Les agences spatiales se préparent à l’impact d’un astéroïde

Afin de se préparer au mieux à l’impact d’un astéroïde contre la surface de la Terre, les agences spatiales américaines et européennes, la FEMA et le Bureau de coordination de défense planétaire se préparent à cette éventualité. S’appuyant sur un plan d’action américain qui détaille les règles à suivre et les scénarios d’évitement et d’atténuation des risques, un exercice d’anticipation s’apprête à débuter. Il vise à vérifier le comportement de la chaîne de commandement et les relations entre chaque participant.

Bien que les chances que la Terre soit percutée par un objet soient très faibles, voire inexistantes pendant ce siècle, elles ne sont statistiquement pas nulles. C’est pourquoi, l’impact d’un astéroïde contre la planète est un des scénarios auxquels les agences spatiales et les pouvoirs publics se préparent. Aux États-Unis, il existe un plan qui décrit les actions à réaliser et les procédures à suivre si un astéroïde était découvert avec des chances élevées de s’écraser contre la Terre.

C’est dans ce contexte que plusieurs entités, dont la NASA, la FEMA (l’Agence américaine des situations d’urgence), le Bureau de coordination de défense planétaire et l’Agence spatiale européenne (ESA) s’apprêtent à débuter un exercice d’anticipation d’impact d’un astéroïde. Cet exercice vise à vérifier les niveaux de préparation des participants à ce type de catastrophe naturelle.

Les participants réagiront à un scénario fictif d’impact d’objet proche de la Terre. Au cours de l’exercice, ils seront informés de la découverte d’un astéroïde fictif avec une chance sur 100 – ce qui est le seuil de déclenchement d’une action internationale – d’un impact sur la Terre en 2027. Cet exercice débutera la semaine prochaine et durera cinq jours (du 29 avril au 3 mai). Il sera réalisé pendant la Conférence dédiée à la défense planétaire.

Astéroïde géant à proximité de la Terre Lire la suite

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Astéroïde tueur de dinosaures : on a trouvé des victimes du jour de l’impact

Une couche datant de la fin du Crétacé, qui contient nombre de fossiles de poissons et d’autres organismes vivants, dont au moins un fragment d’os de dinosaure, conduit à penser que l’on est en présence de victimes mortes probablement moins d’une heure après la chute de l’astéroïde tueur de dinosaures. Un certain flou règne encore cependant sur la présence ou non d’autres fossiles de dinosaures dans cette couche trouvée aux États-Unis.

Ce qui aurait pu être le graal ultime de la paléontologie des dinosaures, à savoir retrouver dans de l’ambre les restes de l’ADN de plusieurs dinosaures – ce qui nous aurait peut-être permis de les cloner comme dans le film Jurassic Park -, est malheureusement destiné à rester un fantasme étant donné que nous savons que l’ADN est trop fragile pour avoir survécu pendant au moins 66 millions d’années.

Un graal plus modeste vient tout de même d’être trouvé avec le site paléontologique baptisé Tanis et qui se trouve dans la fameuse formation de Hell Creek (le « ravin de l’enfer ») aux États-Unis, une formation géologique, au sommet du Crétacé supérieur. Elle est célèbre non seulement parce que l’on y trouve la fameuse couche enrichie en iridium, qui correspond à la limite Crétacé-Tertiaire (K-T) datée de 66 millions d’années, mais aussi des quantités impressionnantes de fossiles d’invertébrés, de plantes, de poissons, de mammifères, de reptiles et en particulier des restes de fameux dinosaures comme le T-Rex et le Triceratops.

Rappelons que la première découverte de la fameuse strate noire de la limite K-T a été faite par Walter Alvarez arpentant vers le milieu des années 1970 la région de Gubbio, une ville italienne. Il était alors un jeune géologue fraîchement émoulu de l’université de Berkeley dont l’attention avait été retenue par une strate argileuse sombre montrant la disparition subite du plancton marin, pourvoyeur en carbonates. Elle délimitait précisément l’époque où disparaissaient aussi les grands reptiles marins, les dinosaures, les ammonites et les bélemnites.

Dinosaure Chicxulub

Une vue d’artiste des évènements à l’origine du site de Tanis, un instantané de la mort des dinosaures (Source : Robert DePalma).

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Une explosion 10 fois supérieure à celle d’Hiroshima vient de se produire dans notre atmosphère

Un météore d’une dizaine de mètres de diamètre a explosé dans l’atmosphère en décembre 2018. La déflagration, passée sur le coup inaperçue, a été repérée à postériori par des instruments de mesure, et capturée sur une image satellite.

Le 18 décembre 2018 à 11h48, 25,6 kilomètres au-dessus de la mer de Bering, un gros rocher spatial fonçant droit sur la Terre à 32 kilomètres par seconde a explosé en entrant dans l’atmosphère, se consumant dans une grosse boule de feu. Au-dessous, seuls les poissons ont peut-être été témoins de l’événement. Mais au fil des semaines, grâce au système sophistiqué de surveillance civile et militaire de la planète, l’explosion a été reconstituée par les scientifiques, jusqu’à ce qu’on retrouve a posteriori des photographies du météore.

Un météore est le phénomène lumineux résultant de l’entrée dans l’atmosphère d’un astéroïde ou d’un autre corps céleste. C’est une étoile filante. Si tout ne se vaporise pas dans l’atmosphère et qu’un morceau atterrit, on parle de météorite. L’un des premiers chercheurs à avoir remarqué l’événement était Peter Brown, scientifique des météores à l’université de Western Ontario. Le 8 mars 2019, il épluchait les données remontant à décembre du système mondial de détection automatique des explosions atmosphériques de l’Organisation du Traité d’interdiction complète des essais nucléaires.

Le système est composé de détecteurs sismiques et acoustiques et, notamment, de 50 stations de micros capables de capter les infrasons (inaudibles à l’oreille humaine) à des dizaines de milliers de kilomètres de distance. « Beaucoup d’entre elles ont détecté les ondes sonores de cette explosion », a dit Peter Brown à l’AFP. « Si vous aviez été juste en dessous, le son aurait été assourdissant ».

Météore Birmanie 14/12/2018

Un météore traverse le ciel de Birmanie, le 14 décembre 2018 (Source : AFP).

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Des scientifiques pensent avoir trouvé ce qui a causé la disparition des dinosaures !

Une nouvelle étude nous en apprend plus sur l’éruption massive qui aurait participé à l’extinction des dinosaures. Celle-ci serait survenue suite à l’impact d’une météorite à l’autre bout du globe.

Nous en savons désormais un peu plus sur les coulées de lave des trapps du Deccan – une province magmatique de l’Ouest de l’Inde –, l’un des coupables présumés de la disparition des dinosaures. De nouvelles données suggèrent que celles-ci seraient corrélées à l’impact de la météorite responsable de la disparition d’un grand nombre de créatures lors de la crise Crétacé-Tertiaire.

L’étude publiée dans la revue Science semble en effet renforcer l’hypothèse selon laquelle l’impact de la météorite dans la mer des Caraïbes aurait causé la réactivation de chambres magmatiques à l’autre bout de la Terre, en Inde, déclenchant des éruptions volcaniques massives. Jusqu’à présent, il avait difficile de dire dans quelles proportions ces deux événements avaient contribué à la disparition des dinosaures.

Trapps du Deccan

Les empilements de coulées basaltiques des trapps du Deccan en Inde.

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La NASA découvre un deuxième cratère géant sous la glace au Groenland

Un autre cratère d’impact géant se cache sous la glace au Groenland. Il se démarque par son diamètre imposant de 36,5 kilomètres et parce que ce n’est que le deuxième représentant de sa catégorie. Le premier se trouve à seulement 183 kilomètres de là, poussant les scientifiques à se demander s’ils sont jumeaux.

L’annonce en novembre 2018 de la découverte d’un vaste cratère d’impact de 31 kilomètres de diamètre sous le glacier Hiawatha, dans le nord-ouest du Groenland, donnait le coup d’envoi à la chasse aux cratères subglaciaires, que les scientifiques pensaient presque impossibles à trouver, présumant qu’ils étaient effacés par l’érosion. Une équipe de chercheurs dirigés par Joe MacGregor du NASA Goddard Space Flight Center (GSFC) révèle maintenant avoir identifié ce qui semble être un deuxième cratère d’impact enfoui sous deux kilomètres de glace.

Décrit dans une étude parue dans Geophysical Research Letters, le nouveau cratère est un brin plus large que le précédent – 36,5 kilomètres de diamètre – et se situe seulement à 183 kilomètres au sud-est de là. Tout indique qu’il a été formé par la chute d’une météorite. Si cela se confirme, il deviendra expressément le 22e plus grand cratère d’impact sur Terre.

Les chercheurs ont tout d’abord repéré le nouveau cratère par sa forme circulaire visible dans les images de la surface de glace fournies par les satellites Terra et Aqua de la NASA, équipés du spectroradiomètre Modis, ainsi que par les satellites de la société privée DigitalGlobe qui participe au projet ArcticDem. Pour approfondir cette découverte, les chercheurs se sont référés à des images radar détaillant la topographie du socle rocheux sous la glace complétées par d’autres données géophysiques (gravimétrie, magnétisme), collectées lors des campagnes aériennes de la NASA, dont la mission IceBridge lancée en 2009.

Deuxième cratère Groenland

Un deuxième cratère d’impact subglaciaire, large de 36,5 kilomètres, a été découvert au Groenland (Source : NASA’s Goddard Space Flight Center/Jefferson Beck).

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La météorite qui a exterminé les dinosaures aurait engendré une vague de 1,5 km de haut !

L’impact qui a exterminé les dinosaures il y a 66 millions d’années aurait créé un gigantesque tsunami puis une série de vagues immenses touchant la totalité des océans.

Des ondes de choc et des tremblements de terre, de gigantesques incendies, des éruptions exceptionnelles ainsi qu’un épais nuage de suies et de poussières obscurcissant le ciel et bloquant les rayons du Soleil pendant des années… Le météorite de Chicxulub, qui s’est écrasé sur Terre il y a 66 millions d’années dans l’actuelle péninsule du Yucatan, au sud-est du Mexique, a engendré des conditions dantesques provoquant l’extinction de 50 à 75% des espèces vivantes, dont les dinosaures non aviaires.

Ce qu’on ne savait pas, en revanche, ce que cet impact aurait provoqué un incroyable tsunami avec une première vague avoisinant… 1,5 kilomètre de haut !  » A notre connaissance, nous sommes les premiers à avoir modélisé le tsunami de façon globale, depuis l’impact jusqu’aux dernières ondes qui se sont propagées « , a précisé Molly Range, chercheuse à l’université du Michigan (Etats-Unis).

Météorite géante extinction dinosaures

Vue d’artiste de l’impact survenu il y a 65 millions d’années ayant causé le cratère de Chicxulub et sans doute provoqué l’extinction des dinosaures (Source : Cambridge Press).

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Le météore qui s’est écrasé au Groenland va aider à étudier des mondes extraterrestres

En juillet dernier, une mystérieuse boule de feu a ébranlé la quiétude d’une petite localité groenlandaise : la ville de Qaanaaq, située dans la baie de Baffin. Un évènement qui aurait pu susciter la spéculation, mais qui s’est finalement transformé en une aide providentielle pour l’étude de mondes extraterrestres.

25 juillet 2018, 20 heures. Dans la baie de Baffin, les quelque 630 habitants de la paisible localité de Qaanaaq – la plus septentrionale de tout le Groenland – sont soudainement surpris par une violente explosion. Le temps d’un instant, le ciel crépusculaire s’illumine d’une lueur aveuglante. Le sol se met à trembler, alors qu’un inquiétant grondement se fait entendre.

La police locale ne tarde pas à informer la population qu’une mystérieuse boule de feu vient de traverser l’horizon enténébré. Un évènement pour le moins singulier dont la survenue est resté cantonnée à la petite localité groenlandaise pendant près d’une semaine… Jusqu’à ce qu’un message publié sur les réseaux sociaux par un scientifique de la NASA ne le révèle au monde.

« Une boule de feu a été détectée au-dessus du Groenland le 25 juillet 2018 par les capteurs du gouvernement américain à une altitude de 43,3 kilomètres », écrit Ron Baalke, alias Rocket Ron. Le spécialiste révèle une information supplémentaire plutôt troublante : « L’énergie issue de l’explosion est estimée à 2,1 kilotonnes. » L’équivalent de la déflagration provoquée par 2.100 tonnes de TNT.

Météore Groenland 25/07/2018

Un météore provoque une explosion de 2,1 kilotonnes près d’une base de l’US Air Force au Groenland en juillet 2018.

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