

L’Université d’Auckland a passé au crible les changements dans la géographie des neuf atolls coralliens qui constituent les Tuvalu ainsi que 101 îles entre 1971 et 2014, en se servant de photographies aériennes et d’images satellite. Durant cette période, huit atolls et les trois quarts des îles se sont agrandis. La surface terrestre s’est accrue de 2,9% alors même que le niveau de la mer montait deux fois plus que la moyenne mondiale.

Pour Paul Kench, co-auteur de l’étude parue dans le journal Nature Communications, celle-ci contredit l’idée que les îles de basse altitude seraient englouties par la montée des eaux due au réchauffement. « Nous avons tendance à voir les atolls du Pacifique comme des terres statiques qui seront tout simplement inondées par la hausse du niveau de la mer mais il y a de plus en plus de preuves que ces îles sont géologiquement dynamiques et en train de changer constamment », a-t-il déclaré.

Atoll Funafuti

Funafuti, atoll des Tuvalu dans le Pacifique, où vivent près de la moitié des habitants de l’archipel (Source : AFP)

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Les animaux à sang chaud s’adaptent mieux que les autres aux changements climatiques

Des chercheurs suisses ont retracé l’histoire de plusieurs espèces animales afin de savoir lesquelles s’adaptent le mieux aux changements climatiques.

Dans le futur, le monde sera-t-il peuplé davantage de mammifères et d’oiseaux ou de reptiles et d’amphibiens ? C’est la question que ce sont posés plusieurs scientifiques de l’Université de Lausanne et d’après leurs résultats, les animaux endothermes aussi appelés animaux à sang chaud seraient plus enclins à faire face efficacement au changement climatique que les ectothermes que sont les reptiles et les amphibiens.

Les scientifiques ont scruté 270 millions d’années d’histoire terrestre afin de découvrir où les ancêtres de ces groupes d’animaux vivaient et sous quelles températures. Grâce à des données sur la distribution actuelle, les relations phylogénétiques et l’étude de fossiles de pas moins de 11.465 espèces, ils ont pu retracer les changements historiques de niches écologiques et la répartition géographique de plusieurs espèces de mammifères, d’oiseaux, d’amphibiens et de squamates (ordre de reptiles).

Dans un article paru le 29 janvier 2018 dans la revue Nature Ecology & Evolution, les chercheurs révèlent que les changements de niches écologiques chez les animaux endothermes sont plus rapides que chez les autres : les animaux à sang chaud s’adaptent plus rapidement aux changements de température en trouvant de nouveaux lieux de vie. A l’inverse, les espèces ectothermes – incapables de produire leur propre chaleur corporelle – ne peuvent pas évoluer dans certaines régions où les conditions sont extrêmes. « Ces espèces démontrent une baisse de leur activité lorsque la température diminue ce qui réduit leur temps passé à chercher de la nourriture et à se reproduire », notent les chercheurs dans l’étude.

Mammifères & oiseaux

Les mammifères et les oiseaux s’adaptent mieux aux changements climatiques que les animaux à sang froid.

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2018 est l’Année du corail : découvrez les trésors menacés des récifs

IYOR 2018 : ce sigle est celui de l’Année internationale des récifs coralliens. En régression partout dans le monde, ces écosystèmes d’une importance capitale subissent le réchauffement des eaux de surface et les pollutions côtières. Il est grand temps de s’en préoccuper, comme l’explique ici Martin Colognoli, responsable scientifique de Coral Guardian.

L’année 2018 sera officiellement la troisième Année internationale des récifs coralliens, ou « IYOR 2018 », pour International Year Of the Reef, sous l’égide de l’ICRI et de la France qui en assure la coprésidence. Après déjà deux éditions et face à l’urgence climatique qui pèse sur ces écosystèmes, les espérances et l’enjeu sont de taille ! En 40 ans, plus de 40 % des récifs ont disparu de la planète, et les scientifiques estiment que si l’on ne fait rien, ils auront tous disparu d’ici 2050.

Les récifs coralliens sont dégradés par une accumulation de contraintes résultant des activités humaines. La surpêche, les techniques de pêche destructrices, la pollution et le développement côtier sont en tête de liste des facteurs de stress chroniques. De plus, les changements globaux à long terme élèvent les températures de la mer et la concentration de CO2 affectent également les récifs coralliens.

Au cours des 240 millions d’années écoulées, les coraux ont évolué pour devenir l’un des écosystèmes les plus importants et les plus complexes de la planète. Les récifs coralliens abritent plus de 4.000 espèces de poissons, 700 espèces de coraux, et des milliers d’autres plantes et de formes de vie animale. Ils soutiennent la biodiversité, mais ils sont aussi d’une immense valeur pour l’humanité. Ils sont une ressource alimentaire et économique pour plus de 850 millions de personnes. Les récifs coralliens protègent également plus de 150.000 kilomètres de côtes dans plus de 100 pays contre les vagues, les tempêtes, les inondations et l’érosion. Les coraux sont aussi d’importantes ressources pour de nouveaux médicaments en cours de développement.

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