Le niveau de la mer monte plus vite que prévu

Avant 1990, les scientifiques ne disposaient pas encore des satellites altimétriques et les mesures de la vitesse moyenne d’accroissement du niveau de la mer étaient donc moins précises qu’aujourd’hui. Une étude suggère que cette hausse aurait été surestimée à cette époque. Résultat : le niveau des mers pourrait avoir crû plus rapidement que prévu depuis les années 1990.

Une équipe de chercheurs européens s’est intéressée à la vitesse de l’accroissement du niveau des mers entre 1902 et 1990. Selon les résultats de l’étude, cette vitesse aurait été moins élevée que ce que suggéraient jusqu’alors les modèles. Preuve pour les chercheurs que depuis environ 30 ans, les niveaux des océans montent encore plus rapidement que prévu.

Rappelons qu’avant 1990, les chercheurs évaluaient le niveau de la mer à l’aide de marégraphes. Les mesures étaient alors sujettes à caution, compte tenu des différents facteurs (élévation ou affaissement des terres, vents, etc.) susceptibles de les impacter. Depuis le début des années 1990, les satellites altimétriques réalisent des mesures remarquablement précises.

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L’arche de la fin du monde : le patrimoine de l’humanité menacé par la fonte des glaces en Arctique

En Arctique, une véritable « Arche de Noé botanique » a vu le jour il y a une dizaine d’années afin de préserver le patrimoine de l’humanité. Mais aujourd’hui celle-ci se trouve menacée par le réchauffement climatique.

Vous ne le saviez peut-être pas, mais en Arctique, sous une montagne de l’île du Spitzberg qui appartient à un archipel de la Norvège, se trouve une chambre forte contenant des milliers de graines et des d’importants documents concernant l’humanité.

Tenue au secret depuis des années, celle-ci abrite de précieuses données susceptibles d’être utilisées un jour si une catastrophe de grande ampleur venait à arriver.

Dans ce véritable coffre-fort inauguré en 2008, se trouve la réserve mondiale de semences (près de 541 millions de graines de plus de 843.000 espèces différentes de plantes), ainsi que « la bibliothèque de la fin du monde », toutes les deux aujourd’hui menacées par la fonte des glaces provoquée par le réchauffement climatique.

Arche de la fin du monde

« L’arche de la fin du monde » prend l’eau avec le réchauffement climatique.

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L’Antarctique plus vert que jamais

Les glaciers de l’Antarctique fondent. La faute au réchauffement climatique. Conséquence, affirme une équipe de chercheurs internationale : le continent est en train de verdir !

Un continent d’un blanc partout immaculé. C’est l’image que l’on se fait de l’Antarctique. Une image qui pourrait bientôt avoir vécu. C’est ce qu’affirment des chercheurs de l’université d’Exeter (Royaume-Uni), entre autres. Selon eux, le continent blanc est en passe de se transformer en continent un peu vert.

Les mousses, en général, poussent lentement. Et dans les régions polaires, elles ne se décomposent pas mais s’accumulent en fin de saison. De quoi permettre aux scientifiques de mesurer leur taux de croissance au fil des années. Ainsi, en creusant les couches de mousses accumulées en Antarctique depuis quelque 150 ans, notre équipe internationale de chercheurs a observé que celles-ci avaient tendance à pousser de plus en plus nombreuses depuis une cinquantaine d’années.

Ile de l'éléphant Antarctique

Les chercheurs ont prélevé leurs échantillons de mousses sur trois sites séparés de près de 650 kilomètres, dans la partie septentrionale de la péninsule antarctique — ici, sur l’île de l’éléphant qui tient son nom de la colonie d’éléphants de mer qui la peuplait à sa découverte —, celle qui serait la première à montrer des signes de changement climatique.

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Élévation du niveau de la mer : le risque d’inondation des côtes va doubler

Le réchauffement climatique qui élève le niveau des mers menace les villes côtières et les populations qui vivent dans certaines îles du Pacifique. Une élévation du niveau de la mer de 5 à 10 cm doublera la fréquence des inondations au niveau des tropiques entre 2030 et 2050.

Chaque année, le niveau des mers dans le monde monte de 3 à 4 mm, mais ceci pourrait s’accélérer à cause du réchauffement climatique et de la fonte des glaces. À l’horizon 2100, la hausse devrait atteindre entre 30 cm et un mètre, voire plus. Or cette élévation favorise les inondations lors des marées hautes, augmente l’érosion des côtes, modifie la dynamique des vagues et accroît le risque d’inondation.

À quoi faut-il s’attendre exactement dans les années à venir ? Une recherche parue dans Scientific Reports a analysé ces différents facteurs, en tenant compte notamment des vagues et des tempêtes. L’étude a trouvé que les zones qui seront les premières affectées se trouvent à de basses latitudes, là où les marées sont moins importantes : l’élévation du niveau de la mer y est proportionnellement plus significative.

Abidjan

La ville d’Abidjan, en Côte d’Ivoire, est particulièrement menacée.

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Le Canada muscles ses mesures pour lutter contre la pollution

Le gouvernement canadien a annoncé jeudi 18 mai 2017 la mise en place sur deux ans d’un cadre fédéral pour taxer les émissions de gaz à effet de serre, afin de renforcer les mesures déjà prises individuellement par les provinces.

L’Alberta, la Colombie-Britannique, le Québec et l’Ontario, qui réunissent 80% de la population canadienne, ont déjà leurs propres systèmes de taxe carbone ou de marché d’échange et de plafonnement des émissions de gaz à effet de serre. Ceux-ci pourraient être cependant renforcés par les nouvelles mesures fédérales s’ils ne satisfont pas les critères définis par le gouvernement de Justin Trudeau.

Les mesures visent particulièrement certaines provinces canadiennes qui n’en avaient pas encore mis en place pour lutter contre le changement climatique. « Nous devons agir ensemble », a souligné la ministre de l’Environnement Catherine McKenna lors d’une conférence de presse, rappelant que « la pollution a un prix ».

Si une province ne prend pas de mesures d’ici 2018, la solution fédérale « sera mise en place », a-t-elle averti, en réponse à l’opposition à la taxe carbone de provinces de l’Ouest canadien qui craignent un ralentissement des secteurs majeurs de leurs économies, dont l’industrie pétrolière. C’est le cas par exemple de villes champignon telles que Fort McMurray, cernée par les flammes l’année dernière à la même période. Une ville qui vit grâce à l’exploitation des sables bitumineux, et à laquelle un documentaire et un jeu avaient été consacrés.

Raffienrie Québec

Raffinerie de pétrole sur une rive du fleuve Saint Laurent dans la province de Québec au Canada (Source : AFP).

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Climat : la Terre se réchauffera de 1,5 °C d’ici une dizaine d’années

La hausse moyenne de la température devrait se poursuivre, même si l’oscillation des températures dans l’océan Pacifique sur plusieurs décennies a eu un effet négatif sur le réchauffement.

L’objectif le plus ambitieux de l’accord de Paris sur le climat, signé en décembre 2015, qui vise à limiter la hausse moyenne de la température de la Terre à 1,5 °C par rapport au début de l’ère industrielle, ne sera pas atteint. Ce réchauffement « anormal », lié aux activités humaines, serait obtenu entre 2026 et 2031, estime une récente étude publiée dans Geophysical Research Letters.

Afin d’établir ce pronostic, des chercheurs ont étudié l’impact de « l’oscillation interdécennale de l’océan Pacifique » (appelée IPO par les climatologues) qui contribue au réchauffement de la planète. Il s’agit d’un phénomène naturel de très longue durée qui se compte en dizaine d’années, là où El Niño, qui est issu d’une autre oscillation naturelle dans une zone plus étroite des eaux de surface du Pacifique, revient tous les deux à sept ans et dure généralement quelques mois.

Autour de l’année 1998, nous serions entrés dans une phase négative pour l’IPO et donc de refroidissement. « Plusieurs articles récents ont montré que l’oscillation interdécennale du Pacifique est un grand contributeur au ralentissement du réchauffement climatique depuis l’an 2000 », explique Benjamin Henley, chercheur à l’École des sciences de la Terre de l’Université de Melbourne (Australie) et premier auteur de la publication scientifique.

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Le CO2 piégé dans le sol de la toundra, une bombe à retardement pour le climat ?

Sous les latitudes polaires, le pergelisol piège le carbone dans le sol gelé. Mais le réchauffement climatique déséquilibre cette mécanique fragile. Une étude américaine relève une augmentation de 73% du CO2 relâché par les sols de l’Alaska en automne.

Pergelisol : c’est ainsi que l’on appelle, sous les latitudes les plus septentrionales du globe, la couche du sol qui ne dégèle jamais (Permafrost en anglais). Or, le pergelisol de la toundra en Alaska semble désormais émettre davantage de dioxyde de carbone (CO2) qu’il n’en capture, ce qui pourrait accélérer le réchauffement vu les énormes quantités de gaz à effet de serre contenues dans le sol des régions arctiques. C’est en tout cas ce que montre une étude de l’Agence océanique et atmosphérique américaine (NOAA) publiée dans les Pnas.

En cause : une augmentation de 73% des volumes de carbone provenant de la toundra dans le nord-est de l’Alaska entre 1975 à 2015, pendant les mois d’octobre à décembre, précisent les chercheurs. « Nous présentons la première preuve chiffrée d’un important phénomène régional d’activité de la végétation au début de l’hiver », écrivent ces scientifiques qui pensent tenir la preuve que les écosystèmes dans l’Arctique pourraient être devenus une source nette d’émissions de CO2.

Pergélisol toundra

Dans la toundra, le pergélisol fond et libère de plus en plus de dioxyde de carbone.

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