Le virus Ebola « hors de contrôle » en Afrique de l’Ouest

L’épidémie s’aggrave au Liberia et en Sierra Leone. Sa propagation aux pays voisins, et même plus loin, est désormais à craindre.

Le virus Ebola se propage à grande vitesse en Afrique de l’Ouest. L’épidémie de ce virus, mortel dans 25 à 90 % des cas, s’est déclarée au début de l’année en Guinée puis a gagné le Liberia et la Sierra Leone voisins. Ces trois pays totalisent désormais au moins 1 201 cas, dont 672 mortels, selon le dernier bilan de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Dans les deux pays dernièrement touchés par Ebola, la situation empire de jour en jour, s’est alarmé, mercredi 30 juillet, le directeur des opérations de l’ONG Médecins sans frontières, Bart Janssens. Il appelle dans les colonnes du quotidien belge La Libre Belgique à une plus grande réactivité de la part des autorités : « Cette épidémie est sans précédent, absolument pas sous contrôle et la situation ne fait qu’empirer puisqu’elle s’étend encore, surtout au Liberia et en Sierra Leone, avec des foyers très importants. C’est à l’OMS et aux gouvernements à déployer et à organiser davantage de moyens pour amener les efforts et la capacité au niveau requis pour commencer un début de contrôle de cette épidémie. »

Virus Ebola Sierra Leone

La Sierra Leone est devenue le nouvel épicentre de l’épidémie de fièvre hémorragique (Source : Reuters/Stringer).

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Un scientifique fabrique un virus mortel

Le chercheur japonais Yoshihiro Kawaoka vient de recréer un virus particulièrement virulent qui a tué près de « 500 000 personnes ».

C’est une information relatée ce matin par le quotidien britannique, The Independent. Le Japonais Yoshihiro Kawaoka, chercheur en virologie à l’université du Wisconsin, aux États-Unis, vient de reconstituer une version mutante du virus H1N1, aussi appelé grippe A et qui avait fait 200 000 victimes en 2009 et près de 500 000 en tout. Issu de l’oiseau et du porc, ce virus ne tue presque plus aujourd’hui, car notre système immunitaire est capable de se défendre contre lui. La version mutante du H1N1, créée par le scientifique, serait quant à elle capable d’échapper aux anticorps qui permettent normalement de neutraliser le virus et résisterait ainsi au vaccin existant.

Une expérience folle et dangereuse ? « Il s’est servi d’un virus de la grippe dont on sait qu’il est transmissible à l’homme, et l’a manipulé de telle manière qu’il laisserait la population mondiale sans défense si jamais il s’échappait du laboratoire », s’alarme un scientifique.

Virus A(H1N1)

Le virus de la grippe A(H1N1) (Source : Science Photo Library)

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Le virus H7N9 de la grippe aviaire détecté à Pékin

Une fillette de 7 ans porteuse du virus H7N9 de la grippe aviaire a été identifiée à Pékin, ont annoncé samedi 13 avril les autorités sanitaires citées par l’agence de presse Chine nouvelle. C’est le premier cas officiellement enregistré dans la capitale chinoise, après qu’une quarantaine de personnes ont été infectées dans l’est du pays, à Shanghai et ses environs.

Le dernier bilan des autorités sanitaires fait état de onze morts parmi les personnes touchées. Shanghai, capitale économique de la Chine, a pris des mesures pour tenter de circonscrire la souche infectieuse, mais manifestement le virus se propage.

Epidémie H7N9

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Dix ans après le SRAS, la double menace d’un coronavirus et de H7N9

C’était il y a dix ans. Entre fin mars et début avril 2003, le quartier d’Amoy Gardens, à Hongkong, devenait une « ville fantôme », victime d’une pandémie de pneumonie atypique qui allait se répandre dans le monde comme une traînée de poudre. Première « nouvelle » maladie infectieuse du XXIe siècle à être transmise de l’animal, le Syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) a coûté la vie à près de 800 personnes, principalement en Asie.

Alors que les autorités sanitaires du monde entier ont à nouveau le regard braqué sur la Chine, où le virus de grippe aviaire H7N9, après avoir muté pour devenir transmissible de l’oiseau à l’homme, a déjà contaminé plus de vingt personnes, le parallèle avec l’histoire du SRAS, à dix ans d’écart, est tentant.

Face au H7N9, le ministère chinois de la santé a promis « d’entretenir des canaux de communication et d’information avec l’Organisation mondiale de la santé (OMS) ainsi qu’avec les pays et les régions concernés, et de renforcer les mesures de surveillance et de prévention ».

Car en 2003, Pékin avait été accusé d’avoir cherché à dissimuler l’épidémie de syndrome respiratoire aigu sévère. L’OMS avait ouvertement reproché au gouvernement chinois de minimiser l’épidémie de pneumonie atypique. Une attitude de dissimulation qui avait, selon l’organisation, compliqué le travail des experts chargés de remonter les chaînes de transmission de la maladie et favorisé la propagation de la maladie.

Epidémie SRAS 2003

Un garde de sécurité en tenue de protection dans le quartier de Amoy Gardens ravagé par le SRAS, à Hongkong, le 1er avril 2003 (Source : AFP).

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En Indonésie, une nouvelle forme de H5N1 décime les canards

Ce virus de grippe aviaire, « hautement pathogène », est plus virulent que celui responsable de la dernière pandémie.

Un virus de grippe aviaire, plus virulent et jamais identifié auparavant en Indonésie, est responsable de la mort de centaines de milliers de canards ces dernières semaines dans le pays, révèle le vétérinaire en chef du gouvernement dans un courrier. « Nous avons trouvé un sous-type du (virus) H5N1 de la grippe aviaire hautement pathogène, de clade 2.3″, indique Syukur Iwantoro dans une lettre aux administrations locales et à l’Organisation mondiale de la santé (OMS). »Ce clade est un nouveau clade trouvé pour la première fois en Indonésie, très différent du type de grippe aviaire précédemment identifié, qui était de clade 2.1 », précise-t-il.

Canards

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H5N1 mutant : ce virus mortel que l’on pourrait vous cacher

Un virus mutant de la grippe aviaire hautement dangereux a été créé en laboratoire. Craignant une potentielle menace bioterroriste, la communauté scientifique hésite à publier les résultats de ses travaux.

C’est le débat du moment dans la communauté scientifique. Doit-on censurer la connaissance lorsque sa diffusion peut présenter un risque sévère ? Depuis jeudi, une vingtaine d’experts réunis au siège de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) planchent à huis clos sur cette question. À l’origine de la polémique figurent les travaux de deux équipes scientifiques explorant la contagiosité potentielle du virus de la grippe H5N1 – l’une néerlandaise du centre médical universitaire Erasmus de Rotterdam, l’autre américaine de l’université du Wisconsin.

Virus H5N1

Virus de la grippe aviaire H5N1

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