Deux astéroïdes vont s’approcher de la Terre le mardi 28 août 2018. L’un d’eux a la taille de la pyramide de Khéops

Ils resteront tous les deux à bonne distance de notre planète lors de ce passage. D’autres astres sont attendus d’ici la fin de l’année. Sciences et avenir les a listés.

Aussi gros que la pyramide de Khéops, la NASA estime sa taille entre 70 et 160 mètres, l’astéroïde 2016 NF23 ne présentera aucun danger pour la Terre lors de son plus proche passage, prévu ce mardi 28 août 2018 à 23h38 (heure de Guadeloupe). Il restera en effet très loin de notre planète, à plus de cinq millions de kilomètres soit à quelque treize fois la distance Terre-Lune (LD). Malgré cette confortable marge de sécurité, 2016 NF23 reste classé dans la catégorie des objets potentiellement dangereux (abrégé par PHO – Potentially Hazardous Object en anglais).

Un autre astéroïde sera proche de la Terre mercredi 29 août à 3h27 (heure de Guadeloupe), presque au même moment, il s’agit de 1998 SD9, un astéroïde bien connu qui passera à 4,2 fois la distance Terre-Lune. Il est plus petit et mesure entre 38 et 86 mètres. Avec cette taille, il n’entre pas dans la catégorie des PHO même s’il provoquerait de gros dégâts s’il percutait un jour la Terre. Et plusieurs autres visiteurs sont attendus d’ici la fin de l’année.

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Un météore provoque une explosion de 2,1 kilotonnes près d’une base de l’US Air Force

Le 25 juillet dernier, une puissante détonation a retenti dans le ciel groenlandais, non loin d’une base aérienne de l’US Air Force. Un évènement qui aurait pu faire craindre une attaque militaire, mais qui est en réalité le fruit de l’explosion d’un météore.

Le ciel peut parfois donner à voir des spectacles aussi impressionnants qu’inattendus. C’est ce qu’ont pu constater le 25 juillet dernier, des militaires de l’US Air Force. A cette date, autour de minuit, une boule de feu a en effet explosé au dessus du Groenland, non-loin de la base aérienne de Thulé, la plus septentrionale de l’US Air Force. Sa puissance : 2,1 kilotonnes, l’équivalent de l’explosion de 2.100 tonnes de TNT.

Malgré les relents guerriers dégagés par un tel évènement, il n’était en rien lié à un conflit armé ou une attaque militaire. Il s’agissait en effet de l’explosion d’un météore, un corps incandescent qui a traversé l’atmosphère à la vitesse vertigineuse de 87.000 km/h. Aussi célère qu’elle ait été, la chute de l’objet n’a toutefois provoqué aucun dégât, comme l’affirme dans un message adressé au site military.com la porte-parole de l’US Air Force Hope Cronin : « personne n’a été blessé et le météore n’a affecté ou perturbé aucune des activités de la base ».

Malgré son énergie et sa vitesse considérables, l’objet s’est révélé nettement moins puissant que certains de ses prédécesseurs. « En comparaison, le météore apparu en 2013 à Tcheliabinsk en Russie, a libéré plus de deux-cents fois l’énergie du météore du Groenland », explique JoAnna Wendel, porte-parole de l’Agence spatiale américaine. D’un diamètre d’environ 15 mètres, l’objet a en effet libéré une énergie de 440 kilotonnes.

Météore Groenland 25/007/2018

Un météore provoque une explosion de 2,1 kilotonnes près d’une base de l’US Air Force au Groenland.

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Une vidéo de la NASA montre les 18.000 astéroïdes et comètes découverts depuis 20 ans près de la Terre

La NASA publie une vidéo avec l’ensemble des astéroïdes connus du système solaire. Depuis 1998, l’agence spatiale compile les positions et déplacements des astéroïdes et comètes, notamment ceux qui sont proches de la Terre. Ils sont environ 18.000 à être aujourd’hui identifiés et leur trajectoire est étudiée de près par les astronomes.

Et si, comme au temps des dinosaures, un astéroïde tombait sur Terre ? Les équipes de recherches d’astéroïdes, partout dans le monde, veillent au grain. Environ 40 nouveaux objets spatiaux sont découverts toutes les semaines par les scientifiques et viennent s’ajouter aux 18.000 déjà répertoriés. Depuis 20 ans, de nombreux programmes spatiaux sont dédiés à l’identification de nouveaux géocroiseurs : des comètes ou astéroïdes qui évoluent au maximum à 50 millions de kilomètres de l’orbite terrestre. La NASA a publié le 23 juillet 2018 une vidéo (voir ci-dessous) qui débute avec seulement les géocroiseurs connus en janvier 1999. Quelques points seulement parsèment notre système solaire. La vidéo se termine sur la même carte, mais avec comme référence janvier 2018. L’orbite terrestre représentée en blanc en devient alors à peine visible.

Le 11 mars 1998, des nouvelles observations suggèrent qu’il y avait une chance que l’astéroïde 1997 XF11, de près d’un kilomètre de diamètre, percute la Terre en 2028. Le message, envoyé à quelques astronomes, provenait du Centre des planètes mineures de Cambridge (Massachusetts), référence mondial dans la détermination des orbites des astéroïdes. Initialement prévue pour prévenir la petite communauté astronomique et ainsi réaliser de nouvelles observations et mesures, l’alerte s’est rapidement répandue. Certains journaux de l’époque ont ainsi souligné la perspective que la Terre était condamnée.

Astéroïdes Terre

La Nasa publie une vidéo avec la position connue de l’ensemble des astéroïdes dont l’orbite s’approche de celle de la Terre (Source : NASA/JPL-Caltech).

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Un fragment de météorite découvert au Botswana

Des fragments d’une météorite qui a pénétré dans l’atmosphère en juin 2018 ont été découverts au Botswana.

Le 2 juin 2018, une météorite pénétrait dans l’atmosphère et explosait au-dessus de l’Afrique, vers le Botswana. L’incident a été observé dans de nombreux pays voisins et par le télescope du Catalina Sky Survey qui avait repéré l’intrus huit heures avant l’entrée atmosphérique.

Le samedi 23 juin 2018, une équipe d’experts du Botswana, d’Afrique du Sud, de Finlande et des États-Unis a retrouvé un fragment de cette météorite, dans un parc naturel du Botswana, puis un autre peu après. C’est seulement la troisième fois dans l’histoire qu’un astéroïde entrant en contact avec la Terre est détecté si tôt et la deuxième fois que des fragments sont récupérés. Leur étude va permettre d’identifier la nature de l’objet et va permettre de mieux calibrer les outils de surveillance terrestre, prémisses d’une véritable défense planétaire.

Fragment météorite Botswana

Fragment de la météorite découverte au Botswana (Source : P. Jenniskens).

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Pêche à la météorite géante dans le Pacifique

Après la chute d’un bolide céleste dans le Pacifique près de Seattle, des chercheurs ont plongé des robots sur ses traces.

Un soir de mars, sur la côte ouest américaine près de Seattle, une énorme boule de feu déchire le ciel et surprend les habitants, fonçant en direction du Pacifique à toute vitesse. Ni feu d’artifice, ni extraterrestre, le spectacle était celui de l’entrée dans l’atmosphère d’une météorite. « Facilement la plus grosse enregistrée aux Etats-Unis depuis vingt et un ans », expliquait alors au Seattle Times Marc Fries, expert de la NASA sur le sujet. Quatre mois plus tard, une quête des restes du bolide immergé a été lancée et une première expédition sous-marine, début juillet, vient de présenter ses résultats.

Les observations radar ont permis d’établir que deux tonnes environ auraient résisté du voyageur spatial, gros comme une voiturette de golf. Lancé dans le vide, puis brutalement freiné et chauffé par la densité de notre atmosphère, l’objet se serait fragmenté en chutant, avant de plonger et reposer sur les fonds océaniques. Le tout sur une largeur de 800 mètres, à 26 kilomètres des côtes. Or la recherche sous-marine d’une météorite s’avère extrêmement rare. Une première en ce qui concerne Marc Fries, pourtant responsable de dizaines d’autres expéditions – menées jusqu’ici sur la terre ferme.

Coup de chance pour ce chasseur de météorites : un navire scientifique bien équipé, missionné depuis peu, se trouve par hasard au cœur de cette zone du Pacifique-Est. Le Nautilus, 64 mètres de long, compte deux rovers d’exploration sous-marine providentiels… Sauf qu’un problème subsiste à bord : le matériel embarqué ne prévoyait pas du tout une pêche au corps céleste immergé. Les chercheurs ont dû improviser avec le matériel disponible pour construire une écope adaptée, et surtout un détecteur artisanal : une planche remplie de puissants aimants.

Pêche météorite Pacifique

L’un des rovers sous-marin, lors de sa mise à l’eau depuis le navire scientifique dépêché sur place (Source : Ocean Exploration Trust/NautilusLive).

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Astéroïdes : la mission Hera pour défendre la Terre

Pour protéger la Terre d’une collision annoncée avec un astéroïde, peut-être faudra-t-il dévier celui-ci. Pour tester cette idée, la NASA a prévu de lancer la mission Dart à destination de l’astéroïde binaire Didymos. Quelques années plus tard, l’Agence spatiale européenne (ESA) enverra la mission Hera, notamment pour mesurer les effets de l’impact.

Face au risque, très faible mais statistiquement pas nul, qu’un astéroïde de taille importante frappe la Terre, les agences spatiales étudient les moyens possibles pour protéger la Planète. La déviation de l’objet serait la solution la plus pragmatique. Pour tester cette idée, la NASA a prévu de lancer la mission d’impact et de déviation Dart à destination de l’astéroïde binaire Didymos. Ce dernier est composé de deux objets : Didymos, le corps principal de 780 m de diamètre, et une lune de 160 m, provisoirement baptisée Didymoon, qui tourne autour de Didymos. La mission Dart percutera la lune Didymoon.

Dart est une étape importante pour démontrer qu’il est possible de protéger la Terre d’un astéroïde grâce à la technique de l’impact cinétique, c’est-à-dire en faisant dévier de sa trajectoire l’objet percuté. La maîtrise de cette technologie est l’une des deux armes envisagées par la NASA pour défendre notre Planète contre un objet dangereux de grande taille (l’autre solution est l’explosion nucléaire à proximité).

Initialement, l’Agence spatiale européenne (ESA) devait participer à la mission Dart en fournissant le satellite AIM de surveillance de l’impact ainsi qu’en réalisant l’observation du cratère formé et celle de ses éjecta. Mais, faute de budget, cette mission a été annulée en décembre 2016. Pour s’affranchir de cette contrainte, l’équipe du projet AIM vient de présenter Hera. Cette nouvelle proposition de mission est moins ambitieuse, avec des objectifs limités à l’observation des conséquences de l’impact et du calcul des changements de l’orbite de Didymoon. Alors que le satellite AIM devait suivre en direct l’impact, Hera arrivera sur le site deux ans après l’impact de Dart.

Hera Didymos

Vue d’artiste de la sonde Hera à proximité de l’astéroïde binaire Didymos et de sa petite lune (Didymoon). (Source : ESA/Science Office)

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Deux météorites se sont succédées à seulement quelques heures d’intervalle dans l’atmosphère terrestre

En fin de semaine dernière, deux évènements comparables se sont manifestés à quelques heures d’intervalle dans le ciel terrestre. Le premier, une chute de météorite survenue au sud de la Chine. Le second, la traversée du ciel africain par un corps d’une taille relativement modeste.

Deux en deux jours ! À seulement 27 heures d’intervalle, deux météores viennent de traverser l’atmosphère terrestre ! Une succession d’évènements aussi spectaculaires que singuliers survenus respectivement le 1er et le 2 juin dernier.

Vendredi, c’est le ciel nocturne du Sud de la Chine qui a été traversé par une météorite. Le point lumineux a brièvement fendu la nuit sous les regards médusés de nombreux observateurs de la Province du Yunnan. S’en sont alors suivis de nombreuses images et témoignages écrits postés sur les réseaux sociaux, et notamment celui du Quotidien du Peuple, le journal officiel chinois.

« Moment incroyable : une météorite a été capturée dans la ville de Jinghong, au Sud-Ouest de la province chinoise du Yunnan vendredi et a illuminé le ciel », indique le message posté en compagnie d’une courte vidéo qui montre la brève apparition de l’étoile filante. Tellement furtive que la nature et l’origine exacte de ce météore demeurent encore mystérieuses.

Météorite Jinghong

Météorite dans le ciel de Jinghong dans le sud de la Chine (Source : China News).

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