L’hiver perd le nord en Europe en ce mois de février

Record de chaleur battu au Royaume-Uni, printemps précoce sur la France ou la Scandinavie mais neige en Turquie et en Grèce : la météo est sens dessus dessous en Europe en ce mois de février, nouveau signe possible du dérèglement climatique.

Le Royaume-Uni a battu coup sur coup lundi 25 et mardi 26 février 2019 son record de chaleur pour un mois de février et même pour un jour d’hiver. Alors que la barre des 20°C n’avait jusqu’alors pas été franchie en cette saison, le mercure a atteint 20,6°C à Trawsgoed (Pays de Galles) lundi puis 21,2°C mardi dans l’ouest de Londres. « C’est du jamais vu », commente Étienne Kapikian, prévisionniste à Météo France.

Des records mensuels plus localisés ont également été enregistrés ces derniers jours dans de nombreuses localités de plusieurs pays d’Europe de l’Ouest, avec par exemple 25°C à Ourence (Espagne) ou 20,2°C à Uccle près de Bruxelles. Et si ce n’est pas un record français, le mercure atteignait mardi 25,7°C à la pointe de Socoa, dans les Pyrénées-Atlantiques. Les températures sont également printanières en Scandinavie, avec un record pour février battu samedi à Kvikkjokk en Suède (9,1°C) près du cercle polaire ou encore 17,8°C à Linge en Norvège, selon Météo France.

Mais au même moment, le thermomètre ne dépassait pas les 5°C à Lecce en Italie ou 3°C à Thessalonique en Grèce, où il a neigé le week-end dernier, tout comme dans le nord-ouest de la Turquie. Cette situation « est liée à la circulation atmosphérique qui s’est mise en place ce week-end et qui perdure en ce début de semaine », explique Étienne Kapikian à l’AFP, décrivant des basses pressions sur l’Atlantique et l’est de l’Europe, qui encadrent un puissant anticyclone sur l’Europe de l’Ouest.

Printemps précoce Europe 02/2019

L’hiver perd le nord en Europe en ce mois de février.

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Le réchauffement climatique accélère les changements biologiques dans l’océan

Le suivi actuel des systèmes biologiques marins ne porte que sur une infime fraction des océans. Difficile, en pareilles circonstances, de prédire efficacement quelles seront les conséquences d’un dérèglement climatique. Mais des chercheurs ont mis au point un modèle qui permet de contourner le problème.

Au fil des millénaires, le climat de la Terre a connu de nombreuses variations naturelles. En réponse, la biodiversité marine a subi des altérations plus ou moins importantes. Parfois même, des changements biologiques rapides sont survenus dans certaines régions océaniques. Mais, selon un modèle développé par une équipe du CNRS, l’occurrence de ces « surprises climatiques » augmenterait de manière récente et sans précédent.

Ce modèle est basé sur une théorie de l’organisation de la biodiversité dans les océans. Une théorie que les chercheurs connaissent sous le nom de « METAL » pour Macro Ecological Theory on the Arrangement of Life. Et qui offre — contrairement aux programmes d’observation de la biodiversité marine qui ne couvrent qu’une faible superficie des océans, souvent à proximité des côtes — une couverture spatiale globale.

Changements climatiques vs changements biologiques marins

Des chercheurs ont mis au point un modèle leur permettant de prédire les changements biologiques à venir dans les océans en lien avec les variations climatiques.

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Dans 140 ans, il y aura autant de CO2 dans l’atmosphère que lors du dernier réchauffement climatique majeur !

Si rien n’est fait, l’humanité pourrait bien être sur le point de battre un record qui tient depuis presque 60 millions d’années. Celui de la quantité de CO2 présente dans notre atmosphère. Un record qui pourrait avoir de lourdes conséquences sur la vie sur Terre.

Il y a environ 56 millions d’années, notre planète passait d’une époque géologique à une autre : du Paléocène à l’Éocène. Elle vivait un événement de réchauffement climatique particulièrement rapide et important que les spécialistes ont baptisé le maximum thermique du Paléocène-Éocène (PETM). Pour des raisons qui restent encore à déterminer avec certitude, d’énormes quantités de dioxyde de carbone (CO2) ont alors été libérées dans l’atmosphère. Résultat : une forte augmentation des températures mondiales. Ainsi, au cours du PETM, la température moyenne a atteint un sommet d’environ 23 °C, soit quelque 7 °C au-dessus de la moyenne actuelle.

Pour en arriver là, les chercheurs estiment qu’entre 3.000 et 7.000 gigatonnes de carbone ont dû être accumulées dans l’atmosphère sur une période comprise entre 3.000 et 20.000 ans. Des estimations qu’ils tirent de l’analyse de carottes de sédiments océaniques montrant des modifications sur les minéraux carbonatés au cours de cette période.

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Réchauffement climatique : l’Australie veut planter un milliard d’arbres d’ici 2050

Victime d’une crise climatique sans précédent, l’Australie veut planter un milliard d’arbres et compte ainsi parvenir à atteindre ses objectifs en matière d’émissions de CO2 et booster son économie. Elle suit de nombreux autres pays qui ont tous annoncé des chiffres impressionnants de plantations. Mais est-ce vraiment efficace ?

L’Australie va lancer un vaste programme visant à planter un milliard d’arbres d’ici 2050, soit 400.000 hectares de forêts supplémentaires, a annoncé fièrement le 16 février le Premier ministre Scott Morrison. L’objectif est de capturer 18 millions de tonnes de carbone supplémentaires d’ici 2030 pour se rapprocher des objectifs des accords de Paris, qui prévoit une réduction des émissions de 26 à 28 % pour le pays par rapport au niveau de 2005. Le pays fait pour l’instant figure de mauvais élève, avec des émissions annuelles de 500 millions de tonnes qui ne cessent de grimper malgré les déclarations d’intention. Le charbon représente encore les deux tiers de sa production électrique. L’annonce survient d’ailleurs dans un contexte très compliqué pour le gouvernement, accusé pour son inaction en matière d’environnement. Depuis plusieurs mois, le pays est confronté à une vague de chaleur meurtrière et des inondations catastrophiques que les scientifiques relient au réchauffement climatique.

Le climat ne semble pourtant pas la préoccupation majeure de ce plan, baptisé « Un milliard d’arbres pour la croissance et l’emploi » : l’objectif du gouvernement est surtout de développer son industrie agroforestière. « Les matériaux à base de fibre de cellulose pourraient par exemple remplacer le plastique », suggère le document publié par le ministère de l’Agriculture. Le bois pourrait également trouver des débouchés dans la construction, les biocarburants ou la pharmacie. Le gouvernement espère créer ainsi 18.000 nouveaux emplois dans les 10 prochaines années.

Plantation forêts Australie

Mauvais élève du climat mondial, l’Australie veut planter 400.000 hectares de forêt d’ici 2050.

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Les gaz sous-marins pourraient faire bouillir la Terre !

Les modèles suggèrent que les océans jouent un rôle de grands régulateurs de la quantité de gaz à effet de serre présente dans l’atmosphère. Mais une nouvelle étude avance aujourd’hui au contraire que la libération brutale de réservoirs de carbone sous-marins aurait déjà surchauffé la planète par le passé. Un phénomène qui pourrait être sur le point de se reproduire.

« Récemment, nous avons appris qu’il existe de vastes réservoirs de gaz à effet de serre naturels au fond des océans. Et nous savons désormais que lorsqu’ils ont été perturbés au cours du Pléistocène, la planète s’est réchauffée. » C’est ainsi que Lowell Stott, professeur en sciences de la Terre à l’université de Californie du Sud, résume l’étude qu’il vient de publier.

Son équipe rapporte en effet aujourd’hui la preuve de l’existence, dans les grands fonds marins, de systèmes hydrothermaux ayant libéré des gaz à effet de serre dans l’océan et l’atmosphère à la fin de la dernière période glaciaire. Les chercheurs ont notamment noté à cette période une multiplication par quatre du zinc dans les coquilles de protozoaires, signe révélateur d’une activité hydrothermale étendue.

Réservoir carbone océans

Si les réservoirs de gaz à effet de serre sous-marins venaient à être déséquilibrés par une augmentation de la température des océans, ils pourraient libérer une grande quantité de carbone dans l’atmosphère.

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Les insectes, un déclin mondial sans précédent

Près de la moitié des espèces d’insectes, essentiels aux écosystèmes comme aux économies, sont en déclin rapide dans le monde entier, alerte une étude qui met en garde contre un « effondrement catastrophique » des milieux naturels.

« La conclusion est claire : à moins que nous ne changions nos façons de produire nos aliments, les insectes auront pris le chemin de l’extinction en quelques décennies », soulignent les auteurs de ce bilan « effrayant », synthèse de 73 études, qui pointe en particulier le rôle de l’agriculture intensive. Aujourd’hui, environ un tiers des espèces sont menacées d’extinction « et chaque année, environ 1% supplémentaire s’ajoute à la liste », ont calculé Francisco Sanchez-Bayo et Kris Wyckhuys, des universités de Sydney et du Queensland. Ce qui équivaut, notent-ils, « au plus massif épisode d’extinction » depuis la disparition des dinosaures.

« La proportion d’espèces d’insectes en déclin (41%) est deux fois plus élevée que celle des vertébrés et le rythme d’extinction des espèces locales (10%) huit fois plus, » soulignent-ils. Quand on parle de perte de biodiversité, le sort des grands animaux capte souvent l’attention. Or les insectes sont « d’une importance vitale pour les écosystèmes planétaires » : « un tel événement ne peut pas être ignoré et devrait pousser à agir pour éviter un effondrement qui serait catastrophique des écosystèmes naturels », insistent les scientifiques dans ces conclusions à paraître dans la revue Biological Conservation.

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Le réchauffement climatique va changer la couleur des océans

Une étude du MIT montre que la majorité des océans va changer de couleur en surface d’ici la fin du XXIe siècle, en raison des modifications du phytoplancton. Des différences qui ne seront pas forcément très visibles à l’œil nu, mais que les satellites devraient capter.

La couleur de l’océan dépend de la façon dont les rayons du Soleil interagissent avec l’eau et les éléments qu’elle contient. Les molécules d’eau absorbent la majorité de la lumière mais pas les rayonnements bleus qui sont réfléchis.

Quand des organismes sont présents dans l’eau, ils peuvent absorber ou réfléchir différentes longueurs d’ondes. Ainsi, le phytoplancton contient de la chlorophylle, un pigment qui absorbe des rayonnements dans le bleu pour réaliser la photosynthèse, et moins dans le vert. C’est pourquoi les eaux de surface riches en algues microscopiques apparaissent plus vertes.

Depuis une vingtaine d’années, les satellites prennent des mesures sur la couleur des océans. Ces satellites apportent des informations sur la chlorophylle, et donc le phytoplancton présent dans différentes régions océaniques. Or, le changement climatique a des effets sur les écosystèmes marins et donc sur le phytoplancton. En plus d’élever les températures, il affecte les courants océaniques qui apportent des nutriments. Alors la couleur des océans risque-t-elle d’évoluer dans les décennies à venir et comment ?

Satellite Méditerranée

Des satellites mesurent la couleur des eaux de surface.

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