Pollution à l’ozone en Ile-de-France et dans le sud-est

Des niveaux élevés d’ozone ont été enregistrés en Ile-de-France et dans le sud-est le 21 juin 2017. Ces épisodes de pollution devraient persister au moins jusqu’au 22 juin.

La France étouffe. Soixante-six départements sont en alerte orange à la canicule. De plus, l’Ile-de-France subit actuellement un épisode de pollution de l’air dû à des niveaux soutenus d’ozone (O3). « Les niveaux devraient rester élevés au moins jusqu’à jeudi 22 juin, annonce AirParif sur son site Internet. À proximité du trafic routier, l’exposition au dioxyde d’azote (NO2) est très importante. »

La procédure d’information et de recommandation a été déclenchée le 19 juin 2017 pour des concentrations d’ozone dépassant le seuil limite des 180 µg/m3 (microgrammes par mètre cube) par heure. Reconduite le 20 et le 21 juin, elle devrait être prolongée jusqu’au 22, Airparif prévoyant des niveaux pouvant atteindre jusqu’à 230 µg/m3, soit juste en dessous du seuil d’alerte fixé à 240 µg/m3.

En proie à de fortes chaleurs, trois départements du Sud-Est ont également activé une procédure d’information pour une pollution à l’ozone ce 21 juin : les Bouches-du-Rhône, le Vaucluse et le Var.

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Dinosaures : un volcanisme massif au Trias expliquerait leur domination

Des données géochimiques confirment année après année le lien entre de massives éruptions volcaniques à la fin du Trias et la grande crise biologique qui est survenue il y a environ 201 millions d’années. Des événements qui auraient favorisé l’essor des dinosaures.

Les spécialistes en géosciences s’accordent généralement pour penser que les dinosaures ont disparu sous l’effet conjoint des éruptions volcaniques du Deccan en Inde et de l’impact d’un petit corps céleste d’une dizaine de kilomètres au Yucatan. Mais quand il s’agit de déterminer l’importance de chacun de ces événements, ils divergent. Quant à la question de savoir comment, exactement, la grande extinction du Crétacé s’est produite, c’est-à-dire comment les écosystèmes et les espèces qui les constituent se sont effondrés dans le détail, les réponses données sont partielles et problématiques.

L’une des stratégies pour essayer d’y voir plus clair est de s’intéresser aux causes ainsi qu’au déroulement des autres grandes extinctions. Paradoxalement, il semble de plus en plus clair que la domination des dinosaures et leur formidable succès évolutif a en partie été rendu possible du fait de grands épanchements magmatiques similaires à ceux des Deccan, dont l’éruption fissurale qui s’est produite en Islande il y a quelques années peut nous en donner une idée.

En effet, il y a environ 200 millions d’années, une grande crise biologique s’est produite à la fin du Trias. La moitié des espèces animales ou végétales se sont alors éteintes en peu de temps, laissant vacantes de nombreuses niches écologiques que ne vont pas tarder à occuper en masse les dinosaures.

Essor dinosaures Trias

Suite à d’importantes éruptions volcaniques, les dinosaures ont pris leur essor.

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Récifs coralliens : signes de répit dans l’épisode de blanchissement

Le blanchissement des récifs coralliens dans le monde paraît s’atténuer après un épisode de trois ans, le plus long depuis les années 1980, a indiqué lundi l’Agence américaine des océans et de l’atmosphère (NOAA).

Des prévisions de la National Oceanic et Atmospheric Administration montrent que le blanchissement ne se produit plus dans les trois bassins océaniques Atlantique, Pacifique et Indien, ce qui suggère probablement la fin de ce phénomène destructeur d’un écosystème marin fragile et vital. Les scientifiques vont surveiller étroitement les températures à la surface des océans et le blanchissement des coraux au cours des six prochains mois pour confirmer la fin de cet événement dont la NOAA avait déclaré le début en 2015. Les prévisions de blanchissement établies par l’agence sur les quatre prochains mois montrent certains risques pour les récifs coralliens à Hawaï, en Floride et dans les Caraïbes à la fin de l’été.

Depuis 2015, tous les récifs coralliens tropicaux autour du globe ont connu une température de l’eau au-dessus de la normale et plus de 70% ont subi ce réchauffement pendant assez longtemps pour subir un blanchissement. « Ce blanchissement au niveau planétaire a été le plus sévère, le plus long et le plus étendu et peut-être le plus dévastateur jamais observé », a relevé Mark Eakin, le coordinateur de la Nasa chargé de la surveillance de ces écosystèmes.

Ce phénomène se produit quand les coraux, stressés par l’augmentation de la température, expulsent les algues microscopiques avec lesquelles ils vivent en symbiose, les zooxanthelles. Elles fournissent aux coraux leur nourriture et donnent leurs couleurs à leur squelette calcaire. Si les zooxanthelles ne retournent pas dans le tissu corallien, le corail meurt.

Blanchissement coraux Sydney

Le blanchissement, provoqué par la hausse de la température de l’eau, est un phénomène de dépérissement des coraux qui se traduit par une décoloration (Source : AFP).

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Climat : vers plus de vagues de chaleur meurtrières, surtout dans les zones tropicales

Les vagues de chaleur meurtrières vont devenir plus fréquentes, notamment dans les zones tropicales, même si la hausse du thermomètre mondial est limitée à 2°C, l’objectif de l’accord de Paris sur le climat, indique une étude publiée lundi.

« Nous avons établi que les vagues de chaleur meurtrières sont au niveau mondial déjà de plus en plus fréquentes », affirme Camilo Mora, professeur à l’université de Hawaï et principale auteur de l’étude parue dans Nature Climate Change, en soulignant que la situation allait encore s’aggraver. « Même si nous faisons mieux que les objectifs de l’accord de Paris, environ la moitié de la population mondiale sera exposée à des vagues de chaleur meurtrières d’ici 2100 », a expliqué la chercheuse à l’AFP.

Actuellement, quelque 30% de la population mondiale est exposée à des vagues de chaleur potentiellement meurtrières à un moment dans l’année. Si jamais les émissions de gaz à effet de serre n’étaient pas contenues et continuaient à augmenter à leur rythme actuel, ce serait les trois quarts de l’Humanité qui au moins une fois dans l’année se retrouveraient dans cette situation d’ici la fin du XXIe siècle, selon les conclusions de l’étude.

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La France pollue toujours trop

Le bilan 2015 des émissions de polluants atmosphériques de la France vient d’être publié. Si les rejets diminuent, l’Hexagone est encore très loin de répondre aux enjeux de santé publique et de réchauffement climatique.

Le Centre Interprofessionnel Technique d’Etudes de la Pollution Atmosphérique (CITEPA) créé en 1961 par des industriels désirant mesurer leur impact sur la qualité de l’air, est depuis devenu l’organe de référence et l’opérateur d’Etat pour fournir des données objectives sur les quantités de polluants rejetés et leur origine. Son rapport annuel permet ainsi de connaître précisément la situation du pays, ses progrès pour atteindre les objectifs fixés par les organismes internationaux (Europe pour les polluants locaux, Convention de l’ONU sur le climat pour les gaz à effet de serre), et les efforts qu’il faudra fournir pour améliorer encore la qualité de l’air.

La France est régie par un « plan national de réduction des émissions de polluants atmosphériques » (PREPA). Celui couvrant la période 1990-2015 que vient d’évaluer le CITEPA montre de réels progrès sur les émissions des 5 polluants ayant le plus d’effets néfastes sur la santé humaine et les écosystèmes, à savoir le dioxyde de soufre (SO2), les oxydes d’azote (NOx), les composés organiques volatils (COVNM), l’ammoniac (NH3) et les particules fines (PM2,5).

Ces progrès s’accompagnent d’un sérieux bémol. Les « valeurs limites de concentration » de ces polluants sont régulièrement dépassées dans la plupart des grandes agglomérations françaises ainsi que l’ont montré les épisodes de pollution de l’hiver dernier. L’Union européenne a ainsi notifié deux « avis motivés » à la France, l’un pour non-respect des valeurs limites en dioxydes d’azote et particules fines, l’autre pour insuffisance des plans d’action de réduction de la pollution.

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La huitième merveille du monde serait enfouie sous les cendres d’un volcan néozélandais

En Nouvelle-Zélande, deux chercheurs affirment pouvoir dégager les « terrasses roses et blanches » de l’île du Nord, un site célèbre au dix-neuvième siècle, considéré comme une merveille du monde mais qui a disparu après une éruption volcanique.

Deux scientifiques, indépendants et passionnés, mènent depuis plusieurs années des recherches pour retrouver les magnifiques terrasses roses et blanches du lac Rotomahana, sur l’île du Nord, en Nouvelle-Zélande. Célèbres à la fin du dix-neuvième siècle parmi les riches touristes européens, ces formations, distantes de 800 m et engendrées par une source hydrothermale, étaient appelées par les habitants Maori, Te Otukapuarangi (« la Fontaine du ciel nuageux ») et Te Tarata (« la Roche tatouée », selon ces chercheurs), pour, respectivement, les sites des terrasses roses et blanches.

Formées par la précipitation des minéraux contenus dans l’eau ruisselante, elles offraient une cascade de piscines chauffées, descendant jusqu’à une quarantaine de mètres de la rive du lac. Le spectacle, apparemment superbe, devait ressembler à celui de Pamukkale (« château de coton »), en Turquie, et constitué de concrétions calcaires, ou travertins. Les terrasses néozélandaises, elles, étaient siliceuses et enrichies en minéraux un peu différents, qui teintaient l’un des sites en rose et produisaient dans l’autre un blanc immaculé. La naissance de ces structures n’est cependant peut-être pas totalement élucidée puisque l’on sait depuis quelque temps que des micro-organismes thermophiles peuvent contribuer à la formation des travertins.

Terrasses disparues Nouvelle-Zélande

Les terrasses roses peintes par Charles Blomfield en 1886.

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Séisme au Guatemala : au moins deux morts

Un séisme de magnitude 6,9 a frappé tôt mercredi l’ouest du Guatemala et a été ressenti aussi dans le sud du Mexique, faisant au moins deux morts, a-t-on appris de source officielle.

La secousse a été observée à 01h29 locale (07h29 GMT) et son épicentre se situait à environ 156 km à l’ouest de Guatemala City, dans le département de San Marcos, a indiqué l’Institut de sismologie du Guatemala. Il avait d’abord fait état d’une magnitude de 6,6, avant d’annoncer dans un nouveau bulletin qu’elle était de 6,9. La secousse a été ressentie dans la majorité des régions du Guatemala, dont la capitale, selon les autorités.

Un homme d’environ 40 ans est mort de ses blessures après avoir été enseveli sous les débris d’une vieille église qui s’est effondrée dans le village de San Sebastian (sud-ouest), a annoncé le porte-parole de la Coordination nationale de lutte contre les catastrophes naturelles (Conred), Julio Sanchez. Une femme aurait quant à elle succombé à un infarctus dans la ville frontalière de Malacatan, a-t-il ajouté, faisant également état de « dégâts modérés subis par des habitations dans le sud-ouest ». Les services de protection civile de l’Etat mexicain du Chiapas ont indiqué qu’une femme avait été blessée en tombant et se trouvait dans un état stable.

Séisme Guatemala 14/06/2017

Un séisme de magnitude 6,9 a frappé le Guatemala le 14 juin 2017 (Source : AFP)

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