Ouragans : la faute du réchauffement climatique ?

Des cyclones plus violents pourraient être la conséquence directe du réchauffement climatique, selon les climatologues.

Y a-t-il un lien entre cyclones (ou encore ouragans ou typhons, qui recouvrent un seul et même phénomène climatique, dont la dénomination varie selon leur localisation) et réchauffement climatique ? Oui, selon la science. L’intensité des cyclones comme Harvey, qui a touché le Texas et provoqué des inondations catastrophiques fin août 2017, pourrait à l’avenir être renforcée par l’augmentation de la température de la planète… mais sans que ces événements ne soient nécessairement plus fréquents.

Les cyclones se forment uniquement dans les mers chaudes car plusieurs conditions doivent être réunies : une eau supérieure à 26°C sur 60 mètres de profondeur, une quantité suffisante d’humidité dans l’atmosphère et une perturbation produisant des vents tourbillonnants. Ils sont constitués par une masse nuageuse s’enroulant en spirales autour d’une partie centrale. Au contact de l’océan, l’air devient très chaud et s’élève au-dessus de la mer, avec une spirale d’air plus frais vers le centre de la dépression. Cet air instable produit une activité orageuse, dont l’ampleur croît proportionnellement à la chaleur et l’humidité. La rotation de la Terre contribue à imprimer au cyclone son mouvement circulaire, contraire au sens des aiguilles d’une montre dans l’hémisphère nord, à l’inverse de l’hémisphère sud.

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Mode d’emploi pour atteindre 100% d’énergies renouvelables en 2050

27 scientifiques ont dressé un (très) ambitieux plan à l’échelle mondiale. Il suffirait de le suivre à la lettre…

139 pays – dont la France – pourraient produire et consommer 80% d’énergies renouvelables d’ici 2030 et 100% d’ici 2050. Du moins s’ils suivent l’ambitieuse feuille de route imaginée par 27 scientifiques, détaillée dans une étude publiée dans Joule.

Bonne nouvelle, ces 139 pays (liste page 35) qui émettent plus de 99% des émissions globale de gaz à effet de serre, ont déjà les capacités de transformer intégralement leur production d’électricité au profit d’énergies solaire, éolienne et hydraulique, indiquent les scientifiques. Tout ne serait donc qu’une question de volonté. Raison pour laquelle les chercheurs soulignent, dans leur étude, tous les arguments en faveur d’une action rapide.

Pour arriver à ces conclusions, les scientifiques ont commencé par évaluer le besoin énergétique de chaque pays en 2050, en se basant sur les projections de l’Agence internationale de l’énergie. Puis ils ont calculé comment chacun pourrait y parvenir en fonction de sa capacité à produire différentes énergies renouvelable, notamment grâce à des modèles climatiques prédisant les capacités de production d’énergies renouvelables de chaque pays pour les années à venir.

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Brésil : des millions d’hectares de forêt amazonienne ouverts à l’exploitation minière

Le président brésilien, Michel Temer, a abrogé, mercredi, le statut de réserve naturelle de près de quatre millions d’hectare de forêt amazonienne dans les États du Para et de l’Amapa, dans le nord du pays. Une décision vivement critiquée par les ONG de défense de l’environnement.

Quatre millions d’hectares de forêt amazonienne pourront désormais être exploités à l’avenir par des entreprises minières. Mercredi soir, le président brésilien Michel Temer a en effet décidé d’abroger le statut de réserve naturelle à ces terres.

Le décret, publié mercredi au Journal Officiel, met fin à cette réserve créée en 1984, durant la dictature militaire, qui réservait l’exploitation minière aux compagnies publiques. Le texte stipule néanmoins que le changement de statut « ne remet pas en cause l’application de la loi concernant la protection de la flore et des territoires autochtones ».

Etat Para Brésil

L’état du Para au Brésil.

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La fonte des glaces du Groenland va s’accélérer

Les glaces du Groenland devraient fondre plus rapidement dans les prochaines années, malgré un récent ralentissement, ont prévenu mercredi des scientifiques s’appuyant sur une découverte dans la façon dont les glaciers se déplacent.

Le Groenland contient assez de glace pour faire augmenter le niveau des océans de sept mètres, si elle devait disparaître totalement. Selon les travaux dont les conclusions sont parues dans la revue Science Advances, ces glaciers se déplacent plus rapidement sur les sédiments que sur la roche dure.

Ce qui signifie qu’avec le réchauffement de la planète, le déplacement de la glace va probablement s’accélérer car la couche de sédiments va devenir plus fragile, plus humide et plus glissante. « Le pourtour du Groenland a de nombreux glaciers de sortie qui agissent comme de rapides tapis roulants pour la glace. Des milliers de lacs de surface agissent comme des robinets déversant de l’eau fondue à la base de la glace, la transformant en baignoire glissante », a relevé Bernd Kulessa, scientifique au College of Science de l’université britannique de Swansea.

Groenland

Groenland

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Bilan catastrophique pour le climat en 2016

Le dernier rapport annuel de la NOAA et de l’American Meteorological Society (AMS) montre que températures, montée des océans et émissions de gaz à effets de serre ont atteint des niveaux sans précédent en 2016.

Recul record des glaces polaires, inondations, sécheresse, multiplication des vagues de chaleur… les études sur le climat se suivent et se ressemblent. Et le dernier rapport annuel sur « l’Etat du climat », publié publié jeudi 10 août 2017 par l’Agence américaine océanique et atmosphérique (NOAA) et l’American Meteorological Society (AMS), ne fait pas exception à la règle. Il dresse un portrait des plus sombres de notre planète après deux années consécutives où la température globale était au plus haut depuis le début des relevés de températures en 1880. Ce document de 300 pages, auquel ont contribué près de 500 scientifiques dans plus de 60 pays, montre bien que les principaux indicateurs du changement climatique continuent à refléter des tendances conformes à une intensification du réchauffement planétaire.

Plusieurs marqueurs clés comme les températures à la surface du globe, le niveau des océans et les gaz à effet de serre dans l’atmosphère, ont battu les records de l’année précédente. En 2016, les concentrations de dioxyde de carbone (CO2) sur la Terre ont dépassé les 400 ppm (parts par million) – 402,9 – pour la première fois depuis le début des relevés. C’est également le plus haut niveau en 800.000 ans, si l’on prend en compte les données provenant de l’étude des couches glaciaires.

Plusieurs pays, dont le Mexique et l’Inde, ont enregistré des températures annuelles records en 2016. Une vague de chaleur d’une semaine dans la péninsule indienne, avec des températures dépassant 44 degrés Celsius, a contribué à créer une pénurie d’eau pour 330 millions de personnes et fait 300 morts.

Températures océans 2016

Écarts à la moyenne de la surface des océans en 2016 (Source : NOAA).

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Des scientifiques divulguent un rapport alarmant sur le climat

Des scientifiques de 13 agences gouvernementales ont réalisé un vaste rapport sur le climat, en attente de validation par l’administration de Donald Trump. Par peur que le travail ne soit modifié ou supprimé, certains de ses auteurs l’ont divulgué.

La température moyenne aux États-Unis a augmenté rapidement et de façon spectaculaire depuis 1980, et les dernières décennies ont été les plus chaudes des 1500 dernières années, annonce un rapport gouvernemental sur le climat en attente d’approbation par l’administration Trump, selon des informations révélées par le New York Times. L’un des scientifiques qui a travaillé sur le rapport, Katharine Hayhoe, professeur de science politique à l’Université Texas Tech, a qualifié le document de « rapport scientifiques les plus complets sur le climat ».

Un autre impliqué, qui a parlé aux journalistes à la condition de l’anonymat, a déclaré que lui et d’autres craignaient que tout cela ne soit modifié ou supprimé. La Maison Blanche et l’Agence de protection de l’environnement n’ont pas répondu aux sollicitations demandant des commentaires lundi 7 août 2017 soir.

Le document, élaboré par des scientifiques de 13 agences gouvernementales, et qui n’a pas encore été rendu public, conclut que les Américains participent actuellement aux effets du changement climatique. Ce qui contredit directement les revendications du président Donald Trump selon lesquelles la contribution humaine au changement climatique est incertaine…

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Limiter le réchauffement climatique arrêtera-t-il El Niño ?

Les phénomènes climatiques extrêmes El Niño devraient augmenter pendant près d’un siècle après le maintien du réchauffement climatique sous la barre des 1,5°C.

Limiter le réchauffement climatique à 1,5°C par rapport à l’ère pré-industrielle, comme rêvé par l’accord de Paris, serait insuffisant pour endiguer El Niño, ce phénomène climatique dévastateur qui prend naissance dans l’océan Pacifique et cause périodiquement des inondations en Amérique et d’importantes sécheresses en Asie.

Publiée dans la revue Nature Climate Change le 24 juillet 2017, une étude estime que la fréquence des cas extrêmes d’El Niño va vraisemblablement doubler dans l’éventualité d’un scénario à 1,5°C, passant de 5 à 10 événements par siècle. Un phénomène d’augmentation qui persistera même plus d’une centaine d’années après la stabilisation des températures jusqu’à atteindre 14 événements par siècle en 2150.

Des événements climatiques qui ont d’importantes conséquences socio-économiques sur les régions touchées. En mars 2017, un quartier de Lima avait ainsi vu s’abattre sur lui des pluies diluviennes et d’importantes coulées de boue, conduisant au décès de 75 personnes.

Inondations Trujillo Pérou

Le phénomène El Niño est régulièrement à l’origine de violentes inondations sur la côte américaine de l’océan Pacifique, comme ici à Trujillo (Pérou) en mars 2017 (Source : AFP).

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