Réchauffement climatique : les prévisions du GIEC étaient trop optimistes

D’ici 2100, la Terre pourrait se réchauffer de 15 % de plus que la pire des prédictions du GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat). Ces dernières étaient donc trop optimistes. Pour espérer rester sous les 2 °C, il faudra réduire encore plus les émissions de gaz à effet de serre par rapport à ce qui était prévu.

Le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), l’organe scientifique de référence sur le réchauffement, a publié en 2014 un éventail de scénarios prédisant le réchauffement climatique à la fin du XXIe siècle en fonction du volume des émissions de gaz à effet de serre.

Patrick Brown et Ken Caldeira, climatologues à l’Institut Carnegie de l’université de Stanford, en Californie (États-Unis), estiment, dans une étude publiée dans la revue Nature, que « le réchauffement climatique sera probablement plus important » que les pires modèles du GIEC. Pointant du doigt le degré d’incertitude des scénarios climatiques, ils notent que les modèles les plus pessimistes, qui supposent une augmentation des émissions de gaz à effet de serre tout au long du siècle, prévoient une augmentation des températures entre 3,2 et 5,9 °C d’ici 2100 par rapport à la période préindustrielle.

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Volcans : les superéruptions plus fréquentes que prévu

Les superéruptions volcaniques, qui rejettent des milliards de tonnes de cendres dans l’air, peuvent menacer notre civilisation. Le laps de temps qui sépare deux superéruptions serait plus court que ce que les scientifiques pensaient jusqu’à présent.

Les superéruptions volcaniques sont susceptibles de se produire plus fréquemment qu’on ne le pensait, affirme une étude basée sur des données statistiques. Une équipe de l’université d’Oxford (Royaume-Uni) a en effet calculé que le laps de temps estimé entre deux superéruptions serait en moyenne d’environ 17.000 ans. « C’est substantiellement plus court que les estimations précédentes », souligne cette étude parue mercredi dans la revue Earth and Planetary Science Letters.

Cela « indique que les volcans représentent pour notre civilisation humaine un risque plus grand qu’on ne le pensait », ajoute le texte. Les précédentes estimations de fréquence de ces cataclysmes, réalisées en 2004, considéraient que les superéruptions se produisaient en moyenne tous les 45.000 à 714.000 ans, indique Jonathan Rougier, professeur de sciences statistiques à l’université d’Oxford et principal auteur de l’étude.

« Nous avons réévalué cet intervalle que nous situons désormais entre 5.000 et 48.000 ans, la fréquence la plus probable étant de 17.000 ans », ajoute-t-il. Les superéruptions sont donc « beaucoup plus fréquentes qu’on ne le pensait précédemment tout en restant très rares », déclare ce chercheur à l’AFP.

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A Bali, les éruptions du volcan Agung produisent de dangereux lahars

Selon la classification du niveau de dangerosité d’une éruption volcanique en Indonésie, l’Agung est désormais en alerte rouge, ce qui signifie qu’une éruption importante avec des nuées ardentes est possible dans les 24 heures. Des lahars sont déjà observables autour du volcan à Bali.

L’activité éruptive de l’Agung se poursuit ce lundi 27 novembre 2017 et elle inquiète suffisamment les autorités pour que l’aéroport international Ngurah Rai, près de Denpasar, la capitale de la province indonésienne de Bali, ait été fermé au moins jusqu’à demain. Au dernières nouvelles, 445 vols ont été perturbés et environ 59.000 passagers en ont subi les conséquences.

Des lahars, ces coulées de boues bien connues en Indonésie puisque leur nom en provient, sont apparues autour de l’Agung. Mais elles n’ont pas fait de victimes, comme ce fut le cas en 1963 lors de la dernière éruption du volcan. Les autorités avaient heureusement fait déplacer les populations qui pouvaient être menacées d’après les volcanologues. Ces derniers sont effet capables d’estimer les risques en prenant en compte la topographie des terrains, l’histoire du volcan, voire en se basant également sur des simulations d’écoulements de cendres crachées par un volcan et emportées sous l’action des pluies.

Lahar Bali Agung

De fortes pluies se mélangent à ces cendres et aux fragments instables de roches magmatiques expulsés, créant de subites coulées boueuses appelées lahar (ici le long de la rivière Yeh Sah) (Source : MaxPPP/M. Fauzy Chaniago/Xinhua News Agency/Newscom).

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À Bali, les éruptions du volcan Agung inquiètent

Autour du volcan Agung, sur l’île de Bali, la menace d’une grave éruption se précise ces derniers jours avec deux éruptions phréatiques en une semaine, la dernière étant peut-être déjà devenue magmatique. Des panaches de cendres montent à plusieurs milliers de mètres et certaines compagnies ont annulé des vols d’avions.

Il y a presque deux mois, le volcanologue Jacques-Marie Bardintzeff avait expliqué qu’il était très difficile de faire des prédictions quant à l’évolution de l’activité du volcan Agung, sur l’île de Bali, qui donnait malgré tout des signes d’éruption imminente. Les autorités risquaient de maintenir pendant une longue durée, bien qu’indéterminable, un niveau d’alerte et une évacuation des populations dans un périmètre autour de l’Agung. L’éruption de 1963 et son bilan humain étant encore tristement dans les mémoires.

Le mardi 21 novembre 2017 à 17h05 (heure locale) l’Agung entrait finalement en éruption en crachant un panache de cendres qui a atteint environ 700 mètres de hauteur. Toutefois, il s’agissait d’une éruption phréatique, c’est-à-dire uniquement le produit d’une masse d’eau transformée en vapeur en contact avec de la matière à haute température. Les habitants étaient bien sûr priés de ne pas s’approcher à moins de 7 kilomètre du volcan et le niveau d’alerte était passé de jaune à orange mais sans que cela nécessite de vraiment s’inquiéter pour le trafic aérien.

Volcan Agung Bali 26/11/2017

Un jeune garçon prend en photo le mont Agung, le 26 novembre 2017 sur l’île indonésienne de Bali (Source : AFP).

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Visualisez 20 ans d’évolution de la biosphère grâce à cette animation de la NASA

Depuis son lancement en 1997, le satellite SeaWiFS a traqué les changements dans l’activité photosynthétique de la planète, aussi bien sur les terres que dans les océans.

Beaucoup de choses se sont passées sur notre planète en 20 ans, depuis le lancement en 1997 du satellite Sea-viewing Wide Field-of-view Sensor (ou SeaWiFS, pour observation des mers à large champ de vision) de la NASA. De quoi par exemple appréhender les changements saisonniers (sécheresses, incendies) mais aussi l’incidence humaine comme le réchauffement climatique, la déforestation, ou encore des variations dans l’activité photosynthétique du phytoplancton !

L’animation ci-dessous représente ainsi l’évolution accélérée de la planète de 1997 à aujourd’hui, à partir d’images satellitaires captées dans le spectre visible et dans les infrarouges. « Au fur et à mesure que nous disposons d’archives plus longues, nous pouvons identifier davantage de tendances à long terme », note Jeffrey Masek, directeur du laboratoire des sciences de la biosphère de la NASA.

Evolution biosphère

Evolution accélérée de la planète de 1997 à aujourd’hui (Source : NASA)

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Plus de 200 ours regroupés sur une île dans l’océan Arctique

L’île Wrangel, située dans l’océan Arctique, a hébergé plus de 200 ours polaires le même jour. Pour les chercheurs, ce genre de spectacle est une conséquence du réchauffement climatique.

En septembre 2017, des touristes venus admirer en bateau les paysages glacés de l’Arctique russe ont d’abord cru voir de petits blocs de banquise sur la rive. Il s’agissait en réalité d’environ 200 ours polaires en plein festin, affairés sur la carcasse d’une baleine. « Nous étions tous estomaqués », témoigne Alexandre Grouzdev, le directeur de la réserve naturelle de l’île Wrangel, dans l’Extrême-Orient russe, où a eu lieu cet automne cette rencontre, « unique » selon lui.

Les ours polaires s’étaient rassemblés au bord de l’eau pour dépecer la carcasse d’une baleine échouée sur la rive. Le large groupe comprenait de nombreuses familles, dont deux mères suivies chacune par quatre oursons, une vision peu fréquente, explique M. Grouzdev à l’AFP. Si un tel spectacle peut fasciner les touristes, pour les scientifiques il illustre les conséquences du réchauffement qui, en transformant l’habitat naturel des animaux, accroît la concurrence pour la nourriture et les rapproche des zones habitées. Ainsi, le changement climatique provoque la fonte des glaces plus tôt dans l’année et pousse les populations d’ours polaires de l’Arctique à passer plus de temps sur la terre ferme proche des villages.

L’île Wrangel, située dans la mer des Tchouktches dans le nord-est de la Sibérie, est traditionnellement l’endroit où les ours polaires se reposent entre août et novembre, après la fonte des glaces et avant de pouvoir repartir à la chasse aux phoques. Elle est également considérée comme la principale zone de tout l’Arctique où ils donnent naissance à leurs petits. Mais désormais les ursidés sont de plus en plus nombreux à se retrouver sur l’île et ils restent en moyenne 1 mois de plus qu’il y a 20 ans en raison de la fonte des glaces, explique Eric Regehr, chercheur à l’Université de Washington. Cet automne, les observateurs en ont recensé 589, un nombre « anormalement élevé » et plus du double des estimations précédentes, s’inquiète M. Regehr.

Ours île Arctique

En septembre 2017, plus de 200 ours polaires ont été repérés sur l’île Wrangel (Source : J. Stephenson).

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Un volcan à Bali crache des cendres, craintes d’éruption

Un volcan en activité sur l’île touristique de Bali crachait des cendres et des vapeurs d’acide sulfurique mardi, faisant craindre une éruption pour la première fois depuis plus de 50 ans, selon des responsables indonésiens.

Le mont Agung, à un peu plus de 3.000 mètres d’altitude et situé à environ 75 kilomètres des principales destinations touristiques de Kuta et Seminyak, gronde depuis le mois d’août et pourrait entrer en éruption pour la première fois depuis 1963.

Plus de 140.000 personnes avaient été évacuées ou avaient fui les alentours de la montagne le mois dernier, alors que le niveau d’alerte était à son maximum. Il avait ensuite été abaissé d’un cran fin octobre.

Mardi, des cendres volcaniques et une colonne de fumée jusqu’à 500 mètres au-dessus du sommet du mont ont été observées. Mais le niveau d’alerte n’a pas été relevé dans la mesure où « il ne s’agit pas d’une éruption », a indiqué le Centre de volcanologie et de gestion des risques géologiques.

Volcan Mont Agung

Le volcan du mont Agung, sur l’île touristique de Bali, surmonté d’un nuage de fumée, le 23 octobre 2017 (Source : AFP).

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