Chine : un typhon fait trois morts et entraîne l’évacuation de 200.000 personnes

Le passage d’un typhon en Chine a provoqué la mort de trois personnes et l’évacuation de plus de 200.000 autres dans dix villes de la province côtière de Zhejiang, dans l’est de la Chine.

Les 200.000 évacuations préventives ont eu lieu avant l’arrivée, tard dimanche soir, du typhon Yagi qui avait auparavant frappé les Philippines avant de se diriger vers la Chine.

De fortes pluies provoquées par ce typhon ont entraîné à Shanghai la chute d’une enseigne dans un quartier commerçant, provoquant la mort de trois personnes. Six autres ont été blessées. L’accident s’est produit dimanche soir, sur la route fréquentée de Nanjing East dans le centre-ville, selon un communiqué des autorités de cette municipalité de l’est.

Enseigne tombée typhon Yagi Shangai

Des agents de sécurité patrouillent, le 13 août 2018, en face du site où une enseigne s’est effondrée la veille tuant trois personnes et en blessant six autres dans un quartier commerçant de Shanghai (Source : AFP).

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Après les inondations et la canicule, le Japon touché par un typhon

Le Japon a été touché par un typhon dans la nuit entre le 28 et le 29 juillet 2018. Plus 10.000 personnes ont été évacuées, et plus de 400 vols intérieurs ont été annulés.

Un puissant typhon a frappé dans la nuit du 28 au 29 juillet 2018 la côte orientale du Japon, entre Nagoya et Osaka, conduisant les autorités à ordonner des évacuations dans un pays déjà durement touché au début du mois par des inondations catastrophiques, puis par une vague de chaleur inédite. Le typhon Jongdari, accompagné de vents allant jusqu’à 180 km/h, a touché le territoire japonais à Ise, dans la préfecture de Mie, à environ 01h du matin le dimanche 29 juillet selon l’agence météorologique.

Il a cependant été rétrogradé dans la foulée en tempête tropicale, mais l’état d’alerte demeurait dans de nombreuses provinces. Des images de télévision montraient de hautes vagues s’écrasant déjà sur les rochers sur la côte à Shimoda, au sud-ouest de Tokyo, et des avions peinant à atterrir face aux violentes rafales. Plus de 410 vols intérieurs ont été supprimés jusqu’ici en raison de l’arrivée du typhon et les liaisons par ferry entre Tokyo et les îles voisines ont été suspendues en raison de hautes vagues, d’après des informations des médias japonais.

Le typhon, qui avait déjà causé des pluies torrentielles sur l’est du Japon, se dirigeait vers l’ouest tout en maintenant sa puissance, selon l’agence météorologique japonaise. « Nous n’avons pas cessé d’être en état d’alerte depuis les inondations catastrophiques »t, a déclaré Koji Kunitomi, un responsable des services de gestion de crise dans la préfecture d’Okayama, dans l’ouest du Japon. « Heureusement, à ce stade, il n’y a pas de nouvelles inondations », a-t-il dit à l’AFP.

Typhon Jongdari Japon 28/07/2018

Les passants à Tokyo se protègent de la pluie provoquée par le typhon Jongdari, le 28 juillet 2018 (Source : AFP).

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Ces lézards qui défient les ouragans et la sélection naturelle

Sur deux petites îles des Caraïbes, le passage des ouragans IRMA et MARIA ont exercé une pression sélective très forte sur les populations de lézards, seule une partie d’entre eux ayant réussi à survivre.

Un bon chercheur doit pouvoir s’adapter et faire face aux aléas. C’est un peu ce qu’ont su faire Colin Donihue de l’Université d’Harvard (Massachusetts, États-Unis) et son équipe. Arrivés sur les îles britanniques de Turques-et-Caïques (Caraïbes) pour y étudier l’évolution des populations de lézards face à l’invasion des rats, ils ont été surpris par deux ouragans successifs. Certains lézards ont résisté aux vents, d’autres non. La mission s’est alors transformée en une fascinante étude, publiée ce 25 juillet dans la revue Nature , sur ce processus de sélection naturelle.

« Nous avions commencé nos analyses des populations de lézards quand deux jours après est survenu l’ouragan IRMA, » raconte Anthony Herrel, coauteur de la publication et chercheur au CNRS. « Bis repetita quelques semaines plus tard avec l’ouragan MARIA. C’était une occasion unique d’étudier le comportement de la faune après de telles catastrophes. » Une seule espèce de lézard prospère sur les deux petites îles, les lézards Anolis scriptus. Mais après le passage des ouragans, tous n’ont pas su faire preuve de la même résistance. En étudiant les différences de population avant et après le passage des ouragans, les scientifiques ont constaté que les survivants partageaient tous certains traits caractères physiques particuliers: des doigts plus gros, des pattes avant plus longues et des pattes arrière plus courtes.

Anolis scriptus

Anolis scriptus

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Les ouragans ralentissent depuis 60 ans

En 2017, un ouragan – désormais connu de tous sous le nom de Harvey – a durement frappé le Texas. Parmi ses caractéristiques, une vitesse de déplacement étonnamment faible. Peut-être pas aussi étonnamment, conclut aujourd’hui une étude.

Pour la première fois, des chercheurs ont analysé la vitesse à laquelle les ouragans se déplacent. Leur conclusion : entre 1949 et 2016, les cyclones tropicaux auraient ralenti de quelque 10 %. Alors qu’ils se déplaçaient en moyenne à plus de 19 kilomètres par heure en 1949, ils évoluaient à une moyenne de seulement 17 kilomètres par heure en 2016.

Une bonne nouvelle ? Pas vraiment. Car au cœur de la tempête, les vents restent toujours aussi violents. Un ouragan qui se déplace plus lentement se donne tout simplement plus de temps pour causer des dommages. Selon l’américain James Kossin, chercheur en climatologie à la US National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA), une réduction de 10 % de la vitesse des ouragans correspond ainsi à une augmentation de 10 % des précipitations sur la zone.

Inondations Houston

Des inondations « catastrophiques » causées par la tempête Harvey à Houston (Source : The Guadian).

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La saison des ouragans reprend dans l’Atlantique

La Floride et les Caraïbes sont sur le qui-vive: la saison des ouragans dans le nord de l’Atlantique reprend officiellement vendredi, alors que les stigmates des tempêtes de l’an dernier sont encore visibles.

La tempête Alberto a provoqué des inondations mortelles en remontant les Etats-Unis cette semaine, mais aucun ouragan n’est prévu dans les prochains jours. Heureusement pour les habitants des Florida Keys, un archipel d’îles touristiques reliées par 42 ponts et qui s’étendent sur 180 km de longueur au sud de la Floride. Exposées aux éléments, elles ont été dévastées par l’ouragan IRMA en septembre 2017.

« Si une tempête arrive, on est foutus, nos maisons ne sont pas encore prêtes », dit Cindy, une serveuse de 48 ans qui habite l’une des îles. Plus de huit mois après, les canaux des Keys restent encombrés de débris. Dans les quartiers les moins aisés, des maisons détruites sont encore visibles, et certains habitants vivent dans des tentes plantées dans leur jardin. « On s’occupe des gens jusqu’à un certain point », dit Martin Senterfitt, directeur des services d’urgence du comté de Monroe. « Mais il y a un moment où les gens doivent se prendre en main », lâche-t-il.

En soufflant à plus de 200 km/h, IRMA et un autre ouragan, MARIA, ont amplifié les problèmes latents des régions exposées aux tempêtes tropicales. Sur les 55.000 maisons des Keys, plus de 1.000 ont été rasées et 3.000 autres ont été lourdement endommagées. Plus de 1.000 mobile homes et maisons préfabriquées ont aussi été détruites. Les maisons les plus cossues ont été épargnées par IRMA, surtout à Key West, la dernière île de la chaîne.

IRMA Iles Keys Floride

L’archipel des Keys en Floride après le passage de l’ouragan IRMA (Source : AFP).

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Ouragan à Porto Rico : 4.600 morts au lieu de 64, selon un nouveau bilan

L’ouragan Maria a tué plus de 4.600 personnes sur l’île américaine de Porto Rico l’an dernier, selon une étude indépendante publiée mardi et qui balaie le bilan officiel et très contesté de 64 morts.

A partir d’une étude de terrain, une équipe de chercheurs de l’Université Harvard a établi que le taux de mortalité sur ce territoire américain, dans les trois mois après la catastrophe, avait bondi de 62% par rapport à la normale, principalement car nombre d’habitants, privés d’électricité, d’eau, de téléphone ou de transport, n’avaient plus accès aux soins.

Maria avait frappé Porto Rico le 20 septembre dernier, lors d’une saison 2017 record pour les ouragans. Immédiatement, le réseau électrique avait été complètement coupé. Les routes aussi. Le chaos s’est installé jusque dans les villes, et le gouvernement fédéral avait été critiqué pour la lenteur de sa réaction, qui tranchait avec la haute priorité assignée par le président Donald Trump au Texas et à la Louisiane, frappés par un autre ouragan à la même période, la tempête Harvey.

Porto Rico, située juste à l’est de l’île de Saint Domingue en mer des Caraïbes, ne fait pas partie des 50 Etats américains, mais est l’un des cinq territoires appartenant aux Etats-Unis. Leurs trois millions d’habitants ont la citoyenneté américaine mais Porto Rico n’a pas d’élu au Congrès, et certaines lois y sont différentes du continent.

Porto Rico ouragan Maria

Porto Rico après le passage de l’ouragan Maria en septembre 2017.

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Ouragans. Après une année 2017 dévastatrice, comment s’annonce la saison cyclonique 2018 ?

Elle ne devrait heureusement pas atteindre le triste et dévastateur niveau de 2107, mais pourrait quand même figurer parmi les plus remarquables saisons cycloniques de ces trente dernières années. Sans être exceptionnelle – tant mieux -, 2018 s’annonce en effet possiblement musclée en Atlantique, si l’on croit les données et les études de plusieurs organismes sérieux, américains et britanniques notamment. Explications.

Mettons-nous tout de suite d’accord sur un point, afin de ne plus y revenir ensuite : en l’état actuel de nos connaissances, toute prévision météo à plus de vingt jours  relève quasiment de la divination. Mais alors, ce titre, cet article ? Ils se tiennent et se justifient si l’on veut bien considérer les deux éléments suivants : un, les experts météo (américains, comme la NOAA, l’institut AccuWeather et l’Université d’État du Colorado, mais aussi britanniques comme Tropical Storm Risk) ont à leur disposition d’autres outils que le marc de café ou les entrailles de poulet ; deux, ils n’ont de toute façon pas la prétention de « prédire » les ouragans qui vont se produire entre juin et novembre, mais bien de donner la « couleur », la « tendance » de la saison cyclonique 2018.

Et celle-ci, en l’état actuel des différents facteurs physiques connus (composition de l’atmosphère, température des océans, phénomènes El Nino et La Nina…), ne s’annonce pas vraiment réjouissante. Sans doute et heureusement pas au niveau de la terrible année 2017 – Harvey, Irma, Jose, Katia, Maria, Lee, Ophelia (et son ciel jaune), leurs 306 milliards de dollars de dégâts et leurs dizaines de morts -, mais en tout cas susceptible de générer quelques phénomènes marquants. 2018 devrait être au moins aussi active que la moyenne des trente dernières années, menaçant des dizaines de millions de personnes dans les Caraïbes et aux États-Unis.

La NOAA (National Oceanographic and Atmospheric Administration) a ainsi dévoilé en fin de semaine dernière sa prévision annuelle pour la saison : de 10 à 16 tempêtes tropicales pourraient se former du 1er juin au 30 novembre, et atteindre une puissance justifiant de recevoir un prénom (voir la liste ci-dessous), contre 12 en moyenne sur les trente dernières années.

Liste noms des cyclones 2018

Liste des prénoms des cyclones de la saison 2018 dans l’Atlantique Nord (Source : NOAA).

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