La côte de la Louisiane évacuée avant l’arrivée de la tempête BARRY

Les évacuations se poursuivaient vendredi sur les côtes de la Louisiane avant l’arrivée de la tempête tropicale BARRY, qui menace de se transformer en ouragan et devrait déverser des trombes d’eau potentiellement dévastatrices sur cet Etat du sud des Etats-Unis.

La tempête se trouvait vendredi matin à quelque 144 km au sud-ouest de l’embouchure du Mississippi et avançait lentement vers les côtes, selon le Centre national des ouragans (NHC). Si les prévisions se concrétisent, BARRY sera dans l’Atlantique le premier ouragan de la saison, qui s’étire de juin à novembre. Il devrait être de catégorie 1 –sur les 5 que compte l’échelle de Saffir-Simpson– avec des vents d’au moins 119 km/h.

« Nous nous attendons à ce que BARRY touche les côtes centrales demain (samedi) matin », a expliqué sur CNN le gouverneur de la Louisiane, John Bel Edwards. Il apportera de 15 à 25 cm de pluie sur une bande de 160 km de large, touchant une partie du Mississippi à l’est et du Texas à l’ouest, tandis que les précipitations devraient atteindre 50 cm au plus fort de l’ouragan.

La pluie se déversera dans des zones déjà touchées par les crues depuis janvier et alors que le Mississippi atteint un niveau historique. « Ce sera la première fois que nous aurons un ouragan alors que le fleuve Mississippi est en crue », s’est inquiété le gouverneur. Quinze à vingt centimètres de précipitations sont déjà tombés sur l’agglomération de La Nouvelle-Orléans, provoquant des inondations.

BARRY 12/07/2019 16h16 UTC

La tempête tropicale BARRY le 12 juillet 2019 à 16h16 UTC (Source : NOAA).

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La Nouvelle-Orléans, inondée, redoute un ouragan pour ce week-end

La Louisiane et sa principale ville, La Nouvelle-Orléans, redoutent de graves inondations à l’approche d’une violente tempête tropicale, qui pourrait se transformer en ouragan vendredi ou samedi.

A 15H00 GMT, la tempête -la seconde de la saison dans l’Atlantique, baptisée BARRY- se trouvait au dessus du Golfe du Mexique, à 150 km au sud-est de l’embouchure du Mississippi, et ses vents soufflaient à 65 km/h, selon le Centre national des ouragans (NHC). La Nouvelle-Orléans porte encore les stigmates du puissant ouragan Katrina de catégorie 5, la plus élevée sur l’échelle de Saffir-Simpson, fin août 2005. Les digues avaient cédé sous le poids de l’eau, inondant 80% de la cité et causant un millier de morts, sur un total de plus de 1.800 durant la catastrophe.

Une « surveillance ouragan », annoncée mercredi par le NHC, était toujours en place le long de la côte, de l’embouchure du fleuve Mississippi en allant vers l’ouest. La tempête pourrait devenir un ouragan tard dans la journée de vendredi ou tôt samedi, a indiqué le NHC, et atteindre les côtes de la Louisiane au cours du week-end.

La célèbre ville de La Nouvelle-Orléans, qui est en partie située en-dessous du niveau de la mer, était toujours jeudi en état d’urgence aux inondations soudaines, tout comme une large zone autour de la cité, et ce jusqu’à dimanche matin. Jusqu’à 50 cm de pluie y sont attendus durant le week-end.

BARRY 11/07/2019 16h11 UTC

La tempête BARRY le 11 juillet 2019 à 16h11 UTC (Source : NOAA).

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Le cyclone Fani a frappé l’est de l’Inde

Un million d’habitants ont été évacués à l’approche du cyclone Fani qui a atteint les côtes du nord-est de l’Inde ce vendredi. Trois personnes ont été tuées d’après la chaîne de télévision indienne NDTV.

Le puissant cyclone Fani a atteint les côtes du nord-est de l’Inde ce vendredi à 8 heures locales. Des pluies torrentielles et des rafales de vent atteignant les 200 km/h ont touché les rivages de Puri, ville située dans l’État d’Odisha, au sud de Calcutta, a précisé le Département de météorologie nationale (IMD). Au moins deux personnes ont été tuées, a affirmé le responsable des opérations d’aide dans l’État de l’Odisha cité par l’AFP. «Un vieil homme dans un abri est mort en raison d’une crise cardiaque», a précisé Bishnupada Sethi. «Une autre personne est sortie dans la tempête malgré nos avertissements et est morte en raison de la chute d’un arbre». Plus tard dans l’après-midi, la chaîne de télévision indienne NDTV comptabilisait, elle, trois morts.

En prévention, les autorités indiennes avaient ordonné l’évacuation de plus d’un million de personnes de régions de l’est de l’Inde qui se trouvaient sur la trajectoire potentielle de la tempête. Des trains spéciaux ont été affrétés pour évacuer les touristes et des abris ouverts. D’après les prévisions, le cyclone a une intensité équivalente à celle d’un ouragan de catégorie 4 dans l’Atlantique. Il a gagné en puissance au-dessus des eaux du golfe du Bengale.

Les eaux pourraient monter d’un mètre et demi dans l’Odisha et ainsi inonder des zones basses, ont indiqué les services indiens de météorologie. C’est dans cette région que 10 000 personnes avaient été tuées par un cyclone en 1999. Les premiers dégâts ont déjà été constatés. À Bhubaneshwar, la capitale de l’État située à 60 km à l’intérieur des terres, des arbres et des poteaux électriques ont été arrachés. L’aéroport, les commerces et les écoles sont fermés. Électricité et eau ont été coupées et la mer du Bengale était déchaînée dans la matinée.

Cyclone Fani Inde

Le cyclone Fani aux abords des côtes indiennes.

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L’Inde se prépare à l’arrivée du cyclone Fani

Le cyclone doit atteindre la côte vendredi au niveau de l’Etat d’Odisha, au sud de Calcutta.

Les autorités indiennes ont déployé mercredi des équipes de secours et mis la Marine en alerte à l’approche du cyclone Fani qui menace la côte orientale du sous-continent. Le cyclone, qui se trouve actuellement dans le golfe du Bengale et dont les rafales atteignent 205 km/h, doit atteindre la côte vendredi 3 mai 2019, au niveau de l’Etat d’Odisha, au sud de Calcutta.

Les autorités ont ordonné l’évacuation de milliers d’habitants des districts côtiers dans cet Etat, tandis que les Etats voisins de l’Andhra Pradesh et du Tamil Nadu ont été mis en alerte. Les conditions en mer sont « phénoménales » dans le centre-ouest du golfe du Bengale, a estimé l’Autorité indienne de gestion des catastrophes, qui a enjoint sur Twitter les pêcheurs à éviter cette zone.

Le service indien de météorologie a demandé dans un avis à tous les pêcheurs de l’Odisha de revenir à terre d’ici mercredi soir. Il a également mis en garde contre « la menace potentielle d’objets volants, d’arrachage massif de poteaux électriques et de communication » ainsi que les perturbations sur les routes et voies ferrées. Le Bureau du commissaire chargé des secours pour l’Odisha a indiqué que les autorités locales avaient été chargées d’identifier « toutes les personnes vulnérables et de les emmener dans des abris ». « Des dispositions ont été prises pour fournir gratuitement nourriture, eau potable, éclairage, soins et hygiène », affirme-t-il dans un communiqué.

Cyclone Fani 02/05/2019

Le cyclone Fani s’approche dangereusement des côtes est de l’Inde (Source : AFP/NOAA).

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Cyclone au Mozambique : un mort et de nombreux dégâts, selon un premier bilan

e cyclone tropical Kenneth a balayé jeudi soir la côte nord du Mozambique en faisant au moins un mort et détruisant de nombreuses habitations, selon un premier bilan, un mois à peine après le passage meurtrier d’Idai plus au sud.

« Il s’agissait d’un cyclone de catégorie 3, avec des vents de 160 km/h. Le pire cyclone était Idai, qui était de catégorie 4 », a déclaré à l’AFP le porte-parole de l’Institut national de météorologie mozambicain, Acacio Tembe.

Une personne a été tuée par la chute d’un cocotier à Pemba, la principale ville du nord et capitale de la province du Cabo Delgado, a rapporté vendredi Antonio Beleza, de l’Institut mozambicain de gestion des situations d’urgence (INGC). Sur l’île d’Ibo, où vivent quelque 6.000 habitants, 90% des maisons ont été détruites, a précisé M. Beleza. En prévision de l’arrivée du cyclone, les habitants de cette île prisée des touristes se sont réfugiés dans la forteresse avec des vivres, selon la propriétaire suisse d’un hôtel, Lucie Amr. « Je ne m’attends pas à retrouver mon hôtel entier », a-t-elle ajouté.

« Palma et Mocimboa da Praia ne signalent pas de dégâts importants (…) Quissanga signale des maisons détruites, en particulier celles situées dans les zones hautes. On est sans communication avec Macomia », touché de plein fouet par le cyclone, a encore dit Antonio Beleza. A Pemba, des vents violents ont arraché de nombreux cocotiers et repoussé des bateaux sur la plage de Wimbi.

Cyclone Kenneth 25/04/2019

Le cyclone Kenneth à l’approche des côtes du Mozambique, le 25 avril 2019 (Source : NASA).

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Même dévastée, Beira veut relever le défi du changement climatique

La ville de Beira au Mozambique a été dévastée par le cyclone Idai. Les travaux de protection n’auront pas suffit à mettre à l’abri cette zone particulièrement vulnérable.

Depuis des années, Daviz Simango s’est dépensé sans compter pour protéger sa ville des effets du réchauffement climatique. Mais face au cyclone Idai, ses efforts n’ont pas pesé lourd. En quelques heures, Beira et son demi-million d’habitants ont été noyés.

Trois semaines après la catastrophe, le maire de la deuxième ville du Mozambique n’en revient toujours pas. « Les inondations, les pluies, les variations du niveau de la mer, la destruction des côtes, Beira a été confrontée toute son histoire aux changements de climat », confie Daviz Simango. « Mais des vents de cette force-là, on en avait jamais connus (…) pour nous, ce qui s’est passé est le pire désastre mondial ». Pour nombre de défenseurs de l’environnement, scientifiques ou dirigeants politiques, le passage du cyclone tropical Idai constitue en tout cas un avant-goût des menaces meurtrières que le changement climatique fait peser sur la planète.

Le 14 mars au soir, la cité portuaire de Beira et son centre à l’architecture coloniale « Art déco » ont été balayés par des trombes d’eau et des vents soufflant jusqu’à 240 km/h. Arbres, pylônes et toits arrachés, voitures retournées, quartiers entiers noyés… Les dégâts sont considérables. Le dernier bilan provisoire livré par les autorités faisait état de près de 600 morts et de centaines de milliers de sinistrés.

Beira après cyclone Idai

Vue générale de Beira au Mozambique après le passage du cyclone (Source : IFRC/Croix-Rouge).

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Cyclone Idai : 162 morts au Mozambique et au Zimbabwe, routes et hôpitaux détruits

Le cyclone Idai qui a balayé en fin de semaine le Mozambique et le Zimbabwe, emportant routes, ponts, hôpitaux, écoles et au moins un barrage, a fait au moins 162 morts et endommagé ou détruit, selon la Croix-Rouge lundi, « 90% » de la deuxième ville mozambicaine de Beira.

Idai et ses vents d’une extrême violence associés à des pluies torrentielles se sont abattus sur le centre du Mozambique jeudi soir, avant de poursuivre leur course folle au Zimbabwe voisin. Selon un dernier bilan provisoire compilé lundi par l’AFP à partir de sources officielles, 73 personnes ont été tuées au Mozambique, dont 55 dans la seule ville portuaire de Beira (centre), et 89 au Zimbabwe, où les secours peinent à arriver dans certaines régions inondées.

Au Zimbabwe, « 89 personnes ont été tuées, 86 dans la région des Eastern Highlands, deux à Masvingo et une dans le Mashonaland est (est du Zimbabwe) », a déclaré lundi le porte-parole du gouvernement, Nick Mangwana. « On a l’impression d’avoir affaire aux conséquences d’une guerre à grande échelle », a estimé le ministre actuellement en charge de la Défense, Perrance Shiri.

Au Mozambique, l’étendue des dégâts à Beira, ville d’un demi-million d’habitants, est « énorme et terrifiante », a prévenu la Fédération internationale de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FICR), qui participe aux premières opérations de secours. « 90% de Beira et de ses alentours ont été endommagés ou détruits », a-t-elle ajouté dans un communiqué.

« Les moyens de communication ont été totalement coupés et les routes sont détruites », compliquant grandement les secours, a précisé Jamie LeSueur du FICR depuis Beira. Lundi, les rues de la ville étaient jonchées d’arbres déracinés, d’éclats de verre et de tôles emportées, a constaté un journaliste de l’AFP.

« Ce cyclone a été extrêmement violent et a touché tout le monde. Il a détruit des familles, des maisons, il n’y a pas de mot pour décrire ça », a témoigné Mohamed Badate, 24 ans, employé d’un magasin de vêtements totalement dévasté. Dans la région, près de 10.000 personnes sont sinistrées après le passage du cyclone, 873 maisons ont été emportées, 24 hôpitaux détruits et 267 classes partiellement ou complètement englouties, selon un bilan lundi de l’Institut mozambicain de gestion des désastres.

Dans les deux pays, les autorités craignaient cependant que le bilan ne s’alourdisse, au fur et à mesure de la progression des opérations de secours et alors que les pluies continuaient. Au Mozambique, « plusieurs barrages ont lâché ou atteint leur niveau maximum », a mis en garde Emma Beaty de l’organisation non-gouvernementale Oxfam. Le président mozambicain Filipe Nyusi, en visite dans la région, a jugé « la situation critique ».

Au Zimbabwe, le pays n’a jamais connu de « destructions d’infrastructures d’une telle ampleur », a estimé pour sa part le ministre des Transports Joel Biggie Matiza. Les secours se concentraient lundi sur la ville de Chimanimani (est), où une école a été partiellement détruite par un glissement de terrain qui a fait au moins trois morts.

« Les enseignants et le personnel administratif de l’école font tous les efforts pour s’assurer que les enfants rentrent sains et saufs » chez eux, a témoigné un parent interviewé lundi par la chaîne publique de télévision ZBC. « Mais la situation empire », a-t-il ajouté, alors que les pluies continuaient de s’abattre dans cette région frontalière du Mozambique, où de nombreux ponts ont été emportés par les eaux déchaînées.

Devant l’ampleur des dégâts, le président Emmerson Mnangagwa est rentré lundi précipitamment d’un voyage aux Emirats arabes unis. « Notre nation est profondément endeuillée », a-t-il déclaré. « On me dit que ce n’est pas fini. L’armée fait tout ce qui est en son pouvoir pour atteindre les familles touchées », a-t-il assuré. L’association médicale du Zimbabwe (Zima) a elle lancé un appel aux volontaires pour venir en aide aux sinistrés et appelé aux dons de nourriture, d’eau, de gaz, de vêtements, de couvertures ou encore de tentes.

Les fortes pluies qui avaient précédé l’arrivée du cyclone avaient déjà fait au moins 122 morts au Mozambique et au Malawi voisin, qui a été épargné par Idai.

Source : Sciences & Avenir/AFP

Vous pouvez consulter, sur le site d’Archipel des Sciences, l’exposition « Face aux cyclones« , ainsi que la page Risques majeurs.