Un tremblement de terre en mer Egée tue deux personnes sur l’île grecque de Kos

Le séisme, d’une magnitude de 6,7, a été ressenti sur les îles grecques de l’archipel du Dodécanèse et sur la côte turque, à Bodrum.

Un Suédois et un Turc sont morts, vendredi 21 juillet, dans le séisme qui a secoué l’île grecque de Kos, faisant plus de 100 blessés, dont cinq graves, en pleine période touristique. Selon le maire de l’île, le tremblement de terre a également provoqué de très importants dégâts matériels.

La secousse – d’une magnitude de 6,7 selon l’Institut géologique américain (USGS), et de magnitude 6 selon l’Observatoire d’Athènes – est survenue au milieu de la nuit et a également été fortement ressentie en Turquie. L’épicentre du séisme était situé à 16,2 kilomètres au large de Kos et à 10 kilomètres au sud-est de la ville côtière de Bodrum en Turquie. La secousse a également été fortement ressentie sur les autres îles grecques de l’archipel du Dodécanèse, en mer Egée, notamment à Rhodes.

A Kos, le plafond d’un café s’est effondré et de nombreuses personnes ont été piégées dans le bâtiment. Deux touristes, âgés de 27 et 39 ans, ont été tués lors de l’effondrement de ce bar ou par des pierres d’autres vieux bâtiments avoisinants qui ont subi d’importants dégâts. Les pompiers ont été dépêchés sur place pour les dégager et procéder à leur évacuation, a fait savoir à l’AFP un responsable du bureau de presse de ce service. Le nombre de blessés s’élève à « 120 » selon le secrétaire d’Etat grec à la Marine Marchande Nektarios Santorinios. D’après lui, de nombreux bâtiments ont subi des dégâts. Ils sont si importants sur le port de Kos que le ferry Blue Star Paros n’a pas pu accoster et a continué son itinéraire vers Rhodes, a signalé l’Agence de presse grecque Ana.

Séisme île de Kos 21/07/2017

Après le séisme du 21 juillet 2017 sur l’île grecque de Kos (Source : AFP).

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Un séisme de magnitude 6,5 fait un mort dans le centre des Philippines

Un séisme de magnitude 6,5 a fait un mort jeudi dans le centre des Philippines, où cinq personnes étaient prises au piège sous les décombres d’un bâtiment, ont annoncé les autorités.

Une personne a été retirée morte des gravats par les secouristes de la ville de Kananga, près de l’épicentre du tremblement de terre sur l’île de Leyte, a déclaré le maire-adjoint Elmer Codilla à l’AFP. Ils sont ensuite parvenus à dégager six personnes saines et sauves des ruines de ce bâtiment de trois étages, mais « il y a toujours des gens à l’intérieur, peut-être plus que cinq. Les opérations de secours se poursuivent », a-t-il ajouté.

La terre a tremblé peu après 16H00 (08H00 GMT). L’épicentre se trouvait à une profondeur de 6 km, à 12 km au nord-est de la ville d’Ormoc, sur l’île de Leyte, selon l’institut géologique américain USGS.

Leyte avait été très durement affectée par le passage du super-typhon Haiyan, l’un des typhons les plus violents à avoir jamais touché terre. La catastrophe avait fait plus de 7.350 morts.

Séisme Philippines 06/07/2017

Séisme Philippines 06/07/2017

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Séisme au Guatemala : au moins deux morts

Un séisme de magnitude 6,9 a frappé tôt mercredi l’ouest du Guatemala et a été ressenti aussi dans le sud du Mexique, faisant au moins deux morts, a-t-on appris de source officielle.

La secousse a été observée à 01h29 locale (07h29 GMT) et son épicentre se situait à environ 156 km à l’ouest de Guatemala City, dans le département de San Marcos, a indiqué l’Institut de sismologie du Guatemala. Il avait d’abord fait état d’une magnitude de 6,6, avant d’annoncer dans un nouveau bulletin qu’elle était de 6,9. La secousse a été ressentie dans la majorité des régions du Guatemala, dont la capitale, selon les autorités.

Un homme d’environ 40 ans est mort de ses blessures après avoir été enseveli sous les débris d’une vieille église qui s’est effondrée dans le village de San Sebastian (sud-ouest), a annoncé le porte-parole de la Coordination nationale de lutte contre les catastrophes naturelles (Conred), Julio Sanchez. Une femme aurait quant à elle succombé à un infarctus dans la ville frontalière de Malacatan, a-t-il ajouté, faisant également état de « dégâts modérés subis par des habitations dans le sud-ouest ». Les services de protection civile de l’Etat mexicain du Chiapas ont indiqué qu’une femme avait été blessée en tombant et se trouvait dans un état stable.

Séisme Guatemala 14/06/2017

Un séisme de magnitude 6,9 a frappé le Guatemala le 14 juin 2017 (Source : AFP)

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Surprise : une chaleur très élevée dans une faille sismique néozélandaise

En Nouvelle-Zélande, les géologues sont tombés sur une grosse surprise en forant le sol de l’île sud, au niveau de la célèbre faille alpine. Les températures, très élevées, y atteignent 100 °C à moins de 700 m de profondeur, ce qui n’arrive que près d’une activité volcanique. Or, il n’y en a pas. Les caractéristiques de l’endroit peuvent expliquer cette anomalie, qui est aussi une aubaine. Cette trouvaille est vue comme une source d’énergie géothermique, un cadeau de la nature qui ne se refuse pas.

Des chercheurs ont relevé des températures et des pressions « extrêmement élevées » sur la faille dite alpine en Nouvelle-Zélande, selon une étude publiée dans la revue Nature. « Les températures sont aussi hautes que celles trouvées près des volcans actifs alors qu’il n’y en a pas à proximité », explique à l’AFP Rupert Sutherland de l’université Victoria de Wellington.

Les forages ayant conduit à cette découverte ont été réalisés à Westland en Nouvelle-Zélande sur cette importante faille marquant la frontière entre les plaques tectoniques pacifique et australienne. Traversant la quasi-totalité de l’île du sud de la Nouvelle-Zélande et longue de plus de 450 km, la faille alpine est connue pour provoquer de violents tremblements de terre de magnitude 8 tous les 300 ans. Le dernier datant de 1717, les chercheurs s’attendent à un nouveau séisme dans les prochaines décennies.

Nouvelle-Zélande

Dans le Pacifique sud, la Nouvelle-Zélande se situe sur une zone sismique, entre deux plaques tectoniques.

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250.000 ans d’histoire dans les sédiments d’un lac

En étudiant des carottes sédimentaires prélevées au fond du lac de Van en Turquie, il est possible d’expliquer les énormes variations de niveau observées ces 250.000 dernières années.

En 2010, une équipe internationale de recherche a prélevé des carottes sédimentaires au fond du lac de Van, en Turquie. C’est un lac salé d’origine volcanique sans débouché, qui reçoit l’eau de nombreux petits cours d’eau qui descendent des montagnes environnantes. Il fait 120 km de long, 80 km de large et 171 m de profondeur en moyenne.

Il n’a pas gelé pendant les grandes glaciations et ses sédiments ont non seulement enregistré les cycles saisonniers mais aussi les éruptions volcaniques, les séismes, les périodes de réchauffement et de refroidissement du climat et bien d’autres évènements environnementaux.

Des chercheurs suisses de l’université de Berne et de l’Institut fédéral de recherche aquatique (Eawag) ont étudié les différences de concentration en sels dans l’eau interstitielle contenue dans les carottes sédimentaires. Ils ont pu en déduire les variations du niveau de l’eau jusqu’à 250 000 ans en arrière sachant que la quantité absolue de sel dissoute dans le lac reste toujours sensiblement la même.

Lac de Van Turquie

Lac de Van en Turquie

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Les séismes causés par l’Homme se voient depuis l’espace

Des chercheurs de l’Institut de physique du globe de Paris ont étudié le séisme de magnitude 5,7 survenu à Pawnee (Oklahoma) en septembre 2016 en s’appuyant sur des observations sismologiques et des données satellitaires ainsi que sur des modélisations numériques. Ils ont pu déterminer le déroulement complet de la rupture et montrer que les activités humaines sont capables de déstabiliser des failles sismiques dormantes situées à plusieurs kilomètres sous la surface.

Depuis quelques années, l’Oklahoma, situé au cœur du continent américain, détient le record du nombre de séismes aux États-Unis : environ 600 de magnitude supérieure ou égale à 3 en 2014 et au moins 800 en 2015, contre moins d’un par an avant 2009. C’est plus qu’en Californie, un état pourtant situé sur une limite de plaques tectoniques ! Cette sismicité est due à l’injection dans le sous-sol de grandes quantités de fluides usés, surtout de l’eau, pour des opérations de fracturation hydraulique dans le cadre de l’exploitation pétrolière. Cette injection artificielle agit en effet sur la répartition des contraintes dans la croûte terrestre en abaissant le seuil de résistance des failles. Ainsi, celles qui sont initialement proches de ce seuil pourront rompre bien plus tôt (de plusieurs centaines à plusieurs milliers d’années) que si elles avaient suivi leur évolution naturelle.

Face à cette crise, et sous la pression de la population et de la presse, les autorités de l’Oklahoma ont pris de premières mesures de régulation. Si celles-ci ont bien conduit à une légère baisse du nombre de séismes en 2016 (environ 500 de magnitude supérieure à 3), trois de magnitude supérieure à 5 se sont produits qui ont donné lieu à des dégâts matériels. C’est le cas notamment du séisme de Pawnee en septembre 2016 (magnitude 5,7 à 5,8), le plus fort enregistré au centre des États-Unis depuis 70 ans (avec celui de Virginie en 2011).

Pour réaliser leur étude, trois chercheurs de l’Institut de physique du globe de Paris (IPGP, IPGP-CNRS, université Paris Diderot, université La Réunion) ont utilisé des observations sismologiques récoltées dans la région de Pawnee mais aussi à des milliers de kilomètres de là. Ils se sont également appuyés sur des interférogrammes radar (InSAR) calculés à partir des données des nouveaux satellites Sentinel-1A et Sentinel-1B de l’ESA, lesquels permettent de mesurer précisément la faible déformation de la surface du sol induite par le séisme. En en combinant de nombreux, les géophysiciens ont pu contrecarrer le bruit atmosphérique qui brouillait l’image de cette déformation, ce qui leur a permis d’observer un déplacement maximal du sol de trois centimètres. Ce séisme est ainsi devenu le premier d’origine anthropique jamais mesuré depuis l’espace !

Séisme Pawnee Oklahoma

Dégâts matériels dans la ville de Pawnee après le séisme de magnitude 5,6. (Source : Reuters)

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Plein succès pour la mission Subsaintes 2017

Pendant trois semaines, une vingtaine de scientifiques embarquée à bord du navire océanographique de l’Ifremer, l’Atalante, est partie à la recherche de traces de séismes sous la mer entre l’archipel des Saintes, en Guadeloupe, et l’île de la Dominique.

12 ans après le séisme des Saintes, une équipe de chercheurs a retrouvé la trace de ce tremblement de terre par 1 000 mètres de profondeur. Baptisée Subsaintes 2017, cette mission scientifique s’est déroulée durant trois semaines entre le sud de l’archipel et l’île de la Dominique.

« Les objectifs de la mission ont été atteints au delà de nos espérances » se réjouit Javier Escartin, directeur de recherches au CNRS et chef de la mission Subsaintes 2017. Grâce au ROV « Remote operated vehicle » (robot téléopéré) Victor 6 000, les scientifiques ont notamment pu filmer, pour la première fois, par plus de mille mètres de fond, un déplacement co-sismique vertical.

Atalante Ifremer

L’atalante, navire océanographique de l’Ifremer.

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