18 morts et plus de 500 blessés après un séisme dans l’est de la Turquie

Selon le ministre turc de l’intérieur Suleyman Soylu des immeubles se seraient écroulés dans la région de Sivrice. Le dernier bilan fait état de 18 morts.

Un séisme de magnitude 6,8 a frappé vendredi 24 janvier l’est de la Turquie, ont annoncé les autorités. Au moins dix-huit personnes ont perdu la vie, 13 dans la province d’Elazig et cinq autres dans la province voisine de Malatya, a indiqué le ministre de la santé Fahrettin Koca, cité par les médias. Selon lui, plus de 500 personnes ont été blessées.

Les secouristes tentent d’extraire au moins 30 personnes bloquées sous les décombres de bâtiments effondrés à Elazig, a pour sa part indiqué le ministre de l’intérieur Suleyman Soylu. La terre a tremblé dans cette province vers 20 h 55 locales (18 h 55 à Paris), selon l’agence gouvernementale des situations de catastrophe (AFAD). L’institut américain USGS a mesuré la secousse à 6,7.

Le district de « Sivrice a été très sérieusement touché, des équipes de secours sont en route », a ajouté le ministre turc de l’intérieur. « Nous avons dépêché quatre équipes dans la région » a précisé à l’AFP Recep Salci, de l’Association turque de recherches et de secours (AKUT). « Nous avons appris que des immeubles se sont effondrés, nous nous préparons à envoyer d’autres équipes si nécessaire. »

Séisme Turquie 24/01/2020

Séisme en Turquie le 24 janvier 2020 (Source : AFP).

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La Chine met en quarantaine Wuhan, au cœur de la mystérieuse épidémie

Depuis 10h locales (2h GMT), plus aucun train ni avion ne doit en principe quitter la cité de 11 millions d’habitants située en plein centre de la Chine.

La Chine prend les grands moyens contre le nouveau coronavirus qui a commencé à se répandre dans le reste du monde, mettant de facto en quarantaine à compter de jeudi 23 janvier 2020 la métropole de Wuhan, au cœur de l’épidémie. Depuis 10h locales (2h GMT), plus aucun train ni avion ne doit en principe quitter la cité de 11 millions d’habitants située en plein centre de la Chine. La ville des bords du Yangtsé est au cœur de l’épidémie qui depuis décembre a contaminé plus de 500 personnes et fait 17 morts, selon un dernier bilan communiqué mercredi soir. Toutes les personnes décédées ont succombé à Wuhan ou dans sa région. « Les habitants ne doivent pas quitter Wuhan sans raison spécifique », a annoncé le Quartier général chargé de la lutte contre l’épidémie au niveau municipal.

Cette décision est prise afin « d’enrayer efficacement la propagation du virus », a-t-il expliqué, alors que la Chine s’apprête à entrer vendredi dans son long congé du Nouvel an, qui occasionne chaque année des centaines de millions de voyages. La décision ayant été annoncée pendant la nuit, les habitants de Wuhan (prononcer « Wou-ranne », ndlr) n’ont pas pu planifier un éventuel départ. En début de matinée, il restait possible de quitter la ville en voiture, selon un reporter du site internet d’information The Paper.

Aux sorties autoroutières de la ville, des policiers stoppaient certains véhicules afin de prendre la température corporelle des occupants, selon cette source. Des queues se formaient devant certaines stations-service, tandis que beaucoup d’autres étaient à court de carburant. Il était encore possible de gagner la ville par le train ou en avion, même si de nombreux vols étaient supprimés. Mais à l’intérieur même de Wuhan, les transports publics étaient à l’arrêt et les festivités du Nouvel An ont été annulées. La mairie a aussi imposé le port du masque respiratoire, que la plupart des habitants avaient de toute façon commencé à arborer depuis le début de la semaine. Le branle-bas de combat a commencé lorsqu’un scientifique chinois a admis que la transmission du virus pouvait se faire d’humain à humain et pas seulement de l’animal à l’homme.

Hôpital Wuhan 22/01/2020

Des membres du personnel médical en combinaison de protection à l’hôpital Zhongnan de Wuhan, le 22 janvier 2020 en Chine (Source : AFP).

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Réchauffement climatique : est-ce la fin des haricots pour les tomates ?

L’agriculture sera impactée par le réchauffement climatique. Si cela est une certitude, la façon et l’ampleur avec lesquelles elle le sera restent matière à débat. S’agissant des tomates, il semble que ces plantes ne résisteraient pas aux attaques simultanées des insectes herbivores et de la chaleur. En cause, des hormones végétales, les jasmonates.

Le réchauffement climatique entraîne l’augmentation des stress subis par les plantes. Chaleur, sécheresse, nouveaux ravageurs… En 2018, une étude publiée dans Science a prédit que les insectes herbivores, qui consomment actuellement 5 à 20 % des principales cultures céréalières, devraient causer des pertes de récoltes entre 10 et 25 % supérieures. Et ce, pour chaque degré Celsius gagné (ou perdu, selon le point de vue).

Pourtant, les modèles utilisés pour ces prédictions ne prennent pas en compte la réaction des plantes infestées à la chaleur. Pour pallier ce manque, une nouvelle étude a vu le jour dans PNAS. Celle-ci n’a pas été basée sur un modèle informatique, mais sur des observations de plants de tomates en laboratoire. Cela a permis de comprendre le mécanisme à l’œuvre lorsqu’une plante, déjà soumise au stress d’une attaque d’insecte, endure également une chaleur trop importante.

Les plantes produisent des substances similaires aux hormones, les phytohormones, pour assurer leur bon fonctionnement. Parmi elles, on trouve les jasmonates, un groupe d’hormones aux multiples rôles. En particulier, les jasmonates induisent une réponse de défense chez la plante lors d’une morsure par un insecte affamé. Cela entraîne la production de composés censés repousser l’insecte.

Tomates

Chez la tomate, il semble que la réponse hormonale à une attaque de ravageurs soit incompatible avec la réponse à une trop forte chaleur.

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Virus en Chine : les serpents sont-ils à l’origine de l’épidémie ?

Alors que la Chine multiplie les mesures sanitaires pour limiter la propagation de 2019-nCoV, qui a déjà tué 17 personnes, les scientifiques semblent avoir mis le doigt sur le réservoir animal de ce nouveau coronavirus.

L’épidémie de pneumopathie due à un nouveau coronavirus en Chine continue de s’étendre. Ce 23 janvier, on compte 555 cas confirmés, essentiellement dans la province de Hubei où se trouve Wuhan, et 17 personnes décédées. L’épidémie se concentre à l’est de la Chine et aux pays alentour bien qu’un premier cas ait été identifié à Seattle aux États-Unis.

Le gouvernement chinois a instauré des mesures drastiques pour contenir la propagation de 2019-nCoV. Les aéroports et les gares de Wuhan sont fermés, coupant la ville du reste du monde. L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) prolonge sa réunion vu le manque d’informations communiquées par la Chine. « La décision de déclarer ou non une urgence de santé publique de portée internationale est une décision que je prends très au sérieux et que je ne suis prêt à prendre qu’en tenant dûment compte des preuves disponibles », a déclaré à la presse le directeur de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, à Genève en Suisse.

De leur côté, les scientifiques continuent leurs investigations pour mieux comprendre cette souche jusqu’alors inédite. Une équipe de recherche de l’université de médecine de Pékin a publié, le 22 janvier, une étude dans Journal of Medical Virology. Ces chercheurs pensent avoir identifié l’origine de cette épidémie qui inquiète le monde entier : les serpents.

Coronavirus Wuhan

Un coronavirus, agent du syndrome respiratoire aigu sévère ou SRAS (Source : Institut Pasteur).

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Tempête Gloria : 23.000 foyers privés d’électricité dans les Pyrénées-Orientales

La tempête Gloria, qui continue de frapper mercredi 22 janvier 2020 les Pyrénées-Orientales, a privé dans la matinée 23.000 foyers d’électricité. Après une nuit « assez calme », Météo France a décidé de placer l’Aude en vigilance orange « pluie-inondation ».

Cela fait maintenant deux jours que la tempête « Gloria » frappe le sud de la France. Conséquence directe : 23.000 foyers ont été privés d’électricité. Cette « grosse coupure », explique la préfecture, a eu lieu non loin de Prades (département des Pyrénées-Orientales, en Occitanie) et a provoqué une rupture d’alimentation dans tout le secteur.

Mais la nuit a été jugée « assez calme », avec seulement cinq interventions de pompiers pour pompages. La vigilance reste néanmoins de mise : « La nuit s’est bien passée, mais il pleut vraiment beaucoup. Nous continuons à surveiller les cours d’eaux proches des habitations « , explique-t-on à la mairie d’Argelès-sur-Mer, station balnéaire sur le littoral catalan. Dans cette localité, des maisons ont été frappées de plein fouet par la houle dans le quartier du Racou, après la rupture de la digue de protection en sable. Certains habitants avaient déserté leur logement en fin de journée mardi par précaution.

Limoux 22/01/2020

À Limoux, les rues ont été inondées par la crue de l’Aude, ce mercredi 22 janvier (Source : France Télévision).

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Ces substances sont responsables de la moitié du réchauffement de l’Arctique

Le réchauffement rapide de l’Arctique au cours de ces dernières décennies est peut-être la preuve la plus convaincante du changement climatique en cours. Pour les experts, il ne fait aucun doute qu’il est le résultat d’une augmentation des concentrations de gaz à effet de serre dans notre atmosphère. Le rôle du CO2 en la matière n’est pas contestable. Mais des chercheurs attirent aujourd’hui notre attention sur d’autres composés. Ceux-là mêmes qui ont, au cours du XXe siècle, causé le fameux trou dans la couche d’ozone.

Au milieu des années 1980, on apprenait qu’un trou était en train de se creuser dans la couche d’ozone qui protège notre Terre des rayonnements ultraviolets néfastes. En cause : nos émissions de composés halogénés tels que chlorofluorocarbures (CFC) ou hydrofluorocarbures (HFC). Et si les mécanismes de cet appauvrissement en ozone ont rapidement été percés, peu d’études se sont intéressées à l’impact climatique global de ces composés.

Aujourd’hui, des chercheurs de l’université de Columbia (États-Unis) avancent que ces derniers sont responsables de pas moins du tiers du réchauffement climatique enregistré entre 1955 et 2005. Et même de la moitié du réchauffement de l’Arctique et de la fonte des glaces observés durant cette période. Des conclusions qui pourraient aider les scientifiques à comprendre enfin pourquoi cette région du monde présente la fâcheuse tendance à se réchauffer beaucoup plus vite que les autres.

CFC, HFC & réchauffement Arctique

Les CFC et autres HFC n’ont pas simplement creusé un trou dans la couche d’ozone. Ils sont aussi responsables de la moitié du réchauffement de l’Arctique entre 1955 et 2005.

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Virus : la Chine redoute une mutation, l’OMS en conclave

Les autorités sanitaires redoutent une mutation du virus détecté pour la première fois en Chine, dans un marché situé à Wuhan. Après le Japon, la Corée du Sud, la Thaïlande et Taïwan, les Etats-Unis ont annoncé le 21 janvier 2020 un premier cas de maladie.

Le nouveau coronavirus, qui a fait neuf morts et contaminé des centaines de personnes en Chine, est susceptible de muter et se propager plus facilement, ont averti mercredi les autorités, alors que l’OMS pourrait décréter dans la journée une « urgence internationale ». Le virus de la famille du SRAS, apparu le mois dernier à Wuhan, dans le centre de la Chine, a gagné plusieurs pays d’Asie et même les Etats-Unis, où un premier cas a été recensé.

Hong Kong a signalé mercredi son premier cas suspect, un homme de 39 ans arrivé en train depuis la ville chinoise de Wuhan, berceau apparent de l’épidémie. Mais le résultat définif des tests médicaux ne sera connu que jeudi.

Le président chinois Xi Jinping a assuré par téléphone à son homologue français Emmanuel Macron que la Chine avait adopté « des mesures de prévention et de contrôle strictes », selon des propos rapportés par l’agence Chine nouvelle. « La Chine est disposée à travailler avec la communauté internationale pour répondre efficacement à l’épidémie et maintenir la sécurité sanitaire dans le monde », a-t-il promis. Cet entretien intervient au moment où un comité ad hoc de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) se réunit à Genève pour déterminer s’il convient de déclarer une « urgence de santé publique de portée internationale ».

Coronavirus Huanan Chine

Des résidents chinois portant des masques près du marché de Huanan (Source : STR/EPA/Newscom/MaxPPP).

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