Les vagues de chaleur font suffoquer la Terre depuis les années 50

Avec le réchauffement climatique, les chercheurs s’attendent à ce que les vagues de chaleur soient de plus en plus nombreuses et de plus en plus intenses dans les années à venir. Et une étude révèle aujourd’hui que depuis les années 1950 déjà, les vagues de chaleur intenses se sont faites plus nombreuses.

Depuis les années 1950 et dans presque toutes les régions du monde, les vagues de chaleur ont été plus longues et plus fréquentes qu’auparavant. C’est la conclusion de travaux menés par des chercheurs de l’ARC Centre of excellence for climate extremes (Australie). La tendance s’est même nettement accélérée au fil du temps.

Ainsi, entre 1950 et 2017, la Méditerranée a connu une augmentation de la durée de ses vagues de chaleur de 2 jours par décennie. Prise entre 1980 et 2017, cette augmentation atteint les 6,4 jours par décennie. Cette région fait, selon les chercheurs, partie de celles qui connaissent, en la matière, les changements les plus rapides. Contrairement à l’Australie du sud ou à l’Asie du nord, par exemple.

Vagues de chaleur plus fréquentes

Selon des chercheurs de l’ARC Centre of excellence for climate extremes (Australie), depuis 1950, le monde a connu deux journées de vague de chaleur supplémentaires par décennie.

Lire la suite

Réchauffement climatique : en cartes, ce qui va changer en Europe d’ici 2100

L’Union européenne travaille actuellement à l’élaboration d’un Green Deal, un pacte vert pour l’Europe. Objectif : limiter le réchauffement climatique. Un objectif qui apparaît d’autant plus important aujourd’hui au regard des conséquences que la crise climatique pourrait avoir sur l’Europe. L’Agence européenne pour l’environnement nous en propose quelques exemples en cartes.

L’Agence européenne pour l’environnement a pour objectif de recueillir des données indépendantes sur le réchauffement climatique et ses conséquences. Des données destinées à informer le public, mais aussi à mettre en œuvre des politiques environnementales efficaces. Aujourd’hui, l’Agence montre, cartes à l’appui, que l’Europe devra bientôt faire face à une aggravation des effets du réchauffement climatique. Et ce, même si les efforts de réduction des émissions de gaz à effet de serre s’avéraient efficaces.

À quoi faut-il s’attendre ? À des événements météorologiques extrêmes plus fréquents et plus intenses. Ce n’est pas une grande surprise, car c’est également ce qui est annoncé ailleurs dans le monde. Mais ce qui est précisé ici, ce sont les impacts de ces événements selon les régions : pluies torrentielles, niveau de la mer extrême et inondations, épisodes de sécheresse ou feux de forêt. Avec des conséquences négatives, bien entendu, sur les écosystèmes, les économies et la santé.

Réchauffement climatique & impacts Europe

Partout en Europe, il est aujourd’hui l’heure d’imaginer des solutions d’adaptation au réchauffement climatique. Des solutions sur mesure en fonction des risques calculés par les chercheurs.

Lire la suite

Une importante vague de chaleur océanique a provoqué un nombre record de décès d’oiseaux de mer

Des chercheurs ont récemment signalé une nouvelle catastrophe biologique dévastatrice, cette fois causée par une zone périodique anormalement chaude dans l’océan Pacifique, une vague de chaleur connue sous le nom de « The Blob ».

Cette vague de chaleur marine concentrée a persisté dans le nord-est du Pacifique entre 2013 et 2016, et les chercheurs pensent à présent qu’elle est en grande partie responsable de la mort de près d’un million de guillemots de Troïl (Uria aalge), parmi d’autres espèces sauvages. Il s’agit de la plus grande vague de décès d’oiseaux de mer de l’histoire.

Cette estimation est basée sur quelque 62’000 guillemots qui se sont échoués sur la côte ouest des États-Unis en 2015 et 2016, couvrant une zone s’étendant de la Californie à l’Alaska.

À savoir que seulement une infime fraction des oiseaux qui meurent en mer finissent par s’échouer sur la terre ferme, cela est donc un bon indicateur de l’ampleur extrême de cette mort en masse, qui était bien plus importante que le nombre de cadavres retrouvés.

Décès oiseaux mer & vague de chaleur

De très nombreux guillemots se sont échoués sur les plages de la région de Homer, en Alaska (Source : COASST).

Lire la suite

Australie : un feu sous contrôle et des pluies attendues

Les pompiers australiens ont eu le dessus sur le « méga-feu » qui ravageait la zone montagneuse de Gospers. En outre, les services météorologiques ont annoncé des pluies dans certaines régions touchées par les incendies.

Les pompiers australiens ont annoncé avoir réussi le 13 janvier 2020 à maîtriser le plus important « méga-feu » du pays qui était hors de contrôle depuis presque trois mois alors qu’un temps pluvieux est attendu.

Les soldats du feu de l’État de Nouvelle-Galles du Sud ont expliqué avoir finalement pris le dessus dans leur lutte contre l’immense brasier qui brûlait de manière incontrôlée dans la zone montagneuse de Gospers, au nord-ouest de la banlieue de Sydney. En visite le 13 janvier dans cette région, le chef des pompiers dans les zones rurales de Nouvelle-Galles du Sud, Shane Fitzsimmons, a déclaré qu' »il restait à en finir avec une petite zone » mais que « le pronostic de confinement semble prometteur ». Dans ce parc national, ce « méga-feu » a ravagé une zone trois fois plus grande que le Grand Londres et généré d’autres foyers, détruisant, au total, rien que dans ce secteur, 8.000 km2.

Alors que les habitants et les autorités continuaient à faire face à l’ampleur de la catastrophe, les services météorologiques ont annoncé jusqu’à 50 millimètres de pluie pour la semaine prochaine dans certaines régions touchées, un soulagement après des mois de sécheresse prolongée. Si ces prévisions se confirment, cela représentera « tous nos cadeaux de Noël, d’anniversaire, de fiançailles, d’anniversaire de mariage et de fin d’études réunis en un seul. Croisons les doigts », a lancé M. Fitzsimmons. Des dizaines d’autres feux ont déjà été maîtrisés.

Incendies Nouvelle Galles du Sud Australie 11/01/2020

Une voiture calcinée en Nouvelle-Galles du Sud (Australie) le 11 janvier 2020 (Source : AFP).

Lire la suite

Incendies : un week-end catastrophique pour l’Australie

Pour faire face aux violents incendies, le gouvernement australien a fait appel à 3.000 réservistes et a déployé son équipe d’aide médicale qui intervient normalement à l’étranger. Emmanuel Macron a proposé une aide opérationnelle immédiate à l’Australie pour aider dans la lutte des incendies.

Des réservistes de l’armée étaient déployés le 6 janvier 2020 sur des zones ravagées par les feux de forêt dans trois Etats australiens, après un week-end catastrophique au cours duquel de vastes étendues boisées ont laissé place à des paysages de cendres.

Le gouvernement australien a décidé la plus importante mobilisation de réservistes de l’armée. 3.000 personnes se sont déployées sur la côte est avec pour mission d’aider les équipes d’urgence à évaluer les dégâts, de rétablir l’électricité ou de distribuer de l’aide alimentaire ou du carburant aux zones affectées. Pour la première fois de l’histoire australienne, le gouvernement a aussi déployé son équipe d’aide médicale pour prêter son concours aux évacuations. Celle-ci sert en temps normal dans les pays étrangers touchés par des catastrophes naturelles.

Incendies Australie 2019/2020

Représentation 3D des incendies en Australie d’après les données de la NASA (FIRMS) du 5 décembre 2019 au 5 janvier 2020 (Source : Anthony Hearsey/Creative Imaging).

Lire la suite

Biodiversité Australie : les feux de forêt ont tué près de 500 millions d’animaux

Une étude de l’Université de Sydney estime que dans le seul Etat de Nouvelle-Galles du Sud, le plus touché par les feux, 480 millions d’animaux ont été tués depuis septembre 2019. Ces calculs ne tiennent pas compte des insectes, des chauves-souris et des grenouilles. Le nombre d’animaux morts est en réalité sûrement bien plus élevé.

La vie sauvage australienne, réputée notamment pour ses koalas et ses kangourous, mettra des décennies à se remettre des feux de forêt qui dévastent actuellement l’immense île-continent.

Depuis le début en septembre 2019 de ces incendies ravageurs, au moins 20 personnes sont décédées et une surface équivalente à deux fois la Belgique est partie en fumée. Ces feux ont également été meurtriers pour la vie sauvage. Selon une récente étude, ils sont à l’origine de la disparition de millions d’animaux dans un seul Etat et des décennies seront nécessaires pour que la vie sauvage se reconstitue. Des images bouleversantes de koalas assoiffés buvant de l’eau dans des bouteilles tenues par des pompiers ou de kangourous totalement paniqués au milieu des flammes, ont fait le tour du monde.

L’étude de l’Université de Sydney estime que dans le seul Etat de Nouvelle-Galles du Sud, le plus touché par ces feux, 480 millions d’animaux ont été tués depuis septembre 2019. Ces calculs de taux de mortalité sont très « prudents », ont souligné le 3 janvier 2020 dans un communiqué les auteurs de cette étude, et le bilan pourrait être « considérablement plus élevé ». Afin de parvenir à ce chiffre, les chercheurs ont recoupé les estimations concernant la densité de population de ces mammifères dans cet Etat avec la superficie de végétation ravagée par les feux. Ce nombre comprend les mammifères, les oiseaux et les reptiles mais pas les insectes, les chauves-souris et les grenouilles. Le nombre d’animaux qui a ainsi disparu « est susceptible d’être beaucoup plus élevé que 480 millions », selon le communiqué. « La vie sauvage en Nouvelle-Galles du Sud est gravement menacée et subit la pression croissante de toute une série de menaces, notamment le défrichement et le changement climatique ».

Kangourou incendies Australie

Un kangourou aperçu dans la ville de Nowra, en Nouvelle-Galles du Sud, à proximité d’une zone d’incendie (Source : AFP).

Lire la suite

Mardi 17 décembre 2019, la journée la plus chaude jamais enregistrée en Australie

Une vague de chaleur sans précédent s’est abattue sur l’Australie, faisant du mardi 17 décembre 2019 la journée la plus chaude de l’histoire du pays depuis le début des relevés, avec une moyenne nationale de 40,9°C. De quoi aggraver encore un peu plus les incendies qui dévorent des hectares de forêt depuis des semaines.

Mardi 17 décembre 2019 a été la journée la plus chaude en Australie depuis le début des relevés, avec une moyenne nationale des températures maximales mesurée à 40,9°C, a annoncé mercredi le bureau de météorologie. Le précédent record, établi en janvier 2013, était de 40,3°C, rappelle le bureau. Celui-ci s’attend à ce que cette valeur soit encore dépassée prochainement en raison de la propagation d’une vague de chaleur risquant d’attiser les dramatiques feux de forêts qui ravagent le pays.

« Les chiffres préliminaires montrent qu’hier a été la journée la plus chaude jamais enregistrée, avec des températures dépassant les 45°C dans l’essentiel de l’intérieur du pays et une masse d’air chaud très étendue », a déclaré la météorologue Diana Eadie. « Cette canicule ne va faire que s’intensifier aujourd’hui », a-t-elle ajouté.

Des records ont été relevés cette semaine dans l’État d’Australie occidentale, où les pompiers luttent contre des incendies qui ont dévasté des milliers d’hectares. La vague de chaleur est en train d’avancer sur le centre du pays en direction de l’Est, où des feux ont déjà emporté des dizaines de milliers d’hectares de végétation et détruit plus de 700 maisons.

Température record Australie 17/12/2019

Température record en Australie (Source : AFP).

Lire la suite

Des canicules plus longues, même avec un réchauffement limité à +2 °C

Même si le réchauffement climatique est limité à 2 °C, les épisodes caniculaires devraient durer plus longtemps, selon une étude.

Canicules, sécheresses, pluies… Déjà plus intenses et plus fréquents, les extrêmes météo des étés de l’hémisphère nord vont aussi durer plus longtemps, même avec un réchauffement de la planète limité à +2 °C, selon une étude publiée lundi 19 août 2019. « Les événements météorologiques extrêmes sont généralement analysés en terme d’intensité et de fréquence, mais c’est souvent leur persistance qui provoque les effets les plus graves », notamment sur la santé humaine et sur l’agriculture, souligne cette étude parue dans la revue Nature Climate Change.

Les chercheurs se sont donc penché sur les risques que ces périodes de vagues de chaleur ou de précipitations s’allongent, notamment dans les zones tempérées de l’hémisphère Nord. « Si le monde se réchauffe de +2 °C par rapport aux niveaux pré-industriels, nous pourrions voir un changement majeur des conditions météo d’été », a commenté dans un communiqué Peter Pfleiderer, du centre de recherche Climate Analytics.

Thermomètre Lire la suite

L’île d’Eubée ravagée par les flammes : une catastrophe écologique

Un incendie ravage l’île d’Eubée en Grèce depuis plusieurs dizaines d’heures. Les autorités déplorent déjà « une énorme catastrophe écologique ».

Les pompiers grecs se battaient le 14 août 2019 pour contenir l’important incendie qui ravage depuis plus de 30 heures l’un des refuges les mieux préservés de la faune et la flore sauvages en Grèce, sur l’île d’Eubée, où les autorités déplorent déjà « une énorme catastrophe écologique ».

Le sinistre, qui évolue sur un front de 12 km, n’a pas fait de victime mais a entraîné l’évacuation de quatre villages sur l’île d’Eubée, la deuxième île grecque par sa taille après la Crète, située à une centaine de km au nord-est d’Athènes. « C’est une énorme catastrophe écologique dans une forêt de pins unique », qui était restée « intacte » jusqu’à ce jour, a déclaré le gouverneur régional sortant Costas Bakoyannis.

Le feu, qui s’est déclaré en bord de route la veille à 03h00 du matin (00h00 GMT), s’est rapidement propagé, sous l’effet des rafales de vent, à la végétation très dense et sèche du centre de l’île, une pinède classée pour sa faune et sa flore sauvage. Le sinistre a provoqué l’évacuation les villages de Kontodespoti, Macrymalli, Stavros et Platana, au centre de l’île, et menacé la ville de Psachna pendant la nuit, ont déclaré les autorités.

Incendie île d'Eubée 13/08/2019

Un incendie près du village de Macrymalli sur l’île d’Eubée, au nord-est d’Athènes, le 13 août 2019 (Source : AFP).

Lire la suite

La canicule de juillet aurait été « extrêmement improbable » sans réchauffement climatique

Le réseau de scientifiques « World Weather Attribution » lie la vague de chaleur connue par la France à la fin du mois de juillet au réchauffement climatique.

Sans surprise, le réchauffement climatique a joué un rôle central dans la canicule qui a submergé l’Hexagone à la fin du mois de juillet. Dans un climat non modifié par l’Homme, celle-ci n’aurait presque pas pu se produire : un tel événement aurait lieu moins d’une fois tous les mille ans. C’est la principale conclusion d’une étude d’attribution rapide, publiée ce vendredi par le réseau de scientifiques World Weather Attribution, revenant sur le lien entre le réchauffement du climat et cette vague de chaleur.

Des records de température ont été enregistrés dans de très nombreuses zones d’Europe occidentale, et notamment en France (même si le record national, battu en juin 2019, n’a pas été dépassé cette fois-ci), en Belgique aux Pays-Bas (où des températures au-delà des 40 °C ont été enregistrées pour la première fois), rappellent les chercheurs. Selon leurs calculs, cette chaleur a été rendue « au moins 10 fois » et jusqu’à 100 fois plus probable avec le changement climatique. « Un tel événement aurait lieu une fois tous les – au moins – mille ans sans changement climatique, alors qu’avec le climat actuel, on estime que ce serait probablement tous les 100 ans », résume Robert Vautard, climatologue au Laboratoire des sciences du climat et de l’environnement qui a participé à l’étude.

Une telle montée du mercure reste donc un événement rare. Dans l’Hexagone, elle ne reviendrait que tous les 50 à 150 ans (et tous les 10 à 30 ans au Royaume-Uni et en Allemagne). L’augmentation du carbone dans l’atmosphère en raison des activités humaines a aussi augmenté l’intensité de l’événement, dont les températures moyennes auraient été entre 1,5 et 3 degrés plus basses avec un climat inchangé.

Incendies cultures France juillet 2019

Sous l’effet conjugué de la canicule et de la sécheresse, des incendies ont ravagé plusieurs milliers d’hectares de cultures et de végétation fin juillet (Source : AFP).

Lire la suite