Neige au Sahara, grand froid aux États-Unis : la météo devient-elle folle ?

2018 vient à peine de commencer et l’année est déjà marquée par plusieurs épisodes météorologiques extrêmes dans divers endroits du monde. Que ce soit dans l’hémisphère nord, où l’hiver qui vient de commencer sévit durement en Amérique du Nord ; ou dans l’hémisphère sud, particulièrement en Australie où l’été commence sous une chaleur écrasante (47,3 °C près de Sydney). Caprices de la météo ou conséquences du dérèglement climatique ?

La France a essuyé une redoutable tempête les premiers jours de 2018. Eleanor a fait au moins sept victimes et laissé dans son sillage des inondations et d’importants dégâts matériels causés par des rafales de vent à plus de 100 km/h. Plusieurs de nos voisins européens ont aussi été frappés.

Ces derniers jours, il est tombé dans les Alpes jusqu’à 1,90 mètre de neige fraîche en quelques heures près de la frontière italienne. En Savoie, la neige arrivait jusqu’aux épaules, avec une couche atteignant 1,60 mètre. Les photos et les vidéos partagées sur les réseaux sociaux sont impressionnantes.

De la neige, il en est tombé dans un endroit où l’on n’a pas l’habitude d’en voir…, un environnement connu pour son aridité : le Sahara. Bien sûr, il n’a pas neigé partout dans le plus grand désert de sable du monde, ce weekend, mais en particulier dans le Sahara algérien. C’est toujours avec étonnement et un certain émerveillement que l’on découvre ces images de dunes de sable rouge orangé qui ondulent à perte de vue, et recouvertes, une fois n’est pas coutume, d’un léger manteau blanc.

Chutes Niagara gelées

Les chutes du Niagara pétrifiées par le froid polaire tombé sur l’est de l’Amérique du Nord.

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2017, année très chaude en Australie, pourtant sans El Niño

Il n’y a pas eu d’El Niño en 2017. Pourtant, l’année a été très chaude au niveau mondial. Actuellement, les températures sont particulièrement élevées en Australie.

L’Australie a suffoqué en 2017, sa troisième année la plus chaude jamais recensée, et ce malgré l’absence du courant équatorial chaud du Pacifique El Niño, selon des statistiques officielles publiées mercredi. Sept des dix années les plus chaudes vécues par le vaste pays-continent sont survenues après 2005, et seule l’année 2011 s’est révélée plus fraîche que la moyenne, explique le Bureau de la météorologie (BOM) dans son rapport annuel sur le climat.

« Malgré l’absence d’El Niño, qui est normalement associé à nos années les plus chaudes, l’année 2017 est caractérisée par des températures élevées, a déclaré dans un communiqué Karl Braganza, chargé de la surveillance climatologique au BOM. Les températures diurnes comme nocturnes ont été plus élevées que la moyenne, en particulier les températures maximales, les deuxièmes plus élevées jamais recensées ». Les États de Nouvelle-Galles du Sud et du Queensland, dans l’est, sont les plus durement touchés, enregistrant en 2017 leur année la plus chaude.

Thermomètre Lire la suite

Un nouvel algorithme prédit canicules et vagues de froid

Des travaux de l’ENS de Lyon permettent de prédire la probabilité des vagues de chaleur et de froid de dix à mille fois plus rapidement que les modèles précédents.

Les vagues de chaleur et de froid, aux conséquences potentiellement dramatiques, deviennent plus fréquentes depuis 1950, selon le 5e rapport du GIEC. Comment prédire à l’avenir ces évènements extrêmes ? Selon une étude publiée dans la revue PNAS, un nouvel algorithme permettrait de prédire ce genre d’événement beaucoup plus efficacement qu’actuellement. Grâce à un groupe de chercheurs du laboratoire de physique de l’Ecole Nationale Supérieure de Lyon (CNRS/Université Claude Bernard Lyon 1/ENS de Lyon) qui propose un nouvel algorithme associé aux modèles de simulation climatique réduisant le temps de calcul nécessaire d’un facteur de 100 à 1000.

Rappel des faits : la canicule de 2003 en Europe de l’ouest a causé le décès de plus de 70.000 personnes supplémentaires par rapport à la même période l’année précédente. Celle qui a frappé la Russie en 2010 a provoqué une surmortalité de 55.000 personnes, ainsi qu’une chute d’un quart de la production agricole et l’incendie de plus d’un million d’hectares. Prévoir ces évènements devient crucial pour limiter leur impact. Cependant la prédiction est encore très incertaine. Et ce, en raison de leur rareté.  » Nous devons donc compter sur des modèles « , explique Freddy Bouchet physicien au CNRS, co-auteur de l’étude.

Les modèles existants – utilisés par le GIEC – simulent la dynamique de l’atmosphère, des océans, de la glace et de tous les processus physico-chimiques qui expliquent l’évolution du climat. « Ces simulations permettent de collecter des statistiques pendant un très grand nombre d’années pour observer tous les phénomènes importants, par exemple les canicules ou les ouragans. Ces statistiques permettent d’évaluer le temps de retour de ces événements extrêmes en fonction de leur amplitude », poursuit le chercheur.

Température hémisphère nord

Le laboratoire de physique de l’ENS Lyon a mis au point un algorithme de prédiction des canicules et vagues de froid.

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En Amérique du nord, 18.000 personnes évacuées à cause de feux de forêts

En Californie et au Canada, de vastes feux de forêt ont contraint à faire évacuer 18.000 personnes.

C’est désormais un serpent de mer : chaque année, la forêt brûle, dans le sud de la France certes, mais surtout en Amérique du nord. 2017 n’échappe pas à la règle, puisque de gigantesques incendies ont forcé l’évacuation de quelque 10.000 personnes dans l’ouest du Canada et de 8.000 personnes en Californie, régions frappées par une vague de chaleur où des milliers de pompiers tentaient toujours, le 10 juillet 2017 au soir, de circonscrire plusieurs dizaines de feux de forêt s’étant déclarés fin juin et début juillet.

En Californie, l’Etat américain le plus peuplé, l’incendie le plus important, Alamo fire, fait rage depuis le 6 juillet et a déjà brûlé 11.705 hectares (117 km2) dans le comté de San Luis Obispo, à mi-chemin entre San Francisco et Los Angeles. Malgré un important dispositif pompier, seul 15% de l’incendie était maîtrisé le 10 juillet, selon le département californien de protection contre les incendies (Cal Fire). L’incendie pourrait se prolonger encore plusieurs jours en raison des fortes chaleurs et d’un sol « extrêmement sec ». Un autre feu près de Santa Barbara, Whittier fire, s’est déclaré le 8 juillet 2017, et a déjà dévasté 4.380 hectares dans le comté de Santa Barbara et détruit 20 bâtiments. Loin d’être sous contrôle, il menace désormais 150 autres structures.

À eux seuls, ces deux feux ont ainsi contribué à la constitution d’un large panache de fumée visible depuis l’espace (voir image satellitaire de la NASA ci-dessous) ! Au total, plus de 5.500 pompiers combattaient jusqu’à 14 incendies du nord au sud de la Californie, avec l’aide d’hélicoptères bombardiers d’eau. Trois de ces incendies sont désormais considérés comme « contenus ».

Incendies Californie 07/2017

mage satellitaire des feux de forêt d’Alamo, à côté de Santa Maria, et de Whittier (Source : NASA).

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La canicule de juin en Europe en partie due au réchauffement climatique

La vague de chaleur qui a sévi en juin dans plusieurs pays d’Europe de l’ouest est liée au réchauffement climatique, affirment des chercheurs. L’intensité et la fréquence de ces évènements sont plus élevées qu’il y a 30 ans, avec une probabilité quatre fois plus forte en France. Nous devons nous attendre à vivre de semblables épisodes caniculaires tous les 10 à 30 ans, selon les pays.

Selon une étude scientifique qui a analysé les températures record enregistrées dans sept pays de l’Europe occidentale en ce mois de juin 2017 (3 °C en moyenne au-dessus de la moyenne de la période de référence 1981-2010), le réchauffement climatique global a joué un rôle majeur dans ces épisodes caniculaires.

Dans leur article, les chercheurs concluent que l’intensité et la fréquence des vagues de chaleur sont désormais au moins deux fois plus probables en Belgique, quatre fois plus en France, en Suisse, aux Pays-Bas et dans le centre de l’Angleterre. Pour l’Espagne et le Portugal, la probabilité est multipliée par 10 au moins.

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Pollution à l’ozone en Ile-de-France et dans le sud-est

Des niveaux élevés d’ozone ont été enregistrés en Ile-de-France et dans le sud-est le 21 juin 2017. Ces épisodes de pollution devraient persister au moins jusqu’au 22 juin.

La France étouffe. Soixante-six départements sont en alerte orange à la canicule. De plus, l’Ile-de-France subit actuellement un épisode de pollution de l’air dû à des niveaux soutenus d’ozone (O3). « Les niveaux devraient rester élevés au moins jusqu’à jeudi 22 juin, annonce AirParif sur son site Internet. À proximité du trafic routier, l’exposition au dioxyde d’azote (NO2) est très importante. »

La procédure d’information et de recommandation a été déclenchée le 19 juin 2017 pour des concentrations d’ozone dépassant le seuil limite des 180 µg/m3 (microgrammes par mètre cube) par heure. Reconduite le 20 et le 21 juin, elle devrait être prolongée jusqu’au 22, Airparif prévoyant des niveaux pouvant atteindre jusqu’à 230 µg/m3, soit juste en dessous du seuil d’alerte fixé à 240 µg/m3.

En proie à de fortes chaleurs, trois départements du Sud-Est ont également activé une procédure d’information pour une pollution à l’ozone ce 21 juin : les Bouches-du-Rhône, le Vaucluse et le Var.

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Climat : vers plus de vagues de chaleur meurtrières, surtout dans les zones tropicales

Les vagues de chaleur meurtrières vont devenir plus fréquentes, notamment dans les zones tropicales, même si la hausse du thermomètre mondial est limitée à 2°C, l’objectif de l’accord de Paris sur le climat, indique une étude publiée lundi.

« Nous avons établi que les vagues de chaleur meurtrières sont au niveau mondial déjà de plus en plus fréquentes », affirme Camilo Mora, professeur à l’université de Hawaï et principale auteur de l’étude parue dans Nature Climate Change, en soulignant que la situation allait encore s’aggraver. « Même si nous faisons mieux que les objectifs de l’accord de Paris, environ la moitié de la population mondiale sera exposée à des vagues de chaleur meurtrières d’ici 2100 », a expliqué la chercheuse à l’AFP.

Actuellement, quelque 30% de la population mondiale est exposée à des vagues de chaleur potentiellement meurtrières à un moment dans l’année. Si jamais les émissions de gaz à effet de serre n’étaient pas contenues et continuaient à augmenter à leur rythme actuel, ce serait les trois quarts de l’Humanité qui au moins une fois dans l’année se retrouveraient dans cette situation d’ici la fin du XXIe siècle, selon les conclusions de l’étude.

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