Quelle est cette étrange « boule de feu » qui a déchiré le ciel alsacien ?

Mardi 14 novembre, en fin d’après midi, une boule lumineuse, visible depuis l’Alsace a traversé le ciel d’est en ouest. Des centaines de témoignages ont été recueillis.

« J’ai aperçu un énorme truc, comme une boule bleue avec une queue verte » témoigne une habitante de Niederbronn-les-Bains, dans le Bas-Rhin, citée par France Bleu. La témoin rapporte avoir aperçu mardi 14 novembre en fin d’après-midi, un objet « plus gros qu’une étoile filante ».

Les témoignages ont afflué aussi du côté du journal local DNA (Dernières nouvelles d’Alsace), qui relaye plusieurs témoignages d’une observation effectuée aux alentours de 17h45 dans la région. « Une très grosse boule de feu vient de traverser le ciel alors que je roulais dans la forêt entre Haguenau et Surbourg. Elle était de couleur bleu et blanche. C’était super impressionnant » rapporte l’un d’eux. Des internautes ont fait parvenir au journal des vidéos du phénomène.

Etoile filante Alsace 17/11/2017

Une étoile filante géante a traversé le ciel alsacien et tout le Grand Est de la France, mardi 14 novembre vers 17h45.

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Chicxulub : l’impact du tueur de dinosaures plus violent que prévu

Selon de nouvelles simulations, l’impact de l’astéroïde tombé sur Terre il y a 65 millions d’années a généré l’émission de trois fois plus de composés soufrés que ce que l’on pensait. Durablement injectés dans l’atmosphère, ils ont dû produire un refroidissement violent et long. Malheureusement pour les dinosaures.

Un groupe de géophysiciens menés par Joanna Morgan de l’Imperial College London (Royaume-Uni) vient de publier un article dans Geophysical Research Letters qui conforte la thèse du rôle majeur dans la disparition des dinosaures du corps céleste à l’origine de l’astroblème de Chicxulub au Yucatan. Certainement, les gigantesques épanchements basaltiques du Deccan en Inde ont aussi joué un rôle dans la grande crise biologique à l’interface du Crétacé et du Paléogène ayant inauguré le début de l’ère tertiaire. Mais selon les chercheurs, le lieu de l’impact de l’astéroïde ou de la comète était vraiment l’un des pires possibles et leur étude confirme ce qui était déjà avancé il y a une décennie.

En effet, la catastrophe s’est produite dans une région contenant des évaporites constituées de sulfates de sorte que d’importantes quantités de composés soufrés ont été libérées. Or, ces composés peuvent se comporter comme des aérosols fortement réflecteurs de la lumière dans les couches hautes de l’atmosphère. Conjointement à de grandes quantités de poussières, ces aérosols ont donc dû provoquer un refroidissement de la planète et une période d’obscurité empêchant la photosynthèse des plantes, et provoquant du même coup l’effondrement de la chaîne alimentaire. Ces composés soufrés ont dû également acidifier les océans, ce qui n’a fait qu’empirer les choses, notamment pour les ammonites, alors nombreuses mais qui disparaissent à cette époque.

Cratère de Chicxulub

Image d’artiste du cratère de Chixculub quelques milliers d’années après la disparition des dinosaures (Source : Science Source).

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Un petit astéroïde a frôlé la Terre

Si le petit astéroïde 2012TC4 avait heurté la Terre il n’aurait pas été nécessaire, a priori, d’évacuer la population, estiment les scientifiques. Un risque de collision ne peut être exclu en 2079.

À 7h41 heure française, un petit astéroïde, 2012 TC4, est passé à 44.000 km de la terre à la vitesse d’environ 7,3 km/s. En la matière, une telle distance est considérée comme très proche, puisque l’objet passera dans la zone entre la Terre et la Lune. Cette boule de roches de métaux et de glace considérée comme une planète mineure est tout de même de la taille d’une grosse maison entre 15 et 30 mètres de diamètre.

Ce passage ne représente aucun danger rappellent les scientifiques y compris pour les satellites géostationnaires, les plus éloignés se trouvant à 36.000 kilomètres de la Terre. « Cette fois-ci, ce n’est pas un cas préoccupant mais nous allons en profiter pour nous entraîner », explique à l’AFP Detlef Koschny, co-directeur du segment Objets géocroiseurs de l’Agence spatiale européenne (ESA). « Comme cela, le jour où arrivera un objet vraiment dangereux, nous aurons répété plusieurs fois avant », ajoute-t-il.

Les chercheurs se sont donc pliés à un exercice de défense planétaire. Différents observatoires dans le monde ont braqué leurs télescopes sur l’astéroïde tandis qu’il se rapprochait peu à peu de la Terre. Il apparaissait alors comme un petit point brillant. Sa vitesse relative par rapport à la Terre était alors de 7,3 km par seconde.

Astéroïde 2012 TCA & Terre

A 7h42, l’astéroïde 2012 TC4 a frôlé la Terre (Source : NASA).

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Disparition des dinosaures : l’astéroïde aurait plongé la Terre dans la nuit durant 2 ans

Une nouvelle simulation de l’impact des incendies producteurs de suies causés par l’impact d’un astéroïde à la fin du Crétacé précise ce qui a pu se passer au moment de la disparition des dinosaures. Les suies pourraient avoir bloqué suffisamment le rayonnement solaire pour stopper toute photosynthèse pendant un an et demi.

Il reste encore des zones d’ombres sur l’extinction massive à la frontière du Crétacé et du Tertiaire qui a conduit à la disparition d’environ 75 % des espèces vivantes de la biosphère il y a environ 66 millions d’années. Bien que les dinosaures n’aient pas tous été de grandes tailles, et loin s’en faut contrairement à ce que l’on peut croire, ils ont tous disparu sous leur forme non avienne, comme tous les tétrapodes de plus de 25 kg.

Cette crise biologique coïncide peu ou prou avec deux évènements géologiques majeurs, les trapps du Deccan et l’astroblème du Yucatan, à Chicxulub, respectivement produits par de gigantesques épanchements basaltiques et par la chute d’un petit corps céleste d’une dizaine de kilomètres de diamètre. Le débat dure toujours quant à l’importance relative de ces deux phénomènes mais l’on s’accorde en général sur le fait que l’impact de l’astéroïde ou d’une comète a été déterminant. Sauf que l’on ne comprend pas très bien les détails des cascades d’évènements et de boucles de rétroactions dans l’environnement qui ont permis par exemple aux crocodiles de survivre mais pas à certains dinosaures de mêmes tailles.

Une étude en cours de publications dans les Pnas (Proceedings of the National Academy of Sciences) par une équipe de chercheurs vient cependant d’apporter de nouveaux éléments pour tenter de comprendre ce qui s’est passé. Elle complète un article déjà publié en 2016 dans Atmospheric Chemistry and Physics (ACP). Les chercheurs viennent du NCAR (National Center for Atmospheric Research), un institut de recherche à Boulder, dans le Colorado, qui a comme mission d’explorer et de comprendre notre atmosphère et ses interactions avec le Soleil, les océans, la biosphère et l’Homme. Ces scientifiques ont utilisé un superordinateur pour simuler les conséquences de l’impact de Chicxulub. Il s’agissait en particulier de comprendre les effets des poussières et surtout de la suie produite par les incendies ayant ravagé les forêts et dont on trouve des traces dans la fameuse couche argileuse noire de la limite Crétacé-Tertiaire (la couche KT).

Météorite géante extinction dinosaures

Vue d’artiste de l’impact survenu il y a 65 millions d’années ayant causé le cratère de Chicxulub et sans doute provoqué l’extinction des dinosaures (Source : Cambridge Press).

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3122 Florence, cet astéroïde de 4 kilomètres qui va bientôt s’approcher de la Terre

Le 1er septembre prochain, un astéroïde découvert en 1981 et mesurant environ 4 kilomètres de diamètre se rapprochera de la Terre. Connu sous le nom de 3122 Florence, le corps spatial passera à quelque 7 millions de kilomètres de notre planète.

La Terre va bientôt recevoir une nouvelle visite. Le 1er septembre prochain, notre planète verra en effet un astéroïde se rapprocher d’elle une nouvelle fois. Pas de panique pour autant, selon les scientifiques de la NASA, ce passage se fera en toute sécurité. Connu sous le nom de 3122 Florence (ou 1981 ET3), le corps spatial passera à quelque 7 millions de kilomètres de la Terre.

Cet astéroïde a été découvert en mars 1981 en Australie et baptisé en référence à Florence Nightingale, célèbre infirmière britannique et pionnière des soins infirmiers modernes. S’il est aujourd’hui classé parmi les astéroïdes « potentiellement dangereux » pour la Terre, c’est en raison de son orbite et de sa grande taille.

Selon les estimations, Florence mesurerait 4 à 5 kilomètres de diamètre, ce qui fait de lui le quatrième plus gros astéroïde dans le voisinage de la Terre après (53319) 1999 JM8 (7 km), 4183 Cuno (5,6 km) et 3200 Phaethon (5,1 km). Bien que ce ne soit pas la première fois que l’astéroïde se rapproche de la Terre, le passage du 1er septembre fera figure de record.

Astéroïde 3122 Florence

Trajectoire de l’astéroïde 3122 Florence.

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Astéroïde : la NASA va tester son système de défense

Le 12 octobre 2017, l’astéroïde 2012 TC4 passera au plus près de la Terre. Il devrait être sans danger. La NASA va en profiter pour tester en temps réel son réseau de surveillance du ciel et améliorer ainsi son système de défense.

À mesure que la technologie des observatoires terrestres et spatiaux progresse, nous sommes capables de recenser toujours plus d’astéroïdes potentiellement dangereux pour la Terre (NEO pour Near Earth Objects en anglais). Cette amélioration de la surveillance du ciel s’accompagne d’une meilleure connaissance statistique du nombre d’astéroïdes qu’il reste à découvrir. Car c’est là que le bât blesse. Les scientifiques de la NASA estiment que si plus de 90 % des objets proches de la Terre mesurant plus d’un kilomètre sont déjà découverts, 90 % de la population des NEO supérieurs à 140 mètres restent à recenser et il faut aussi correctement affiner leurs paramètres orbitaux. Notons que toutes ces statistiques, et bien d’autres encore sur ces astéroïdes, sont disponibles en ligne et mises à jour quasi en temps réel sur ce site de la NASA.

La chute de la météorite de l’Oural, en février 2013, a montré à quel point la Terre était vulnérable face à la menace des astéroïdes. Cet objet n’avait pas été détecté à temps pour prévenir les populations concernées par son entrée atmosphérique. Afin de se prémunir d’un autre évènement de ce type, l’Agence spatiale américaine surveille le ciel.

Astéroïde 2012 TC4

Trajectoire estimée du passage de l’astéroïde 2012 TC4 en octobre 2017 (Source : NASA).

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Passage remarqué d’un météore dans le sud de la France

Le passage d’un gros météore a été particulièrement remarqué dans le sud de la France vendredi 4 août 2017 au soir, suscitant de nombreuses réactions sur les réseaux sociaux et de multiples témoignages auprès des organisations scientifiques chargées de leur observation.

Ce genre de « gros bolide » ou de « boule de feu » n’est pas exceptionnel, des météores de cette importance traversant le ciel tous les quinze jours environ, a indiqué à l’AFP François Colas, directeur de recherche au CNRS à l’Observatoire de Paris et responsable du réseau Fripon (Fireball Recovery and Interplanetary Network) qui surveille les chutes de météorites en France. Mais il a pu être suivi par un nombre particulièrement important d’observateurs, en survenant vendredi 4 août 2017 à 23H00 par beau temps, un soir d’été en période de vacances: l’International Meteor Organization (IMO) a ainsi reçu plus de 170 témoignages provenant de toute la partie sud de la France, de Bordeaux à Lyon, de Clermont-Ferrand à Perpignan.

Selon Louis d’Hendecourt, directeur de recherches CNRS à l’Institut d’astrophysique spatiale, interrogé par le journal Sud Ouest, la couleur verte du météore évoquée par de nombreux internautes serait due à sa composition, notamment « la présence de minéraux qui se vaporisent et émettent de la lumière ». Ce bolide « rasant », qui suivait une trajectoire d’une inclinaison de 20°, est passé au-dessus du sud-ouest de la France et a « disparu à la verticale de Périgueux à une hauteur de 37 km », selon le réseau Fripon, dont une quinzaine de caméras ont pu le voir. « Il est passé assez lentement, à une vitesse de 18 km/s, il était visible quand il était à 80 km d’altitude.

Météorite sud de la France 04/08/2017

Photographies de la météorite qui a traversé le ciel du sud de la France vendredi, prises par le réseau Fireball Recovery and InterPlanetary Observation Network (Source : FRIPON).

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