Et si la nature nous aidait à lutter contre le changement climatique ?

Une meilleure gestion des sols et notamment des forêts, combinée à une agriculture mieux pensée, pourrait avoir un impact majeur contre le changement climatique, estime une nouvelle étude.

« Nous avons sous-estimé le pouvoir qu’avait la nature à nous aider à enrayer le changement climatique » estime l’ONG américaine The Nature Conservancy. Cette dernière qui s’est alliée à une quinzaine d’instituts et départements de recherche a publié un article intitulé « des solutions naturelles pour le climat » dans les Comptes rendus de l’Académie nationale américaine des sciences (PNAS). D’après cette vaste étude, les émissions de gaz à effet de serre pourraient être considérablement réduites, en gérant mieux les forêt, les prairies, le tourbières et les terres agricoles.

D’après cette étude, les solutions « naturelles » (c’est-à-dire qui n’impliquent pas de construire des équipements dédiés à la capture du CO2) pourraient contribuer à 37% dans les efforts nécessaires pour maintenir le réchauffement climatique sous la barre des 2°C d’ici 2030. Une réduction bien plus importante que celle évoquée dans la dernière estimation en la matière (30%), et ce tout en préservant la production alimentaire et la biodiversité. Une meilleure gestion de l’environnement pourrait ainsi contribuer à capturer 11,3 milliards de tonnes de CO2, soit l’équivalent de l’actuelle combustion de pétrole dans le monde.

Ces travaux constituent l’évaluation la plus complète à ce jour de la manière de réduire et de stocker le dioxyde de carbone (CO2) dans les forêts, les terres agricoles et les zones marécageuses en utilisant uniquement des solutions naturelles. « Notre impact aujourd’hui sur les sols est responsable d’un quart des émissions de gaz à effet de serre et la manière dont nous utiliserons et gérerons les terres dans le futur pourrait apporter 37% de la solution contre le changement climatique », explique Mark Tercek, président de l’ONG The Nature Conservancy, qui a participé avec quinze autres institutions à l’étude.

Campagne reforestation Salvador

Une campagne de reforestation au Salvador le 5 juin 2017 (Source : AFP).

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Pourquoi le ciel se teinte d’orange en Bretagne ?

En Bretagne, le ciel s’est teinté de jaune et d’orange le 16 octobre 2017. C’est la faute de l’ouragan Ophelia, qui fait tournoyer des masses d’air provenant du Sahara, mais aussi de la péninsule ibérique, où brûlent d’importants feux de forêts.

Il n’y a, paraît-il, pas de fumée sans feu. Même lorsque les foyers d’incendie se situent à des centaines de kilomètres au sud ? C’est pourtant l’étonnant phénomène qui s’est produit en Bretagne, au matin du lundi 16 octobre 2017.

Les Bretons ont ainsi pu observer un ciel jaune-orangé paré de lueurs crépusculaires. L’explication météorologique tient en réalité à 2 phénomènes quasi-conjoints : la remontée de sable du Sahara, entraîné du sud au nord par l’ouragan Ophelia, lequel entraîne aussi dans son sillage… des aérosols produits par les redoutables incendies qui sévissent actuellement au Portugal et en Espagne !

Aérosols Europe 16/10/2017

Localisation des masses d’aérosols en mouvement le 16/10/2017 à 9h, vues par le satellite européen Copernicus.

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La tempête tropicale Ophelia a fait deux morts en Irlande

L’Irlande a ordonné la fermeture de toutes les écoles lundi en prévision de l’arrivée de l’ouragan Ophelia, le plus important jamais enregistré aussi loin à l’est dans l’océan Atlantique.

L’ouragan Ophelia s’est transformé en tempête «post-tropicale» mais reste «puissant» lundi, à l’approche de l’Irlande et du Royaume-Uni, selon les dernières prévisions du Centre américain des ouragans (NHC). Ces deux pays pourraient subir «un impact direct provoqué par le vent et la forte pluie, mais aussi par des conditions maritimes dangereuses», a précisé le NHC, basé à Miami (Floride).

Alors que la tempête balaie les côtes sud du pays, l’Irlande doit faire face à ses premières pertes humaines. Lundi, une femme d’une cinquantaine d’années est morte à cause de la chute d’un arbre sur sa voiture. Selon RTE, la chaîne publique irlandaise, la conductrice était seule le véhicule et est décédée sur le coup. L’accident a eu lieu dans le comté de Waterford. Une septuagénaire a également été blessée dans le village d’Aglish, près du lieu de l’accident.

Les autorités ont également annoncé la mort d’un homme d’une trentaine d’années, qui a succombé aux blessures provoquées par la tronçonneuse qu’il utilisait pour dégager un arbre couché par la tempête, dans la ville de Cahir (sud).

Ophelia Irlande

Passage d’Ophelia sur l’Irlande (Source : NOAA)

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Un petit astéroïde a frôlé la Terre

Si le petit astéroïde 2012TC4 avait heurté la Terre il n’aurait pas été nécessaire, a priori, d’évacuer la population, estiment les scientifiques. Un risque de collision ne peut être exclu en 2079.

À 7h41 heure française, un petit astéroïde, 2012 TC4, est passé à 44.000 km de la terre à la vitesse d’environ 7,3 km/s. En la matière, une telle distance est considérée comme très proche, puisque l’objet passera dans la zone entre la Terre et la Lune. Cette boule de roches de métaux et de glace considérée comme une planète mineure est tout de même de la taille d’une grosse maison entre 15 et 30 mètres de diamètre.

Ce passage ne représente aucun danger rappellent les scientifiques y compris pour les satellites géostationnaires, les plus éloignés se trouvant à 36.000 kilomètres de la Terre. « Cette fois-ci, ce n’est pas un cas préoccupant mais nous allons en profiter pour nous entraîner », explique à l’AFP Detlef Koschny, co-directeur du segment Objets géocroiseurs de l’Agence spatiale européenne (ESA). « Comme cela, le jour où arrivera un objet vraiment dangereux, nous aurons répété plusieurs fois avant », ajoute-t-il.

Les chercheurs se sont donc pliés à un exercice de défense planétaire. Différents observatoires dans le monde ont braqué leurs télescopes sur l’astéroïde tandis qu’il se rapprochait peu à peu de la Terre. Il apparaissait alors comme un petit point brillant. Sa vitesse relative par rapport à la Terre était alors de 7,3 km par seconde.

Astéroïde 2012 TCA & Terre

A 7h42, l’astéroïde 2012 TC4 a frôlé la Terre (Source : NASA).

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Les éruptions volcaniques peuvent déclencher El Niño dans le Pacifique

Une étude internationale montre que les éruptions volcaniques stratosphériques peuvent déclencher des évènements El Niño dans le Pacifique. Grâce à l’énorme éruption du Pinatubo, survenue en 1991, les chercheurs ont enfin compris pourquoi.

La communauté scientifique a montré récemment que les grandes éruptions volcaniques ont un impact sur le climat : elles rejettent dans l’atmosphère des fortes quantités de soufre qui, une fois converties en aérosols, bloquent une partie du rayonnement solaire, refroidissant ainsi la surface de la Terre durant quelques années.

Des observations suggéraient également que les éruptions pouvaient favoriser le déclenchement d’un événement El Niño dans les deux années suivant l’éruption. Mais, jusqu’à présent, les chercheurs n’étaient pas parvenus à identifier le mécanisme physique à l’origine de la réponse d’El Niño au volcanisme.

Dans une nouvelle étude publiée dans la revue Nature Communications, des spécialistes de la modélisation du climat ont examiné les conséquences de l’éruption du volcan Pinatubo aux Philippines en 1991, l’une des plus importantes du 20e siècle, qui a engendré un refroidissement global moyen de 0,4 °C.

El Nino 1997 & 2015

Comparaison des températures du Pacifique entre l’épisode El Niño de 1997 et celui de 2015 (Source : AP/SIPA).

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Un séisme de magnitude 8,2 au Mexique fait au moins 15 morts

La secousse de magnitude 8,2 a touché le sud du pays au large de l’État de Chiapas. « Il s’agit du séisme le plus fort en un siècle », a déclaré le président Enrique Pena Nieto. Une alerte au tsunami a été lancée pour le Mexique ainsi que plusieurs pays d’Amérique centrale.

La terre a tremblé au Mexique dans la nuit de jeudi à vendredi. Un séisme de magnitude 8,2 sur l’échelle de Richter a touché le sud du Mexique au large de la côte de l’État de Chiapas, selon le centre américain de veille géologique (USGS). « Il s’agit du séisme le plus fort en un siècle », a déclaré le président mexicain Enrique Pena Nieto, depuis le centre national de prévention des désastres où il a précisé que le séisme était de 8,2 et non de 8,4, comme indiqué dans un premier temps par les autorités. Le total des victimes « est de 15, sur la base du décompte effectué par les Etats », a indiqué le directeur de la protection civile mexicaine. Le gouverneur de l’Etat de Chiapas (sud), Manuel Velasco, avait précisé un peu plus tôt que trois personnes, dont deux femmes, étaient décédées « dans l’effondrement de leur maison ». Dans l’Etat de Tabasco (sud-est), un enfant est également mort dans l’effrondrement d’une maison. Un nourrisson qui se trouvait sous assistance respiratoire, est lui décédé suite à la coupure d’électricité provoquée par le séisme.

La secousse a été ressentie jusque dans la capitale du pays, Mexico. Des centaines de personnes sont sorties dans les rues de la ville après le déclenchement de l’alerte sismique. L’USGS a précisé avoir enregistré six répliques de magnitudes de 4,5 à 5,6. La côte Pacifique du sud du pays se trouvait en alerte au tsunami et des vagues pouvant atteindre 4 mètres étaient attendues. Une partie de la population côtière a été évacuée. « Le tsunami ne représente pas un risque majeur pour le moment », a déclaré le président Pena Nieto.

Séisme Mexique 08/09/2017

Séisme au Mexique le 8 septembre 2017 (Source : Le Figaro/USGS).

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José, nouvel ouragan à l’horizon, « sans commune mesure » avec Irma

L’ouragan José se rapproche des Antilles, mais, « sans commune mesure avec Irma », il devrait éviter les terres, apportant toutefois des perturbations notamment sur Saint-Martin et Saint-Barthélemy, indique Météo France jeudi.

Situé à environ 1.400 km à l’est de l’arc antillais, José est actuellement classé en catégorie 1 (sur une échelle de 5). « Il va se rapprocher d’ici samedi et passera à quelques petites centaines de km au nord/nord-est de Saint-Martin et Saint-Barthélemy, probablement en catégorie 2 samedi », indique le prévisionniste Etienne Kapikian.

« La nature du phénomène est la même que pour Irma mais en plus faible », explique-t-il, ajoutant qu’il n’est à ce stade « pas prévu » que « le coeur du système » passe sur une terre. En revanche, la « périphérie » de cet ouragan pourrait donner « des averses orageuses, une houle assez marquée » notamment pour ces îles dévastées par Irma, ajoute le spécialiste. « Ce ne sont pas des conditions idéales pour les opérations de secours. Mais c’est sans commune mesure, rien de comparable, avec Irma. »

IRMA & JOSE 07/09/2017 11h30

Image satellite montrant IRMA longeant l’île d’Hispaniola et JOSE à l’est de l’arc antillais (Source : Météo France).

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