L’île d’Eubée ravagée par les flammes : une catastrophe écologique

Un incendie ravage l’île d’Eubée en Grèce depuis plusieurs dizaines d’heures. Les autorités déplorent déjà « une énorme catastrophe écologique ».

Les pompiers grecs se battaient le 14 août 2019 pour contenir l’important incendie qui ravage depuis plus de 30 heures l’un des refuges les mieux préservés de la faune et la flore sauvages en Grèce, sur l’île d’Eubée, où les autorités déplorent déjà « une énorme catastrophe écologique ».

Le sinistre, qui évolue sur un front de 12 km, n’a pas fait de victime mais a entraîné l’évacuation de quatre villages sur l’île d’Eubée, la deuxième île grecque par sa taille après la Crète, située à une centaine de km au nord-est d’Athènes. « C’est une énorme catastrophe écologique dans une forêt de pins unique », qui était restée « intacte » jusqu’à ce jour, a déclaré le gouverneur régional sortant Costas Bakoyannis.

Le feu, qui s’est déclaré en bord de route la veille à 03h00 du matin (00h00 GMT), s’est rapidement propagé, sous l’effet des rafales de vent, à la végétation très dense et sèche du centre de l’île, une pinède classée pour sa faune et sa flore sauvage. Le sinistre a provoqué l’évacuation les villages de Kontodespoti, Macrymalli, Stavros et Platana, au centre de l’île, et menacé la ville de Psachna pendant la nuit, ont déclaré les autorités.

Incendie île d'Eubée 13/08/2019

Un incendie près du village de Macrymalli sur l’île d’Eubée, au nord-est d’Athènes, le 13 août 2019 (Source : AFP).

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La canicule de juillet aurait été « extrêmement improbable » sans réchauffement climatique

Le réseau de scientifiques « World Weather Attribution » lie la vague de chaleur connue par la France à la fin du mois de juillet au réchauffement climatique.

Sans surprise, le réchauffement climatique a joué un rôle central dans la canicule qui a submergé l’Hexagone à la fin du mois de juillet. Dans un climat non modifié par l’Homme, celle-ci n’aurait presque pas pu se produire : un tel événement aurait lieu moins d’une fois tous les mille ans. C’est la principale conclusion d’une étude d’attribution rapide, publiée ce vendredi par le réseau de scientifiques World Weather Attribution, revenant sur le lien entre le réchauffement du climat et cette vague de chaleur.

Des records de température ont été enregistrés dans de très nombreuses zones d’Europe occidentale, et notamment en France (même si le record national, battu en juin 2019, n’a pas été dépassé cette fois-ci), en Belgique aux Pays-Bas (où des températures au-delà des 40 °C ont été enregistrées pour la première fois), rappellent les chercheurs. Selon leurs calculs, cette chaleur a été rendue « au moins 10 fois » et jusqu’à 100 fois plus probable avec le changement climatique. « Un tel événement aurait lieu une fois tous les – au moins – mille ans sans changement climatique, alors qu’avec le climat actuel, on estime que ce serait probablement tous les 100 ans », résume Robert Vautard, climatologue au Laboratoire des sciences du climat et de l’environnement qui a participé à l’étude.

Une telle montée du mercure reste donc un événement rare. Dans l’Hexagone, elle ne reviendrait que tous les 50 à 150 ans (et tous les 10 à 30 ans au Royaume-Uni et en Allemagne). L’augmentation du carbone dans l’atmosphère en raison des activités humaines a aussi augmenté l’intensité de l’événement, dont les températures moyennes auraient été entre 1,5 et 3 degrés plus basses avec un climat inchangé.

Incendies cultures France juillet 2019

Sous l’effet conjugué de la canicule et de la sécheresse, des incendies ont ravagé plusieurs milliers d’hectares de cultures et de végétation fin juillet (Source : AFP).

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Canicule et sécheresse : 10 conséquences déjà critiques

Après un premier épisode de canicule fin juin, la France affronte une nouvelle vague de chaleur depuis le début de la semaine. Fruits et légumes riquiqui, trains en retard, éoliennes à l’arrêt, forêts qui meurent de soif et pics de pollution : les effets du réchauffement climatique impactent déjà lourdement notre vie quotidienne.

Après le mois de juin le plus chaud jamais enregistré depuis le début des relevés en Europe et sur le globe, un nouvel épisode de canicule s’est abattu sur la France depuis le lundi 22 juillet. Une avalanche de records historiques de température sont tombés jeudi avec par exemple 42,6 °C à Paris, 41,7 °C à Amiens, 39,4 °C sur les plages de Deauville ou 38,9 °C à Strasbourg. Avec à la clé des conséquences en cascade sur l’agriculture, l’environnement, la santé et les infrastructures.

  • Des fruits et légumes rabougris

La sécheresse et les deux épisodes de canicule s’annoncent d’ores et déjà catastrophiques pour les récoltes de fruits et légumes. « Depuis le 8 juin, il n’y a pas eu une seule goutte de pluie », se désole une exploitant du Centre-Ouest dans Le Parisien. : « Au final, on a récolté des melons de 800 g, plutôt que 1 kg ou 1,2 kg ». Même constat pour les pommes de terre « les patates sont déjà en train de crever, on perdra au moins 50 % de la récolte », pronostique une exploitante du Val d’Oise. Dans le Puy-de Dôme, les salades et le chou ont grillé. Normalement, ce serait aussi le moment de semer les légumes d’hiver, « mais je ne vois pas bien comment ça peut germer par cette chaleur », s’inquiète un autre maraîcher du Puy-de-Dome sur France Bleu.

Melon & sécheresse

La sécheresse rend les melons plus petits.

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Canicule : Paris bat son record de chaleur

Alors que les températures à Paris atteignent des records encore jamais mesurés dans la capitale, d’autres villes pourraient suivre cette voie.

Nuit probablement la plus chaude jamais mesurée, chaleur historique à Paris : au paroxysme de la canicule, la France étouffait jeudi 25 juillet 2019 sous des températures dépassant les 40°C; avant une « dégringolade » du mercure à partir de vendredi 26 juillet 2019 par l’Ouest. Vingt départements allant du Nord à l’Ile-de-France sont en alerte rouge canicule, et 60 autres en vigilance orange, la chaleur n’épargnant que la pointe de la Bretagne et la Méditerranée. Alors que le seuil des 40°C n’était dépassé en France que de façon très exceptionnelle il y a un demi-siècle, « on attend généralement plus de 40°C, avec des températures qui pourront ponctuellement atteindre les 43°C entre le nord de la Bourgogne et le sud de l’Ile-de-France », a précisé à l’AFP le prévisionniste de Météo France Olivier Proust.

Après une nuit étouffante qui a probablement été la plus chaude de l’histoire (température minimale moyenne de 21,4°C qui ne pourra être confirmée qu’à la fin de la journée), la journée de jeudi pourrait être en moyenne plus chaude que les pires jours d’août 2003, même si on restera loin du record absolu qui date du précédent épisode de canicule de juin (46°C dans l’Hérault). Dès le début de l’après-midi, Paris a battu son record absolu datant de plus de 70 ans (40,4°C en 1947), avec 41°C mesurés à 13H42, mais le mercure devait encore grimper d’ici la fin de la journée.

D’autres villes pourraient faire de même, notamment Lille, Rouen, Dijon ou Strasbourg. L’alerte rouge canicule, le plus haut niveau, qui implique une « alerte sanitaire » pour tous les citoyens, a été utilisée pour la première fois en juin dans quatre départements du sud. Mais « c’est la première fois que cela touche des départements du Nord de notre pays » avec des « populations qui ne sont pas habituées à des chaleurs de ce niveau-là », a souligné la ministre de la Santé Agnès Buzyn.

Canicule Paris 25/07/2019

Les températures les plus chaudes jamais enregistrées ont été atteintes à Paris (Source : AFP).

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Canicule : vers des températures record et alerte rouge en Europe

Les températures, déjà élevées, vont continuer à grimper mercredi en Europe occidentale où ce nouvel épisode caniculaire a poussé les autorités de plusieurs pays à déclencher l’alerte rouge.

En France, la quasi-totalité des régions sont sous alerte canicule. Un nouveau record de chaleur a été atteint mardi 23 juillet à Bordeaux, avec 41,2 °C, et Météo France prédit des températures jamais vues en plus de 70 ans jeudi à Paris avec 41 °C. Le record actuel date de 1947 avec 40,4 °C. En revanche, le record national de température ne devrait pas être dépassé: il avait été battu fin juin avec 46 °C dans le Gard.

La Belgique a elle déclenché l’alerte rouge canicule pour la toute première fois de son histoire. « Après concertation avec le Risk assessment group et le directeur-général de l’IRM, j’ai décidé de lancer le code rouge pour la chaleur les prochains jours, car les critères seront atteints », a ainsi indiqué sur Twitter David Dehenauw, responsable des prévisions de l’Institut royal météorologique.

Mercredi, « les températures grignoteront quelques degrés supplémentaires pour approcher les records absolus », note en effet Météo Belgique, qui attend par exemple 38 °C à Serein, dans le nord-est du pays. Le record historique date du 27 juin 1947, avec 38,8 °C, corrigés à 36,6 °C au moment de l’instauration des contrôles avec abri thermométrique fermé.

Canicule Europe juillet 2019

La canicule s’installe en France et en Europe de l’Ouest (Source : AFP).

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L’Europe se prépare à une nouvelle canicule, Paris en alerte

L’Europe du nord-ouest se préparait à subir cette semaine un deuxième épisode de fortes chaleurs, après celui de la fin juin, en particulier Paris qui a mis en place son plan canicule niveau 3 (sur 4). De la France à l’Allemagne en passant par le Benelux, les services météorologiques ont lancé l’alerte. Le mercure va s’envoler et les températures pourraient de nouveau tutoyer les 40 degrés Celsius mercredi ou jeudi, avant une accalmie en toute fin de semaine.

En France, la canicule s’annonce plus brève qu’en juin, lorsque le record absolu de température avait été battu avec 46°C le 28 juin à Vérargues (sud). Cette fois, « nous n’attendons pas de pics de chaleur à 45/46°C », mais les régions de la moitié nord du pays seront « beaucoup plus concernées », a indiqué Météo-France.

Paris pourrait toutefois connaître un nouveau record de chaleur. « On prévoit 41 voire 42 degrés jeudi, avec une forte probabilité de battre le record de 40,4°C en 1947 », a souligné François Jobard, prévisionniste chez Météo-France. La capitale française a ainsi mis en place son plan canicule niveau 3 (sur 4), qui prévoit l’ouverture de « salles rafraîchies » dans les équipements publics, ainsi que l’installation de fontaines temporaires et brumisateurs et une série de mesures destinées plus particulièrement aux seniors, grandes victimes de la canicule de l’été 2003 qui avait fait 15.200 morts en France.

Des températures approchant les 40 degrés sont aussi attendues dans des métropoles du centre et du nord de l’Italie, notamment à Florence ou Ferrare. Le pays ne devrait pas connaître de canicule à proprement parler, le sud de l’Europe devant cette fois-ci être épargné, tout comme le centre.

Vigilance canicule 22/07/2019

59 départements de la métropole sont en vigilance orange canicule le 22 juillet 2019 (Source : Météo France).

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Canicule : les États-Unis ont battu des records de température

L’épisode de canicule aux États-Unis va toucher à sa fin, touchant 150 millions d’Américains sur la côte Est. Un peu de répit semble se profiler, mais aux intenses vagues de chaleurs succéderont très probablement de violents orages avec leur cortège d’inondations. Les États-Unis ne sont pas au bout de leur peine, ni l’Europe et notamment la France, qui s’apprête à affronter un nouvel épisode caniculaire.

Des records de chaleur ont été battus, dimanche, dans plusieurs États américains en raison d’un épisode caniculaire qui a fait transpirer 150 millions de personnes, des plaines du Midwest à la côte atlantique, mais un rafraîchissement est en vue lundi laissant entrevoir la fin de la canicule. « La dangereuse vague de chaleur qui a enveloppé une grande partie du Midwest jusqu’à la côte atlantique ce week-end va enfin s’estomper lundi avec l’arrivée d’un front froid », a indiqué le service américain de la météo (National weather service, NWS). Mais les Américains ne sont pas tirés d’affaire puisque la canicule va laisser place à de violents orages avec de très importantes chutes de pluie et des risques d’inondations.

« On est presque à la fin de l’alerte canicule, les températures vont commencé à baisser ce soir », a tweeté le maire de New York, Bill de Blasio, exhortant ses administrés à rester hydratés et à rester au frais. Dans la journée de dimanche, différentes stations météo de la côte Est, du Massachusetts à la Caroline du Nord en passant par New York, Philadelphie ou Washington, ont rapporté des températures de 38 °C, avec des températures ressenties bien supérieures en raison du taux d’humidité.

Des records ont été battus samedi dans sept stations météo, à Manchester, dans le New Hampshire (nord-est), Atlantic City, dans le New Jersey (est), ou à l’aéroport JFK de New York. Selon plusieurs médias, au moins six morts sont imputés à la chaleur, dont trois en fin de semaine alors que les températures n’étaient pas encore à leur maximum. Un ancien joueur de football américain de la NFL, Mitch Petrus, a succombé à une attaque jeudi dans l’Arkansas alors qu’il travaillait à l’extérieur du magasin familial, selon le médecin légiste du comté de Pulaski. D’après la chaîne CBS, quatre personnes sont décédées dans le seul État du Maryland et une dans l’Arizona.

Coney Island New York

Plage de Coney Island, dans l’arrondissement de Brooklyn, à New York.

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