Mission Dart : la NASA veut dévier un astéroïde

La NASA a donné son feu vert à la construction de Dart, la première mission de démonstration d’une technique de déviation d’astéroïde avec un impacteur cinétique. Celle-ci sera lancée en décembre 2020 à destination de l’astéroïde binaire Didymos.

Certes, aucun astéroïde (ou comète) connu ne suit une trajectoire de collision avec la Terre. D’ailleurs, à ce jour, les programmes de surveillance du ciel ont recensé environ 93 % des objets du Système solaire potentiellement dangereux pour la Terre, c’est-à-dire ceux dont l’orbite coupe celle de notre planète. Mais, au cas où, la NASA veut tout de même vérifier s’il est possible de modifier l’orbite d’un de ces blocs rocheux. Ce sera l’objectif de la mission Dart. En décembre 2020, elle s’en ira percuter l’astéroïde binaire Didymos, composé de Didymos A (780 mètres) et Didymos B (160 mètres), afin de modifier de façon infime sa trajectoire.

Dart est une étape importante pour démontrer qu’il est possible de protéger la Terre d’un astéroïde grâce à la technique de l’impact cinétique (le but est de faire dévier de sa trajectoire l’objet percuté). La maîtrise de cette technologie est l’une des deux armes envisagées par la NASA pour défendre notre planète contre un objet dangereux de grande taille. L’autre solution est l’explosion nucléaire à proximité.

DART

Avec la mission Dart, la Nasa veut dévier un astéroïde. Ici, une étude conceptuelle du vaisseau Dart (Double Asteroid Redirection Test). (Source : NASA/JHUAPL)

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mpact Earth, le simulateur qui vous montre les effets qu’une collision avec un astéroïde aurait sur Terre

Des chercheurs britanniques et américains ont conçu un simulateur disponible en ligne qui vous permet d’évaluer quels effets aurait une collision entre un astéroïde et la Terre. L’occasion de rappeler en cette Journée internationale des astéroïdes la menace que représentent ces corps pour notre planète.

Que se passerait-il si un astéroïde de 100 mètres traversait l’atmosphère pour s’abattre sur Paris ? Avec Impact Earth, il est désormais possible de connaitre la réponse. Ce simulateur a été créé il y a plusieurs années par des scientifiques de l’Imperial College London (Royaume-Uni) et de la Purdue University (Etats-Unis).

Disponible en ligne, il permet à n’importe qui de découvrir les effets que pourrait avoir sur Terre une collision avec un astéroïde. Pour cela, il suffit de rentrer les différents critères : la taille du projectile, sa vitesse, sa composition ainsi que la localisation d’impact. Le logiciel se charge ensuite de réaliser les calculs nécessaires pour évaluer les conséquences.

Dévoilés sur une carte, les résultats vous montrent par exemple la distance à laquelle la boule de feu serait visible, les dommages que le souffle et l’onde de choc créés pourraient provoquer, la taille du cratère généré ou encore les catastrophes (secousses sismiques ou tsunami) que la collision pourraient entrainer.

Impact astéroïde Terre

Simulation de l’impact d’un astéroïde avec la Terre

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Astéroïdes : une journée internationale pour tirer la sonnette d’alarme

Les astéroïdes ont désormais droit à une Journée Internationale de l’ONU : vendredi, les Terriens sont appelés à prendre conscience des dangers que représentent ces petits corps du système solaire et à soutenir les initiatives pour tenter de se protéger de la menace.

« Un jour, nous pourrions être heurtés par un astéroïde et il faut absolument que nous soyons mieux préparés que ce n’est le cas actuellement », explique à l’AFP le cinéaste allemand Grigorij Richters, l’un des fondateurs de l’Asteroid Day. Plus de 700 événements se dérouleront à cette occasion dans 190 pays, assurent les organisateurs qui diffuseront pendant 24 heures d’affilée un programme en live sur internet, orchestré depuis le Luxembourg. Astrophysiciens, astronomes, agences spatiales feront le point sur la diversité des astéroïdes et les risques qu’ils font courir aux habitants de la planète.

Depuis sa naissance, il y a 4,5 milliards d’années, la planète a subi de nombreuses collisions avec des astéroïdes. « Ces objets ont contribué à l’apparition de la vie sur Terre, en apportant de l’eau, des matériaux organiques », relève Antonella Barucci, astronome de l’Observatoire de Paris. Mais ils ont aussi occasionné des destructions. C’est un astéroïde tombé sur le Mexique qui serait responsable de la disparition des dinosaures il y a 65 millions d’années.

L’Asteroid Day, fondé en décembre 2014 par Brian May, guitariste du groupe Queen, l’astronaute américain Rusty Schweickart et la fondation californienne B612, a gagné en visibilité lorsque l’ONU a décidé d’en faire une de ses journées internationales fin 2016. La date du 30 juin n’a pas été choisie au hasard. Elle commémore l’explosion, le 30 juin 1908, d’un astéroïde au dessus de Toungouska, en Sibérie. D’une taille estimée à plus de 40 mètres, il a détruit la forêt sur 2.000 km2, avec une puissance estimée à près de 30 fois la bombe d’Hiroshima. La fréquence de ce type d’événement est de l’ordre de 300 ans.

Impact astéroïde Terre

Simulation de l’impact d’un astéroïde avec la Terre

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Ce cratère géant est-il lié à la plus grande extinction massive de tous les temps ?

Des chercheurs pensent avoir identifié un bassin d’impact large de 250 km au large des îles Malouines. Sa datation approximative le place à la fin du Paléozoïque, une période caractérisée par la Grande extinction du Permien-Trias. S’il venait à être confirmé que cette dépression est un cratère créé par un astéroïde, serait-il alors le responsable (ou le coresponsable) de la disparition de la plupart des êtres vivants sur Terre ?

Une équipe de géologues américains, argentins et paraguayens qui a enquêté sur une dépression circulaire ensevelie sous des sédiments au nord-ouest des îles Malouines, défend l’hypothèse qu’il s’agit là d’un bassin d’impact. L’un d’entre eux, le professeur Michael Rampino, de l’université de New York, fut le premier, en 1992, à s’intéresser à cette structure. Large d’environ 250 km, elle aurait été créée par un astéroïde tombé il y a entre 270 et 250 millions d’années. Cette période correspond à la fin du Paléozoïque, époque à laquelle survint la plus grande extinction massive connue : 75 % des animaux terrestres et 96 % de la vie marine furent anéantis.

Si cet impact est avéré, la question se pose de savoir s’il a pu provoquer cette Grande extinction, voire déclencher les éruptions des trapps de Sibérie, situées aux antipodes (des chercheurs ont émis l’hypothèse d’un impact dans l’hémisphère sud, peut-être en Australie). Un scénario similaire est parfois évoqué pour expliquer la disparition des dinosaures, plus récemment, il y a environ 66 millions d’années : le choc de l’astéroïde aurait réveillé les trapps du Deccan.

Cratère impact Malouines

Sur cette carte des reliefs, on reconnaît en jaune les îles Malouines. La dépression suspectée d’être un bassin d’impact est en rose. (Source : National Centers for Environmental Information)

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Un gros astéroïde va frôler la Terre le 19 avril

Un astéroïde plus gros que d’habitude passera dans le voisinage de la Terre le 19 avril. Mesurant environ 650 m, il s’approchera à seulement 1,8 million de kilomètres de nous. Le même jour, mais un peu plus loin, une comète fera aussi une visite au plus près de notre Planète.

Le 4 avril dernier, un petit astéroïde a littéralement frôlé la Terre. De la taille d’une voiture, le géocroiseur 2017 GM (c’est son nom) n’était alors passé qu’à 16.000 km de la surface de notre Planète, ce qui est vraiment très proche. En réalité, nous croisons souvent de semblables petits objets sans que cela ne nous menace (plusieurs fois par semaine).

Le 19 avril prochain, c’est un astéroïde beaucoup plus gros qui va passer dans les parages de la Terre.
2014 JO25, qui, comme son nom nous l’indique, a été découvert en mai 2014, passera alors à environ 1,8 million de kilomètres (ce qui correspond à 4,6 fois la distance moyenne entre la Terre et la Lune). La NASA assure que ce corps céleste de quelque 650 mètres de diamètre (selon les premières estimations) n’est pas sur une trajectoire de collision.

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2015 BN509, cet astéroïde qui pourrait un jour menacer la Terre

Le 7 février dernier, les scientifiques ont utilisé le radiotélescope d’Arecibo pour observer le proche passage d’un astéroïde très particulier. Nommé 2015 BN509, il est classé parmi les astéroïdes potentiellement dangereux pour la Terre.

Des astéroïdes rendent régulièrement visite à la Terre. Rien qu’au mois de janvier dernier, les scientifiques en ont découvert deux nouveaux, 2017 AG13 et 2017 BX alors qu’ils passaient à proximité de notre planète, à une distance totalement sûre. Le 7 février, c’est toutefois un astéroïde très particulier qui nous a rendu visite : 2015 BN509.

Ce corps a été observé pour la première fois en 2005 mais il n’a été officiellement répertorié que dix ans plus tard comme son nom l’indique. Depuis, les scientifiques l’ont étudié à plusieurs reprises et pour cause, 2015 BN509 est classé par le Minor Planet Center dans la liste des astéroïdes potentiellement dangereux pour la Terre.

D’après les estimations, 2015 BN509 afficherait un diamètre d’environ 200 mètres pour une longueur de quelque 400 mètres. Soit à peu près la hauteur de l’Empire State Building de New York aux États-Unis. Mais il n’y a pas que sa taille qui lui vaut sa classification d’astéroïde potentiellement dangereux.

Astéroïde 2015 BN509

L’astéroïde 2015 BN509 observé par le radiotélescope d’Arecibo le 7 février 2017 (Source : NASA).

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Après la fin des dinosaures, la vie est repartie plutôt vite

Après le cataclysme planétaire de la fin du Crétacé, qui a eu raison des dinosaures non-aviens et d’innombrables autres espèces vivantes, les écosystèmes se sont reconstitués plus rapidement que prévu dans l’hémisphère sud. En quatre millions d’années, une riche végétation peuplée d’insectes a de nouveau envahi l’Amérique du sud. C’est ce qu’ont découvert des chercheurs qui se sont intéressés aux mangeurs de feuilles…

En combien de temps la biodiversité s’est-elle reconstituée après la catastrophe qui a exterminé de très nombreuses espèces vivantes, dont les dinosaures, il y a 65,5 millions d’années ? La question est d’importance car elle touche à la résilience de l’écosystème terrestre. Elle est difficile car le registre fossile n’est jamais assez complet pour donner une idée précise de la biosphère année par année. De plus, les invertébrés se conservent mal dans les sédiments. Mais ceux qui mangent des feuilles (lesquelles peuvent se conserver assez bien) y laissent des traces reconnaissables…

L’analyse des restes d’arbres dans le Dakota avait montré, en 2006, que les grands végétaux terrestres étaient revenus rapidement (l’étude était parue dans Science). Mais les coupures dans leurs feuilles causées par des larves d’insectes boulimiques sont restées longtemps absentes. Neuf millions d’années, indiquent les études sur la question.

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Une feuille fossilisée trouvée en Patagonie, dans l’extrême sud de l’Argentine, qui a visiblement bien nourri une larve d’insecte. Le festin s’est passé entre -67 et -66 millions d’années. (Source : Michael Donovan)

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