Au Paraguay, la crue du fleuve fait fuir les plus pauvres

Les crues du Rio Paraguay affectent davantage les quartiers pauvres, construits dans les zones inondables du Paraguay.

Les rives du Rio Paraguay sont submergées d’eau en raison d’une crue, lente et préoccupante : dans le bourg de Nanawa, en face de la capitale Asuncion, les habitants ont dû abandonner leur maison en raison de la montée du fleuve, qui atteint par endroit 7 mètres au-dessus du niveau normal.

Sur une pirogue où sont empilés un lit, une armoire, une table de chevet et son chien Pirulin, Graciela Acosta est en cours d’évacuation. Cette mère au foyer de 39 ans s’apprête à traverser la frontière, en compagnie de sa fille, pour se réfugier dans un centre d’accueil de Clorinda, la ville voisine située en Argentine. « J’en ai assez, c’est la troisième fois que je dois tout déménager à cause des inondations », se désole-t-elle. « Je prie dieu pour que ça se termine. A chaque fois, c’est beaucoup d’argent ». « Dès que l’eau baisse, assure-t-elle, je reviens chez moi ».

Comme Graciela Acosta, 70.000 Paraguayens ont dû être évacués ces derniers jours. A Nanawa, petite ville de 6.000 habitants, seulement un demi-millier d’habitants ont pu rester chez eux : ceux qui ont des maisons à étage.

Inondations Puerto Falcon Paraguay 25/05/2019

Des habitants dans leur maison inondée à Puerto Falcon, au Paraguay, le 25 mai 2019 (Source : AFP).

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Les deux tiers des glaciers de l’Himalaya pourraient fondre d’ici à 2100

Les deux tiers des glaciers de l’Himalaya et de l’Hindou Kouch pourraient fondre d’ici à la fin du siècle si la planète restait sur la même trajectoire d’émissions de gaz à effet de serre, risquant de déstabiliser les grands fleuves d’Asie, selon une étude rendue publique lundi.

S’étendant sur 3.500 kilomètres de l’Afghanistan à la Birmanie, la région montagneuse de l’Hindou-Kouch-Himalaya (HKH) est qualifiée de « troisième pôle » par les scientifiques pour ses gigantesques réserves de glace. Celles-ci alimentent dix cours d’eau majeurs d’Asie, du Gange au Mékong en passant par le fleuve Jaune, le long desquels sont structurés des bassins de populations.

Or le réchauffement climatique menace les glaciers en altitude de cette ligne montagneuse qui compte les plus hauts sommets du monde comme l’Everest et le K2, selon une vaste étude, fruit de cinq ans de travail et qui a mobilisé plus 350 chercheurs et experts, dirigée par l’International Centre for Integrated Moutain Development (ICIMOD), une organisation intergouvernementale établie à Katmandou (Népal). « C’est la crise climatique dont vous n’avez pas entendu parler », a déclaré le responsable du rapport Philippus Wester, de l’ICIMOD, cité dans le communiqué de presse.

Même si les nations de la planète parvenaient à contenir le réchauffement climatique du globe à +1,5°C par rapport à l’ère pré-industrielle d’ici à 2100, la cible basse de l’accord de Paris sur le climat de 2015, l’Hindou-Kouch-Himalaya perdrait tout de même un tiers de ses glaciers. Une fonte qui ne sera pas sans conséquences pour les 250 millions d’habitants de ces montagnes et les 1,65 milliard d’autres qui vivent dans les bassins fluviaux en aval.

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Après la vague de chaleur, le nord-est de l’Australie touché par des inondations

Des inondations exceptionnelles, qui n’arrivent que « tous les cent ans », frappent le nord-est de l’Australie, les pluies de moussons qui se déversent dans cette région tropicale se révélant beaucoup plus intenses que d’habitude.

L’armée australienne a été déployée dans certaines zones du nord-est du pays en raison de ces inondations exceptionnelles qui n’arrivent que « tous les cent ans », alors que des crocodiles ont été repérés dans des rues submergées. Les militaires, qui ont distribué 70.000 sacs de sable, ont utilisé lundi des véhicules amphibies pour aller récupérer des habitants équipés de lampes frontales et perchés sur le toit de leur maison, alors qu’un déluge s’abattait sur l’Etat du Queensland.

Le nord tropical de l’immense île-continent est habitué en cette saison aux pluies de mousson. Mais les précipitations des derniers jours sont largement supérieures aux normales, notamment dans la ville côtière de Townsville. Les autorités ont été contraintes dimanche 3 février 2019 d’ouvrir les vannes contre les inondations, libérant des torrents d’eau. « Nous n’avons jamais vu autant d’eau de toute notre vie », a déclaré Gabi Elgood, journaliste d’une radio locale. « On croirait qu’il ne peut pas y en avoir plus mais la pluie ne s’arrête pas ».

Inondations Australie 04/02/2019

Vue aérienne de Townsville, en Australie, le 4 février 2019 (Source : AFP).

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Pendant que l’Aude se noie, le Grand Est de l’hexagone fait face à une sécheresse historique

Si le Sud de la France a connu un épisode d’inondations meurtrières ces derniers jours, le Grand Est fait face à une situation inverse avec une sécheresse dramatique qui met à mal l’agriculture et perturbe la navigation fluviale.

« On souffre d’une sécheresse sans précédent, les animaux sont affamés. Depuis la mi-juillet, il n’y a plus un brin d’herbe dans les pâtures. Pour les éleveurs, c’est une véritable catastrophe », s’alarme Thierry Chalmin, exploitant et président de la chambre d’agriculture de Haute-Saône.

« J’ai 58 ans, j’ai vécu 1976, je m’en souviens comme si c’était hier. C’était une sécheresse historique mais c’est incomparable avec ce qu’on vit aujourd’hui. Nos champs, c’est le Sahel ! On se demande même si ça va repousser l’année prochaine », poursuit-il. « J’espère que le nouveau ministre de l’Agriculture va faire quelque chose parce que les gens perdent pied, ils sont désespérés. »

Les données de Météo-France permettent de mieux apprécier la situation: la station de Besançon, qui mesure précipitations et températures depuis 1885, « vient de battre un record : depuis le 13 juin, il n’est tombé que 135 millimètres d’eau », dit Bruno Vermot-Desroches, le chef de la station. « Depuis le 13 juin, on est en déficit chronique », poursuit-il, notant que la situation est identique en Bourgogne, en Alsace ou en Lorraine.

Doubs 12/10/2018

Vue aérienne de la rivière le Doubs, à Villers-le-Lac dans l’est de la France le 12 octobre 2018 (Source : AFP).

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La Birmanie et ses voisins inondés par une mousson particulièrement intense

Près de 150.000 personnes ont dû fuir leur maison à cause des inondations en Birmanie, après une mousson particulièrement abondante qui menace de faire sauter des digues et met en péril des milliers d’habitations dans plusieurs pays du bassin du Mékong.

Les inondations commençaient à refluer jeudi dans certaines zones du sud-est de la Birmanie, mais la mousson n’a pas encore atteint son apogée et des pluies diluviennes sont encore à prévoir dans les prochaines semaines. Au moins 28.000 habitants, selon les médias officiels, ne sont pas en mesure de se rendre dans des abris ou choisissent de rester dans leurs habitations inondées, attendant les bateaux de secours et de ravitaillement depuis les étages supérieurs. D’autres préfèrent prendre le risque de s’aventurer dans une eau boueuse qui leur arrive à la taille, d’aller s’approvisionner à la nage ou à bord de radeaux de fortune, faits de bambous et de bidons.

Des ordres d’évacuation sont toujours en vigueur dans les provinces de Bago, Karen, Mon et Taninthari, où des dizaines de barrages et de réservoirs débordent. Les médias locaux ont annoncé la mise en place de 327 camps pour les 150.000 déplacés.

Au-dessus de la ville de Madauk, dans la région de Bago, les eaux sont à quelques centimètres du sommet des digues qui, jusqu’ici ont résisté. Mais les habitants craignent que de nouvelles pluies de mousson ne provoquent un désastre. « Cette digue nous inquiète, elle nous fait peur », a témoigné Ma Wai, 43 ans, à l’AFP. « Quand les autorités nous ont donné l’alerte au microphone, nous ne savions pas où nous réfugier, les enfants et les personnes âgées étaient en pleurs ».

Mousson Birmanie AFP

Des volontaires ravitaillent les déplacés à Madauk dans la région de Bago en Birmanie le 2 août 2018 (Source : AFP).

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Le Laos en péril face aux constructions frénétiques de barrages étrangers

Un barrage s’est effondré au Laos. Environ 500 millions de tonnes d’eau se sont déversées à travers le pays, provoquant de graves inondations qui se déversent jusqu’au Cambodge voisin. Le pays dispose d’un grand potentiel hydroélectrique dont la Chine et la Thaïlande aimeraient profiter, au détriment des populations locales.

La catastrophe « était prévisible », estime Olivier Evrard, spécialiste du Laos joint par l’AFP. Un barrage s’est effondré ce lundi 23 juillet 2018 dans le sud du pays asiatique, ce qui a libéré 500 millions de tonnes d’eau, provoquant de graves inondations qui atteignent désormais le Cambodge voisin.

Le Laos, où au moins 130 personnes sont portées disparues après cet effondrement, ambitionne pourtant de devenir « la pile d’Asie-du Sud-Est » : des dizaines d’ouvrages hydroélectriques sont en construction, non pas pour alimenter en électricité les populations locales, mais afin d’alimenter la croissance économique des pays voisins, avides d’énergie. Et pour cause, le Laos est un petit État (une superficie d’environ un tiers de la France) montagneux et enclavé, dont 97% du territoire recouvre le bassin du Mékong. Il dispose ainsi d’un remarquable potentiel hydroélectrique.

D’après l’association internationale Hydropower (IHA), plus de 50 projets, financés principalement par le voisin chinois, sont en cours de réalisation. Et une quarantaine de centrales hydroélectriques sont déjà en activité. « Le nombre d’ouvrages est totalement disproportionné par rapport aux capacités de contrôle du pays. Les autorités de supervision, n’ayant pas les qualifications et les connaissances nécessaires, s’en remettent aux puissantes entreprises étrangères qui construisent ces structures », relève M. Evrard.

Effondrement barrage Laos 23/07/2018

Carte du Laos localisant la construction d’un barrage hydroélectrique qui s’est effondré (Source : AFP).

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Pluies au Japon : au moins 100 morts, difficiles opérations de secours

Les secouristes s’efforçaient lundi de retrouver des disparus dans des quartiers entièrement recouverts de boue et dans les décombres d’habitations de l’ouest du Japon où ont déjà péri au moins 100 personnes après des pluies torrentielles.

Face à la gravité de la situation, le Premier ministre, Shinzo Abe, a décidé selon les médias d’annuler une tournée prévue à partir de mercredi en Belgique, France, Arabie Saoudite et Egypte pour donner la priorité aux sinistrés. Dans le détail, 87 personnes sont mortes et 13 en état d’arrêt cardiaque et respiratoire (expression qui signifie que leur acte de décès n’a pas encore été signé), a indiqué lundi le porte-parole, Yoshihide Suga, lors d’un point de presse.

Dans la ville de Kumano, connue de par le monde pour ses pinceaux de maquillage, d’énormes glissements de terrain ont emporté des maisons qui ne sont plus que monceaux de bois, ont constaté des journalistes de l’AFP. Le soleil brûlant commençait à dessécher la boue. Equipés d’engins de chantier, de pelles ou tronçonneuses, les sauveteurs cherchaient les traces d’une douzaine de résidents manquant à l’appel.

« Nous sommes en train d’enlever les débris avec du gros matériel là où nous le pouvons. Nous déblayons aussi des maisons détruites, sans quoi il est impossible d’atteindre d’éventuels survivants coincés dessous », a expliqué un militaire. « J’aurais aimé que ma sœur et sa famille évacuent plus tôt », se désole Kosuke Kiyohara devant la maison saccagée de proches portés disparus.

Inondations Hiroshima 08/07/2018

Des habitants traversent leur quartier dévasté à Hiroshima après des pluies meurtrières au Japon, le 8 juillet 2018 (Source : AFP).

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