N’oubliez surtout pas votre seconde dose de vaccin anti-Covid-19 : voici pourquoi

Les scientifiques de l’université de Stanford ont démontré pourquoi la seconde dose de vaccin anti-Covid-19 est indispensable. Cette dernière stimule des acteurs de l’immunité que la première dose seule ne parvient pas à réveiller.

Pfizer, Moderna et AstraZeneca, les trois vaccins les plus administrés en France, nécessitent deux doses pour atteindre leur efficacité maximale. Plusieurs semaines s’écoulent entre la primo-injection et le rappel, et c’est un rendez-vous à ne manquer ou à ne reporter sous aucun prétexte. Une étude menée par Bali Pulendran, professeur d’immunologie à Stanford, et son équipe, explique pourquoi.

La première raison, déjà connue avant le travail des scientifiques d’Harvard, est qu’après la première dose de vaccin, la protection qu’il confère n’est pas optimale, surtout face au variant Delta. Les anticorps neutralisants spécifiques du SARS-CoV-2 apparaissent déjà, mais ils ne sont pas assez nombreux et durables. De plus, l’immunité vaccinale ne se résume pas aux anticorps neutralisants. Si leur rôle – empêcher l’entrée du virus dans la cellule hôte – est primordial, d’autres acteurs de l’immunité entrent en jeu, comme les lymphocytes, les cytokines ou encore les cellules de l’immunité innée.

Vaccination Covid-19 2ème dose
La seconde dose de vaccin anti-Covid est indispensable pour obtenir une efficacité optimale.
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Déceler les formes graves de Covid-19 dès le diagnostic, ce serait possible

Les cellules prélevées lors du diagnostic de Covid-19 permettraient de déceler, dès l’infection, des signes de formes sévères ou bénignes de la maladie d’après une étude américaine. Les chercheurs voient là l’opportunité d’intervenir précocement avant qu’une forme grave de Covid-19 ne se développe.

Des chercheurs du Broad Institute du MIT et de Harvard et du Ragon Institute du Massachusetts General Hospital ont étudié des cellules prélevées lors du diagnostic de Covid-19. Ils ont comparé les résultats des patients qui ont développé une forme de Covid-19 légère par rapport à ceux qui ont évolué vers une forme plus grave. Résultat : les patients atteints d’une forme sévère présentaient une réponse antivirale beaucoup plus atténuée que ceux qui avaient une évolution bénigne. Les résultats de leurs recherches ont donné lieu à une étude publiée dans la revue Cell.

Pour réaliser cette étude, les chercheurs ont étudié les prélèvements des écouvillons nasaux (que l’on utilise lors de test PCR) de 58 personnes. Parmi elles, 35 provenaient de personnes atteintes du Covid-19, présentant une « variété d’états pathologiques de légers à graves », 17 étaient sains et 6 patients souffraient  d’une insuffisance respiratoire due à d’autres causes.

Diagnostic formes graves Covid-19
Peut-on déceler les formes graves de Covid-19 dès le diagnostic ?
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Covid-19 : le premier vaccin en pilule va être testé en Israël

Plus facile à administrer et plus efficace contre les variants, ce vaccin oral mis au point par une biotech israélienne pourrait permettre d’accélérer la campagne de vaccination dans les pays émergents et ainsi enrayer l’épidémie de coronavirus.

Cela suffira-t-il à convaincre les allergiques aux piqûres ? La biotech Oravax Medical vient de lancer en Israël le premier essai clinique d’un vaccin oral contre le Covid-19. Vingt-quatre volontaires non vaccinés — ce qui doit commencer à être rare dans ce pays où le taux de vaccination dépasse les 66 % — vont tester une pilule censée immuniser contre le Covid-19, la moitié d’entre eux avec une seule dose et l’autre moitié avec deux doses, rapporte le Jerusalem Post ; il n’y aura pas de groupe placebo car la phase 1 consiste uniquement à tester l’innocuité et le niveau d’anticorps induits par le vaccin.

« Si nous pouvons vacciner les gens avec une simple pilule, ce sera une révolution pour le monde entier », se félicite Nadav Kidron, le directeur d’Oramed Pharmaceuticals, la biotech israélienne qui a cofondé Oravax avec une start-up indienne, Premas Biotech. En effet, les vaccins injectables mobilisent beaucoup de logistique et de personnel médical, pas toujours disponibles dans les pays en développement. D’autant plus avec les vaccins à ARN messagers qui, rappelons-le, doivent être conservés à très basse température. « La facilité d’administration est déterminante pour accélérer la campagne de vaccination dans le monde », assure Nadav Kidron. De plus, un vaccin oral induit généralement moins d’effets secondaires.

Vaccin pilule Covid-19
Se vacciner contre le coronavirus sera-t-il bientôt aussi simple que de prendre une pilule ?
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L’un des secrets du variant Delta pour se propager si vite

Comment le variant Delta fait-il pour se propager si vite ? Au-delà des mutations, des scientifiques chinois apportent de nouvelles réponses à cette question.

À quoi tient le succès épidémique du variant Delta ? Il y a d’une part les mutations qui modifient sa protéine S. Faisant d’une pierre deux coups, elles lui permettent à la fois de mieux infecter les cellules humaines et d’échapper aux attaques du système immunitaire.

Le variant Delta a fait son entrée en Chine le 21 mai 2021, date de la première transmission connue sur le territoire. La chaîne de transmission qui en découle a été suivie par les scientifiques chinois jusqu’au 18 juin 2021. Grâce aux données accumulées, et seulement disponibles en pré-publication, les chercheurs ont mis en lumière un nouveau paramètre qui explique la propagation rapide du variant Delta : la charge virale.

Covid-19 variant Delta
Le variant Delta se réplique vite mais aussi en grande quantité.
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Qui de Pfizer ou d’AstraZeneca est le plus efficace contre le variant Delta ?

À droite du ring, le variant Delta. À gauche, les vaccins de Pfizer et d’AstraZeneca. Dans ce combat épidémiologique, les enjeux sont énormes. Les vaccins sont-ils toujours aptes à endiguer la propagation de ce variant ultra contagieux ?

L’épidémie de Covid-19 nous file entre les doigts, les nouveaux cas ne cessent d’augmenter en France. Santé publique France décompte 21.539 cas confirmés entre le 20 et le 21 juillet dernier. La plupart, environ 80 %, sont attribués au variant Delta. Ultra contagieux, il se propage vite malgré l’accélération de la campagne vaccinale depuis les annonces sur le pass sanitaire. De plus, les variants ont la fâcheuse tendance à échapper au système immunitaire, ce qui se traduit par une réduction minime de l’efficacité des vaccins.

Le variant Delta ne fait pas exception. La toute dernière publication de The New England Journal of Medicine indique que les vaccins de Pfizer et d’AstraZeneca perdent de leur efficacité pour prévenir les formes symptomatiques du Covid-19 attribuées au variant Delta.

Vaccin Covid-19 & variant Delta
Les vaccins restent hautement efficaces face au variant Delta.
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Le Covid-19, une maladie qui s’attaque maintenant aux plus jeunes

Une bonne partie des personnes âgées sont vaccinées contre le Covid-19. Le virus circule moins dans cette population et infecte désormais des personnes jeunes, en bonne santé et non vaccinées. Or, elles ne sont pas à l’abri des formes graves du Covid-19.

C’est une tendance mondiale. Le Covid-19 ne s’attaque plus seulement aux personnes âgées ou fragiles, elle accable aussi des individus jeunes et en bonne santé. Et le plus souvent, des non-vaccinés. Durant la semaine du 29 juin au 5 juillet, le taux d’incidence le plus élevé en France concernait les 20-30 ans, avec 73 cas pour 100.000 habitants. Seuls 22 % d’entre eux sont totalement vaccinés, alors que les 75 ans et plus, premières victimes du Covid-19, le sont à 79 %.

L’épidémie de Covid-19 se déplace petit à petit vers les tranches d’âge les plus jeunes. Une situation prévisible qui ne pèse pas encore sur les hôpitaux où les admissions sont en baisse depuis deux mois. Mais une recrudescence de l’épidémie s’amorce, qui pourrait marquer le début d’une quatrième vague alimentée par le variant Delta. La mutation L452R qui le caractérise est déjà présente dans 61,3 % des tests de dépistage au niveau national, et il ne tardera pas à prendre le dessus sur tous les autres. Si l’épidémie est à son niveau le plus faible depuis des mois, le nombre de nouveaux cas quotidiens a augmenté de 43 % en une semaine.

Ce changement de dynamique a eu lieu en mars et avril 2021. Ce printemps, l’incidence du coronavirus a commencé son déclin chez les seniors – ils étaient plus de 50 % à être totalement vaccinés. Immédiatement, le coronavirus s’est rabattu sur les 20-50 ans. Le taux d’incidence passe alors d’environ 250 cas pour 100.000 habitants à environ 480 cas pour 100.000 habitants, à l’aube du confinement d’avril 2021. Les enfants ne sont pas épargnés par le phénomène.

Population jeune Covid-19
Les nouveaux cas de Covid-19 concernent essentiellement des personnes de moins de 50 ans.
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Les enfants atteints de Covid léger ou asymptomatique montrent de hauts niveaux d’anticorps des mois après l’infection

a question de savoir si oui ou non les enfants, qui développent souvent des formes asymptomatiques ou légères de Covid-19, montrent une réponse en anticorps suffisante pour une immunité acquise durable est d’une grande importance à ce jour. Pourquoi ? Car les enfants ne bénéficiant pas encore de la vaccination et de ce fait contribueront plus largement à la transmission de la maladie une fois la population adulte vaccinée. Heureusement, selon une nouvelle étude, les enfants et les adolescents qui ont eu des cas légers ou asymptomatiques de Covid-19 présentaient des réponses en anticorps robustes jusqu’à quatre mois après l’infection.

L’étude, portant sur 69 enfants testés à la Duke Health (États-Unis) et publiée dans la revue JCI Insight, a révélé que les enfants et les adolescents qui avaient été infectés par le SARS-CoV-2 ont développé des réponses en anticorps suffisantes pour neutraliser le virus. De plus, ces réponses étaient comparables ou supérieures à celles observées chez les adultes.

« Ces résultats sont encourageants, notamment parce que nous ne pouvons pas encore vacciner les enfants de moins de 12 ans contre le virus », a déclaré la co-auteure principale de l’étude, Jillian Hurst, professeure adjoint au département de pédiatrie de la faculté de médecine de l’université Duke. « L’étude montre que les enfants qui ont eu des infections légères ou même ceux qui n’ont eu aucun symptôme, développent une réponse immunitaire qui fournira probablement une certaine protection contre les infections futures ».

Les chercheurs ont évalué les réponses immunitaires spécifiques au SARS-CoV-2 chez 69 enfants et adolescents, dont l’âge variait de 2 mois à 21 ans. L’âge médian des participants était de 11,5 ans, et 51 % étaient des femmes.

Enfants Covid-19 anticorps
Les enfants et les adolescents qui ont eu des cas légers ou asymptomatiques de Covid-19 présentent des réponses en anticorps robustes jusqu’à quatre mois après l’infection.
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Espoir d’un traitement Covid efficace : l’outil d’édition génétique CRISPR bloque la réplication du virus

La technologie de « ciseau génétique » CRISPR prend part à la course des traitements contre le Covid-19, avec un premier succès dans le cadre d’une phase de tests en laboratoire. Des chercheurs ont utilisé, avec succès, la technologie d’édition de gènes CRISPR pour bloquer la transmission du SARS-CoV-2 dans des cellules humaines infectées. De quoi ouvrir la voie à de potentiels traitements contre le Covid-19 très efficaces. L’approche pourrait également être utile dans le traitement d’autres virus tels que la grippe, Ebola et le VIH.

Des chercheurs australiens ont déclaré que le désormais célèbre outil CRISPR était efficace pour lutter contre la réplication virale lors de tests en laboratoire, ajoutant qu’ils espèrent commencer bientôt des essais sur des animaux. Les détails de l’étude ont été publiés mardi dans la revue Nature Communications.

Nous rappelons que l’outil CRISPR permet d’altérer les séquences d’ADN et de modifier la fonction des gènes. L’outil s’étant déjà révélé prometteur pour éliminer le codage génétique responsable du développement de certaines formes de cancer chez les enfants ou de maladies génétiques.

L’équipe australienne a utilisé l’enzyme CRISPR-Cas13b, qui se lie à des séquences d’ARN pertinentes sur le nouveau coronavirus et dégrade le génome dont il a besoin pour se répliquer à l’intérieur des cellules humaines.

Traitement Covid-19 CRISPR
L’outil d’édition génétique CRISPR bloque la réplication du virus SARS-CoV-2.
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Variant Delta : les scénarios pessimistes de l’Institut Pasteur pour les mois à venir

Avec des modélisations mathématiques, l’Institut Pasteur tente de prédire le futur de l’épidémie. Leurs derniers résultats concernent le variant Delta et leurs projections sont plutôt pessimistes.

Avec la propagation du variant Delta, le nombre de nouveaux cas de Covid-19 repart à la hausse en France et dans le monde. Dans l’unité de modélisation mathématique des maladies infectieuses de l’Institut Pasteur, on tente d’anticiper le futur de l’épidémie grâce à des données réelles recueillies sur le terrain, mais aussi des hypothèses. Ce groupe de recherche publie régulièrement le fruit de leur travail sur Modélisation Covid-19. Leur dernière parution du 12 juillet 2021 s’intéresse à l’évolution du variant Delta en France métropolitaine (hors Corse).

Pour traquer le variant Delta dans les tests de dépistage, les laboratoires recherchent la mutation L452R sur la protéine S. C’est ainsi que l’on peut connaître la proportion de prélèvement Delta par rapport aux prélèvements totaux. Entre le mois de juin et de juillet, le taux de reproduction effectif moyen (Rd) du variant Delta était de 2,0. En d’autres termes, il faut 5-6 jours pour que le nombre de personnes infectées par le variant Delta double.

À partir de cette donnée, l’Institut Pasteur propose deux scénarios : un modèle simplifié de croissance exponentielle et un modèle plus complexe où les immunités naturelle et vaccinale sont prises en compte. Dans les deux cas, il semble que les hôpitaux seront de nouveau sous une pression intense dès la rentrée.

Transmission SARS-CoV-2
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Contamination inversée : quelle est cette menace qui pourrait relancer l’épidémie de Covid-19 ?

Si le virus de SARS-CoV-2 provient sans doute d’un virus d’animal hôte qui s’est propagé à l’Homme, l’inverse est aussi possible. En contaminant les animaux, nous pourrions créer un vaste réservoir à coronavirus, au sein duquel de nouveaux variants dangereux apparaîtraient. Un phénomène déjà observé dans d’autres épidémies.

À ce jour, seulement 21 % des habitants sur notre Terre sont pleinement vaccinés contre le Covid-19. Pour les scientifiques, d’aussi larges pans de la population non vaccinées font courir le risque de mutations du virus qui pourrait alors provoquer de nouvelles vagues d’épidémie. Mais, à supposer que l’on parvienne à vacciner rapidement dans tous les pays (ce qui est loin d’être gagné), serait-on pour autant tiré d’affaire ? Pas sûr. Car il existe un risque encore plus sournois : la contamination inversée, c’est-à-dire l’Homme contaminerait un animal, qui servirait de réservoir au virus pour acquérir des mutations lui permettant d’échapper au système immunitaire et ensuite repasser chez l’humain. « Si le SARS-CoV-2 pénétrait une nouvelle population animale, il pourrait perpétuer indéfiniment la pandémie, le virus se déplaçant de manière intermittente entre son nouvel hôte et les humains », alerte Anna Fagre, microbiologiste vétérinaire à l’Université d’État du Colorado.

De nombreuses maladies sont connues pour être passées de l’Homme à l’animal, comme Ebola, la peste ou la grippe aviaire. Cette voie est également l’hypothèse la plus probable pour l’émergence du SARS-CoV-2 chez l’Homme, même si l’animal réservoir n’a pas encore été confirmé. Mais l’inverse est tout aussi vrai : de nombreux cas d’animaux contaminés par l’Homme ont été recensés : chat, chien, hamster, vison, furet, tigre, ou encore gorille. Les bovins et les porcs semblent également réceptifs, même si aucune transmission effective n’a pu être établie. Aujourd’hui, les animaux sauvages et domestiques ne jouent aucun rôle dans épidémie de Covid-19, rassure l’Anses.

« Mais le risque de constitution d’un réservoir animal existe », poursuit l’agence. Ce phénomène de contamination inversée s’est déjà produit pour la fièvre jaune, Ebola, le chikungunya ou la tuberculose. « Dans certains pays, le maintien de l’infection de la tuberculose chez une espèce sauvage est le principal obstacle à l’éradication de la maladie », rappelle Graham Nugent, du Landcare Research en Nouvelle-Zélande.

SARS-CoV-2 chien
Le SARS-CoV-2 pourrait se recombiner avec un coronavirus canin pour donner un nouveau virus pathogène.
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