Le réchauffement climatique actuel ressemble à celui ayant accompagné la mort des dinosaures

L’impact du Yucatán, responsable du coup de grâce donné aux dinosaures, aurait provoqué un réchauffement climatique similaire à celui actuellement en cours. Les sédiments laissent également penser qu’il a entraîné la prolifération de zones mortes sans oxygène dans les océans, un phénomène que l’on voit aussi actuellement.

L’étude des archives de la Terre aide paradoxalement à comprendre son futur, compréhension dont l’importance est grandissante du fait du réchauffement climatique imprudemment engagé par l’Humanité. Ainsi, on cherche dans la mémoire récente des glaces portant sur presque un million d’années, l’unité de temps en géologie, mais aussi dans les « pages des livres » des couches sédimentaires provenant de durées plus grandes qui se comptent en dizaines de millions d’années.

Les raisons pour cela sont multiples. Bien sûr toute compréhension des paléoclimats, alors que la répartition des océans et des continents et même la composition de l’atmosphère étaient différentes, équivaut à faire des expériences pour valider nos modèles climatiques, montrant qu’ils fonctionnent aussi dans des régimes que l’on ne peut évidemment pas réaliser à volonté en changeant le climat de la Terre, juste en tournant quelques boutons. Mais surtout, certaines périodes de l’histoire du climat et de la biosphère de notre Planète bleue ont des similitudes avec le réchauffement climatique actuel. C’est le cas avec celle concomitante de la disparition des dinosaures.

Pour le comprendre, rappelons quelques éléments concernant cette grande crise biologique. Il semble probable qu’elle ait commencé « doucement » avec les grandes éruptions volcaniques ayant conduit aux fameuses Trapps du Deccan. Ces éruptions auraient notamment injecté massivement du gaz carbonique dans l’atmosphère, conduisant à un réchauffement climatique fragilisant la biosphère. On pense qu’un second réchauffement climatique s’est produit, il y a 66 millions d’années, en conséquence de la chute d’un petit corps céleste d’une dizaine de kilomètres de diamètre sur la plateforme de sédiments carbonatés. Les restes occupent encore la région où se trouve l’astroblème de Chicxulub, à cheval sur le Yucatán et le Golfe du Mexique.

Cratère de Chicxulub

Image d’artiste du cratère de Chixculub quelques milliers d’années après la disparition des dinosaures (Source : Science Source).

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Chine : un typhon fait trois morts et entraîne l’évacuation de 200.000 personnes

Le passage d’un typhon en Chine a provoqué la mort de trois personnes et l’évacuation de plus de 200.000 autres dans dix villes de la province côtière de Zhejiang, dans l’est de la Chine.

Les 200.000 évacuations préventives ont eu lieu avant l’arrivée, tard dimanche soir, du typhon Yagi qui avait auparavant frappé les Philippines avant de se diriger vers la Chine.

De fortes pluies provoquées par ce typhon ont entraîné à Shanghai la chute d’une enseigne dans un quartier commerçant, provoquant la mort de trois personnes. Six autres ont été blessées. L’accident s’est produit dimanche soir, sur la route fréquentée de Nanjing East dans le centre-ville, selon un communiqué des autorités de cette municipalité de l’est.

Enseigne tombée typhon Yagi Shangai

Des agents de sécurité patrouillent, le 13 août 2018, en face du site où une enseigne s’est effondrée la veille tuant trois personnes et en blessant six autres dans un quartier commerçant de Shanghai (Source : AFP).

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Phytoplancton : les coccolithophores résistent au réchauffement climatique

Alors que la liste des espèces menacées par le réchauffement climatique ne cesse de s’allonger, aujourd’hui des chercheurs nous apportent une bonne nouvelle. Les coccolithophores résistent. Ils semblent même apprécier des taux plus élevés de dioxyde de carbone dans l’eau. Mais est-ce vraiment une bonne nouvelle ?

Les coccolithophores ? Ce sont des organismes qui vivent dans le fond des océans. Du phytoplancton minuscule, mais dont le rôle apparaît fondamental, tant dans la chaîne alimentaire – les petits poissons en raffolent – que dans le processus de fixation du carbone. Et la bonne nouvelle du jour, c’est que les coccolithophores, du moins les coccolithophores côtiers, ne semblent pas affectés par l’acidification des océans résultant du réchauffement climatique.

« Nous avons constaté qu’ils étaient très résistants à des niveaux élevés de dioxyde de carbone », raconte Robert Eagle, professeur adjoint à l’université de Californie à Los Angeles (États-Unis). « Ils grandissent même plus vite. » Se démarquant ainsi des coccolithophores de haute mer que des études antérieures ont démontré bien plus sensibles.

Coccolithophores Bretagne

Les coccolithophores sont des organismes unicellulaires tellement nombreux dans les océans que leur floraison est visible depuis l’espace, ici au large de la Bretagne. La bonne nouvelle – pour la chaîne alimentaire et le stockage du carbone –, c’est qu’ils semblent armés pour résister au réchauffement climatique. (Source : NASA)

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Un météore provoque une explosion de 2,1 kilotonnes près d’une base de l’US Air Force

Le 25 juillet dernier, une puissante détonation a retenti dans le ciel groenlandais, non loin d’une base aérienne de l’US Air Force. Un évènement qui aurait pu faire craindre une attaque militaire, mais qui est en réalité le fruit de l’explosion d’un météore.

Le ciel peut parfois donner à voir des spectacles aussi impressionnants qu’inattendus. C’est ce qu’ont pu constater le 25 juillet dernier, des militaires de l’US Air Force. A cette date, autour de minuit, une boule de feu a en effet explosé au dessus du Groenland, non-loin de la base aérienne de Thulé, la plus septentrionale de l’US Air Force. Sa puissance : 2,1 kilotonnes, l’équivalent de l’explosion de 2.100 tonnes de TNT.

Malgré les relents guerriers dégagés par un tel évènement, il n’était en rien lié à un conflit armé ou une attaque militaire. Il s’agissait en effet de l’explosion d’un météore, un corps incandescent qui a traversé l’atmosphère à la vitesse vertigineuse de 87.000 km/h. Aussi célère qu’elle ait été, la chute de l’objet n’a toutefois provoqué aucun dégât, comme l’affirme dans un message adressé au site military.com la porte-parole de l’US Air Force Hope Cronin : « personne n’a été blessé et le météore n’a affecté ou perturbé aucune des activités de la base ».

Malgré son énergie et sa vitesse considérables, l’objet s’est révélé nettement moins puissant que certains de ses prédécesseurs. « En comparaison, le météore apparu en 2013 à Tcheliabinsk en Russie, a libéré plus de deux-cents fois l’énergie du météore du Groenland », explique JoAnna Wendel, porte-parole de l’Agence spatiale américaine. D’un diamètre d’environ 15 mètres, l’objet a en effet libéré une énergie de 440 kilotonnes.

Météore Groenland 25/007/2018

Un météore provoque une explosion de 2,1 kilotonnes près d’une base de l’US Air Force au Groenland.

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L’effondrement de la civilisation maya pourrait avoir été provoqué par une intense sécheresse

Une intense sécheresse pourrait ainsi être à l’origine de l’effondrement de cette célèbre civilisation précolombienne qu’est l’empire maya.

En cet été caniculaire, les précipitations se font rares, la sécheresse devient de plus en plus menaçante, et met ainsi à mal l’équilibre de nombreuses régions du monde. Une situation météorologique alarmante dont les conséquences sont, à l’heure qu’il est, encore bien en deçà de celles subies il y a des siècles par les Mayas.

Une étude publiée dans la revue Science vient en effet de révéler que la diminution des précipitations pourrait avoir largement contribué à faire disparaître cette civilisation précolombienne. Une découverte qui pourrait enfin expliquer l’effondrement de l’empire Maya. Pour parvenir à cette conclusion, des chercheurs de l’Université de Cambridge, au Royaume-Uni, et de l’Université de Floride, aux États-Unis, ont mis au point une méthode destinée à mesurer les différents isotopes de l’eau piégés dans un minéral particulier : le gypse.

Formée en période de sécheresse, lorsque le niveau des eaux baisse, cette roche dite évaporite abonde en effet au niveau du lac Chichancanab, une étendue d’eau située dans la péninsule du Yucatán, occupée par le peuple Maya depuis sa naissance 2.600 ans avant notre ère.

Pyramide Kukulcán

La pyramide de Kukulcán, également appelée El Castillo, construit par les Mayas Itzá.

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Un terrible « effet domino » menace de transformer notre planète en une étuve

Même si l’humanité réduit les émissions de gaz à effet de serre la planète elle-même pourrait perturber les efforts des hommes et basculer dans un état durable d’étuve, selon une étude publiée lundi 6 août 2018.

C’est un scénario catastrophe. Mais un scénario plausible. D’ici quelques années, la température moyenne de la Terre pourrait se stabiliser à +4°C ou +5°C par rapport à l’ère pré-industrielle, bien au-delà de l’objectif de l’accord de Paris sur le climat (+2°C maximum), révèle une étude de la revue Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS), publiée lundi 6 août 2018. Voici les grandes lignes de cette étude conduite par une équipe internationale de chercheurs.

Si les calottes polaires continuent de fondre, les forêts d’être décimées et les émissions de gaz à effet de serre de battre chaque année des records, la Terre va inéluctablement franchir un « point de rupture ». De nombreux mécanismes interconnectés pourraient alors se produire les uns à la suite des autres, conduisant à rejeter des quantités colossales de CO2 et de méthane dans l’atmosphère, contribuant alors encore plus au réchauffement global de la planète. Ces « points de bascule » sont liés à des températures au-delà desquelles la libération de ces gaz serait inéluctable.

« Quand un seuil critique est atteint, le processus de réactions s’auto-entretient », note l’étude, qui s’inquiète que la Terre puisse approcher un seuil la condamnant à devenir alors une étuve. Et si ce processus s’enclenche, « il sera conduit par des mécanismes puissants, intrinsèques, bio-géo-physiques, difficiles à corriger par une quelconque action humaine, et qui ne pourra ni être inversé, ni guidé, ni ralenti » affirme l’étude.

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Le réchauffement climatique rend les feux de forêts plus fréquents

En juillet 2018, de violents incendies en Grèce ont fait près d’une centaine de morts. Une fréquence de feux de forêt accrue sur le pourtour méditerranéen qui est à la fois conséquence et facteur aggravant du changement climatique, comme l’expliquaient des chercheurs de l’Irstea d’Aix-en-Provence.

D’ordinaire limités au sud de la Méditerranée, les feux de forêts s’étendent en 2018 jusqu’à la Suède. Les canicules, plus fréquentes, entraînent des conditions climatiques sèches et chaudes qui favorisent la survenue de feux de forêts, en temps normal dans les régions méridionales. Or ces feux relâchent, en retour, quantités de carbone dans l’atmosphère qui viennent contribuer plus encore à l’effet de serre. Explications du phénomène et de ses impacts sur les écosystèmes avec des chercheurs spécialistes de l’Irstea (Institut national de recherche en sciences et technologies pour l’environnement et l’agriculture).

« Par feu de forêt, on entend tout feu touchant une étendue plus ou moins densément boisée, ce qui peut aller de la forêt humide à la garrigue jusqu’au désert », rappelle Thomas Curt, directeur de recherche à l’Irstea Aix-en-Provence. Dans ces conditions, tous les milieux naturels et tous les continents sont affectés, y compris dans les zones boréales, situées au nord : « Amérique du Nord, Canada, Afrique, Australie, Indonésie, Russie, mais aussi la Méditerranée, comme l’ont rappelé il y a peu les violents incendies au Portugal, énumère le chercheur. Et leur impact global est considérable, puisque certaines études estiment les feux émettent autant de carbone que tout le secteur des transports !

Pourquoi les forêts brûlent-elles ? « Il faut une conjonction de 3 facteurs : un réchauffement du climat, des types de végétations plus riches en combustibles et facilement inflammables (comme par exemple les pins ou les cyprès), ainsi qu’une densité de population accrue », explique Thomas Curt. En effet, 90% des départs de feux sont d’origine humaine (cigarette négligemment jetée, barbecue mal éteint…), une cause naturelle (ignition par un orage, par exemple) n’intervenant que dans 10% des cas. « En France, 9000 hectares partent en moyenne en fumée tous les ans ».

Incendie Californie

Les feux de forêts qui frappent le sud de la France n’ont rien de commun par leur étendue avec ceux observés en Australie, au Canada ou encore aux États-Unis (photo ci-dessus). Mais la proximité humaine les rend tout aussi dangereux. (Source : Rex/SIPA)

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