Surprise : une chaleur très élevée dans une faille sismique néozélandaise

En Nouvelle-Zélande, les géologues sont tombés sur une grosse surprise en forant le sol de l’île sud, au niveau de la célèbre faille alpine. Les températures, très élevées, y atteignent 100 °C à moins de 700 m de profondeur, ce qui n’arrive que près d’une activité volcanique. Or, il n’y en a pas. Les caractéristiques de l’endroit peuvent expliquer cette anomalie, qui est aussi une aubaine. Cette trouvaille est vue comme une source d’énergie géothermique, un cadeau de la nature qui ne se refuse pas.

Des chercheurs ont relevé des températures et des pressions « extrêmement élevées » sur la faille dite alpine en Nouvelle-Zélande, selon une étude publiée dans la revue Nature. « Les températures sont aussi hautes que celles trouvées près des volcans actifs alors qu’il n’y en a pas à proximité », explique à l’AFP Rupert Sutherland de l’université Victoria de Wellington.

Les forages ayant conduit à cette découverte ont été réalisés à Westland en Nouvelle-Zélande sur cette importante faille marquant la frontière entre les plaques tectoniques pacifique et australienne. Traversant la quasi-totalité de l’île du sud de la Nouvelle-Zélande et longue de plus de 450 km, la faille alpine est connue pour provoquer de violents tremblements de terre de magnitude 8 tous les 300 ans. Le dernier datant de 1717, les chercheurs s’attendent à un nouveau séisme dans les prochaines décennies.

Nouvelle-Zélande

Dans le Pacifique sud, la Nouvelle-Zélande se situe sur une zone sismique, entre deux plaques tectoniques.

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250.000 ans d’histoire dans les sédiments d’un lac

En étudiant des carottes sédimentaires prélevées au fond du lac de Van en Turquie, il est possible d’expliquer les énormes variations de niveau observées ces 250.000 dernières années.

En 2010, une équipe internationale de recherche a prélevé des carottes sédimentaires au fond du lac de Van, en Turquie. C’est un lac salé d’origine volcanique sans débouché, qui reçoit l’eau de nombreux petits cours d’eau qui descendent des montagnes environnantes. Il fait 120 km de long, 80 km de large et 171 m de profondeur en moyenne.

Il n’a pas gelé pendant les grandes glaciations et ses sédiments ont non seulement enregistré les cycles saisonniers mais aussi les éruptions volcaniques, les séismes, les périodes de réchauffement et de refroidissement du climat et bien d’autres évènements environnementaux.

Des chercheurs suisses de l’université de Berne et de l’Institut fédéral de recherche aquatique (Eawag) ont étudié les différences de concentration en sels dans l’eau interstitielle contenue dans les carottes sédimentaires. Ils ont pu en déduire les variations du niveau de l’eau jusqu’à 250 000 ans en arrière sachant que la quantité absolue de sel dissoute dans le lac reste toujours sensiblement la même.

Lac de Van Turquie

Lac de Van en Turquie

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Les séismes causés par l’Homme se voient depuis l’espace

Des chercheurs de l’Institut de physique du globe de Paris ont étudié le séisme de magnitude 5,7 survenu à Pawnee (Oklahoma) en septembre 2016 en s’appuyant sur des observations sismologiques et des données satellitaires ainsi que sur des modélisations numériques. Ils ont pu déterminer le déroulement complet de la rupture et montrer que les activités humaines sont capables de déstabiliser des failles sismiques dormantes situées à plusieurs kilomètres sous la surface.

Depuis quelques années, l’Oklahoma, situé au cœur du continent américain, détient le record du nombre de séismes aux États-Unis : environ 600 de magnitude supérieure ou égale à 3 en 2014 et au moins 800 en 2015, contre moins d’un par an avant 2009. C’est plus qu’en Californie, un état pourtant situé sur une limite de plaques tectoniques ! Cette sismicité est due à l’injection dans le sous-sol de grandes quantités de fluides usés, surtout de l’eau, pour des opérations de fracturation hydraulique dans le cadre de l’exploitation pétrolière. Cette injection artificielle agit en effet sur la répartition des contraintes dans la croûte terrestre en abaissant le seuil de résistance des failles. Ainsi, celles qui sont initialement proches de ce seuil pourront rompre bien plus tôt (de plusieurs centaines à plusieurs milliers d’années) que si elles avaient suivi leur évolution naturelle.

Face à cette crise, et sous la pression de la population et de la presse, les autorités de l’Oklahoma ont pris de premières mesures de régulation. Si celles-ci ont bien conduit à une légère baisse du nombre de séismes en 2016 (environ 500 de magnitude supérieure à 3), trois de magnitude supérieure à 5 se sont produits qui ont donné lieu à des dégâts matériels. C’est le cas notamment du séisme de Pawnee en septembre 2016 (magnitude 5,7 à 5,8), le plus fort enregistré au centre des États-Unis depuis 70 ans (avec celui de Virginie en 2011).

Pour réaliser leur étude, trois chercheurs de l’Institut de physique du globe de Paris (IPGP, IPGP-CNRS, université Paris Diderot, université La Réunion) ont utilisé des observations sismologiques récoltées dans la région de Pawnee mais aussi à des milliers de kilomètres de là. Ils se sont également appuyés sur des interférogrammes radar (InSAR) calculés à partir des données des nouveaux satellites Sentinel-1A et Sentinel-1B de l’ESA, lesquels permettent de mesurer précisément la faible déformation de la surface du sol induite par le séisme. En en combinant de nombreux, les géophysiciens ont pu contrecarrer le bruit atmosphérique qui brouillait l’image de cette déformation, ce qui leur a permis d’observer un déplacement maximal du sol de trois centimètres. Ce séisme est ainsi devenu le premier d’origine anthropique jamais mesuré depuis l’espace !

Séisme Pawnee Oklahoma

Dégâts matériels dans la ville de Pawnee après le séisme de magnitude 5,6. (Source : Reuters)

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Plein succès pour la mission Subsaintes 2017

Pendant trois semaines, une vingtaine de scientifiques embarquée à bord du navire océanographique de l’Ifremer, l’Atalante, est partie à la recherche de traces de séismes sous la mer entre l’archipel des Saintes, en Guadeloupe, et l’île de la Dominique.

12 ans après le séisme des Saintes, une équipe de chercheurs a retrouvé la trace de ce tremblement de terre par 1 000 mètres de profondeur. Baptisée Subsaintes 2017, cette mission scientifique s’est déroulée durant trois semaines entre le sud de l’archipel et l’île de la Dominique.

« Les objectifs de la mission ont été atteints au delà de nos espérances » se réjouit Javier Escartin, directeur de recherches au CNRS et chef de la mission Subsaintes 2017. Grâce au ROV « Remote operated vehicle » (robot téléopéré) Victor 6 000, les scientifiques ont notamment pu filmer, pour la première fois, par plus de mille mètres de fond, un déplacement co-sismique vertical.

Atalante Ifremer

L’atalante, navire océanographique de l’Ifremer.

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Des scientifiques japonais veulent atteindre le manteau terrestre

Un groupe de scientifiques japonais organise une mission de forage inédite. Leur but : creuser jusqu’au manteau terrestre depuis l’océan Pacifique.

Ce n’est pas exactement le centre de la Terre mais presque. Des chercheurs japonais veulent atteindre le manteau terrestre, cette couche intermédiaire située entre le noyau et la croûte terrestre. Elle compose 80% du volume de notre planète, selon The Japan News, mais n’a jamais pu être examinée.

Membres de l’Agence japonaise pour la science et la technologie maritime et terrestre (JAMSTER), ces scientifiques ont obtenu l’appui du gouvernement qui va financer leur mission, précise L’Express.

Le groupe de scientifiques entend comprendre comment la Terre s’est formée, pourquoi elle tremble et de quoi elle est composée. Cette partie de la planète est principalement constituée de roches, qui se déplacent lentement et affecte donc le mouvement des plaques, ce qui provoque les séismes et tsunamis.

Structure interne Terre

En dessous de la croûte terrestre, se cache plusieurs autres couches.

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En Guadeloupe, des hackers à l’abordage du tsunami

Alors que les Nations unies organisent leur exercice annuel d’alerte au tsunami, des geeks antillais et métropolitains exploitent les nouvelles technologies pour gérer les situations de crise.

Imaginons qu’un séisme de magnitude 8,5 secoue les Antilles demain. Imaginons qu’il déclenche un tsunami, qui déboulerait sur les côtes quelques dizaines de minutes plus tard. Que faut-il faire ? Foncer dans sa voiture et s’éloigner de la mer à toute vitesse comme dans les films catastrophe américains ? Très mauvaise idée : « Il y a un risque d’embouteillage, vous allez vous faire tamponner et ça va être le chaos. » Fuir à vélo, pour doubler toutes les voitures ? Non plus : « Une personne en panique peut vous le voler. Vous avez plus de chances de rester en vie si vous partez à pied : vous n’êtes plus une cible. »

Parce qu’il vaut mieux réfléchir à ces questions avant d’y être confronté pour de bon, les geeks de Guadeloupe organisaient ce vendredi soir une conférence de presse au fablab de la zone industrielle de Jarry, en banlieue de Pointe-à-Pitre – un atelier de création collaborative ouvert au public. La bonne conduite à tenir en cas d’alerte au tsunami est de «se diriger à pied vers un point haut» de l’île, rappelle le président et cofondateur du lieu, Cédric Coco-Viloin. Pour s’en souvenir, l’équipe du fablab a réalisé une affiche et une courte vidéo, claires, colorées et drôles ; ça marquera les esprits.

Caribe Wave 2017

Modélisation de la vague virtuelle qui frappera les Petites Antilles mardi 21 mars 2017, pour l’exercice Caribe Wave (Source : PTWC).

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Indonésie : au moins 97 morts après un puissant séisme de magnitude 6,5

Au moins 97 personnes ont été tuées et des centaines sont bloquées sous les décombres après un tremblement de terre survenu dans la province indonésienne d’Aceh, à la pointe nord de Sumatra.

Au moins 97 personnes ont péri et des centaines ont été blessées après un puissant séisme mercredi dans la province indonésienne d’Aceh, à la pointe nord de Sumatra, en Indonésie. Les opérations de secours se poursuivent pour retrouver des survivants sous les décombres. « Jusqu’ici, 97 personnes ont été tuées et le nombre continue d’augmenter », a déclaré un responsable militaire à Aceh, Tantang Sulaiman. Un précédent bilan faisait état de 52 morts.

Le séisme de magnitude 6,5 s’est produit à l’aube à une faible profondeur dans le district de Pidie Jaya, dans l’ouest de l’Indonésie, au moment où des habitants de cette région majoritairement musulmane se préparaient pour la prière du matin. Des mosquées et des échoppes se sont effondrées dans la petite ville de Meureudu. Des habitants ont fui leurs maisons mais d’autres ont été surpris en plein sommeil. « D’après les renseignements dont nous disposons maintenant, 25 personnes ont été tuées et des centaines blessées », déclare le directeur de l’agence locale des catastrophes, Puteh Manaf.

Séisme Indonésie 07/12/20126

Ce séisme s’est produit à 5h03 (heure locale) mercredi matin (23h03 heure française). Aucune alerte au tsunami n’a été émise. (Source : Visactu)

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