N’oubliez surtout pas votre seconde dose de vaccin anti-Covid-19 : voici pourquoi

Les scientifiques de l’université de Stanford ont démontré pourquoi la seconde dose de vaccin anti-Covid-19 est indispensable. Cette dernière stimule des acteurs de l’immunité que la première dose seule ne parvient pas à réveiller.

Pfizer, Moderna et AstraZeneca, les trois vaccins les plus administrés en France, nécessitent deux doses pour atteindre leur efficacité maximale. Plusieurs semaines s’écoulent entre la primo-injection et le rappel, et c’est un rendez-vous à ne manquer ou à ne reporter sous aucun prétexte. Une étude menée par Bali Pulendran, professeur d’immunologie à Stanford, et son équipe, explique pourquoi.

La première raison, déjà connue avant le travail des scientifiques d’Harvard, est qu’après la première dose de vaccin, la protection qu’il confère n’est pas optimale, surtout face au variant Delta. Les anticorps neutralisants spécifiques du SARS-CoV-2 apparaissent déjà, mais ils ne sont pas assez nombreux et durables. De plus, l’immunité vaccinale ne se résume pas aux anticorps neutralisants. Si leur rôle – empêcher l’entrée du virus dans la cellule hôte – est primordial, d’autres acteurs de l’immunité entrent en jeu, comme les lymphocytes, les cytokines ou encore les cellules de l’immunité innée.

Vaccination Covid-19 2ème dose
La seconde dose de vaccin anti-Covid est indispensable pour obtenir une efficacité optimale.
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Les « signes vitaux » de la Terre s’affaiblissent, selon des scientifiques

Les « signes vitaux » de la planète s’affaiblissent sous les coups de l’économie mondiale, ont mis en garde mercredi 28 juillet 2021 des scientifiques de premier plan, s’inquiétant de l’imminence possible de certains « points de rupture » climatiques.

Ces chercheurs, qui font partie d’un groupe de plus de 14.000 scientifiques ayant plaidé pour la déclaration d’une urgence climatique mondiale, estiment que les gouvernements ont de manière systématique échoué à s’attaquer aux causes du changement climatique : « la surexploitation de la Terre ». Depuis une évaluation précédente en 2019, ils soulignent la « hausse sans précédent » des catastrophes climatiques, des inondations aux canicules, en passant par les cyclones et les incendies.

Sur les 31 « signes vitaux » de la planète, qui incluent les émissions de gaz à effet de serre, l’épaisseur des glaciers ou la déforestation, 18 atteignent des records, selon ce texte publié dans la revue BioScience. Ainsi, malgré la chute des émissions de gaz à effet de serre en raison de la pandémie de Covid-19, les concentrations de CO2 et de méthane dans l’atmosphère ont atteint des niveaux record en 2021.

Déforestation Amazonie
Déforestation de la forêt amazonienne, au Brésil (Source : SIPA)
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Déceler les formes graves de Covid-19 dès le diagnostic, ce serait possible

Les cellules prélevées lors du diagnostic de Covid-19 permettraient de déceler, dès l’infection, des signes de formes sévères ou bénignes de la maladie d’après une étude américaine. Les chercheurs voient là l’opportunité d’intervenir précocement avant qu’une forme grave de Covid-19 ne se développe.

Des chercheurs du Broad Institute du MIT et de Harvard et du Ragon Institute du Massachusetts General Hospital ont étudié des cellules prélevées lors du diagnostic de Covid-19. Ils ont comparé les résultats des patients qui ont développé une forme de Covid-19 légère par rapport à ceux qui ont évolué vers une forme plus grave. Résultat : les patients atteints d’une forme sévère présentaient une réponse antivirale beaucoup plus atténuée que ceux qui avaient une évolution bénigne. Les résultats de leurs recherches ont donné lieu à une étude publiée dans la revue Cell.

Pour réaliser cette étude, les chercheurs ont étudié les prélèvements des écouvillons nasaux (que l’on utilise lors de test PCR) de 58 personnes. Parmi elles, 35 provenaient de personnes atteintes du Covid-19, présentant une « variété d’états pathologiques de légers à graves », 17 étaient sains et 6 patients souffraient  d’une insuffisance respiratoire due à d’autres causes.

Diagnostic formes graves Covid-19
Peut-on déceler les formes graves de Covid-19 dès le diagnostic ?
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5% des centrales électriques dans le monde sont responsables de près de 75% des émissions de CO2 du secteur

Une nouvelle étude montre qu’en ciblant les centrales électriques « hyperémettrices », il serait possible d’entraîner des réductions drastiques et jusqu’ici inespérées des émissions de carbone résultant de la production mondiale d’électricité. Limiter leur production ou pollution en attendant de les remplacer entièrement pourrait donc s’avérer être une stratégie ultra-efficace et rapide pour réduire considérablement les émissions de CO2 du secteur. En effet, toujours selon l’étude, 5% des centrales électriques mondiales sont responsables de près de 75% des émissions de CO2 dues à la production d’électricité.

Don Grant et ses collègues de l’université du Colorado à Boulder, ont passé au peigne fin un inventaire de plus de 29 000 centrales électriques à combustibles fossiles réparties dans 221 pays pour identifier les plus gros pollueurs du monde en 2018. Ils ont ensuite calculé les réductions d’émissions potentielles qui pourraient être atteintes si les pires centrales augmentaient leur efficacité, passaient à des combustibles à plus faible teneur en carbone ou mettaient en œuvre des technologies de capture du carbone.

Les chercheurs ont notamment constaté que les « émetteurs extrêmes » de CO2 — les centrales électriques qui se classent parmi les 5% les plus polluantes pour le climat — étaient responsables de 73% des émissions mondiales dues à la production d’électricité, et avaient tendance à être moins efficaces que les centrales électriques moyennes de leur pays d’origine. Selon les calculs de l’équipe, les émissions diminueraient d’environ 25% si ces pollueurs amélioraient leur efficacité pour atteindre la moyenne mondiale.

Centrales électriques & CO2
5% des centrales électriques dans le monde sont responsables de près de 75% des émissions de CO2 du secteur.
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Covid-19 : le premier vaccin en pilule va être testé en Israël

Plus facile à administrer et plus efficace contre les variants, ce vaccin oral mis au point par une biotech israélienne pourrait permettre d’accélérer la campagne de vaccination dans les pays émergents et ainsi enrayer l’épidémie de coronavirus.

Cela suffira-t-il à convaincre les allergiques aux piqûres ? La biotech Oravax Medical vient de lancer en Israël le premier essai clinique d’un vaccin oral contre le Covid-19. Vingt-quatre volontaires non vaccinés — ce qui doit commencer à être rare dans ce pays où le taux de vaccination dépasse les 66 % — vont tester une pilule censée immuniser contre le Covid-19, la moitié d’entre eux avec une seule dose et l’autre moitié avec deux doses, rapporte le Jerusalem Post ; il n’y aura pas de groupe placebo car la phase 1 consiste uniquement à tester l’innocuité et le niveau d’anticorps induits par le vaccin.

« Si nous pouvons vacciner les gens avec une simple pilule, ce sera une révolution pour le monde entier », se félicite Nadav Kidron, le directeur d’Oramed Pharmaceuticals, la biotech israélienne qui a cofondé Oravax avec une start-up indienne, Premas Biotech. En effet, les vaccins injectables mobilisent beaucoup de logistique et de personnel médical, pas toujours disponibles dans les pays en développement. D’autant plus avec les vaccins à ARN messagers qui, rappelons-le, doivent être conservés à très basse température. « La facilité d’administration est déterminante pour accélérer la campagne de vaccination dans le monde », assure Nadav Kidron. De plus, un vaccin oral induit généralement moins d’effets secondaires.

Vaccin pilule Covid-19
Se vacciner contre le coronavirus sera-t-il bientôt aussi simple que de prendre une pilule ?
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Incendies destructeurs et inondations meurtrières frappent simultanément trois continents

En plus des conséquences lentes et progressives du changement climatique, des événements plus rapides — et peut-être plus visibles — se produisent actuellement partout dans le monde. Des incendies détruisant des milliards de mètres carrés de forêts aux inondations meurtrières faisant des centaines de victimes, le monde connaît une crise climatique sans précédent.

Des conditions météorologiques extrêmes frappent le monde entier, illustrant à quel point l’humanité est vulnérable face aux catastrophes naturelles. Certains événements — comme les incendies de forêt qui balaient l’ouest des États-Unis — sont saisonniers, tandis que d’autres ont été une surprise totale. La Chine et l’Europe occidentale ont toutes deux été touchées par des inondations dévastatrices la semaine dernière, faisant plus de 100 morts. Dans les régions boisées du Canada, des États-Unis et de la Russie, de vastes étendues de terres sont en feu.

Au moins 16 personnes sont mortes dans des inondations extrêmes dans la ville de Zhengzhou (Chine), a rapporté mercredi Reuters. La vidéo montrait des personnes piégées dans une voie de métro inondée, et les médias ont indiqué qu’une ligne de métro inondée était l’endroit où 12 de ces personnes sont mortes. Les photos montrent également des routes complètement inondées.

Dans le même temps, l’Allemagne, la Belgique et l’Autriche faisaient face aux conséquences d’inondations dévastatrices qui ont détruit des maisons et transformé des routes en rivières. Mercredi, le nombre de morts était de plus de 200 à la suite d’inondations plus graves que toutes les autres depuis des décennies. Le Royaume-Uni et l’Irlande connaissent également des vagues de chaleur. Au Royaume-Uni, le bureau météorologique a émis son tout premier avertissement de chaleur extrême.

Incendies Canada 30/06/2021
Un incendie ravage McKay Creek, en Colombie-Britannique (Canada), le 30 juin 2021 (Source : Reuters).
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L’Œil de Sauron se cache dans les abysses de l’océan Indien

Un navire de recherche océanique australien a découvert, dans les abysses de l’océan Indien, un volcan sous-marin qui ressemble à s’y méprendre à l’Œil de Sauron.

Dans les abysses de l’océan Indien, se trouve un volcan sous-marin d’une forme particulière. Si vous êtes familier avec la trilogie du Seigneur des anneaux, celui-ci ressemble étrangement à l’Œil de Sauron. Il a été découvert dans le cadre d’une étude de la biodiversité marine des territoires australiens de l’océan Indien par une équipe de scientifiques à bord du navire RV Investigator. Ce dernier entreprend depuis fin juin un voyage autour des eaux méconnues de l’île Christmas et des îles Cocos, pour une durée initiale de 45 jours (tout récemment, l’agence scientifique nationale australienne a annoncé sur son site que le navire a dû suspendre sa mission à mi-chemin de son expédition pour des raisons techniques sans gravité, et qu’il reprendra sa route dès que possible).

Situé à 3.100 mètres de profondeur au sud-ouest de l’île Christmas, le volcan sous-marin baptisé Œil de Sauron, a été révélé à l’aide d’un sonar multifaisceaux. Une technologie qui émet des millions d’ondes sonores en direction des fonds marins et qui permet ainsi de cartographier en détail une région océanique. De forme ovale, ce volcan de 6,2 km sur 4,8 km de diamètre est une caldeira. Une sorte de vaste dépression circulaire ou elliptique, se formant lorsqu’un volcan s’effondre.

Œil de Sauron
Un volcan sous-marin, dans l’océan Indien ressemble à s’y méprendre à l’Œil de Sauron.
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L’un des secrets du variant Delta pour se propager si vite

Comment le variant Delta fait-il pour se propager si vite ? Au-delà des mutations, des scientifiques chinois apportent de nouvelles réponses à cette question.

À quoi tient le succès épidémique du variant Delta ? Il y a d’une part les mutations qui modifient sa protéine S. Faisant d’une pierre deux coups, elles lui permettent à la fois de mieux infecter les cellules humaines et d’échapper aux attaques du système immunitaire.

Le variant Delta a fait son entrée en Chine le 21 mai 2021, date de la première transmission connue sur le territoire. La chaîne de transmission qui en découle a été suivie par les scientifiques chinois jusqu’au 18 juin 2021. Grâce aux données accumulées, et seulement disponibles en pré-publication, les chercheurs ont mis en lumière un nouveau paramètre qui explique la propagation rapide du variant Delta : la charge virale.

Covid-19 variant Delta
Le variant Delta se réplique vite mais aussi en grande quantité.
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Qui de Pfizer ou d’AstraZeneca est le plus efficace contre le variant Delta ?

À droite du ring, le variant Delta. À gauche, les vaccins de Pfizer et d’AstraZeneca. Dans ce combat épidémiologique, les enjeux sont énormes. Les vaccins sont-ils toujours aptes à endiguer la propagation de ce variant ultra contagieux ?

L’épidémie de Covid-19 nous file entre les doigts, les nouveaux cas ne cessent d’augmenter en France. Santé publique France décompte 21.539 cas confirmés entre le 20 et le 21 juillet dernier. La plupart, environ 80 %, sont attribués au variant Delta. Ultra contagieux, il se propage vite malgré l’accélération de la campagne vaccinale depuis les annonces sur le pass sanitaire. De plus, les variants ont la fâcheuse tendance à échapper au système immunitaire, ce qui se traduit par une réduction minime de l’efficacité des vaccins.

Le variant Delta ne fait pas exception. La toute dernière publication de The New England Journal of Medicine indique que les vaccins de Pfizer et d’AstraZeneca perdent de leur efficacité pour prévenir les formes symptomatiques du Covid-19 attribuées au variant Delta.

Vaccin Covid-19 & variant Delta
Les vaccins restent hautement efficaces face au variant Delta.
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Inondations en Chine : il a plu en une heure ce qu’il est tombé en trois jours en Allemagne

Des pluies « millénaires » se sont abattues sur certaines provinces de la Chine ces derniers jours. Des habitants sont morts piégés par l’eau dans le métro, et des barrages menacent de céder. Même si elle est habituée aux intempéries, la Chine fait face à des crues de plus en plus ravageuses.

Un déluge biblique. La province du Henan, au sud-ouest de Pékin, a connu ces derniers jours « ses pires pluies depuis 1.000 ans », d’après les météorologistes. À Zhengzhou, la capitale de la province, il est tombé l’équivalent d’un an de pluie en trois jours entre samedi et mardi soir. En l’espace d’une heure à peine, 200 millimètres de pluie se sont abattus sur la ville, submergeant les rues sous des courants de boue. Par comparaison, lors des inondations meurtrières en Allemagne de mi-juillet, 182 mm de pluie étaient tombés en trois jours. Entre samedi et mardi midi, 15 stations météorologiques de la province ont enregistré des précipitations supérieures à 250 mm.

Les intempéries ont été provoquées par une série d’orages rares et violents, ont indiqué les autorités locales sur le réseau social Weibo. La ville de Zhengzhou, qui compte plus de 10 millions d’habitants, a été placée en alerte rouge. Plus de 3.000 soldats ont été mobilisés pour venir en aide aux habitants et 200.000 personnes ont dû être évacuées.

Zhengzhou Chine
Zhengzhou est situé à 700 kilomètres au sud-ouest de Pékin.
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