Un fragment de météorite découvert au Botswana

Des fragments d’une météorite qui a pénétré dans l’atmosphère en juin 2018 ont été découverts au Botswana.

Le 2 juin 2018, une météorite pénétrait dans l’atmosphère et explosait au-dessus de l’Afrique, vers le Botswana. L’incident a été observé dans de nombreux pays voisins et par le télescope du Catalina Sky Survey qui avait repéré l’intrus huit heures avant l’entrée atmosphérique.

Le samedi 23 juin 2018, une équipe d’experts du Botswana, d’Afrique du Sud, de Finlande et des États-Unis a retrouvé un fragment de cette météorite, dans un parc naturel du Botswana, puis un autre peu après. C’est seulement la troisième fois dans l’histoire qu’un astéroïde entrant en contact avec la Terre est détecté si tôt et la deuxième fois que des fragments sont récupérés. Leur étude va permettre d’identifier la nature de l’objet et va permettre de mieux calibrer les outils de surveillance terrestre, prémisses d’une véritable défense planétaire.

Fragment météorite Botswana

Fragment de la météorite découverte au Botswana (Source : P. Jenniskens).

Lire la suite

Publicités

Pêche à la météorite géante dans le Pacifique

Après la chute d’un bolide céleste dans le Pacifique près de Seattle, des chercheurs ont plongé des robots sur ses traces.

Un soir de mars, sur la côte ouest américaine près de Seattle, une énorme boule de feu déchire le ciel et surprend les habitants, fonçant en direction du Pacifique à toute vitesse. Ni feu d’artifice, ni extraterrestre, le spectacle était celui de l’entrée dans l’atmosphère d’une météorite. « Facilement la plus grosse enregistrée aux Etats-Unis depuis vingt et un ans », expliquait alors au Seattle Times Marc Fries, expert de la NASA sur le sujet. Quatre mois plus tard, une quête des restes du bolide immergé a été lancée et une première expédition sous-marine, début juillet, vient de présenter ses résultats.

Les observations radar ont permis d’établir que deux tonnes environ auraient résisté du voyageur spatial, gros comme une voiturette de golf. Lancé dans le vide, puis brutalement freiné et chauffé par la densité de notre atmosphère, l’objet se serait fragmenté en chutant, avant de plonger et reposer sur les fonds océaniques. Le tout sur une largeur de 800 mètres, à 26 kilomètres des côtes. Or la recherche sous-marine d’une météorite s’avère extrêmement rare. Une première en ce qui concerne Marc Fries, pourtant responsable de dizaines d’autres expéditions – menées jusqu’ici sur la terre ferme.

Coup de chance pour ce chasseur de météorites : un navire scientifique bien équipé, missionné depuis peu, se trouve par hasard au cœur de cette zone du Pacifique-Est. Le Nautilus, 64 mètres de long, compte deux rovers d’exploration sous-marine providentiels… Sauf qu’un problème subsiste à bord : le matériel embarqué ne prévoyait pas du tout une pêche au corps céleste immergé. Les chercheurs ont dû improviser avec le matériel disponible pour construire une écope adaptée, et surtout un détecteur artisanal : une planche remplie de puissants aimants.

Pêche météorite Pacifique

L’un des rovers sous-marin, lors de sa mise à l’eau depuis le navire scientifique dépêché sur place (Source : Ocean Exploration Trust/NautilusLive).

Lire la suite

Astéroïdes : la mission Hera pour défendre la Terre

Pour protéger la Terre d’une collision annoncée avec un astéroïde, peut-être faudra-t-il dévier celui-ci. Pour tester cette idée, la NASA a prévu de lancer la mission Dart à destination de l’astéroïde binaire Didymos. Quelques années plus tard, l’Agence spatiale européenne (ESA) enverra la mission Hera, notamment pour mesurer les effets de l’impact.

Face au risque, très faible mais statistiquement pas nul, qu’un astéroïde de taille importante frappe la Terre, les agences spatiales étudient les moyens possibles pour protéger la Planète. La déviation de l’objet serait la solution la plus pragmatique. Pour tester cette idée, la NASA a prévu de lancer la mission d’impact et de déviation Dart à destination de l’astéroïde binaire Didymos. Ce dernier est composé de deux objets : Didymos, le corps principal de 780 m de diamètre, et une lune de 160 m, provisoirement baptisée Didymoon, qui tourne autour de Didymos. La mission Dart percutera la lune Didymoon.

Dart est une étape importante pour démontrer qu’il est possible de protéger la Terre d’un astéroïde grâce à la technique de l’impact cinétique, c’est-à-dire en faisant dévier de sa trajectoire l’objet percuté. La maîtrise de cette technologie est l’une des deux armes envisagées par la NASA pour défendre notre Planète contre un objet dangereux de grande taille (l’autre solution est l’explosion nucléaire à proximité).

Initialement, l’Agence spatiale européenne (ESA) devait participer à la mission Dart en fournissant le satellite AIM de surveillance de l’impact ainsi qu’en réalisant l’observation du cratère formé et celle de ses éjecta. Mais, faute de budget, cette mission a été annulée en décembre 2016. Pour s’affranchir de cette contrainte, l’équipe du projet AIM vient de présenter Hera. Cette nouvelle proposition de mission est moins ambitieuse, avec des objectifs limités à l’observation des conséquences de l’impact et du calcul des changements de l’orbite de Didymoon. Alors que le satellite AIM devait suivre en direct l’impact, Hera arrivera sur le site deux ans après l’impact de Dart.

Hera Didymos

Vue d’artiste de la sonde Hera à proximité de l’astéroïde binaire Didymos et de sa petite lune (Didymoon). (Source : ESA/Science Office)

Lire la suite

Deux météorites se sont succédées à seulement quelques heures d’intervalle dans l’atmosphère terrestre

En fin de semaine dernière, deux évènements comparables se sont manifestés à quelques heures d’intervalle dans le ciel terrestre. Le premier, une chute de météorite survenue au sud de la Chine. Le second, la traversée du ciel africain par un corps d’une taille relativement modeste.

Deux en deux jours ! À seulement 27 heures d’intervalle, deux météores viennent de traverser l’atmosphère terrestre ! Une succession d’évènements aussi spectaculaires que singuliers survenus respectivement le 1er et le 2 juin dernier.

Vendredi, c’est le ciel nocturne du Sud de la Chine qui a été traversé par une météorite. Le point lumineux a brièvement fendu la nuit sous les regards médusés de nombreux observateurs de la Province du Yunnan. S’en sont alors suivis de nombreuses images et témoignages écrits postés sur les réseaux sociaux, et notamment celui du Quotidien du Peuple, le journal officiel chinois.

« Moment incroyable : une météorite a été capturée dans la ville de Jinghong, au Sud-Ouest de la province chinoise du Yunnan vendredi et a illuminé le ciel », indique le message posté en compagnie d’une courte vidéo qui montre la brève apparition de l’étoile filante. Tellement furtive que la nature et l’origine exacte de ce météore demeurent encore mystérieuses.

Météorite Jinghong

Météorite dans le ciel de Jinghong dans le sud de la Chine (Source : China News).

Lire la suite

L’astéroïde tueur de dinosaures aurait réchauffé le climat pendant 100.000 ans

La Terre pourrait avoir subi un réchauffement climatique global de plusieurs degrés pendant environ 100.000 ans en raison de l’impact à l’origine de la disparition des dinosaures, selon un groupe de géologues. C’est ce que suggère la détermination de la température de l’eau à cette époque en utilisant des isotopes de l’oxygène.

La suite de Jurassic World sort la semaine prochaine au cinéma. On peut espérer qu’elle ravira les passionnés de dinosaures mais hélas, la réalité ne semble pas en mesure de rattraper la fiction car on sait aujourd’hui que l’ADN de dinosaures ne peut pas se conserver bien longtemps, même pas dans les restes fossilisés de moustiques qui auraient été piégés dans de l’ambre juste après s’être nourris de sang de dinosaures. Ceux-ci, à part lorsqu’ils sont sous la forme des oiseaux actuels, ont définitivement quitté notre biosphère il y a 66 millions d’années, en grande partie sans doute en raison de la chute d’un petit corps céleste d’une dizaine de kilomètres de diamètre (comète ou astéroïde on ne sait pas encore très bien) qui a laissé un cratère d’impact sous la forme du célèbre astroblème de Chicxulub au Yucatán.

Si l’on ne peut pas écarter l’influence des fameuses éruptions volcaniques basaltiques et fissurales à l’origine des Trapps du Deccan en Inde, qui auraient affaibli la biosphère en changeant le climat suite à des émissions massives de gaz volcaniques, il semble difficile d’imaginer qu’une explosion d’énergie équivalente à cinq milliards de fois celle de la bombe atomique d’Hiroshima et qui a creusé un cratère multiple de presque 180 kilomètres de diamètre, n’ait pas fortement affecté elle aussi la biosphère. On peut donc penser que la formation de ce cratère a eu un rôle majeur dans la disparition, à la fin du Crétacé, de 70 % des espèces vivantes dont les dinosaures bien sûr, mais aussi les reptiles volants et marins de l’époque qui n’en étaient pas.

Reste que l’on ne comprend pas très bien les détails des perturbations sur la biosphère et le climat qu’aurait causé l’impact du corps céleste à l’origine du cratère du Yucatán. On sait qu’il est tombé à l’un des pires endroits possibles, car le lieu de la chute était en partie recouvert par des sédiments riches en sulfates : des évaporites. D’importantes quantités de composés soufrés ont donc été libérées. Comme ces composés peuvent se comporter comme des aérosols fortement réflecteurs de la lumière dans les couches hautes de l’atmosphère, ils ont dû provoquer un refroidissement de la planète. Sans parler de la matière éjectée bloquant temporairement le rayonnement solaire et produisant donc une période d’obscurité empêchant la photosynthèse des plantes, provoquant du même coup l’effondrement de la chaîne alimentaire.

Cratère de Chicxulub

Image d’artiste du cratère de Chixculub quelques milliers d’années après la disparition des dinosaures (Source : Detlev Van Ravenswaay).

Lire la suite

Un astéroïde de la taille de l’Arc de Triomphe va frôler la Terre mardi

Disparu des radars peu après sa découverte en 2010, il vient d’être retrouvé par hasard ce 8 mai, alors qu’il s’apprête à effectuer l’un des plus proches passages de la Terre pour un objet de cette taille.

La météorite de Tcheliabinsk ne mesurait pas plus d’une vingtaine de mètres lorsqu’elle est rentrée dans l’atmosphère au-dessus de la Russie en février 2013. La simple désintégration du bolide en altitude avait néanmoins suffi à souffler des milliers de fenêtres dans plusieurs communes de l’Oural, blessant plus de 1500 personnes. Imaginez alors les dégâts que pourrait faire un astéroïde de la taille de l’Arc de Triomphe lancé à plus de 45.000 km/h, s’il tombait sur Paris par exemple ? La puissance de l’explosion équivaudrait à des centaines, voire des milliers de fois la bombe atomique d’Hiroshima…

Rassurez-vous, l’astéroïde 2010 WC9 dont il est question ici ne va pas tomber sur Terre. Mais il ne s’en faudra pas de beaucoup, à l’échelle de l’univers. Ce caillou, dont la taille pourrait être comprise entre 60 et 130 mètres, va passer à 200.000 km environ, soit une distance inférieure de moitié à celle qui nous sépare de la Lune.

Découvert le 30 novembre 2010 par le Catalina Sky Survey, en Arizona, spécialisé dans la détection de ce type d’objets, il avait disparu des radars au bout de dix jours, au fur et à mesure qu’il s’éloignait et devenait trop peu lumineux pour être observé. Les mesures effectuées à l’époque n’avaient pas permis de déterminer assez finement son orbite pour anticiper son retour.

Astéroïde Terre Lire la suite

Trois astéroïdes près de la Terre cette semaine du 7 mai 2018

Trois corps célestes passent à proximité de la Terre cette semaine. Le second est attendu pour aujourd’hui.

Dans les cieux de cette semaine du 7 mai 2018, trois astéroïdes sont au voisinage de la Terre : 1999 FN19, 2016 JQ5 et 2008 TZ3. Tous trois sont des géocroiseurs, des objets qui risquent à un moment de couper l’orbite de la Terre et peut-être même d’entrer en collision avec elle. Ce ne sera toutefois pas pour ce coup-ci, chacun d’entre eux passant à une distance « raisonnable » de notre planète pour cette fois.

Le premier des trois astéroïdes est passé à proximité de la Terre, lundi 7 mai au soir, il se nomme « 1999 FN19 ». Comme son appellation l’indique, il a été observé pour la première fois en 1999, durant le mois de mars. C’est un gros caillou dont la taille est estimée entre 88 et 196 mètres de diamètre. Il est resté à bonne distance de notre planète, à environ dix fois la distance Terre-Lune. Rappelons que la distance qui sépare la Terre de son satellite naturel oscille entre 360.000 et 400.000 kilomètres environ. Ce premier astéroïde ne devrait poser aucun problème lors de ses prochains passages et ce jusqu’à la fin du siècle prochain.

Le second visiteur, 2016 JQ5, croise notre planète ce 8 mai 2018 à environ 1,2 fois la distance lunaire. Beaucoup plus petit que son prédécesseur, il mesure entre 6 et 15 mètres de diamètre. Enfin, ce 9 mai ce sera le tour du plus gros des trois : 2008 TZ3 qui mesure entre 220 et 500 mètres de diamètre, ce dernier restera bien tranquillement à 6,5 fois la distance lunaire.

Astéroïde Terre Lire la suite