2015 BN509, cet astéroïde qui pourrait un jour menacer la Terre

Le 7 février dernier, les scientifiques ont utilisé le radiotélescope d’Arecibo pour observer le proche passage d’un astéroïde très particulier. Nommé 2015 BN509, il est classé parmi les astéroïdes potentiellement dangereux pour la Terre.

Des astéroïdes rendent régulièrement visite à la Terre. Rien qu’au mois de janvier dernier, les scientifiques en ont découvert deux nouveaux, 2017 AG13 et 2017 BX alors qu’ils passaient à proximité de notre planète, à une distance totalement sûre. Le 7 février, c’est toutefois un astéroïde très particulier qui nous a rendu visite : 2015 BN509.

Ce corps a été observé pour la première fois en 2005 mais il n’a été officiellement répertorié que dix ans plus tard comme son nom l’indique. Depuis, les scientifiques l’ont étudié à plusieurs reprises et pour cause, 2015 BN509 est classé par le Minor Planet Center dans la liste des astéroïdes potentiellement dangereux pour la Terre.

D’après les estimations, 2015 BN509 afficherait un diamètre d’environ 200 mètres pour une longueur de quelque 400 mètres. Soit à peu près la hauteur de l’Empire State Building de New York aux États-Unis. Mais il n’y a pas que sa taille qui lui vaut sa classification d’astéroïde potentiellement dangereux.

Astéroïde 2015 BN509

L’astéroïde 2015 BN509 observé par le radiotélescope d’Arecibo le 7 février 2017 (Source : NASA).

Lire la suite

Après la fin des dinosaures, la vie est repartie plutôt vite

Après le cataclysme planétaire de la fin du Crétacé, qui a eu raison des dinosaures non-aviens et d’innombrables autres espèces vivantes, les écosystèmes se sont reconstitués plus rapidement que prévu dans l’hémisphère sud. En quatre millions d’années, une riche végétation peuplée d’insectes a de nouveau envahi l’Amérique du sud. C’est ce qu’ont découvert des chercheurs qui se sont intéressés aux mangeurs de feuilles…

En combien de temps la biodiversité s’est-elle reconstituée après la catastrophe qui a exterminé de très nombreuses espèces vivantes, dont les dinosaures, il y a 65,5 millions d’années ? La question est d’importance car elle touche à la résilience de l’écosystème terrestre. Elle est difficile car le registre fossile n’est jamais assez complet pour donner une idée précise de la biosphère année par année. De plus, les invertébrés se conservent mal dans les sédiments. Mais ceux qui mangent des feuilles (lesquelles peuvent se conserver assez bien) y laissent des traces reconnaissables…

L’analyse des restes d’arbres dans le Dakota avait montré, en 2006, que les grands végétaux terrestres étaient revenus rapidement (l’étude était parue dans Science). Mais les coupures dans leurs feuilles causées par des larves d’insectes boulimiques sont restées longtemps absentes. Neuf millions d’années, indiquent les études sur la question.

Feuille -67/-66 Ma

Une feuille fossilisée trouvée en Patagonie, dans l’extrême sud de l’Argentine, qui a visiblement bien nourri une larve d’insecte. Le festin s’est passé entre -67 et -66 millions d’années. (Source : Michael Donovan)

Lire la suite

L’enquête sur « le cratère des dinosaures » au Mexique ne fait que commencer

Une nouvelle étude réalisée dans le cratère de Chicxulub, formé par la météorite qui a provoqué l’extinction des dinosaures, pourrait permettre de répondre aux questions fondamentales qui entourent encore cet évènement qui a changé l’histoire de la Terre.

Il y a 66 millions d’années, une météorite de 10 km de diamètre s’écrasait dans le Golfe du Mexique, provoquant selon la théorie la plus répandue, la disparition des dinosaures. Depuis la découverte du cratère de Chicxulub, dans les années 80, les scientifiques ne cessent d’enquêter sur les lieux du drame pour tenter de mieux comprendre la catastrophe et ses conséquences.

Bonne nouvelle, une équipe internationale de scientifiques va bientôt publier les résultats d’une enquête qui pourrait mettre fin au mystère, a rapporté mardi la BBC. Car les chercheurs ont commencé à analyser les échantillons récoltés lors d’une série de forages menée par l’ECORD (un consortium européen menant des missions scientifiques en mer) sur le site de l’impact et jusqu’à 1335 mètres sous le plancher de la mer des Caraïbes.

Lors des premiers 600 mètres, la foreuse a dû se frayer un passage à travers la couche de sédiments qui s’est accumulée depuis l’impact. Mais une fois arrivé au fond du cratère, elle s’est heurtée à la véritable roche qui a formé le cratère Chicxulub.

Météorite géante extinction dinosaures

Vue d’artiste de l’impact survenu il y a 65 millions d’années ayant causé le cratère de Chicxulub et sans doute provoqué l’extinction des dinosaures (Source : Cambridge Press).

Lire la suite

Les dinosaures ont été victimes de deux réchauffements climatiques

L’extinction de masse de la fin de l’ère secondaire est-elle due à l’impact d’un astéroïde ou d’une comète, ou bien à des éruptions volcaniques massives survenues au Deccan ? Le débat pourrait prendre fin : les deux seraient impliqués, conclut une étude, qui a mis en évidence deux pics de températures, correspondant à ces évènements. Un double réchauffement planétaire qui aurait été fatal à de nombreuses espèces, dont les dinosaures.

Au large de la péninsule Antarctique, face à l’île James-Ross et séparée de la Terre de Graham, l’île Seymour est devenue une célébrité chez les paléontologues. La formation Lopez de Bertodano y affleure, datant principalement du Crétacé supérieur à l’Éocène. Plusieurs de ces roches contiennent des fossiles témoignant de la vie marine de cette époque. Comme ce type de fossile se conserve mieux et se trouve en plus grand nombre que les autres, cette île constitue une excellente fenêtre sur la Terre à l’époque de la « crise KT », il y a environ 66 millions d’années.

Les chercheurs en géosciences à l’origine d’un article publié dans Nature Communications y ont étudié la composition isotopique des coquilles de plusieurs mollusques bivalves datant de cette période clé de l’histoire de la biosphère. La durée examinée, à cheval sur la disparition des dinosaures, était précisément de 3,5 millions d’années. L’étude a porté sur les isotopes d’oxygène 18 et de carbone 13 présents dans les carbonates formant les coquilles de ces animaux.

Trapps du Deccan

Les empilements de coulées basaltiques des trapps du Deccan en Inde.

Lire la suite

30 juin : c’est la journée mondiale des astéroïdes

Pour la deuxième année consécutive, cette journée mondiale est l’occasion de faire le point sur la menace que représentent ces projectiles venus de l’espace.

Le 30 juin 2015, était organisée la toute première « journée mondiale des astéroïdes ». Un date choisie symboliquement en référence au 30 juin 1908. Ce jour là, une météorite a explosé au dessus du sol dans la Toungouska, en Sibérie. L’onde de choc consécutive a été si violente que 1200 km2 de forêt ont été balayés comme des fétus de paille.

À quoi sert cette journée ? A sensibiliser le public au risque que représentent les astéroïdes géocroiseurs (c’est-à-dire dont la trajectoire se rapproche ponctuellement de celle de la Terre) afin d’inciter les autorités ou tout autre organisme financeur à mettre les moyens nécessaires pour accélérer le développement de programmes de détection de ces corps célestes.

Et la mission est d’importance car la quantité d’astéroïdes susceptibles de passer au voisinage de la terre est impressionnante. S’il semble que nous ayons repéré tous les gros géocroiseurs (de plus d’un kilomètre de diamètre), les astronomes découvrent chaque jours de nouveaux astéroïdes d’une taille susceptible de raser une ville. En témoigne ce tableau actualisé au 26 juin 2016.

Astéroïdes proche de la Terre

En rouge, le nombre d’astéroïdes de plus d’un kilomètre de diamètre découverts depuis 1980, en orange, ceux dont la taille est comprise entre 140m et 1km, et en bleu, la totalité des astéroïdes (Source : NASA).

Lire la suite

Crise KT : l’Antarctique n’était pas un refuge pour les dinosaures

Au Crétacé, l’Antarctique se trouvait déjà dans le cercle polaire mais n’était pas couverte d’une calotte glaciaire. On pensait donc que la crise KT y avaient moins touché les animaux, habitués à de longs hivers difficiles. Les fossiles marins racontent une autre histoire : les animaux de ce continent ont souffert comme les autres.

Vers la fin du Crétacé, la période géologique couvrant l’histoire de la Terre et de la biosphère il y a entre 144 et 66 millions d’années environ, l’Australie et l’Antarctique n’avaient pas encore été séparées par la dérive des continents. Réunies, elles se trouvaient à l’intérieur du cercle polaire mais n’étaient pas pour autant couvertes par un inlandsis. La température moyenne de la zone australe était d’ailleurs plus élevée au Crétacé inférieur qu’elle ne l’est aujourd’hui, comme le montre l’étude des pollens et des abondances relatives de certains isotopes.

Ce bloc continental devait donc être couvert de forêts jusqu’à l’extrême sud. Cette déduction est d’ailleurs confirmée par le découverte de dinosaures polaires australs qui y vivaient durant le Crétacé. Ce climat plus clément des terres australes semble dû au fait que les positions respectives des continents imposaient des courants océaniques différents.

Monde dinosaures avant Crétacé

Le monde des dinosaures avant qu’ils ne disparaissent au Crétacé.

Lire la suite

Bien avant la chute de l’astéroïde, les dinosaures étaient déjà en train de s’éteindre

Les dinosaures se battaient pour leur survie plusieurs dizaines de millions d’années avant leur extinction attribuée aux conséquences sur l’environnement de la chute d’un astéroïde sur la Terre, selon une étude publiée lundi 18 avril.

Les scientifiques sont engagés depuis de longues années dans un débat sur la santé des dinosaures à la fin de leur présence sur la planète, certains affirmant qu’ils étaient en pleine forme et d’autres soutenant qu’ils connaissaient un fort déclin.

Pour cette étude publiée dans les Proceedings of the National Academy of Sciences, les scientifiques ont épluché les dossiers de fossiles du monde entier.

Selon leurs analyses, différentes espèces de dinosaures disparaissaient à un rythme plus rapide que celui de l’apparition de nouvelles espèces au moins 40 millions d’années avant la collision dévastatrice dans l’actuel Mexique.

Impact comète

Vue d’artiste de l’impact survenu il y a 65 millions d’années ayant causé le cratère de Chicxulub et sans doute provoqué l’extinction des dinosaures (Source : Cambridge Press).

Lire la suite