La jeune Terre était frappée par un astéroïde comme Chicxulub tous les 15 millions d’années

Les premières années de la Terre étaient incroyablement violentes par rapport à aujourd’hui. Géologues et astronomes pensent que la Terre était frappée par un nombre important de gros astéroïdes dont certains avaient plus de 10 kilomètres de diamètre. Le taux de bombardement de la Terre primitive vient d’être réévalué par des chercheurs. Or ce taux a un effet significatif sur la géochimie de la surface de la Terre et sur sa capacité à soutenir la vie.

Avant l’essor de l’ère spatiale, la nature des cratères lunaires n’était pas claire et certains pensaient qu’il s’agissait de volcans. Les missions Apollo ont montré qu’il y avait incontestablement eu un volcanisme lunaire important et bien que la Lune ne soit assurément pas active aujourd’hui dans ce domaine, on ne peut exclure que certaines régions volcaniques sur notre satellite ne nous offrent un extraordinaire spectacle alors que l’humanité n’aurait pas encore disparu sur la Planète bleue.

Néanmoins, les missions lunaires ont bel et bien confirmé que la majorité des cratères étaient bien des cratères d’impacts et que les flots de basaltes occupant les bassins lunaires avaient en fait pris naissance en réponse à des impacts de corps célestes de taille conséquente. Mais l’un des apports les plus intéressants du projet Apollo a été la mise en relation entre le taux de cratérisation des régions lunaires et leurs âges, déduits de la datation sur Terre des échantillons de roches lunaires ramenés par les astronautes. Cela a permis une calibration d’une loi de décroissance exponentielle du taux d’impact des petits corps célestes au cours de l’histoire du Système solaire, calibration donnant des indications également sur les taux d’impact d’objets de taille donnée et finalement permettant d’estimer les âges des surfaces des autres planètes rocheuses du Système solaire en comptant les cratères.

Ainsi, nous savons que depuis environ 4,5 milliards d’années, non seulement les impacts se font de plus en plus rares mais que les collisions avec des objets de petite taille sont plus fréquentes qu’avec des objets de grande taille. Si plusieurs petites Théia ont peut-être frappé notre Planète il y a plus de 4 milliards d’années en donnant naissance à la Lune, la modélisation de la formation des planètes dans le Système solaire, en complément de la loi exponentielle du taux de collision dont elle est initialement tirée, nous indique clairement que nous ne risquons plus rien à cet égard depuis le fameux Grand bombardement tardif il y a environ 4 milliards d’années.

Terre Hadéen
Vue d’artiste de la Terre hadéenne. D’énormes lacs de lave générés par des impacts de petits corps célestes coexistaient avec de l’eau liquide en surface, sous une atmosphère de serre épaisse soutenue par le dégazage du magma en laves. (Source : SwRI/Simone Marchi/Dan Durda)
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Comment l’astéroïde qui a tué les dinosaures a fait naître la forêt amazonienne

L’astéroïde qui a éradiqué les dinosaures de la surface de la planète il y a 66 millions d’années a peut-être eu un « avantage » : favoriser l’émergence de plantes qui ont ensuite donné naissance à la luxuriante forêt tropicale telle que nous la connaissons aujourd’hui.

Il y a 66 millions d’années, au Crétacé, les forêts tropicales d’Amérique du Sud étaient constituées de couverts clairsemés dominés par des conifères et d’autres gymnospermes à graines. Les plantes à fleurs, ou angiospermes, qui représentent environ 80 % de notre flore moderne, étaient encore rares. Puis l’astéroïde tueur est arrivé, dévastant la moitié de toutes les espèces végétales terrestres. De ces cendres ont émergé de nouvelles plantes qui ont sans doute favorisé l’émergence des foisonnantes forêts tropicales modernes, suggère une nouvelle étude parue dans la revue Science.

Les chercheurs du Smithsonian Tropical Research Institute (STRI) au Panama ont analysé plus de 6.000 fossiles de feuilles et 50.000 fossiles de pollen de Colombie afin de reconstituer la flore de la région entre 72 et 58 millions d’années, avant et après l’impact. Ils se sont notamment basés sur trois méthodes : densité des nervures de feuilles et rapport entre les isotopes de carbone, qui témoignent de leur degré d’exposition au soleil (et donc du type de couvert végétal), ainsi que les signes de dommages causés par les insectes, qui donnent une indication sur la biodiversité de la forêt.

Extinction dinosaures astéroïde

Illustration du cataclysme qui a provoqué l’extinction des dinosaures il y a 66 millions d’années.

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Le plus gros astéroïde à « frôler » la Terre en 2021 passera dimanche 21 mars

Dimanche 21 mars 2021, un gros astéroïde passera à 2 millions de kilomètres de distance de notre planète, nous donnant au passage l’occasion de l’observer de près.

Le plus grand astéroïde à frôler la Terre en 2021 passera… à quelque deux millions de kilomètres de distance de nous, dimanche 21 mars 2021. Sans présenter un quelconque risque de collision, il permettra aux astronomes d’étudier de plus près cet objet céleste.

Appelé 2001 FO32, et mesurant moins d’un kilomètre de diamètre, il filera à 124.000 km/h, « plus vite que la plupart des astéroïdes » passant près de la Terre, selon la NASA. « Il n’y a pas de risque de collision avec notre planète », a ajouté l’agence spatiale américaine. Au plus proche, l’astéroïde se trouvera encore à plus de cinq fois la distance entre la Terre et la Lune. Ce qui reste assez près pour qu’il ait été classé comme « potentiellement dangereux », selon les catégories officielles.

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Le redoutable astéroïde Apophis est passé à proximité de la Terre ce week-end

Apophis, un astéroïde potentiellement dangereux et très surveillé, est passé sans danger à plusieurs millions de kilomètres de la Terre. La prochaine fois que nous le reverrons, il volera à seulement 32.000 kilomètres !

Dans la mythologie égyptienne, Apophis est un monstre en forme de serpent, propagateur du chaos et du mal. Bref, un nom et une fonction qui sied parfaitement à un astéroïde potentiellement dangereux dont les risques d’entrer en collision avec la Terre ont été considérés comme non nul après sa découverte en 2004.

Heureusement, depuis, les astronomes ont appris à le connaître et ont revu à la baisse la probabilité qu’un tel événement se produise lors de sa prochaine visite, le vendredi 13 avril 2029.

Astéroïde

Illustration d’un astéroïde potentiellement dangereux.

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L’astéroïde 2020 VT4 a vraiment frôlé la Terre de très près vendredi 13 novembre

380 kilomètres : c’est le nouveau record, établi le 13 novembre par 2020 VT4, de la plus faible distance connue à laquelle un astéroïde est passé au-dessus de la surface de la Terre, en-dehors des impacteurs et des bolides rasants.

Des astéroïdes, il en passe tous les jours, ou presque, à quelques millions de kilomètres de la Terre et, parmi ceux-ci, tous les mois, quelques-uns passent à une distance plus proche de nous que celle qui nous sépare de la Lune. Ce n’est donc pas en soi un phénomène très rare.

Cependant, bien plus rares sont ceux qui s’approchent à moins de quelques milliers de kilomètres de notre Planète. En effet, à ce jour, d’après la liste compilée par le Center for Near Earth Object Studies (Cneos), seuls 44 astéroïdes sont connus pour être passés plus près de la Terre que les satellites géostationnaires (42.164 km du centre de la Terre, 35.786 km au-dessus de la surface) avec environ 6 nouveaux par an ces dernières années. Seuls deux autres sont connus pour possiblement venir aussi près d’ici la fin du XXIe siècle, dont le célèbre Apophis en 2029.

Ce vendredi 13 novembre, à 17 h 20 UTC (13 h 20 heure de Paris), 2020 VT4 a survolé de très près l’océan Pacifique Sud. En effet, d’après les données de l’Observatoire astronomique de Sormano (Italie), ce petit astéroïde est passé à seulement 6.751 (+10/−12) kilomètres du centre de la Terre, c’est-à-dire environ 380 kilomètre au-dessus de sa surface. Cet astéroïde connu est, de loin, celui qui est passé le plus près de la surface terrestre, en dehors de ceux qui sont entrés en collision avec notre Planète et des bolides rasants.

Astéroïde frôlant la Terre

Illustration d’un astéroïde frôlant la Terre.

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Non, un astéroïde ne va pas s’écraser sur Terre le 2 novembre 2020

Un astéroïde qui revient près de la Terre tous les deux ans fait beaucoup parler de lui ces derniers jours. Pourquoi n’avons-nous rien craindre de sa visite le 2 novembre prochain ?

Beaucoup d’entre nous se sont emballés ces derniers jours avec l’annonce d’une possible collision d’un astéroïde avec la Terre, et cela, la veille de l’élection présidentielle américaine, en plus. Immédiatement, on s’imagine qu’il va se passer la même chose pour notre biosphère que pour les dinosaures, il y a 65 millions d’années, ou que cela va ressembler aux scènes apocalyptiques de certains films de science-fiction ; mais non, rien de semblable ne se produira. Nous n’avons rien craindre de cet astéroïde, un certain 2018 VP1.

Découvert en 2018, plus exactement le 3 novembre, il est de taille modeste. Les observations réalisées lors de son précédent passage (le premier connu), il y a deux ans, suggèrent en effet qu’il ne mesure pas plus de deux mètres dans sa plus grande dimension. Pas de quoi inquiéter toutes les formes de vie sur Terre. Bref, s’il plonge dans notre atmosphère, aucun dégât au sol ne sera à déplorer car il se brisera vite en morceaux, ne laissant derrière lui qu’une traînée de débris, lesquels devraient s’abîmer dans une région peu peuplée ou dans l’océan (70 % de la surface terrestre).

Astéroïde géant à proximité de la Terre Lire la suite

L’astéroïde qui a tué les dinosaures nous éclaire sur l’apparition de la vie sur Terre

Il y a environ 65 millions d’années, un astéroïde frappait la Terre, causant notamment l’extinction des dinosaures. À Chicxulub (Mexique), des chercheurs ont creusé le cratère d’impact laissé par cet astéroïde. Ils ont découvert que le choc avait donné naissance à un système hydrothermal, vaste et persistant. Une preuve, selon eux, que de tels impacts ont pu, au début de l’histoire de notre Planète, fournir à la vie un environnement propice à son développement.

Au Mexique, le cratère de Chicxulub est le témoin d’un cataclysme qui a frappé notre Terre. L’impact s’est produit il y a quelque 65 millions d’années… marquant la fin du règne des dinosaures sur notre Planète. Une nouvelle étude montre aujourd’hui que le cratère pourrait avoir abrité un vaste système hydrothermal persistant. De quoi imaginer que de puissants impacts survenus plus tôt dans l’histoire de la Terre pourraient avoir été le creuset d’une vie microbienne précoce sur notre Planète.

Il y a quelques années déjà, des chercheurs du Lunar and Planetary Institute (États-Unis) avaient observé sur place, des couches de roche portant des signes de l’impact, et traversées ensuite par des veines de nouveaux minéraux. Ils avaient suggéré que des fluides chauds avaient circulé sous Chicxulub.

Astéroïde, dinosaures & apparition vie

L’astéroïde qui s’est écrasé du côté de Chicxulub a causé l’extinction des dinosaures. Mais d’autres, tombés plus tôt, ont peut-être créé les conditions propices à l’apparition de la vie sur Terre.

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Ce bolide est un spectaculaire météore dans le ciel anglais

Un phénomène lumineux a illuminé le ciel de Bude, au nord-est de Cornwall, le 21 janvier 2020. Il a été photographié par un spécialiste de l’image astronomique.

Une boule de feu dans le ciel : c’est ce qu’a photographié Chris Small, le 21 janvier 2020, dans le ciel de la station balnéaire de Bude au nord-est de Cornwall, en Angleterre. Ce flash lumineux a été causé par un bolide, un caillou particulièrement brillant qui a traversé l’atmosphère terrestre.

Chaque jour, environ 54 tonnes de matériaux extraterrestres tombent sur Terre, la plupart sous forme de microscopiques poussières mais aussi de plus grosses météorites. Parfois, plus rarement heureusement, ce sont d’énormes morceaux de roches qui s’écrasent sur la surface de notre planète. Là, ils forment des cratères et peuvent avoir des conséquences catastrophiques sur les écosystèmes. Le bolide de janvier saisi sur la photo s’est lui sans doute disloqué avant d’atteindre la surface, les experts estiment qu’il devait mesurer quelques dizaines de centimètres au moment de son entrée dans l’atmosphère.

Bolide Bude Angleterre 21/01/2020

Bolide au nord-est de Cornwall, en Angleterre (Source : Chris Small).

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Le cratère de Yarrabubba est le plus vieux sur Terre

En Australie, ce cratère constitue la trace la plus ancienne d’un impact de météorite sur la Terre.

Ce n’est pas la peine de s’abîmer les yeux sur des cartes satellites ou des photos aériennes : le cratère de Yarrabubba, en Australie-occidentale, n’est plus visible. Il a été totalement érodé au fil des millénaires mais les géologues l’ont identifié grâce à des relevés magnétiques et à l’étude des roches qui le composent.

Le cratère de Yarrabubba mesure environ 70 km de diamètre et il est suspecté depuis longtemps de représenter la plus ancienne trace d’un impact météoritique sur Terre. Dès 2019, lors de la conférence de géologie de Goldschmidt qui s’est déroulée à Barcelone du 18 au 23 août, Timmons Erickson du Johnson Space Center de la NASA annonçait son âge : 2,229 milliards d’années. La nouvelle était relayée par le magazine Science qui publiait une étude de datation dont les données n’étaient pas tout à fait complètes.

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Le cratère de la météorite tombée il y a 800.000 ans enfin retrouvé

Il y a environ 800.000 ans, une météorite heurtait la Terre. Elle laissait derrière elle un champ de débris vitreux éparpillés sur environ 10 % de la surface de notre Planète. Pendant plus d’un siècle, les scientifiques ont cherché son cratère d’impact. Aujourd’hui, ils le situent dans le sud du Laos.

Un éclair de lumière, une onde de choc, un tremblement de terre. Il y a près de 800.000 ans, une météorite a violemment percuté notre Planète. Pour preuve, les restes d’une pluie de débris — que les chercheurs appellent des tectites — qui s’est ensuite abattue sur des régions allant de l’Asie à l’Antarctique. Sur quelque 10 % de la surface de la Terre.

De quoi compliquer la tâche de ceux qui souhaitaient trouver la trace, même érodée ou partiellement dissimulée, du cratère formé par son impact. Les tectites étant tout de même plus abondantes au centre de l’Indochine, les scientifiques ont longtemps cherché de ce côté. Jusqu’à finalement décortiquer des images satellites de la région.

Les soupçons des géologues de l’université technologique de Nayang (Singapour) se sont d’abord portés sur quelques cratères érodés du sud de la Chine, du nord du Cambodge ou du centre du Laos. Mais ils se sont avérés bien trop vieux. Entre 66 et 252 millions d’années. Aujourd’hui, ils pensent enfin avoir mis la main sur le fameux cratère, dans le sud du Laos, sur le plateau des Bolovens. Il se cacherait sous un champ de lave volcanique refroidie qui s’étend là, sur quelque 5.000 kilomètres carrés.

Impact météorite

Des chercheurs de l’université technologique de Nayang (Singapour) semblent avoir mis la main, au Laos, sur le cratère de la météorite qui a frappé notre Planète il y a 800.000 ans.

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