Ce cratère géant est-il lié à la plus grande extinction massive de tous les temps ?

Des chercheurs pensent avoir identifié un bassin d’impact large de 250 km au large des îles Malouines. Sa datation approximative le place à la fin du Paléozoïque, une période caractérisée par la Grande extinction du Permien-Trias. S’il venait à être confirmé que cette dépression est un cratère créé par un astéroïde, serait-il alors le responsable (ou le coresponsable) de la disparition de la plupart des êtres vivants sur Terre ?

Une équipe de géologues américains, argentins et paraguayens qui a enquêté sur une dépression circulaire ensevelie sous des sédiments au nord-ouest des îles Malouines, défend l’hypothèse qu’il s’agit là d’un bassin d’impact. L’un d’entre eux, le professeur Michael Rampino, de l’université de New York, fut le premier, en 1992, à s’intéresser à cette structure. Large d’environ 250 km, elle aurait été créée par un astéroïde tombé il y a entre 270 et 250 millions d’années. Cette période correspond à la fin du Paléozoïque, époque à laquelle survint la plus grande extinction massive connue : 75 % des animaux terrestres et 96 % de la vie marine furent anéantis.

Si cet impact est avéré, la question se pose de savoir s’il a pu provoquer cette Grande extinction, voire déclencher les éruptions des trapps de Sibérie, situées aux antipodes (des chercheurs ont émis l’hypothèse d’un impact dans l’hémisphère sud, peut-être en Australie). Un scénario similaire est parfois évoqué pour expliquer la disparition des dinosaures, plus récemment, il y a environ 66 millions d’années : le choc de l’astéroïde aurait réveillé les trapps du Deccan.

Cratère impact Malouines

Sur cette carte des reliefs, on reconnaît en jaune les îles Malouines. La dépression suspectée d’être un bassin d’impact est en rose. (Source : National Centers for Environmental Information)

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Un gros astéroïde va frôler la Terre le 19 avril

Un astéroïde plus gros que d’habitude passera dans le voisinage de la Terre le 19 avril. Mesurant environ 650 m, il s’approchera à seulement 1,8 million de kilomètres de nous. Le même jour, mais un peu plus loin, une comète fera aussi une visite au plus près de notre Planète.

Le 4 avril dernier, un petit astéroïde a littéralement frôlé la Terre. De la taille d’une voiture, le géocroiseur 2017 GM (c’est son nom) n’était alors passé qu’à 16.000 km de la surface de notre Planète, ce qui est vraiment très proche. En réalité, nous croisons souvent de semblables petits objets sans que cela ne nous menace (plusieurs fois par semaine).

Le 19 avril prochain, c’est un astéroïde beaucoup plus gros qui va passer dans les parages de la Terre.
2014 JO25, qui, comme son nom nous l’indique, a été découvert en mai 2014, passera alors à environ 1,8 million de kilomètres (ce qui correspond à 4,6 fois la distance moyenne entre la Terre et la Lune). La NASA assure que ce corps céleste de quelque 650 mètres de diamètre (selon les premières estimations) n’est pas sur une trajectoire de collision.

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2015 BN509, cet astéroïde qui pourrait un jour menacer la Terre

Le 7 février dernier, les scientifiques ont utilisé le radiotélescope d’Arecibo pour observer le proche passage d’un astéroïde très particulier. Nommé 2015 BN509, il est classé parmi les astéroïdes potentiellement dangereux pour la Terre.

Des astéroïdes rendent régulièrement visite à la Terre. Rien qu’au mois de janvier dernier, les scientifiques en ont découvert deux nouveaux, 2017 AG13 et 2017 BX alors qu’ils passaient à proximité de notre planète, à une distance totalement sûre. Le 7 février, c’est toutefois un astéroïde très particulier qui nous a rendu visite : 2015 BN509.

Ce corps a été observé pour la première fois en 2005 mais il n’a été officiellement répertorié que dix ans plus tard comme son nom l’indique. Depuis, les scientifiques l’ont étudié à plusieurs reprises et pour cause, 2015 BN509 est classé par le Minor Planet Center dans la liste des astéroïdes potentiellement dangereux pour la Terre.

D’après les estimations, 2015 BN509 afficherait un diamètre d’environ 200 mètres pour une longueur de quelque 400 mètres. Soit à peu près la hauteur de l’Empire State Building de New York aux États-Unis. Mais il n’y a pas que sa taille qui lui vaut sa classification d’astéroïde potentiellement dangereux.

Astéroïde 2015 BN509

L’astéroïde 2015 BN509 observé par le radiotélescope d’Arecibo le 7 février 2017 (Source : NASA).

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Après la fin des dinosaures, la vie est repartie plutôt vite

Après le cataclysme planétaire de la fin du Crétacé, qui a eu raison des dinosaures non-aviens et d’innombrables autres espèces vivantes, les écosystèmes se sont reconstitués plus rapidement que prévu dans l’hémisphère sud. En quatre millions d’années, une riche végétation peuplée d’insectes a de nouveau envahi l’Amérique du sud. C’est ce qu’ont découvert des chercheurs qui se sont intéressés aux mangeurs de feuilles…

En combien de temps la biodiversité s’est-elle reconstituée après la catastrophe qui a exterminé de très nombreuses espèces vivantes, dont les dinosaures, il y a 65,5 millions d’années ? La question est d’importance car elle touche à la résilience de l’écosystème terrestre. Elle est difficile car le registre fossile n’est jamais assez complet pour donner une idée précise de la biosphère année par année. De plus, les invertébrés se conservent mal dans les sédiments. Mais ceux qui mangent des feuilles (lesquelles peuvent se conserver assez bien) y laissent des traces reconnaissables…

L’analyse des restes d’arbres dans le Dakota avait montré, en 2006, que les grands végétaux terrestres étaient revenus rapidement (l’étude était parue dans Science). Mais les coupures dans leurs feuilles causées par des larves d’insectes boulimiques sont restées longtemps absentes. Neuf millions d’années, indiquent les études sur la question.

Feuille -67/-66 Ma

Une feuille fossilisée trouvée en Patagonie, dans l’extrême sud de l’Argentine, qui a visiblement bien nourri une larve d’insecte. Le festin s’est passé entre -67 et -66 millions d’années. (Source : Michael Donovan)

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L’enquête sur « le cratère des dinosaures » au Mexique ne fait que commencer

Une nouvelle étude réalisée dans le cratère de Chicxulub, formé par la météorite qui a provoqué l’extinction des dinosaures, pourrait permettre de répondre aux questions fondamentales qui entourent encore cet évènement qui a changé l’histoire de la Terre.

Il y a 66 millions d’années, une météorite de 10 km de diamètre s’écrasait dans le Golfe du Mexique, provoquant selon la théorie la plus répandue, la disparition des dinosaures. Depuis la découverte du cratère de Chicxulub, dans les années 80, les scientifiques ne cessent d’enquêter sur les lieux du drame pour tenter de mieux comprendre la catastrophe et ses conséquences.

Bonne nouvelle, une équipe internationale de scientifiques va bientôt publier les résultats d’une enquête qui pourrait mettre fin au mystère, a rapporté mardi la BBC. Car les chercheurs ont commencé à analyser les échantillons récoltés lors d’une série de forages menée par l’ECORD (un consortium européen menant des missions scientifiques en mer) sur le site de l’impact et jusqu’à 1335 mètres sous le plancher de la mer des Caraïbes.

Lors des premiers 600 mètres, la foreuse a dû se frayer un passage à travers la couche de sédiments qui s’est accumulée depuis l’impact. Mais une fois arrivé au fond du cratère, elle s’est heurtée à la véritable roche qui a formé le cratère Chicxulub.

Météorite géante extinction dinosaures

Vue d’artiste de l’impact survenu il y a 65 millions d’années ayant causé le cratère de Chicxulub et sans doute provoqué l’extinction des dinosaures (Source : Cambridge Press).

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Les dinosaures ont été victimes de deux réchauffements climatiques

L’extinction de masse de la fin de l’ère secondaire est-elle due à l’impact d’un astéroïde ou d’une comète, ou bien à des éruptions volcaniques massives survenues au Deccan ? Le débat pourrait prendre fin : les deux seraient impliqués, conclut une étude, qui a mis en évidence deux pics de températures, correspondant à ces évènements. Un double réchauffement planétaire qui aurait été fatal à de nombreuses espèces, dont les dinosaures.

Au large de la péninsule Antarctique, face à l’île James-Ross et séparée de la Terre de Graham, l’île Seymour est devenue une célébrité chez les paléontologues. La formation Lopez de Bertodano y affleure, datant principalement du Crétacé supérieur à l’Éocène. Plusieurs de ces roches contiennent des fossiles témoignant de la vie marine de cette époque. Comme ce type de fossile se conserve mieux et se trouve en plus grand nombre que les autres, cette île constitue une excellente fenêtre sur la Terre à l’époque de la « crise KT », il y a environ 66 millions d’années.

Les chercheurs en géosciences à l’origine d’un article publié dans Nature Communications y ont étudié la composition isotopique des coquilles de plusieurs mollusques bivalves datant de cette période clé de l’histoire de la biosphère. La durée examinée, à cheval sur la disparition des dinosaures, était précisément de 3,5 millions d’années. L’étude a porté sur les isotopes d’oxygène 18 et de carbone 13 présents dans les carbonates formant les coquilles de ces animaux.

Trapps du Deccan

Les empilements de coulées basaltiques des trapps du Deccan en Inde.

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30 juin : c’est la journée mondiale des astéroïdes

Pour la deuxième année consécutive, cette journée mondiale est l’occasion de faire le point sur la menace que représentent ces projectiles venus de l’espace.

Le 30 juin 2015, était organisée la toute première « journée mondiale des astéroïdes ». Un date choisie symboliquement en référence au 30 juin 1908. Ce jour là, une météorite a explosé au dessus du sol dans la Toungouska, en Sibérie. L’onde de choc consécutive a été si violente que 1200 km2 de forêt ont été balayés comme des fétus de paille.

À quoi sert cette journée ? A sensibiliser le public au risque que représentent les astéroïdes géocroiseurs (c’est-à-dire dont la trajectoire se rapproche ponctuellement de celle de la Terre) afin d’inciter les autorités ou tout autre organisme financeur à mettre les moyens nécessaires pour accélérer le développement de programmes de détection de ces corps célestes.

Et la mission est d’importance car la quantité d’astéroïdes susceptibles de passer au voisinage de la terre est impressionnante. S’il semble que nous ayons repéré tous les gros géocroiseurs (de plus d’un kilomètre de diamètre), les astronomes découvrent chaque jours de nouveaux astéroïdes d’une taille susceptible de raser une ville. En témoigne ce tableau actualisé au 26 juin 2016.

Astéroïdes proche de la Terre

En rouge, le nombre d’astéroïdes de plus d’un kilomètre de diamètre découverts depuis 1980, en orange, ceux dont la taille est comprise entre 140m et 1km, et en bleu, la totalité des astéroïdes (Source : NASA).

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