New York se prépare à une tempête de neige historique

Le maire de New York a mis en garde dimanche contre l’arrivée d’une tempête de neige qui pourrait être selon lui l’une des « plus importantes de l’histoire de cette ville ».

60 à 90 centimètres de neige. C’est ce qui pourrait tomber sur la ville de New York dans les deux prochains jours selon son maire, Bill de Blasio. Un avis de blizzard a été émis par la météo nationale pour le nord-est des Etats-unis jusqu’à la frontière canadienne, avec des vents pouvant aller jusqu’à 100 km/heure.

Il s’agit « très probablement de l’une des tempêtes de neige les plus importantes de l’histoire de cette ville », a déclaré De Blasio lors d’une conférence de presse, invitant les New-Yorkais à s’y préparer. « Préparez-vous à quelque chose de pire que ce que nous avons vu jusqu’à présent », a-t-il insisté. « Ne sous-estimez pas cette tempête », a continué le maire, demandant aux New-Yorkais de rester à l’intérieur s’ils le pouvaient, dans une allocution digne du film « Le Jour d’après« .

Tempête de neige

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Météo France se dote de deux supercalculateurs Bull

Météo France vient de s’équiper de deux nouveaux supercalculateurs. Conçus par le français Bull, ils développent une puissance de calcul totale d’un pétaflops et utilisent un système de refroidissement liquide qui réduit la consommation d’énergie. Opérationnels à partir de l’année prochaine, ces supercalculateurs permettront d’améliorer les prévisions météo, notamment sur les risques de phénomènes dangereux à petite échelle, ainsi que la recherche climatique. Futura-Sciences a recueilli les explications de Météo France et de Bull.

Depuis 1992, Météo France a recours à des supercalculateurs pour effectuer ses prévisions météorologiques et contribuer aux travaux de recherche sur le climat. L’établissement public renouvelle ses installations avec deux nouveaux supercalculateurs qui viennent d’être présentés à la presse. Ils sont installés à Toulouse, l’un sur le site de Météo France (opérationnel depuis mi-janvier), l’autre dans la salle de calcul mutualisé de l’espace Clément Ader (opérationnel en avril). Après des systèmes fournis par Cray, Fujitsu et Nec, c’est le français Bull qui a été retenu à l’issue d’un appel d’offres. Bullx, c’est le nom du supercalculateur, atteint une puissance de calcul totale d’un pétaflops (soit un million de milliards d’opérations par seconde) qui est répartie entre les deux installations. C’est 12 fois la puissance de calcul de la configuration précédente, précise Météo France, qui a investi 30,5 millions d’euros dans ce projet. « Le renforcement des moyens de calcul répond aux besoins exprimés par les services chargés de la sécurité des personnes et des biens, le secteur aéronautique, la défense et les clients professionnels, et permet de fournir au grand public une information toujours plus fiable », explique-t-on.

Concrètement, les supercalculateurs Bullx se composent de 25 armoires de calcul qui renferment 3.996 processeurs et totalisent 47.952 cœurs de calcul. Bull précise que le modèle de processeur utilisé est un Intel Xeon et que la mémoire vive totale pour les deux supercalculateurs est de 80 téraoctets. « Cette mémoire vive est décomposée en un grand nombre de nœuds de 32 gigaoctets, un petit nombre de nœuds de 128 gigaoctets et quelques nœuds de 256 gigaoctets », explique Météo France. Six armoires sont dédiées à la partie stockage pour un ensemble de 3,5 pétaoctets. « Entre 1992, date d’acquisition du premier supercalculateur, et 2014, la puissance de calcul a été multipliée par 500.000 », peut-on lire dans le dossier de presse.

Supercalculateur Bullx

Le supercalculateur Bullx installé sur le site de Météo France à Toulouse. Un second supercalculateur entrera en service le mois prochain dans la salle de calcul mutualisé de l’espace Clément Ader, toujours à Toulouse. À eux deux, ces monstres de puissance pourront atteindre une vitesse de calcul d’un pétaflops. (Source : Météo France/Bull)

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Vague de froid aux Etats-Unis : qu’est-ce-que le ‘vortex polaire’ ?

Depuis plusieurs jours, les Etats-Unis et le Canada connaissent une dramatique chute des températures. Mardi, un record a été battu avec une température de -37°C enregistré dans une ville du Minnesota. Une vague de froid qui serait due à un « vortex polaire », selon les météorologues.

Aux Etats-Unis, la population grelotte emmitouflée sous des couches de pulls, d’écharpes et de bonnets. Même l’ours polaire du zoo de Chicago n’a plus le droit de mettre le nez dehors. En cause : une vague de froid polaire qui s’est emparée du pays depuis plusieurs jours. Les températures ont commencé à chuter la semaine dernière et depuis elles ont battu des records. Mardi, New York a enregistré sa température la plus basse de ces 100 dernières années, mais le Midwest est encore plus affecté.

Hier, il faisait -15,5°C à Central Park à New York. Il faut remonter à 1896 pour retrouver une température similaire un 7 janvier, avec un record de -14,4°C. Dans cette grande ville, la température n’a pas dépassé les -10°C de toute la journée de mardi, avec une température ressentie atteignant les -22°C. Au total, ce sont au moins 49 villes qui ont battu un record de froid pour un 7 janvier parmi lesquels Philadelphie, Chicago et Nashville. Mais le record de tous les Etats-Unis est détenu par Embarrass, dans le Minnesota où la température a atteint -37°C.

Selon les météorologues, cette vague de froid historique est due à un phénomène appelé « vortex polaire » qui se déplace sur les Etats-Unis et le Canada. Il s’agit d’un cyclone de grande taille, permanent et localisé à proximité d’un des deux pôles. Faible l’été, il se renforce l’hiver (avec des vents autour de 300 km/h) en se déplaçant de l’ouest vers l’est au-dessus du pôle, tout en emprisonnant de l’air froid. Normalement, le vortex est maintenu en place par le jet stream, une bande de vents s’étendant sur 4.500 à 6000 mètres, explique le Washington Post dans un schéma.

lac Michigan 06/01/2014

Le lac Michigan gelé aux Etats-Unis, lundi 6 janvier 2014 (Source : AFP/Scott Olson)

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