Et si le CO2 devenait une source d’énergie

Pour limiter les effets sur le climat du dioxyde de carbone (CO2), on peut travailler à réduire son émission dans l’atmosphère. On peut également chercher un usage à ce gaz à effet de serre réputé indésirable. Et pourquoi ne pas en tirer de l’énergie ? C’est l’idée de scientifiques britanniques, qui veulent faire travailler des bactéries.

Les records de concentration en dioxyde de carbone (CO2) dans notre atmosphère ne cessent de tomber, à tel point que le point de non-retour semble atteint. Mais les scientifiques ne sont pas du genre à baisser les bras. En attendant que de vraies mesures de limitation des émissions de CO2 soient adoptées et respectées, ils réfléchissent à des solutions alternatives. Comme cette équipe de l’université du Kent (Royaume-Uni) qui cherche à comprendre comment convertir efficacement le CO2 en méthane utilisable pour produire de l’énergie.

Des organismes dits à métabolisme méthanogène pourraient s’en charger. Des bactéries produisent en effet du méthane (CH4) à partir de CO2. Ces organismes seraient même responsables du tiers du méthane rejeté dans notre atmosphère. Mais leur culture — et, de fait, l’industrialisation du procédé — reste compliquée.

Geyser

Les organismes méthanogènes sont des organismes anaérobies stricts qui meurent en présence de dioxygène. On les trouve, entre autres, dans des milieux extrêmes tels que des déserts, dans des glaces ou, comme ici, dans des geysers.

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Coup de froid sur la France : un scénario possible pour la fin du siècle

La probabilité d’un refroidissement important du climat dans l’Atlantique Nord au cours des prochaines décennies est revue à la hausse par une équipe du CNRS. En cause, l’arrêt brutal de la plongée des eaux de surface dans la mer du Labrador.

Jack Hall, le climatologue du film catastrophe Le Jour d’après (Roland Emmerich, 2004) prédisait le retour d’un âge de glace en Amérique du Nord et en Europe qui survenait beaucoup plus vite qu’il ne l’avait prévu. Selon le scénario, ce refroidissement abrupt provenait de l’arrêt brusque de la « circulation thermohaline ». Ce système de courants, qui incluent le Gulf Stream, transfère la chaleur des basses latitudes vers les hautes latitudes de l’Atlantique Nord et est donc responsable des températures relativement douces en hiver qui caractérisent le climat actuel de l’Europe. Bien que son fondement physique soit plausible, la rapidité et l’ampleur du refroidissement décrit dans le film appartiennent à la fiction hollywoodienne.

Toutefois, une interruption de la circulation thermohaline n’est pas de la pure fantaisie. Un chapitre est consacré à ce risque dans le dernier rapport du GIEC (le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat). En se basant sur les projections des modèles climatiques de dernière génération, les experts du GIEC ont jugé qu’une interruption de la circulation thermohaline était cependant très improbable au cours du XXIe siècle. Or, une équipe de chercheurs du Laboratoire des sciences du climat et de l’environnement (LSCE, CNRS) et de l’université de Bordeaux vient de réviser ce risque à la hausse.

Réanalysant les 40 modèles utilisés par le GIEC, cette équipe estime aujourd’hui dans Nature Communications que la possibilité d’un refroidissement brutal dans l’Atlantique Nord pourrait être bien plus forte que prévu d’ici à la fin du siècle. La nouvelle étude évalue pour la première fois le risque qu’un tel phénomène soit provoqué par un arrêt de la convection océanique dans la mer du Labrador, qui n’avait pas été considéré séparément. « La convection dans la mer du Labrador se déclenche normalement en hiver lorsque les eaux de surface se refroidissent fortement et deviennent plus denses que les eaux plus profondes », explique Giovanni Sgubin, du laboratoire Environnements et péléoenvironnements océaniques et continentaux (EPOC, CNRS/université de Bordeaux). « Les eaux en surface plongent donc vers le fond et produisent un mélange vertical très intense. Ce mélange produit un transfert de chaleur net de la profondeur vers la surface et l’atmosphère. »

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Les Alpes perdraient 30% de leur neige avec un réchauffement de 2°C

Le manteau neigeux recouvrant les Alpes chaque hiver diminuerait de 30% d’ici la fin du siècle même si la hausse de la température mondiale est limitée à 2°C, comme le prévoit l’accord de Paris sur le climat, indique une étude parue jeudi.

Le manteau de neige alpin va diminuer « mais les futures émissions (de gaz à effet de serre) détermineront de combien, » explique Christophe Marty, l’un des auteurs de l’étude publiée dans la revue The Cryosphere.

Dans le cas où les émissions de gaz à effet de serre ne diminueraient pas, l’épaisseur et l’étendue de ce manteau pourraient se réduire jusqu’à 70%, avertissent les chercheurs de l’Institut pour l’étude de la neige et des avalanches et de l’Ecole polytechnique fédérale de Suisse.

Si ce scénario catastrophe se réalisait, seules les stations de ski au dessus de 2.500 mètres auraient une vraie saison de glisse. Mais quel que soit le niveau des émissions de gaz à effet de serre, ces travaux montrent que le manteau neigeux sera moins épais « à toutes les altitudes et à toutes les périodes ».

La Grande Casse

La face nord de la Grande Casse dans les Alpes.

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Les manchots du Cap menacés par la surpêche et le réchauffement climatique

Selon une étude parue le 9 février 2017, le réchauffement climatique et la surpêche seraient responsables de l’accélération de l’extinction des manchots du Cap.

D’après les scientifiques, le changement climatique et la pêche excessive risquent de précipiter l’extinction des manchots du Cap (Spheniscus demersus) en les piégeant dans des régions où ils ne trouvent pas suffisamment de nourriture. Selon les observations des chercheurs, les jeunes de cette espèce scrutent des vastes étendues d’océan dans l’espoir d’apercevoir des signes indicateurs de la présence de proies abondantes.

Mais le changement climatique et la pêche industrielle provoquent des perturbations qui brouillent ces indices et conduisent ces oiseaux noir et blanc dans des zones pauvres en nourriture. Les effets de « ces pièges écologiques marins » sont dévastateurs car ils font chuter le taux de survie des jeunes manchots, expliquent les auteurs de l’étude parue jeudi 9 février 2017 dans la revue américaine Current Biology. Ainsi, leur modèle informatique suggère que le taux d’accouplement est de ce fait 50 % inférieur à la normale à cause de la surmortalité ces animaux.

Manchots du Cap

Le réchauffement climatique et la surpêche conduisent au déclin des manchots du Cap (Spheniscus demersus) (Source : Superstock/SIPA)

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La tempête Carlos s’éloigne de la Réunion

La tempête tropicale Carlos s’éloigne désormais de l’île de La Réunion, après avoir apporté des vents forts et surtout des pluies intenses. Elles ont localement provoqué des inondations.

La situation s’améliore à La Réunion après le passage de la tempête tropicale Carlos. Les pluies ont été intenses lorsqu’elle est passée à 175 km des côtes du nord et de l’est de l’île. Cette tempête tropicale s’est également accompagnée de violentes rafales de vent, atteignant près de 130 km/h sur les massifs.

L’alerte a désormais été levée, même si les pluies persistent jusqu’à mercredi soir. Les intensités seront toutefois nettement plus faibles que celles observées ces dernières 24 heures. Ainsi, entre mardi matin et mercredi matin, il est tombé jusqu’à 500 mm de pluie localement et entre 250 et 350 mm de manière plus fréquente. Ces valeurs restent donc très éloignées des records de pluies en 24h qui avaient été atteints lors du cyclone Clotilda en 1987 avec près de 1500 mm ou encore lors du cyclone Denise en 1966 avec jusqu’à 1824 mm à Foc-Foc (record mondial).

Carlos Réunion 07/02/2017

Tempête modérée CARLOS (995HpA) le 7 février 2017 à 16h située à 105 km au NO de la Réunion (Source : Agate France).

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La Réunion : le Piton de la fournaise est entré en éruption

Après avoir donné des signes d’agitation depuis plusieurs jours, le volcan s’est réveillé mardi soir. Son éruption ne présente aucun danger pour la population.

Le Piton de la Fournaise, qui donnait des signes d’agitation depuis quelques jours, est entrée en éruption mardi 31 janvier vers 19h40 (15h40 à Paris), a indiqué la préfecture de La Réunion. Le volcan a été secoué par une importante activité sismique à partir du début d’après-midi.

À 15h27 (heure locale), le préfet Dominique Sorain a déclenché la phase d’alerte 1 « éruption probable ou imminente » du dispositif spécifique « ORSEC volcan ». Quatre heures plus tard, l’arrivée du magma en surface était enregistrée par l’Observatoire Vvolcanologique du Piton de la Fournaise (OVPF).

Piton de la Fournaise 01/02/2017

Le Piton de la Fournaise en éruption le 1er Février 2017 (Source : AFP).

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Réchauffement climatique : la Terre serait plus sensible au CO2 que prévu

Le lien entre réchauffement climatique et abondance de CO2 dans l’atmosphère terrestre n’est plus à faire. Mais il reste peut-être à préciser. C’est du moins ce que suggère une équipe de chercheurs australiens qui formule aujourd’hui l’hypothèse d’un impact bien plus important que prévu de la concentration en CO2 sur notre climat.

Dans sa longue histoire, la Terre a connu plusieurs périodes de réchauffement climatique dont les périodes sont identifiées avec une précision plutôt bonne. Le lien qui peut être fait avec la concentration en CO2 dans l’atmosphère reste quant à lui plus difficile à établir. Car les méthodes de mesure demeurent incertaines. Mais la donne pourrait changer grâce à une nouvelle approche proposée par des chercheurs de l’université de Sidney (Australie).

Rappelons que les végétaux sont criblés de stomates qui leur permettent de fixer le CO2. Or les scientifiques ont pu observer que leur nombre sur une feuille est directement lié au taux de dioxyde de carbone dans l’atmosphère. Directement, mais de façon variable selon les espèces, ce qui complique la mesure. Les chercheurs australiens ont donc choisi de s’intéresser à la densité de stomates (nombre, taille et profondeur) ainsi qu’aux résidus organiques présents dans des feuilles fossilisées. En croisant ces deux indicateurs de la concentration passée de CO2, ils espèrent améliorer les estimations.

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