Le Piton de la Fournaise est en éruption

Le volcan de l’île de La Réunion s’est réveillé ce lundi. Une éruption a priori sans danger, mais toujours impressionnante.

Le Piton de la Fournaise, le volcan de l’île de La Réunion, est entré en éruption ce lundi matin pour la première fois de l’année. L’éruption a lieu dans l’enclos, la caldeira centrale du volcan, une zone totalement inhabitée. Elle ne présente donc pas de danger pour les personnes et les biens.

Elle n’en est pas moins spectaculaire. « La Fournaise fait son show », indique tranquillement Réunion la 1ère. Selon Aline Peltier, directrice de l’Observatoire Volcanologique du Piton de la Fournaise (OVPF), « au moins deux fissures éruptives et une dizaine de fontaines de lave se situent en altitude sur le flanc est du massif volcanique ».

Piton de la Fournaise 18/02/2019

Le Piton de la Fournaise est entré en éruption, ce lundi 18 février 2019 (Source : Réunion la 1ère).

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Méditerranée : le Stromboli serait à l’origine de plusieurs tsunamis dévastateurs

Au cours du dernier millénaire, le Stromboli se serait partiellement effondré. Il aurait causé au moins un tsunami entraînant des destructions dans le port de Naples.

Pour beaucoup d’entre nous, le mot tsunami évoque l’Asie. D’ailleurs, étymologiquement, ce terme vient de « tsu », c’est à dire port, et « nami », vague, soit « vague de port » en japonais. Le 26 décembre 2004, un séisme de magnitude 9,2 causait un terrible tsunami dont les vagues destructrices faisaient plus de 220.000 morts en frappant les côtes de l’océan Indien.

Depuis le début du XXe siècle, une centaine de tsunamis ont été observés en Méditerranée et dans les mers qui lui sont reliées, telle la Mer noire, cela représente 10 % du total des tsunamis sur Terre pendant cette période. Ces tsunamis sont produits généralement à l’occasion de séismes et nous n’avons pas souvenir qu’ils aient causé des dégâts aussi importants que ceux constatés en Asie.

Mais ce n’est nullement une raison pour ne pas disposer d’un système de surveillance et d’alerte. C’est d’autant plus nécessaire que des tsunamis peuvent aussi se produire à l’occasion d’effondrements d’édifices volcaniques actifs. Et il en est au moins trois qui le sont depuis l’Antiquité en Méditerranée occidentale : le Vésuve, mais surtout l’Etna et le Stromboli. Récemment, l’effondrement d’une partie de l’Anak Krakatau a tristement rappelé que ces effondrements générant des tsunamis sont bel et bien dangereux.

Stromboli

Une vue de Stromboli.

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Les gaz sous-marins pourraient faire bouillir la Terre !

Les modèles suggèrent que les océans jouent un rôle de grands régulateurs de la quantité de gaz à effet de serre présente dans l’atmosphère. Mais une nouvelle étude avance aujourd’hui au contraire que la libération brutale de réservoirs de carbone sous-marins aurait déjà surchauffé la planète par le passé. Un phénomène qui pourrait être sur le point de se reproduire.

« Récemment, nous avons appris qu’il existe de vastes réservoirs de gaz à effet de serre naturels au fond des océans. Et nous savons désormais que lorsqu’ils ont été perturbés au cours du Pléistocène, la planète s’est réchauffée. » C’est ainsi que Lowell Stott, professeur en sciences de la Terre à l’université de Californie du Sud, résume l’étude qu’il vient de publier.

Son équipe rapporte en effet aujourd’hui la preuve de l’existence, dans les grands fonds marins, de systèmes hydrothermaux ayant libéré des gaz à effet de serre dans l’océan et l’atmosphère à la fin de la dernière période glaciaire. Les chercheurs ont notamment noté à cette période une multiplication par quatre du zinc dans les coquilles de protozoaires, signe révélateur d’une activité hydrothermale étendue.

Réservoir carbone océans

Si les réservoirs de gaz à effet de serre sous-marins venaient à être déséquilibrés par une augmentation de la température des océans, ils pourraient libérer une grande quantité de carbone dans l’atmosphère.

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La NASA découvre un deuxième cratère géant sous la glace au Groenland

Un autre cratère d’impact géant se cache sous la glace au Groenland. Il se démarque par son diamètre imposant de 36,5 kilomètres et parce que ce n’est que le deuxième représentant de sa catégorie. Le premier se trouve à seulement 183 kilomètres de là, poussant les scientifiques à se demander s’ils sont jumeaux.

L’annonce en novembre 2018 de la découverte d’un vaste cratère d’impact de 31 kilomètres de diamètre sous le glacier Hiawatha, dans le nord-ouest du Groenland, donnait le coup d’envoi à la chasse aux cratères subglaciaires, que les scientifiques pensaient presque impossibles à trouver, présumant qu’ils étaient effacés par l’érosion. Une équipe de chercheurs dirigés par Joe MacGregor du NASA Goddard Space Flight Center (GSFC) révèle maintenant avoir identifié ce qui semble être un deuxième cratère d’impact enfoui sous deux kilomètres de glace.

Décrit dans une étude parue dans Geophysical Research Letters, le nouveau cratère est un brin plus large que le précédent – 36,5 kilomètres de diamètre – et se situe seulement à 183 kilomètres au sud-est de là. Tout indique qu’il a été formé par la chute d’une météorite. Si cela se confirme, il deviendra expressément le 22e plus grand cratère d’impact sur Terre.

Les chercheurs ont tout d’abord repéré le nouveau cratère par sa forme circulaire visible dans les images de la surface de glace fournies par les satellites Terra et Aqua de la NASA, équipés du spectroradiomètre Modis, ainsi que par les satellites de la société privée DigitalGlobe qui participe au projet ArcticDem. Pour approfondir cette découverte, les chercheurs se sont référés à des images radar détaillant la topographie du socle rocheux sous la glace complétées par d’autres données géophysiques (gravimétrie, magnétisme), collectées lors des campagnes aériennes de la NASA, dont la mission IceBridge lancée en 2009.

Deuxième cratère Groenland

Un deuxième cratère d’impact subglaciaire, large de 36,5 kilomètres, a été découvert au Groenland (Source : NASA’s Goddard Space Flight Center/Jefferson Beck).

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Les insectes, un déclin mondial sans précédent

Près de la moitié des espèces d’insectes, essentiels aux écosystèmes comme aux économies, sont en déclin rapide dans le monde entier, alerte une étude qui met en garde contre un « effondrement catastrophique » des milieux naturels.

« La conclusion est claire : à moins que nous ne changions nos façons de produire nos aliments, les insectes auront pris le chemin de l’extinction en quelques décennies », soulignent les auteurs de ce bilan « effrayant », synthèse de 73 études, qui pointe en particulier le rôle de l’agriculture intensive. Aujourd’hui, environ un tiers des espèces sont menacées d’extinction « et chaque année, environ 1% supplémentaire s’ajoute à la liste », ont calculé Francisco Sanchez-Bayo et Kris Wyckhuys, des universités de Sydney et du Queensland. Ce qui équivaut, notent-ils, « au plus massif épisode d’extinction » depuis la disparition des dinosaures.

« La proportion d’espèces d’insectes en déclin (41%) est deux fois plus élevée que celle des vertébrés et le rythme d’extinction des espèces locales (10%) huit fois plus, » soulignent-ils. Quand on parle de perte de biodiversité, le sort des grands animaux capte souvent l’attention. Or les insectes sont « d’une importance vitale pour les écosystèmes planétaires » : « un tel événement ne peut pas être ignoré et devrait pousser à agir pour éviter un effondrement qui serait catastrophique des écosystèmes naturels », insistent les scientifiques dans ces conclusions à paraître dans la revue Biological Conservation.

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Indonésie : le volcan Merapi en éruption

Le Merapi est entré en éruption le 7 février 2019. Les autorités avaient demandé aux habitants de ne pas s’approcher à moins de 5 km du volcan indonésien.

Le Merapi en Indonésie, l’un des volcans les plus actifs au monde haut de plus de 2000 mètres, est entré en éruption le 7 février 2019, dégageant un panache de cendres et une coulée de lave.

Les autorités avaient auparavant ordonné aux habitants de se tenir à l’écart d’une zone de sécurité d’un rayon de 5 km autour du volcan situé près de la grande ville universitaire de Yogyakarta, sur l’île de Java. Les éruptions du Merapi sont toujours suivies avec inquiétude même si le niveau d’alerte n’a pas été relevé après l’éruption.

Volcan Merapi 07/01/2019

Le volcan Merapi en Indonésie, le 7 janvier 2019 (Source : AFP).

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Le séisme de magnitude 7,5 en Indonésie s’est propagé à une vitesse interdite

Sur les autoroutes géologiques aussi, il existe des limitations de vitesse. Et le séisme de Palu, qui a frappé l’Indonésie le 28 septembre 2018, ne les a pas respectées. Ce tremblement de terre, qui a été suivi d’un tsunami meurtrier, est ainsi devenu un de ces séismes hors-normes, appelés « supershear », que les scientifiques ont rarement eu l’occasion d’observer.

4,1 km/s sur plus de 150 km : telle est la vitesse de propagation du séisme de magnitude 7,5 survenu en Indonésie en septembre 2018, déterminée par une équipe internationale de chercheurs de l’IRD, d’université Côte d’Azur (UCA), de l’université de Californie à Los Angeles et de l’Institut de technologie de Californie. Ces résultats, qui apportent également un éclairage sur le trajet de la faille, sont publiés dans la revue Nature Geoscience le 4 février 2019.

Les tremblements de terre se produisent lorsque les roches situées de part et d’autre d’une faille tectonique se déplacent brusquement dans des directions opposées. La faille produit alors deux ondes sismiques principales : les ondes « S », qui cisaillent les roches et se propagent à environ 3,5 km/s, et les ondes « P », qui compriment les roches et se propagent plus rapidement, à environ 5 km/s.

Les observations géophysiques montrent que les tremblements de terre se propagent généralement soit plus lentement que les ondes « S », soit presque aussi vite que les ondes « P ». Les séismes plus rapides que les ondes « S », appelés « supershear », sont très rares et peuvent produire de très fortes secousses. Seuls quelques-uns ont été observés. Ils se sont produits sur des failles remarquablement rectilignes, sortes « d’autoroutes géologiques » qui présentent peu d’obstacles à la propagation.

Séisme Indonésie 30/09/2018

Le séisme de septembre 2018 en Indonésie était un séisme « supershear », à la vitesse de propagation inhabituelle (Source : AFP).

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