L’île d’Eubée ravagée par les flammes : une catastrophe écologique

Un incendie ravage l’île d’Eubée en Grèce depuis plusieurs dizaines d’heures. Les autorités déplorent déjà « une énorme catastrophe écologique ».

Les pompiers grecs se battaient le 14 août 2019 pour contenir l’important incendie qui ravage depuis plus de 30 heures l’un des refuges les mieux préservés de la faune et la flore sauvages en Grèce, sur l’île d’Eubée, où les autorités déplorent déjà « une énorme catastrophe écologique ».

Le sinistre, qui évolue sur un front de 12 km, n’a pas fait de victime mais a entraîné l’évacuation de quatre villages sur l’île d’Eubée, la deuxième île grecque par sa taille après la Crète, située à une centaine de km au nord-est d’Athènes. « C’est une énorme catastrophe écologique dans une forêt de pins unique », qui était restée « intacte » jusqu’à ce jour, a déclaré le gouverneur régional sortant Costas Bakoyannis.

Le feu, qui s’est déclaré en bord de route la veille à 03h00 du matin (00h00 GMT), s’est rapidement propagé, sous l’effet des rafales de vent, à la végétation très dense et sèche du centre de l’île, une pinède classée pour sa faune et sa flore sauvage. Le sinistre a provoqué l’évacuation les villages de Kontodespoti, Macrymalli, Stavros et Platana, au centre de l’île, et menacé la ville de Psachna pendant la nuit, ont déclaré les autorités.

Incendie île d'Eubée 13/08/2019

Un incendie près du village de Macrymalli sur l’île d’Eubée, au nord-est d’Athènes, le 13 août 2019 (Source : AFP).

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L’impact de l’Homme sur les océans a doublé au cours de la dernière décennie

Les Hommes et les océans interagissent de diverses manières. Mais aujourd’hui, une étude montre que quelque 60 % des océans subissent les conséquences d’activités humaines non contrôlées. Pour sauver nos océans, des mesures doivent être prises de manière urgente.

De la pollution à la surpêche, les activités humaines ont un fort impact sur la santé des océans de notre planète. Et pour la première fois aujourd’hui, une étude évalue ces impacts et la vitesse à laquelle ils évoluent. Pour une conclusion désolante : au cours de la dernière décennie, l’impact de l’Homme sur les océans a presque doublé en moyenne. Il pourrait même encore doubler au cours de la prochaine décennie si rien n’est fait pour l’empêcher.

« Si nous voulons sauver nos océans, nous ne pouvons pas seulement travailler sur un seul point. C’est un problème multifactoriel qu’il nous faut résoudre », explique Ben Halpern, professeur à l’université de Californie à Santa Barbara (États-Unis). Il y a en effet le problème du changement climatique qui réchauffe, acidifie et élève les mers. Mais aussi celui de la pêche commerciale et de la pollution des eaux de ruissellement. Les transports maritimes qui s’intensifient et bien sûr, la pollution plastique.

Impact Homme océans

Les activités humaines pèsent de plus en plus sur la santé des océans de la Terre.

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Une centaine de volcans du Jurassique se cachent sous l’Australie

Les bassins de Cooper et d’Eromanga (Australie) sont connus pour leurs réserves en pétrole et en gaz. Mais ils devraient désormais susciter d’autres intérêts. Des chercheurs y ont en effet découvert une centaine de volcans souterrains datant du Jurassique.

Au large du Queensland, un état du nord-est de l’Australie, on trouve la fameuse grande barrière de corail. Mais le Queensland, ce sont aussi d’importants bassins sédimentaires riches en pétrole et en gaz. Les bassins de Cooper et d’Eromanga constituent même la plus vaste région australienne productrice d’hydrocarbures onshore.

Et des chercheurs de l’université d’Adélaïde (Australie) et de l’université d’Aberdeen (Écosse) viennent d’y faire une découverte étonnante. Sans rapport direct avec les énergies fossiles cependant. Ils viennent d’y trouver un champ souterrain d’une centaine de volcans datant de l’époque du Jurassique. Un champ qui s’étend sur quelque 7.500 km2 tout de même.

Volcans souterrains Australie

Des chercheurs ont découvert une centaine de volcans cachés sous l’Australie.

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Antarctique : la fonte accélérée des glaces est liée au réchauffement climatique

Pour réduire la fonte des glaces en Antarctique, il faut limiter les émissions de gaz à effet de serre. Car les chercheurs en ont désormais la preuve : le réchauffement climatique anthropique est bien à l’origine de la disparition de l’inlandsis occidental.

L’inlandsis, c’est ce que nous connaissons plus volontiers sous le nom de calotte polaire. Un glacier gigantesque qui recouvre les terres et qui peut s’étendre jusque sur les mers alentour. La superficie de l’inlandsis de l’Antarctique est impressionnante. Quelque 14 millions de kilomètres carrés de glace sur une épaisseur moyenne de deux kilomètres.

Mais depuis quelques années, cette calotte polaire fond. À une vitesse qui s’accélère. Plus tôt cette année, une étude a révélé que la perte totale de glace en Antarctique a été multipliée par six entre 1979 et 2017. Un phénomène que les chercheurs peinaient à expliquer par les variations naturelles des régimes de vents. Aujourd’hui, une équipe américano-britannique affirme que s’ajoute à ces variations naturelles, un changement sur le long terme probablement lié aux activités humaines et au réchauffement climatique.

Fonte glace Antarctique

Des chercheurs ont montré que des changements des régimes de vents dus au réchauffement climatique sont directement responsables de la fonte de l’inlandsis antarctique.

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Chine : au moins 32 morts, victimes du typhon LEKIMA

Le typhon LEKIMA a provoqué des vagues de plusieurs mètres, des inondations et des glissement de terrain. 32 personnes ont trouvé la mort et les recherches se poursuivent pour retrouver les disparus.

Le typhon LEKIMA a tué au moins 32 personnes dans l’est de la Chine, selon un nouveau bilan le 11 août 2019 des autorités locales alors que les recherches de disparus se poursuivent et que plus d’un million d’habitants ont été évacués.

Des vagues de plusieurs mètres de haut se sont abattues sur le littoral lorsque le typhon a touché terre dans la nuit du 9 au 10 août dans la province du Zhejiang, au sud de Shanghai. Un glissement de terrain a provoqué le décès d’au moins 18 personnes dans la vaste commune de Wenzhou, à 450 kilomètres au sud de Shanghai selon l’agence Chine nouvelle. Il n’a pas été précisé si les 14 décès supplémentaires avaient été provoqués par ce même accident. Seize personnes étaient toujours portées disparues, ont précisé les autorités de la province du Zhejiang.

Typhon LEKIMA Chine 10/08/2019

Des bâtiments endommagés à Wenling, une ville de la province du Zhejiang, après le passage du typhon LEKIMA en Chine, le 10 août 2019 (Source : STR/AFP).

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Oslo veut réduire de 95% ses émissions de CO2 d’ici 2030

La municipalité d’Oslo ambitionne de réduire de 95% ses émissions de CO2 d’ici à 2030, a annoncé vendredi l’équipe municipale, qui y voit « la stratégie climatique la plus ambitieuse de toutes les grandes villes au monde ».

La majorité rouge-verte n’a pas chiffré le coût de ces réductions drastiques, calculées par rapport à 2009, qu’elle a dévoilées un mois jour pour jour avant des élections municipales. Parmi les mesures envisagées, la mairie veut que toutes les voitures individuelles roulant sur ses routes en 2030 soient « propres », sans toutefois évoquer une interdiction totale des véhicules à énergie fossile.

Plus gros producteur d’hydrocarbures d’Europe de l’Ouest, la Norvège est, en parts de marché, championne du monde de la voiture électrique. Le pays scandinave a pour ambition officielle que, dès 2025, toutes ses voitures neuves soient des modèles zéro émission.

Voitures électriques Oslo

Des voitures électriques en charge à Oslo, le 30 avril 2019 (Source : AFP)

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Le GIEC donne des pistes pour lutter contre la dégradation des terres

La sécurité alimentaire mondiale est menacée par une hausse de 2 °C de la température moyenne mondiale, estime le GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat).

Des mesures urgentes doivent être prises contre la désertification des terres qui aggrave la pauvreté, les déforestations qui contribuent à laisser davantage de gaz à effet de serre s’accumuler dans l’atmosphère, le gaspillage alimentaire qui représente de 25% à 30% de la production. Et, si possible, de nouveaux régimes alimentaires, moins fournis en protéines animales dans les pays riches, doivent être adoptés.

Telles sont quelques-unes des grandes recommandations du dernier rapport spécial du GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) sur le « changement climatique et les terres », présenté ce jeudi matin, à Genève, au siège de l’Organisation météorologique mondiale. Ce « résumé pour les décideurs politiques » a été approuvé mercredi 7 août « par consensus » par les représentants des 195 pays, réunis à huis clos, à Genève, depuis le 2 août.

« Selon les scénarios de développement socio-économique du GIEC les plus proches des tendances observées, dès 2,5 °C de réchauffement global, des risques forts pèsent sur la stabilité du système alimentaire. Dans la cinquième série de rapports du GIEC, publiés en 2013 et en 2014, ce niveau de risque sur la sécurité alimentaire était associé à une hausse de 4 °C de la température globale moyenne », indique Jean-François Soussana, vice-président pour l’international de l’INRA (Institut national de la recherche agronomique), et coauteur d’un chapitre consacré au changement climatique, aux sols, à l’agriculture et à l’alimentation.

GIEC dégradtion des sols

Un rapport du GIEC démontre comment l’exploitation des sols participe au réchauffement climatique.

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