Une vague de froid intense s’installe en France métropolitaine, due au phénomène « Moscou-Paris »

Inédit depuis 2005 : des masses d’air froid intenses venues de Sibérie sont à l’origine d’une grande vague de froid inhabituellement tardive qui envahit la France métropolitaine sur la dernière semaine de février 2018.

Des températures glaciales, à la dureté accentuée par un vent de Nord-Est : le froid venu de Sibérie devrait s’intensifier sur la France métropolitaine lundi 26 février 2018, faisant craindre notamment pour les sans-abri. En France métropolitaine, nous n’avions plus connu une vague de froid intense aussi tardive dans la saison depuis 2005.

Cette vague de froid, qui doit faire descendre le thermomètre jusqu’à -10°C (ressenti -18°C), fait déjà des victimes. Un sans-abri de 35 ans a été retrouvé mort le 25 février 2018 au matin à Valence, où le thermomètre était descendu à -3 degrés dans la nuit. Vendredi, un homme de 62 ans, qui vivait dans une cabane dans les bois dans les Yvelines, avait également été retrouvé mort. Dans les deux cas, ils ont probablement succombé au froid, selon les autorités.

Après un mois de janvier 2018 historiquement doux, et un début février neigeux, cet épisode de froid, qui serait banal en plein cœur de l’hiver, est notable en raison de sa date. La France métropolitaine n’a ainsi pas connu un tel froid tardif depuis fin février-début mars 2005. Phénomène connu sous le nom de « Moscou-Paris », des masses d’air froid intenses venues de Sibérie sont arrivées sur l’Est dimanche 25 février après-midi, avant de se propager au reste du pays qui devrait vivre entre lundi 26 et mercredi 28 février les journées les plus froides de cet hiver 2018.

Météo-France prévoit en effet des minimales de -6°C à -10°C sur une grande moitié Est (hors Méditerranée, entre 0°C et -4°C) et de -2°C et -6°C sur l’Ouest. Mardi 27 et mercredi 28 février devraient être les deux jours les plus froids. Sur la grande moitié nord, la « vague de froid » pourrait durer jusqu’à la fin de la semaine, mais le sud devrait vivre un simple « coup de froid », intense mais plus bref, avec un redoux attendu dès mercredi 28, accompagné de chutes de neige qui pourraient remonter vers le nord jeudi 1er mars.

Moscou-Paris

Phénomène « Moscou-Paris »

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Neige au Sahara, grand froid aux États-Unis : la météo devient-elle folle ?

2018 vient à peine de commencer et l’année est déjà marquée par plusieurs épisodes météorologiques extrêmes dans divers endroits du monde. Que ce soit dans l’hémisphère nord, où l’hiver qui vient de commencer sévit durement en Amérique du Nord ; ou dans l’hémisphère sud, particulièrement en Australie où l’été commence sous une chaleur écrasante (47,3 °C près de Sydney). Caprices de la météo ou conséquences du dérèglement climatique ?

La France a essuyé une redoutable tempête les premiers jours de 2018. Eleanor a fait au moins sept victimes et laissé dans son sillage des inondations et d’importants dégâts matériels causés par des rafales de vent à plus de 100 km/h. Plusieurs de nos voisins européens ont aussi été frappés.

Ces derniers jours, il est tombé dans les Alpes jusqu’à 1,90 mètre de neige fraîche en quelques heures près de la frontière italienne. En Savoie, la neige arrivait jusqu’aux épaules, avec une couche atteignant 1,60 mètre. Les photos et les vidéos partagées sur les réseaux sociaux sont impressionnantes.

De la neige, il en est tombé dans un endroit où l’on n’a pas l’habitude d’en voir…, un environnement connu pour son aridité : le Sahara. Bien sûr, il n’a pas neigé partout dans le plus grand désert de sable du monde, ce weekend, mais en particulier dans le Sahara algérien. C’est toujours avec étonnement et un certain émerveillement que l’on découvre ces images de dunes de sable rouge orangé qui ondulent à perte de vue, et recouvertes, une fois n’est pas coutume, d’un léger manteau blanc.

Chutes Niagara gelées

Les chutes du Niagara pétrifiées par le froid polaire tombé sur l’est de l’Amérique du Nord.

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Le changement climatique est-il à l’origine des vagues de froid ?

La fonte des glaces arctiques pourraient provoquer des vagues de froid plus accentuées. Ce phénomène est lié à la trajectoire d’un courant de haute altitude, le courant-jet.

« Tout ce qui se passe en Arctique, ne reste pas en Arctique », statue Matthieu Chevallier, chercheur à Météo France. Les Américains en savent quelque chose. Le Canada et les Etats-Unis connaissent une vague de froid sans précédent au point qu’il neige en Floride! « Cette descente d’air froid polaire se produit régulièrement chaque hiver sur ce continent en partie du fait d’une position du courant-jet qui se situe plus au sud, explique Patrick Galois, prévisionniste à Météo France. Cet épisode-ci est remarquable par son intensité et sa durée ».

Cette énorme vague de froid met en exergue le rôle du courant-jet (ou jet-stream en anglais) dans la météo de l’hémisphère nord, un rôle aujourd’hui perturbé par le changement climatique. En effet, « les zones polaires se réchauffent deux fois plus vite que les zones tempérées et tropicales, explique Matthieu Chevallier. Or, la différence de température est à l’origine de la vigueur de cette ceinture de vents très forts qui fluctue autour de la zone arctique à 10.000 m de hauteur ».

Trajectoire courant-jet

La trajectoire du courant-jet (Source : NOAA).

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Au Maroc, une vague de froid inhabituelle

Une vague de froid anormale touche le Maroc, et en particulier le massif de l’Atlas. Un dispositif anti-froid a été mis en place pour venir en aide aux zones montagneuses touchées.

Le changement climatique n’en finit plus de souffler le chaud et le froid. Tandis que l’Amérique du nord connaît encore un froid polaire, c’est désormais le Maroc qui fait face depuis quelques jours à une vague de froid inhabituelle, avec d’importantes chutes de neige dans les régions montagneuses.

Un dispositif anti-froid a été déployé dans les zones les plus affectées, c’est-à-dire les zones montagneuses, même si le froid touche également, dans une moindre mesure, la côte atlantique. A Rabat, un orage de grêle s’est abattu sur la ville le 8 janvier 2018, ainsi qu’une trombe marine la veille.

Vague froid Maroc

Image d’illustration datant d’une précédente vague de froid au Maroc, début 2017 (Source : AFP).

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Un nouvel algorithme prédit canicules et vagues de froid

Des travaux de l’ENS de Lyon permettent de prédire la probabilité des vagues de chaleur et de froid de dix à mille fois plus rapidement que les modèles précédents.

Les vagues de chaleur et de froid, aux conséquences potentiellement dramatiques, deviennent plus fréquentes depuis 1950, selon le 5e rapport du GIEC. Comment prédire à l’avenir ces évènements extrêmes ? Selon une étude publiée dans la revue PNAS, un nouvel algorithme permettrait de prédire ce genre d’événement beaucoup plus efficacement qu’actuellement. Grâce à un groupe de chercheurs du laboratoire de physique de l’Ecole Nationale Supérieure de Lyon (CNRS/Université Claude Bernard Lyon 1/ENS de Lyon) qui propose un nouvel algorithme associé aux modèles de simulation climatique réduisant le temps de calcul nécessaire d’un facteur de 100 à 1000.

Rappel des faits : la canicule de 2003 en Europe de l’ouest a causé le décès de plus de 70.000 personnes supplémentaires par rapport à la même période l’année précédente. Celle qui a frappé la Russie en 2010 a provoqué une surmortalité de 55.000 personnes, ainsi qu’une chute d’un quart de la production agricole et l’incendie de plus d’un million d’hectares. Prévoir ces évènements devient crucial pour limiter leur impact. Cependant la prédiction est encore très incertaine. Et ce, en raison de leur rareté.  » Nous devons donc compter sur des modèles « , explique Freddy Bouchet physicien au CNRS, co-auteur de l’étude.

Les modèles existants – utilisés par le GIEC – simulent la dynamique de l’atmosphère, des océans, de la glace et de tous les processus physico-chimiques qui expliquent l’évolution du climat. « Ces simulations permettent de collecter des statistiques pendant un très grand nombre d’années pour observer tous les phénomènes importants, par exemple les canicules ou les ouragans. Ces statistiques permettent d’évaluer le temps de retour de ces événements extrêmes en fonction de leur amplitude », poursuit le chercheur.

Température hémisphère nord

Le laboratoire de physique de l’ENS Lyon a mis au point un algorithme de prédiction des canicules et vagues de froid.

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New York se prépare à une tempête de neige historique

Le maire de New York a mis en garde dimanche contre l’arrivée d’une tempête de neige qui pourrait être selon lui l’une des « plus importantes de l’histoire de cette ville ».

60 à 90 centimètres de neige. C’est ce qui pourrait tomber sur la ville de New York dans les deux prochains jours selon son maire, Bill de Blasio. Un avis de blizzard a été émis par la météo nationale pour le nord-est des Etats-unis jusqu’à la frontière canadienne, avec des vents pouvant aller jusqu’à 100 km/heure.

Il s’agit « très probablement de l’une des tempêtes de neige les plus importantes de l’histoire de cette ville », a déclaré De Blasio lors d’une conférence de presse, invitant les New-Yorkais à s’y préparer. « Préparez-vous à quelque chose de pire que ce que nous avons vu jusqu’à présent », a-t-il insisté. « Ne sous-estimez pas cette tempête », a continué le maire, demandant aux New-Yorkais de rester à l’intérieur s’ils le pouvaient, dans une allocution digne du film « Le Jour d’après« .

Tempête de neige

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Météo France se dote de deux supercalculateurs Bull

Météo France vient de s’équiper de deux nouveaux supercalculateurs. Conçus par le français Bull, ils développent une puissance de calcul totale d’un pétaflops et utilisent un système de refroidissement liquide qui réduit la consommation d’énergie. Opérationnels à partir de l’année prochaine, ces supercalculateurs permettront d’améliorer les prévisions météo, notamment sur les risques de phénomènes dangereux à petite échelle, ainsi que la recherche climatique. Futura-Sciences a recueilli les explications de Météo France et de Bull.

Depuis 1992, Météo France a recours à des supercalculateurs pour effectuer ses prévisions météorologiques et contribuer aux travaux de recherche sur le climat. L’établissement public renouvelle ses installations avec deux nouveaux supercalculateurs qui viennent d’être présentés à la presse. Ils sont installés à Toulouse, l’un sur le site de Météo France (opérationnel depuis mi-janvier), l’autre dans la salle de calcul mutualisé de l’espace Clément Ader (opérationnel en avril). Après des systèmes fournis par Cray, Fujitsu et Nec, c’est le français Bull qui a été retenu à l’issue d’un appel d’offres. Bullx, c’est le nom du supercalculateur, atteint une puissance de calcul totale d’un pétaflops (soit un million de milliards d’opérations par seconde) qui est répartie entre les deux installations. C’est 12 fois la puissance de calcul de la configuration précédente, précise Météo France, qui a investi 30,5 millions d’euros dans ce projet. « Le renforcement des moyens de calcul répond aux besoins exprimés par les services chargés de la sécurité des personnes et des biens, le secteur aéronautique, la défense et les clients professionnels, et permet de fournir au grand public une information toujours plus fiable », explique-t-on.

Concrètement, les supercalculateurs Bullx se composent de 25 armoires de calcul qui renferment 3.996 processeurs et totalisent 47.952 cœurs de calcul. Bull précise que le modèle de processeur utilisé est un Intel Xeon et que la mémoire vive totale pour les deux supercalculateurs est de 80 téraoctets. « Cette mémoire vive est décomposée en un grand nombre de nœuds de 32 gigaoctets, un petit nombre de nœuds de 128 gigaoctets et quelques nœuds de 256 gigaoctets », explique Météo France. Six armoires sont dédiées à la partie stockage pour un ensemble de 3,5 pétaoctets. « Entre 1992, date d’acquisition du premier supercalculateur, et 2014, la puissance de calcul a été multipliée par 500.000 », peut-on lire dans le dossier de presse.

Supercalculateur Bullx

Le supercalculateur Bullx installé sur le site de Météo France à Toulouse. Un second supercalculateur entrera en service le mois prochain dans la salle de calcul mutualisé de l’espace Clément Ader, toujours à Toulouse. À eux deux, ces monstres de puissance pourront atteindre une vitesse de calcul d’un pétaflops. (Source : Météo France/Bull)

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