Le cratère de Yarrabubba est le plus vieux sur Terre

En Australie, ce cratère constitue la trace la plus ancienne d’un impact de météorite sur la Terre.

Ce n’est pas la peine de s’abîmer les yeux sur des cartes satellites ou des photos aériennes : le cratère de Yarrabubba, en Australie-occidentale, n’est plus visible. Il a été totalement érodé au fil des millénaires mais les géologues l’ont identifié grâce à des relevés magnétiques et à l’étude des roches qui le composent.

Le cratère de Yarrabubba mesure environ 70 km de diamètre et il est suspecté depuis longtemps de représenter la plus ancienne trace d’un impact météoritique sur Terre. Dès 2019, lors de la conférence de géologie de Goldschmidt qui s’est déroulée à Barcelone du 18 au 23 août, Timmons Erickson du Johnson Space Center de la NASA annonçait son âge : 2,229 milliards d’années. La nouvelle était relayée par le magazine Science qui publiait une étude de datation dont les données n’étaient pas tout à fait complètes.

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Le cratère de la météorite tombée il y a 800.000 ans enfin retrouvé

Il y a environ 800.000 ans, une météorite heurtait la Terre. Elle laissait derrière elle un champ de débris vitreux éparpillés sur environ 10 % de la surface de notre Planète. Pendant plus d’un siècle, les scientifiques ont cherché son cratère d’impact. Aujourd’hui, ils le situent dans le sud du Laos.

Un éclair de lumière, une onde de choc, un tremblement de terre. Il y a près de 800.000 ans, une météorite a violemment percuté notre Planète. Pour preuve, les restes d’une pluie de débris — que les chercheurs appellent des tectites — qui s’est ensuite abattue sur des régions allant de l’Asie à l’Antarctique. Sur quelque 10 % de la surface de la Terre.

De quoi compliquer la tâche de ceux qui souhaitaient trouver la trace, même érodée ou partiellement dissimulée, du cratère formé par son impact. Les tectites étant tout de même plus abondantes au centre de l’Indochine, les scientifiques ont longtemps cherché de ce côté. Jusqu’à finalement décortiquer des images satellites de la région.

Les soupçons des géologues de l’université technologique de Nayang (Singapour) se sont d’abord portés sur quelques cratères érodés du sud de la Chine, du nord du Cambodge ou du centre du Laos. Mais ils se sont avérés bien trop vieux. Entre 66 et 252 millions d’années. Aujourd’hui, ils pensent enfin avoir mis la main sur le fameux cratère, dans le sud du Laos, sur le plateau des Bolovens. Il se cacherait sous un champ de lave volcanique refroidie qui s’étend là, sur quelque 5.000 kilomètres carrés.

Impact météorite

Des chercheurs de l’université technologique de Nayang (Singapour) semblent avoir mis la main, au Laos, sur le cratère de la météorite qui a frappé notre Planète il y a 800.000 ans.

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Un minéral inconnu sur Terre découvert dans une météorite en Australie

Schreibersite, taenite, troilite et maintenant edscottite : la météorite de Wedderburn, découverte il y a près de 70 ans, n’en finit plus de livrer de nouveaux secrets. Le dernier minéral en date, identifié par des chercheurs du Caltech, se forme dans des conditions très rares de pression et de température. Il pourrait s’agir du cœur en fusion refroidi d’une ancienne planète.

Soixante-huit ans après sa découverte, ce caillou de la taille d’un citron aux reflets rouges et noirs contient encore des secrets. La météorite de Wedderburn, du nom de la petite localité australienne où elle a été trouvée en 1951, contient un minéral encore inconnu sur Terre, ont révélé le 28 août des chercheurs de l’université américaine California Institute of Technology (Caltech). Ce morceau de roche de 210 grammes contient entre autres de l’or, du nickel et du fer, mais aussi d’autres minéraux plus rares tels que la kamacite, la schreibersite, la taenite, ou encore la troilite. D’après les nouvelles analyses effectuées par les chercheurs à partir d’un échantillon et publiées dans la revue American Mineralogist, un petit nouveau vient de s’ajouter à la liste : l’edscottite, du nom du découvreur de la météorite, le cosmologiste Edward Scott et de formule Fe5C2.

Ce matériau n’est pas totalement inconnu : il a déjà été observé dans des fonderies lorsque le fer est fondu en acier. Mais il n’avait jamais été vu à l’état naturel, ce qui est un critère indispensable pour être officiellement classé comme nouveau minéral par l’Association internationale de minéralogie (AIM). Pour être reconnu, un nouveau minéral doit ainsi résulter « d’un processus géologique terrestre ou extraterrestre, sans intervention de l’Homme » et posséder une composition chimique et des propriétés cristallographiques différentes de celles d’un minéral existant. « Entre 500.000 et 600.000 minéraux ont déjà été créés artificiellement en laboratoire, mais moins de 6.000 existent à l’état naturel », atteste ainsi Stuart Mills, géologue au musée de Victoria, sur le site The Age.

Météorite de Wedderburn

La météorite de Wedderburn a été découverte en 1951 et demeure à présent au musée de Victoria en Australie (Source : Museums Victoria).

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Un impact d’astéroïde lié à la fin d’une période glaciaire ?

Une nouvelle datation du cratère de Yarrabubba, en Australie, révèle une étrange coïncidence entre l’impact d’un astéroïde et la fin de la glaciation Huronienne.

Depuis sa formation, la Terre a connu plusieurs épisodes glaciaires avec des périodes de refroidissement majeures laissant le globe entièrement recouvert de glace. Une Terre « boule de neige » (ou snowball earth en anglais) selon le terme consacré par les géologues. C’était le cas il y a 2,4 milliards d’années lors de la glaciation Huronienne qui a duré près de 300 millions d’années. Cette dernière aurait peut-être pris fin grâce à un coup de main venu du ciel.

En Australie-Occidentale, le cratère de Yarrabubba qui mesure environ 70 kilomètres de diamètre a récemment été promu au titre de « plus vieux cratère terrestre ». La nouvelle a été annoncée lors de la conférence de géologie de Goldschmidt qui s’est déroulée à Barcelone du 18 au 23 août 2019.

Terre boule de neige

Terre boule de neige

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Astéroïde Apophis : son passage en 2029 n’inquiète plus la NASA depuis longtemps

On sait depuis des années que l’astéroïde Apophis passera à environ 31.000 kilomètres de la Terre en avril 2029. Mais dès 2004, la NASA avait exclu un impact avec ce géocroiseur de plus de 300 mètres de diamètre. Visible à l’œil nu en 2029, son étude au radar ou même avec une sonde sera intéressante.

Difficile d’échapper à des marronniers en été, surtout lorsqu’ils proviennent de tabloïds britanniques où l’information est déjà douteuse. On voit un bon exemple de ce type d’article, sans véritable intérêt, et montant en mayonnaise un sujet connu et épuisé depuis longtemps avec le buzz issu d’un article publié initialement par le Daily Express.

L’information concerne Apophis (le nom grec désignant le dieu égyptien Apep, le Destructeur), un astéroïde dont la taille est aujourd’hui estimée à 370 mètres et qui avait été découvert le 19 juin 2004 par Roy Tucker, David Tholen et Fabrizio Bernardi participant à l’University of Hawaii Asteroid Survey (UHAS), financée par la NASA, et utilisant l’observatoire basé à Kitt Peak, en Arizona. Initialement catalogué sous le nom de 2004 MN4, les premières estimations de ses paramètres orbitaux avaient conduit les astronomes à s’inquiéter car un impact avec la Terre devenait possible le 13 avril 2029 (les premiers calculs indiquaient une probabilité de 2,7 % pour que l’astéroïde de 27 millions de tonnes percute notre Planète).

Certaines estimations concernant sa composition – on a pensé un temps qu’il s’agissait de l’équivalent des météorites appelées sidérites, donc métalliques et denses, mais on pense aujourd’hui qu’il est plutôt apparenté aux chondrites rocheuses – et son angle d’impact avec la Terre laissaient penser qu’il provoquerait alors une explosion équivalant à des dizaines de milliers de fois la bombe qui a rayé de la carte la ville d’Hiroshima en 1945 (2004 MN4 entrerait dans l’atmosphère avec 1.200 mégatonnes d’énergie cinétique, or les énergies des impacts ayant créé le Meteor Crater ou l’évènement de Tounguska sont estimées être comprises entre 3 et 10 mégatonnes). Sa chute dans l’océan ne serait guère plus réjouissante car elle produirait un tsunami avec des vagues hautes de 170 mètres se déplaçant à 100 km/h.

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Un astéroïde grand comme un building passera à côté de la Terre le 10 août

L’astéroïde 2006 QQ23 passera à une distance confortable de la planète mais il reste dans la liste des objets à surveiller.

Ce 10 août 2019, l’astéroïde 2006 QQ23 sera au voisinage de la Terre. Il passera, au plus près, à une distance de 7,4 millions de kilomètres, soit 0,049 unité astronomique (1 ua correspond à la distance Terre-Soleil). En terme astronomique c’est donc très proche mais il n’y a toutefois aucun risque de collision pour ce passage.

L’objet qui a été détecté pour la première fois par l’observatoire de Siding Spring, en Australie mesure entre 250 et 570 mètres de large (par exemple, l’antenne du One World Trade Center à New York culmine à 514 mètres) et il file à plus de 16.000 km/h. L’astre est un géocroiseur classé dans la catégorie des des objets potentiellement dangereux (abrégé par PHO – Potentially Hazardous Object en anglais) qui coupe l’orbite de la Terre et qui pourrait entrer en collision avec cette dernière. Ce qui n’est pas prévu pour les prochaines années comme le précise la NASA. Il reste néanmoins sous surveillance car s’il percutait un jour la Terre, il causerait d’énormes dégâts comme l’on peut s’en rendre compte dans notre infographie qui simule l’impact d’un astéroïde de 50 mètres de diamètre.

Trajectoire 2006 QQ23

Trajectoire de 2006 QQ23 (Source : NASA/JPL).

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Des indices surprenants d’une météorite tombée il y a 2 ou 3 millions d’années

Des dizaines de minuscules sphères de verre ont été découvertes par des chercheurs dans des fossiles de palourdes extraits d’une carrière en Floride. Selon eux, il s’agirait d’autant d’indices qu’une météorite est tombée là il y a 2 ou 3 millions d’années.

Des coquilles d’organismes unicellulaires appelés foraminifères benthiques. C’est ce que des scientifiques américains cherchaient, à l’aide de fins tamis, dans des fossiles de palourdes d’une carrière du comté de Sarasota (États-Unis). Ils y ont trouvé des dizaines de minuscules boules vitreuses translucides. Des perles de verre plus petites que des grains de sel.

« Elles étaient reconnaissables par leur forme sphérique parfaite sans lien avec les espèces de pommes de terre miniatures que sont les grains de sable », se souvient Mike Meyer à l’origine de cette découverte qui date de 2006. Alors étudiant, il a questionné de nombreux chercheurs pour en déterminer la nature. En vain. Et les 83 perles ont fini dans une petite boîte qu’il a précieusement gardée pendant plus de dix ans.

Météorites

Grâce à des billes de verres retrouvées dans des fossiles de palourdes, les chercheurs imaginent aujourd’hui que la Floride a pu connaître un bombardement de météorites jusqu’alors insoupçonné.

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