Pendant que l’Aude se noie, le Grand Est de l’hexagone fait face à une sécheresse historique

Si le Sud de la France a connu un épisode d’inondations meurtrières ces derniers jours, le Grand Est fait face à une situation inverse avec une sécheresse dramatique qui met à mal l’agriculture et perturbe la navigation fluviale.

« On souffre d’une sécheresse sans précédent, les animaux sont affamés. Depuis la mi-juillet, il n’y a plus un brin d’herbe dans les pâtures. Pour les éleveurs, c’est une véritable catastrophe », s’alarme Thierry Chalmin, exploitant et président de la chambre d’agriculture de Haute-Saône.

« J’ai 58 ans, j’ai vécu 1976, je m’en souviens comme si c’était hier. C’était une sécheresse historique mais c’est incomparable avec ce qu’on vit aujourd’hui. Nos champs, c’est le Sahel ! On se demande même si ça va repousser l’année prochaine », poursuit-il. « J’espère que le nouveau ministre de l’Agriculture va faire quelque chose parce que les gens perdent pied, ils sont désespérés. »

Les données de Météo-France permettent de mieux apprécier la situation: la station de Besançon, qui mesure précipitations et températures depuis 1885, « vient de battre un record : depuis le 13 juin, il n’est tombé que 135 millimètres d’eau », dit Bruno Vermot-Desroches, le chef de la station. « Depuis le 13 juin, on est en déficit chronique », poursuit-il, notant que la situation est identique en Bourgogne, en Alsace ou en Lorraine.

Doubs 12/10/2018

Vue aérienne de la rivière le Doubs, à Villers-le-Lac dans l’est de la France le 12 octobre 2018 (Source : AFP).

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La Birmanie et ses voisins inondés par une mousson particulièrement intense

Près de 150.000 personnes ont dû fuir leur maison à cause des inondations en Birmanie, après une mousson particulièrement abondante qui menace de faire sauter des digues et met en péril des milliers d’habitations dans plusieurs pays du bassin du Mékong.

Les inondations commençaient à refluer jeudi dans certaines zones du sud-est de la Birmanie, mais la mousson n’a pas encore atteint son apogée et des pluies diluviennes sont encore à prévoir dans les prochaines semaines. Au moins 28.000 habitants, selon les médias officiels, ne sont pas en mesure de se rendre dans des abris ou choisissent de rester dans leurs habitations inondées, attendant les bateaux de secours et de ravitaillement depuis les étages supérieurs. D’autres préfèrent prendre le risque de s’aventurer dans une eau boueuse qui leur arrive à la taille, d’aller s’approvisionner à la nage ou à bord de radeaux de fortune, faits de bambous et de bidons.

Des ordres d’évacuation sont toujours en vigueur dans les provinces de Bago, Karen, Mon et Taninthari, où des dizaines de barrages et de réservoirs débordent. Les médias locaux ont annoncé la mise en place de 327 camps pour les 150.000 déplacés.

Au-dessus de la ville de Madauk, dans la région de Bago, les eaux sont à quelques centimètres du sommet des digues qui, jusqu’ici ont résisté. Mais les habitants craignent que de nouvelles pluies de mousson ne provoquent un désastre. « Cette digue nous inquiète, elle nous fait peur », a témoigné Ma Wai, 43 ans, à l’AFP. « Quand les autorités nous ont donné l’alerte au microphone, nous ne savions pas où nous réfugier, les enfants et les personnes âgées étaient en pleurs ».

Mousson Birmanie AFP

Des volontaires ravitaillent les déplacés à Madauk dans la région de Bago en Birmanie le 2 août 2018 (Source : AFP).

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Le Laos en péril face aux constructions frénétiques de barrages étrangers

Un barrage s’est effondré au Laos. Environ 500 millions de tonnes d’eau se sont déversées à travers le pays, provoquant de graves inondations qui se déversent jusqu’au Cambodge voisin. Le pays dispose d’un grand potentiel hydroélectrique dont la Chine et la Thaïlande aimeraient profiter, au détriment des populations locales.

La catastrophe « était prévisible », estime Olivier Evrard, spécialiste du Laos joint par l’AFP. Un barrage s’est effondré ce lundi 23 juillet 2018 dans le sud du pays asiatique, ce qui a libéré 500 millions de tonnes d’eau, provoquant de graves inondations qui atteignent désormais le Cambodge voisin.

Le Laos, où au moins 130 personnes sont portées disparues après cet effondrement, ambitionne pourtant de devenir « la pile d’Asie-du Sud-Est » : des dizaines d’ouvrages hydroélectriques sont en construction, non pas pour alimenter en électricité les populations locales, mais afin d’alimenter la croissance économique des pays voisins, avides d’énergie. Et pour cause, le Laos est un petit État (une superficie d’environ un tiers de la France) montagneux et enclavé, dont 97% du territoire recouvre le bassin du Mékong. Il dispose ainsi d’un remarquable potentiel hydroélectrique.

D’après l’association internationale Hydropower (IHA), plus de 50 projets, financés principalement par le voisin chinois, sont en cours de réalisation. Et une quarantaine de centrales hydroélectriques sont déjà en activité. « Le nombre d’ouvrages est totalement disproportionné par rapport aux capacités de contrôle du pays. Les autorités de supervision, n’ayant pas les qualifications et les connaissances nécessaires, s’en remettent aux puissantes entreprises étrangères qui construisent ces structures », relève M. Evrard.

Effondrement barrage Laos 23/07/2018

Carte du Laos localisant la construction d’un barrage hydroélectrique qui s’est effondré (Source : AFP).

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Pluies au Japon : au moins 100 morts, difficiles opérations de secours

Les secouristes s’efforçaient lundi de retrouver des disparus dans des quartiers entièrement recouverts de boue et dans les décombres d’habitations de l’ouest du Japon où ont déjà péri au moins 100 personnes après des pluies torrentielles.

Face à la gravité de la situation, le Premier ministre, Shinzo Abe, a décidé selon les médias d’annuler une tournée prévue à partir de mercredi en Belgique, France, Arabie Saoudite et Egypte pour donner la priorité aux sinistrés. Dans le détail, 87 personnes sont mortes et 13 en état d’arrêt cardiaque et respiratoire (expression qui signifie que leur acte de décès n’a pas encore été signé), a indiqué lundi le porte-parole, Yoshihide Suga, lors d’un point de presse.

Dans la ville de Kumano, connue de par le monde pour ses pinceaux de maquillage, d’énormes glissements de terrain ont emporté des maisons qui ne sont plus que monceaux de bois, ont constaté des journalistes de l’AFP. Le soleil brûlant commençait à dessécher la boue. Equipés d’engins de chantier, de pelles ou tronçonneuses, les sauveteurs cherchaient les traces d’une douzaine de résidents manquant à l’appel.

« Nous sommes en train d’enlever les débris avec du gros matériel là où nous le pouvons. Nous déblayons aussi des maisons détruites, sans quoi il est impossible d’atteindre d’éventuels survivants coincés dessous », a expliqué un militaire. « J’aurais aimé que ma sœur et sa famille évacuent plus tôt », se désole Kosuke Kiyohara devant la maison saccagée de proches portés disparus.

Inondations Hiroshima 08/07/2018

Des habitants traversent leur quartier dévasté à Hiroshima après des pluies meurtrières au Japon, le 8 juillet 2018 (Source : AFP).

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Tempête tropicale Fakir à La Réunion : deux morts dans une coulée de boue

Fakir a provoqué d’importants dégâts sur les routes. Les écoles et les crèches sont fermées et le préfet de l’île a demandé de ne pas se déplacer sur l’île.

La tempête Fakir, devenue tempête tropicale, frappe actuellement l’île de La Réunion. Les premiers effets se sont fait sentir dans la nuit de lundi à mardi. Dans la matinée, les autorités ont signalé que deux personnes étaient mortes dans une coulée de boue, à l’Etang-Salé, au sud de La Réunion. Originaire de Saint-Louis (sud), le couple, qui louait un bungalow de vacances, a été surpris dans son sommeil.

La tempête, qui s’est renforcée un peu avant de gagner La Réunion pour atteindre le stade de « forte tempête tropicale », a également causé, en raison des très fortes pluies, des grands vents et des fortes houles. Fakir a également causé de « très gros dégâts » sur le réseau routier.

Tempête Fakir Réunion 24/04/2018

Deux personnes ont été emportées par une coulée de boue ce mardi 24 avril 2018 à La Réunion lors du passage de la tempête Fakir (Source : AFP).

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La Seine pourrait monter à 6,10 m vendredi. À quoi correspond ce chiffre ?

Mesurer une crue est une opération complexe qui se fait grâce à plusieurs milliers d’échelles graduées, dont la plus célèbre est installée au pont d’Austerlitz à Paris.

Ce jeudi 25 janvier 2018, le niveau de la Seine était mesuré à 5,44 m à 8h du matin. Et d’après les prévisions de Vigicrue, elle continue de grimper et pourrait atteindre les 6,2 m d’ici vendredi 26. Mais quel est le sens au juste de ce chiffre exprimé en mètres ? Cela ne signifie pas que le fleuve a une profondeur de 5,44 m mais que le niveau de l’eau atteint cette hauteur sur une l’échelle graduée installée au pont d’Austerlitz à Paris. Le niveau 0 de l’échelle ne se trouve pas au fond de la Seine, qui varie grandement selon les endroits. Il ne s’agit donc que d’une échelle « relative » qui a pour principale fonction de comparer les différents niveau de crue entre eux.

En l’absence de crue, la Seine est entre 1 et 2 mètres sur l’échelle d’Austerlitz. En juin 2016, le pic de la crue y avait atteint 6,10 m. En 1982, la Seine était montée à 6,18 mètres sur cette échelle, après 7,12 mètres en 1955 et 7,32 mètres en 1924. Mais le record officiellement enregistré remonte à 1910, date à laquelle la Seine avait atteint le niveau historique de 8,62 mètres.

Inondations Paris 2018

La Conciergerie, sur l’île de la Cité à Paris, le 23 janvier 2018 (Source : AFP).

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Martinique : coulées de boue volcaniques sous surveillance au Prêcheur

Le lit de la rivière du Prêcheur en Martinique est soumis depuis plusieurs jours à un phénomène de coulées de boue volcaniques successives. Les services de l’Etat ont mis en place une cellule de veille active pour suivre l’évolution du phénomène qui suscite l’inquiétude sur place.

La rivière du Prêcheur en Martinique fait l’objet d’une surveillance accrue des services de l’Etat à la suite de coulées de boue volcaniques successives ces derniers jours. L’Observatoire Volcanique et Sismologique de la Martinique (OVSM), ainsi que la mairie et les services de la Collectivité territoriale de la Martinique sont chargés de cette surveillance. Des capteurs ont été disposés « tout au long de la rivière afin de donner l’alerte en cas de glissements rocheux » et une « cellule de veille active a été mise en place par le préfet de la Martinique pour suivre l’évolution du phénomène ».

Ce phénomène de coulée de boue d’origine volcanique connu sous le nom de « lahar », n’est pas nouveau dans cette région de l’île située sous le flanc ouest de la Pelée. C’est « la zone la plus instable de cette montagne et elle porte encore les cicatrices d’événements survenus il y a plus de cent mille ans », indique Valérie Clouart, la directrice de l’OVSM. « La persistance de fortes pluies pourrait entraîner un « risque de lahar très énergétique et une sortie de la rivière de son lit au niveau du bourg du Prêcheur », selon Valérie Clouart. Lors d’un précédent épisode du même genre, « les 19 et 20 juin 2010, une vingtaine de maisons du Prêcheur avaient été impactées sans entraîner de pertes en vies humaines », rappelle la directrice de l’Observatoire.

Lahar rivière du Prêcheur en Martinique

Coulées de boue dans la rivière du Prêcheur en Martinique (Source : Martinique 1ère).

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