L’impact de l’Homme sur les océans a doublé au cours de la dernière décennie

Les Hommes et les océans interagissent de diverses manières. Mais aujourd’hui, une étude montre que quelque 60 % des océans subissent les conséquences d’activités humaines non contrôlées. Pour sauver nos océans, des mesures doivent être prises de manière urgente.

De la pollution à la surpêche, les activités humaines ont un fort impact sur la santé des océans de notre planète. Et pour la première fois aujourd’hui, une étude évalue ces impacts et la vitesse à laquelle ils évoluent. Pour une conclusion désolante : au cours de la dernière décennie, l’impact de l’Homme sur les océans a presque doublé en moyenne. Il pourrait même encore doubler au cours de la prochaine décennie si rien n’est fait pour l’empêcher.

« Si nous voulons sauver nos océans, nous ne pouvons pas seulement travailler sur un seul point. C’est un problème multifactoriel qu’il nous faut résoudre », explique Ben Halpern, professeur à l’université de Californie à Santa Barbara (États-Unis). Il y a en effet le problème du changement climatique qui réchauffe, acidifie et élève les mers. Mais aussi celui de la pêche commerciale et de la pollution des eaux de ruissellement. Les transports maritimes qui s’intensifient et bien sûr, la pollution plastique.

Impact Homme océans

Les activités humaines pèsent de plus en plus sur la santé des océans de la Terre.

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Antarctique : la fonte accélérée des glaces est liée au réchauffement climatique

Pour réduire la fonte des glaces en Antarctique, il faut limiter les émissions de gaz à effet de serre. Car les chercheurs en ont désormais la preuve : le réchauffement climatique anthropique est bien à l’origine de la disparition de l’inlandsis occidental.

L’inlandsis, c’est ce que nous connaissons plus volontiers sous le nom de calotte polaire. Un glacier gigantesque qui recouvre les terres et qui peut s’étendre jusque sur les mers alentour. La superficie de l’inlandsis de l’Antarctique est impressionnante. Quelque 14 millions de kilomètres carrés de glace sur une épaisseur moyenne de deux kilomètres.

Mais depuis quelques années, cette calotte polaire fond. À une vitesse qui s’accélère. Plus tôt cette année, une étude a révélé que la perte totale de glace en Antarctique a été multipliée par six entre 1979 et 2017. Un phénomène que les chercheurs peinaient à expliquer par les variations naturelles des régimes de vents. Aujourd’hui, une équipe américano-britannique affirme que s’ajoute à ces variations naturelles, un changement sur le long terme probablement lié aux activités humaines et au réchauffement climatique.

Fonte glace Antarctique

Des chercheurs ont montré que des changements des régimes de vents dus au réchauffement climatique sont directement responsables de la fonte de l’inlandsis antarctique.

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Oslo veut réduire de 95% ses émissions de CO2 d’ici 2030

La municipalité d’Oslo ambitionne de réduire de 95% ses émissions de CO2 d’ici à 2030, a annoncé vendredi l’équipe municipale, qui y voit « la stratégie climatique la plus ambitieuse de toutes les grandes villes au monde ».

La majorité rouge-verte n’a pas chiffré le coût de ces réductions drastiques, calculées par rapport à 2009, qu’elle a dévoilées un mois jour pour jour avant des élections municipales. Parmi les mesures envisagées, la mairie veut que toutes les voitures individuelles roulant sur ses routes en 2030 soient « propres », sans toutefois évoquer une interdiction totale des véhicules à énergie fossile.

Plus gros producteur d’hydrocarbures d’Europe de l’Ouest, la Norvège est, en parts de marché, championne du monde de la voiture électrique. Le pays scandinave a pour ambition officielle que, dès 2025, toutes ses voitures neuves soient des modèles zéro émission.

Voitures électriques Oslo

Des voitures électriques en charge à Oslo, le 30 avril 2019 (Source : AFP)

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Le GIEC donne des pistes pour lutter contre la dégradation des terres

La sécurité alimentaire mondiale est menacée par une hausse de 2 °C de la température moyenne mondiale, estime le GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat).

Des mesures urgentes doivent être prises contre la désertification des terres qui aggrave la pauvreté, les déforestations qui contribuent à laisser davantage de gaz à effet de serre s’accumuler dans l’atmosphère, le gaspillage alimentaire qui représente de 25% à 30% de la production. Et, si possible, de nouveaux régimes alimentaires, moins fournis en protéines animales dans les pays riches, doivent être adoptés.

Telles sont quelques-unes des grandes recommandations du dernier rapport spécial du GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) sur le « changement climatique et les terres », présenté ce jeudi matin, à Genève, au siège de l’Organisation météorologique mondiale. Ce « résumé pour les décideurs politiques » a été approuvé mercredi 7 août « par consensus » par les représentants des 195 pays, réunis à huis clos, à Genève, depuis le 2 août.

« Selon les scénarios de développement socio-économique du GIEC les plus proches des tendances observées, dès 2,5 °C de réchauffement global, des risques forts pèsent sur la stabilité du système alimentaire. Dans la cinquième série de rapports du GIEC, publiés en 2013 et en 2014, ce niveau de risque sur la sécurité alimentaire était associé à une hausse de 4 °C de la température globale moyenne », indique Jean-François Soussana, vice-président pour l’international de l’INRA (Institut national de la recherche agronomique), et coauteur d’un chapitre consacré au changement climatique, aux sols, à l’agriculture et à l’alimentation.

GIEC dégradtion des sols

Un rapport du GIEC démontre comment l’exploitation des sols participe au réchauffement climatique.

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Changement climatique : les animaux ne s’adaptent pas assez rapidement

Une étude internationale met en lumière les difficultés qu’ont les espèces animales à s’adapter face au changement climatique.

Le changement climatique est un processus rapide. Beaucoup trop d’ailleurs pour que de nombreuses espèces animales réussissent à s’adapter à temps aux nouvelles températures. C’est le triste constat fait par une équipe internationale de chercheurs dont le résultat des travaux a été publié dans la revue Nature Communications, le 23 juillet 2019.

Les chercheurs venus aussi bien de France, d’Allemagne que d’Espagne, se sont basés pour leur recherche sur la littérature scientifique déjà parue. Ils ont épluché les résumés de plus de 10.000 articles pour finalement extraire les données issues de 71 études. Ils ont centré leur recherche sur les oiseaux, « le taxon le mieux représenté dans notre ensemble de données », notent-ils. Leur objectif était de trouver ainsi des preuves d’adaptation.

Oiseaux & changements climatiques

Malgré quelques adaptations, beaucoup d’espèces d’oiseaux ne pourront pas faire face à la hausse des températures (Source : Leibniz Institute for Zoo and Wildlife Research).

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Juillet 2019 a été le mois le plus chaud jamais mesuré dans le monde

Selon le programme européen Copernicus, l’épisode caniculaire de juillet 2019 en fait le mois le plus chaud jamais enregistré dans le monde.

Le mois de juillet 2019, marqué par un épisode caniculaire qui a touché toute l’Europe, a été le mois le plus chaud jamais mesuré dans le monde, juste au-dessus du mois de juillet 2016, selon les données du service européen Copernicus sur le changement climatique.

« Le mois de juillet est généralement le mois le plus chaud de l’année dans le monde, mais selon nos données ce mois de juillet 2019 est également le mois le plus chaud jamais mesuré, de justesse », a déclaré le 5 août 2019 dans un communiqué le chef du service Jean-Noël Thépaut. « Avec la poursuite des émissions de gaz à effet de serre et l’impact sur l’augmentation mondiale des températures, des records continueront à être battus », a-t-il insisté.

Canicule Paris 25/07/2019

Les températures les plus chaudes jamais enregistrées ont été atteintes à Paris (Source : AFP).

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La canicule de juillet aurait été « extrêmement improbable » sans réchauffement climatique

Le réseau de scientifiques « World Weather Attribution » lie la vague de chaleur connue par la France à la fin du mois de juillet au réchauffement climatique.

Sans surprise, le réchauffement climatique a joué un rôle central dans la canicule qui a submergé l’Hexagone à la fin du mois de juillet. Dans un climat non modifié par l’Homme, celle-ci n’aurait presque pas pu se produire : un tel événement aurait lieu moins d’une fois tous les mille ans. C’est la principale conclusion d’une étude d’attribution rapide, publiée ce vendredi par le réseau de scientifiques World Weather Attribution, revenant sur le lien entre le réchauffement du climat et cette vague de chaleur.

Des records de température ont été enregistrés dans de très nombreuses zones d’Europe occidentale, et notamment en France (même si le record national, battu en juin 2019, n’a pas été dépassé cette fois-ci), en Belgique aux Pays-Bas (où des températures au-delà des 40 °C ont été enregistrées pour la première fois), rappellent les chercheurs. Selon leurs calculs, cette chaleur a été rendue « au moins 10 fois » et jusqu’à 100 fois plus probable avec le changement climatique. « Un tel événement aurait lieu une fois tous les – au moins – mille ans sans changement climatique, alors qu’avec le climat actuel, on estime que ce serait probablement tous les 100 ans », résume Robert Vautard, climatologue au Laboratoire des sciences du climat et de l’environnement qui a participé à l’étude.

Une telle montée du mercure reste donc un événement rare. Dans l’Hexagone, elle ne reviendrait que tous les 50 à 150 ans (et tous les 10 à 30 ans au Royaume-Uni et en Allemagne). L’augmentation du carbone dans l’atmosphère en raison des activités humaines a aussi augmenté l’intensité de l’événement, dont les températures moyennes auraient été entre 1,5 et 3 degrés plus basses avec un climat inchangé.

Incendies cultures France juillet 2019

Sous l’effet conjugué de la canicule et de la sécheresse, des incendies ont ravagé plusieurs milliers d’hectares de cultures et de végétation fin juillet (Source : AFP).

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