Un immense astéroïde a frappé l’Ecosse il y a plus d’un milliard d’années

On suspectait l’existence d’un impact géant en Ecosse depuis quelques années. C’est confirmé : le cratère a été découvert.

En 2008, des géologues avaient découvert au nord-ouest de l’Écosse des indices indiquant qu’un gros astéroïde avait frappé la zone dans le passé. Ils se sont notamment basés sur l’analyse d’une couche de débris et d’éjectas pour émettre cette hypothèse et ils estimaient que le cratère d’impact se situait proche des côtes sans toutefois mieux préciser son emplacement. C’est désormais chose faite.

Dans un article publié dans le Journal of the Geological Society, une équipe dirigée par le Dr Ken Amor, du département des sciences de la Terre de l’Université d’Oxford, explique comment elle a identifié l’emplacement du cratère à 15-20 km à l’ouest d’une partie reculée du littoral écossais. Il est dissimulé sous l’eau et sous des roches plus jeunes du bassin de Minch. C’est en combinant des observations de terrain, la distribution de fragments de roches brisées et l’alignement de particules magnétiques que l’équipe a pu évaluer la direction prise par les matériaux éjectés par l’impact et ainsi déterminer la situation probable du cratère. Il faudra maintenant confirmer cette zone en procédant à un relevé géophysique détaillé du bassin de Minch, ce que les scientifiques envisagent pour les prochains mois.

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Astéroïde : la simulation d’un impact finit par la destruction de New York !

Les agences spatiales se sont livrées entre le 29 avril et le 3 mai à un exercice simulant la chute d’un astéroïde sur la Terre. Alors, sommes-nous prêts à affronter un tel événement ? En fait, bien que les experts mobilisés aient réussi à épargner une région entière, ils ont détruit New York par inadvertance !

Après avoir dévasté la Côte d’Azur en 2013, détruit Dacca en 2015 et sauvé Tokyo en 2017, un grand exercice international de simulation d’impact d’astéroïde (lire l’article plus bas) s’est achevé le 3 mai dernier dans un cataclysme : la destruction de la métropole de New York. Malgré huit ans de préparations, les humains ont tenté de dévier l’astéroïde mais ont échoué.

L’exercice est devenu un rendez-vous régulier de la communauté internationale dite de « défense planétaire » (#PlanetaryDefence). Cette nouvelle édition avait commencé le 29 avril lors d’une conférence près de Washington, avec l’alerte initiale suivante : un astéroïde de 100 à 300 mètres de diamètre a été repéré et a, d’après de premiers calculs, il y a une probabilité de 1 % de frapper la Terre le 29 avril 2027.

Tous les jours, quelque 200 astronomes du monde entier, ingénieurs et spécialistes des situations d’urgence, ont reçu de nouvelles informations, formulé des propositions et attendu les décisions des maîtres du jeu, conçu par un ingénieur aérospatial de la NASA.

Astéroïde impact ville

L’impact imminent d’un astéroïde dans une région très peu peuplée poserait de nombreux problèmes auxquels l’humanité n’est pas encore bien préparée.

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Les agences spatiales se préparent à l’impact d’un astéroïde

Afin de se préparer au mieux à l’impact d’un astéroïde contre la surface de la Terre, les agences spatiales américaines et européennes, la FEMA et le Bureau de coordination de défense planétaire se préparent à cette éventualité. S’appuyant sur un plan d’action américain qui détaille les règles à suivre et les scénarios d’évitement et d’atténuation des risques, un exercice d’anticipation s’apprête à débuter. Il vise à vérifier le comportement de la chaîne de commandement et les relations entre chaque participant.

Bien que les chances que la Terre soit percutée par un objet soient très faibles, voire inexistantes pendant ce siècle, elles ne sont statistiquement pas nulles. C’est pourquoi, l’impact d’un astéroïde contre la planète est un des scénarios auxquels les agences spatiales et les pouvoirs publics se préparent. Aux États-Unis, il existe un plan qui décrit les actions à réaliser et les procédures à suivre si un astéroïde était découvert avec des chances élevées de s’écraser contre la Terre.

C’est dans ce contexte que plusieurs entités, dont la NASA, la FEMA (l’Agence américaine des situations d’urgence), le Bureau de coordination de défense planétaire et l’Agence spatiale européenne (ESA) s’apprêtent à débuter un exercice d’anticipation d’impact d’un astéroïde. Cet exercice vise à vérifier les niveaux de préparation des participants à ce type de catastrophe naturelle.

Les participants réagiront à un scénario fictif d’impact d’objet proche de la Terre. Au cours de l’exercice, ils seront informés de la découverte d’un astéroïde fictif avec une chance sur 100 – ce qui est le seuil de déclenchement d’une action internationale – d’un impact sur la Terre en 2027. Cet exercice débutera la semaine prochaine et durera cinq jours (du 29 avril au 3 mai). Il sera réalisé pendant la Conférence dédiée à la défense planétaire.

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Astéroïde tueur de dinosaures : on a trouvé des victimes du jour de l’impact

Une couche datant de la fin du Crétacé, qui contient nombre de fossiles de poissons et d’autres organismes vivants, dont au moins un fragment d’os de dinosaure, conduit à penser que l’on est en présence de victimes mortes probablement moins d’une heure après la chute de l’astéroïde tueur de dinosaures. Un certain flou règne encore cependant sur la présence ou non d’autres fossiles de dinosaures dans cette couche trouvée aux États-Unis.

Ce qui aurait pu être le graal ultime de la paléontologie des dinosaures, à savoir retrouver dans de l’ambre les restes de l’ADN de plusieurs dinosaures – ce qui nous aurait peut-être permis de les cloner comme dans le film Jurassic Park -, est malheureusement destiné à rester un fantasme étant donné que nous savons que l’ADN est trop fragile pour avoir survécu pendant au moins 66 millions d’années.

Un graal plus modeste vient tout de même d’être trouvé avec le site paléontologique baptisé Tanis et qui se trouve dans la fameuse formation de Hell Creek (le « ravin de l’enfer ») aux États-Unis, une formation géologique, au sommet du Crétacé supérieur. Elle est célèbre non seulement parce que l’on y trouve la fameuse couche enrichie en iridium, qui correspond à la limite Crétacé-Tertiaire (K-T) datée de 66 millions d’années, mais aussi des quantités impressionnantes de fossiles d’invertébrés, de plantes, de poissons, de mammifères, de reptiles et en particulier des restes de fameux dinosaures comme le T-Rex et le Triceratops.

Rappelons que la première découverte de la fameuse strate noire de la limite K-T a été faite par Walter Alvarez arpentant vers le milieu des années 1970 la région de Gubbio, une ville italienne. Il était alors un jeune géologue fraîchement émoulu de l’université de Berkeley dont l’attention avait été retenue par une strate argileuse sombre montrant la disparition subite du plancton marin, pourvoyeur en carbonates. Elle délimitait précisément l’époque où disparaissaient aussi les grands reptiles marins, les dinosaures, les ammonites et les bélemnites.

Dinosaure Chicxulub

Une vue d’artiste des évènements à l’origine du site de Tanis, un instantané de la mort des dinosaures (Source : Robert DePalma).

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Une explosion 10 fois supérieure à celle d’Hiroshima vient de se produire dans notre atmosphère

Un météore d’une dizaine de mètres de diamètre a explosé dans l’atmosphère en décembre 2018. La déflagration, passée sur le coup inaperçue, a été repérée à postériori par des instruments de mesure, et capturée sur une image satellite.

Le 18 décembre 2018 à 11h48, 25,6 kilomètres au-dessus de la mer de Bering, un gros rocher spatial fonçant droit sur la Terre à 32 kilomètres par seconde a explosé en entrant dans l’atmosphère, se consumant dans une grosse boule de feu. Au-dessous, seuls les poissons ont peut-être été témoins de l’événement. Mais au fil des semaines, grâce au système sophistiqué de surveillance civile et militaire de la planète, l’explosion a été reconstituée par les scientifiques, jusqu’à ce qu’on retrouve a posteriori des photographies du météore.

Un météore est le phénomène lumineux résultant de l’entrée dans l’atmosphère d’un astéroïde ou d’un autre corps céleste. C’est une étoile filante. Si tout ne se vaporise pas dans l’atmosphère et qu’un morceau atterrit, on parle de météorite. L’un des premiers chercheurs à avoir remarqué l’événement était Peter Brown, scientifique des météores à l’université de Western Ontario. Le 8 mars 2019, il épluchait les données remontant à décembre du système mondial de détection automatique des explosions atmosphériques de l’Organisation du Traité d’interdiction complète des essais nucléaires.

Le système est composé de détecteurs sismiques et acoustiques et, notamment, de 50 stations de micros capables de capter les infrasons (inaudibles à l’oreille humaine) à des dizaines de milliers de kilomètres de distance. « Beaucoup d’entre elles ont détecté les ondes sonores de cette explosion », a dit Peter Brown à l’AFP. « Si vous aviez été juste en dessous, le son aurait été assourdissant ».

Météore Birmanie 14/12/2018

Un météore traverse le ciel de Birmanie, le 14 décembre 2018 (Source : AFP).

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Des scientifiques pensent avoir trouvé ce qui a causé la disparition des dinosaures !

Une nouvelle étude nous en apprend plus sur l’éruption massive qui aurait participé à l’extinction des dinosaures. Celle-ci serait survenue suite à l’impact d’une météorite à l’autre bout du globe.

Nous en savons désormais un peu plus sur les coulées de lave des trapps du Deccan – une province magmatique de l’Ouest de l’Inde –, l’un des coupables présumés de la disparition des dinosaures. De nouvelles données suggèrent que celles-ci seraient corrélées à l’impact de la météorite responsable de la disparition d’un grand nombre de créatures lors de la crise Crétacé-Tertiaire.

L’étude publiée dans la revue Science semble en effet renforcer l’hypothèse selon laquelle l’impact de la météorite dans la mer des Caraïbes aurait causé la réactivation de chambres magmatiques à l’autre bout de la Terre, en Inde, déclenchant des éruptions volcaniques massives. Jusqu’à présent, il avait difficile de dire dans quelles proportions ces deux événements avaient contribué à la disparition des dinosaures.

Trapps du Deccan

Les empilements de coulées basaltiques des trapps du Deccan en Inde.

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La NASA découvre un deuxième cratère géant sous la glace au Groenland

Un autre cratère d’impact géant se cache sous la glace au Groenland. Il se démarque par son diamètre imposant de 36,5 kilomètres et parce que ce n’est que le deuxième représentant de sa catégorie. Le premier se trouve à seulement 183 kilomètres de là, poussant les scientifiques à se demander s’ils sont jumeaux.

L’annonce en novembre 2018 de la découverte d’un vaste cratère d’impact de 31 kilomètres de diamètre sous le glacier Hiawatha, dans le nord-ouest du Groenland, donnait le coup d’envoi à la chasse aux cratères subglaciaires, que les scientifiques pensaient presque impossibles à trouver, présumant qu’ils étaient effacés par l’érosion. Une équipe de chercheurs dirigés par Joe MacGregor du NASA Goddard Space Flight Center (GSFC) révèle maintenant avoir identifié ce qui semble être un deuxième cratère d’impact enfoui sous deux kilomètres de glace.

Décrit dans une étude parue dans Geophysical Research Letters, le nouveau cratère est un brin plus large que le précédent – 36,5 kilomètres de diamètre – et se situe seulement à 183 kilomètres au sud-est de là. Tout indique qu’il a été formé par la chute d’une météorite. Si cela se confirme, il deviendra expressément le 22e plus grand cratère d’impact sur Terre.

Les chercheurs ont tout d’abord repéré le nouveau cratère par sa forme circulaire visible dans les images de la surface de glace fournies par les satellites Terra et Aqua de la NASA, équipés du spectroradiomètre Modis, ainsi que par les satellites de la société privée DigitalGlobe qui participe au projet ArcticDem. Pour approfondir cette découverte, les chercheurs se sont référés à des images radar détaillant la topographie du socle rocheux sous la glace complétées par d’autres données géophysiques (gravimétrie, magnétisme), collectées lors des campagnes aériennes de la NASA, dont la mission IceBridge lancée en 2009.

Deuxième cratère Groenland

Un deuxième cratère d’impact subglaciaire, large de 36,5 kilomètres, a été découvert au Groenland (Source : NASA’s Goddard Space Flight Center/Jefferson Beck).

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