Voyage au centre de la Terre

Longtemps l’homme a cherché en vain à percer les mystères des entrailles de la planète. La science lève peu à peu ce voile.

« Personne ne sait d’une façon certaine ce qui se passe à l’intérieur du globe. » Cette citation d’Otto Lidenbrock, le héros de Voyage au centre de la Terre, rédigé par Jules Verne voilà plus d’un siècle et demi, semble toujours de mise. Incroyable… Alors qu’il a posé le pied sur la Lune et s’apprête à partir à la conquête de Mars, l’homme demeure incapable d’explorer les entrailles de la petite planète qui le porte. Ce doux rêve du célèbre écrivain nantais est encore cantonné au domaine de la fiction, faute de moyens technologiques.

L’idée de creuser le sol, tout simplement, a longtemps été la seule solution. Plusieurs scientifiques réalisent encore des forages d’exploration : ils mesurent la température et la pression souterraines et, surtout, remontent par carottage des échantillons, ensuite analysés en laboratoire. Outre les missions menées actuellement par le Japon sous l’océan grâce au Chikyu, un navire spécialisé, le trou le plus profond du monde, percé par des scientifiques russes dans la toundra près de Mourmansk, a atteint près de 12,3 kilomètres (km) en 1989. Un record qui laisse rêveur : dix-neuf ans de travail pour explorer environ… 0,2 % de la structure interne de la Terre, dont le rayon fait 6 371 km.

« Les forages restent largement insuffisants, reconnaît Henri-Claude Nataf, directeur de recherche à l’Institut des sciences de la Terre (CNRS, université de Grenoble). Ce n’est même pas la moitié de l’épaisseur de la croûte terrestre – cette couche superficielle géologique qui débute sous nos pieds et s’enfonce jusqu’à 35 km de profondeur en moyenne. » Si la Terre était une pomme, sa peau représenterait exactement la finesse relative de cette croûte. Et sous les océans, elle se compresse et devient encore plus mince.

Structure interne Terre

En dessous de la croûte terrestre, se cache plusieurs autres couches.

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Nouvelle-Calédonie : l’alerte au tsunami levée après un violent séisme

L’alerte au tsunami lancée à la suite d’un puissant séisme mercredi 5 décembre 2018 a été levée par les autorités.

L’alerte est tombée vers 1h du matin (heure de Guadeloupe) sur le compte twitter la préfecture de Wallis et Futuna, le 5 décembre 2018. Le message « Alerte tsunami sur l’ensemble de la Calédonie. Ordre d’évacuation immédiat des populations vers les zones refuges et application des consignes de sécurité » a sonné l’alarme.

L’alerte avait été lancée par le Centre d’alerte au tsunami du Pacifique à la suite d’un séisme d’une magnitude estimée à 7,7 que la sécurité civile néo-calédonienne a enregistré à 15h18 heure locale (04h18 GMT). Son épicentre a été localisé au sud-est des îles Loyauté, à 160 km de Maré, à une profondeur de 10 km. La protection civile néo-calédonienne avait alors appelé à l’évacuation des populations vivant sur 300 mètres de bande côtière sur la côte Est de la Grande île (la principale île de l’archipel français) ainsi que sur l’île des Pins et sur les îles Loyauté.

Alerte Tsunami Nouvelle-Calédonie 05/12/2018

Communiqué d’alerte au tsunami en Nouvelle-Calédonie le 5 décembre 2018.

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Un « essaim de séismes » à Mayotte intrigue les chercheurs

L’île française est secouée par une sismicité inhabituelle depuis plusieurs mois. De nouvelles secousses atypiques aident les experts à comprendre.

Que se passe-t-il dans le sol de Mayotte ? Ce département français d’outre-mer, niché entre l’île de Madagascar et le Mozambique en Afrique, vit depuis plusieurs mois au rythme de tremblements de terre d’une intensité jamais ressentie. Jusqu’ici, les habitants discernaient à peine un petit séisme par an, soit une zone plutôt calme à l’image d’une partie de la France métropolitaine. Mais depuis la nuit du 10 au 11 mai, les choses ont radicalement changé.

« Ce soir-là, un premier séisme important s’est produit, suivi par d’autres secousses d’une ampleur similaire, explique Didier Bertil, ingénieur au Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM). D’habitude, un gros tremblement est normalement suivi de répliques qui s’atténuent avec le temps. » La panique s’est emparée des habitants peu après, le 15 mai, quand la terre de Mayotte a tremblé comme jamais elle ne l’avait fait. Le séisme, de magnitude 5,8, n’a provoqué que des dégâts légers. « Il était toutefois beaucoup plus fort que le record connu jusqu’ici, celui de 1993 de magnitude 5,2 », précise Didier Bertil. Depuis cette date, l’activité du sol n’a cessé de varier. « Et ça continue aujourd’hui, on enregistre jusqu’à plusieurs secousses par heure », poursuit le scientifique.

Les experts du BRGM, l’établissement public de référence pour les études du sol, ont donné un nom à cette crise inhabituelle qui dure depuis plusieurs mois : un essaim de séismes. Le terme s’inspire de l’essaim d’abeilles, qui décrit un gros rassemblement de ces insectes au même endroit. « Il s’agit d’un système particulier, une cascade de tremblements qui se suivent dans la même zone, où il est toutefois difficile de distinguer un séisme majeur : c’est ce que vit Mayotte depuis le mois de mai », résume Didier Bertil. La situation pourrait être bien pire si l’activité sismique provenait du dessous de l’île… Heureusement, elle se concentre sur une zone située entre 35 et 40 kilomètres à l’est des côtes et à une profondeur de 3,5 à 4 kilomètres dans les eaux du canal du Mozambique. De même, le risque de tsunami a été étudié, puis écarté en raison des pentes immergées très importantes. Un profil géologique peu favorable aux déferlements marins.

Mayotte

Plus de 250 000 Mahorais résident sur l’ensemble d’îles de Mayotte, où les tremblements de terre se multiplient (Source : Reuters).

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Ce tremblement de terre au Mexique était si intense qu’il a fracturé une plaque tectonique

Le 7 septembre 2017, un séisme particulièrement puissant a secoué le Sud du Mexique. Selon une nouvelle étude, son intensité aurait occasionné le déchirement de la plaque tectonique de Cocos.

Le 7 septembre 2017 à 23h49, un monstrueux séisme frappe le golfe de Tehuantepec, au large de la côte Sud du Mexique. D’une magnitude de moment 8,2, le « séisme de Chiapas » est le tremblement de terre le plus puissant qu’ait connu le pays durant ce dernier siècle, et le deuxième plus puissant jamais enregistré durant l’Histoire de celui-ci. Une intensité telle qu’il aurait, selon une nouvelle étude publiée dans la revue Nature Geoscience, fracturé une plaque tectonique.

« Imaginez une gigantesque plaque de verre : cette rupture a créé une grande fracture ouverte », illustre Diego Melgar, sismologue à l’université de l’Oregon. « Tout indique qu’elle l’a brisé sur toute sa largeur. » Dans le golfe de Tehuantepec se trouve un « carrefour tectonique » : la plaque de Cocos y rencontre la Nord-américaine ainsi que celles des Caraïbes et du Panama. La région n’est donc pas étrangère aux tremblements de terre, à mesure que la plaque de Cocos plonge sous les autres.

Plaque de Cocos Lire la suite

Un violent séisme au Japon fait une dizaine de morts et une trentaine de disparus

Au moins neuf personnes ont péri et une trentaine sont portées disparues dans le nord du Japon. La région a été secouée par un puissant séisme de magnitude 6,6 qui a provoqué d’énormes glissements de terrain et une coupure de courant massive.

Le tremblement de terre s’est produit jeudi 6 septembre 2018 en pleine nuit dans l’île septentrionale de Hokkaido, à 62 km au sud-est de Sapporo, deux jours à peine après un typhon dévastateur dans la région d’Osaka (ouest). La terre a longtemps continué à trembler : des dizaines de répliques ont été ressenties. Outre deux morts annoncés en début de journée, sept personnes ont été découvertes dans la localité d’Atsuma en état d’arrêt cardiaque, une expression employée avant que leur acte de décès ne soit officiellement signé.

Des vues aériennes montraient des montagnes littéralement coupées en deux par d’impressionnants éboulements qui ont arraché tous les arbres et englouti des maisons construites en contrebas. Les pompiers hélitreuillaient une partie des habitants mais 38 personnes restaient encore portées disparues, selon la chaîne de télévision publique NHK. Au moins 167 personnes ont par ailleurs été blessées.

« J’ai été réveillé un peu après 3 heures du matin par la secousse. J’ai allumé la lumière mais elle s’est éteinte juste après » à cause d’une coupure de courant, a confié à l’AFP Akira Fukui, un habitant de Sapporo. « Il y a eu une secousse soudaine extrême. Je l’ai sentie de manière latérale très longtemps, ça s’est arrêté puis cela a recommencé à trembler. J’ai 51 ans et je n’ai jamais vécu une telle expérience avant », a raconté Kazuo Kibayashi, un responsable de la ville d’Abira, visiblement sous le choc. « J’ai cru que ma maison allait s’effondrer, tout était sens dessus dessous », a-t-il dit. « Ma fille, qui est au lycée, était terrorisée ».

Séisme Japon 06/09/2018

Sapporo, sur l’île d’Hokkaidō, après le séisme du jeudi 6 septembre 2018 (Source : Reuters).

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Exercice au tsunami dans les pays de l’océan Indien

Les 4 et 5 septembre 2018, 24 pays riverains de l’océan Indien simulent une alerte au tsunami. Cet exercice doit permettre de réduire le nombre de victimes et de destructions déplorées lors du séisme de décembre 2004.

A 6 h temps universel (2 h en Guadeloupe) le mardi 4 septembre 2018, un tremblement de terre de magnitude 9 sur l’échelle de Richter a frappé la côte sud de l’Iran. Immédiatement, le système d’alerte au tsunami a diffusé l’information auprès des autorités nationales. Les services de secours sont mis en état d’alerte, les populations prévenues, l’évacuation des villes côtières décidée, les systèmes de protection mis en œuvre.

Ce script est un exercice à blanc qui sera répété mercredi 5 septembre avec un scénario différent. Cette fois-ci, c’est un tremblement de terre de magnitude 9,3 qui sera simulé au large de la côte nord-ouest de Sumatra, là même où, le 26 décembre 2004, un tsunami avait provoqué la mort de 170 000 Indonésiens. Au total, cette année-là, les énormes vagues avaient tué 240.000 personnes sur tout le pourtour de l’océan Indien.

C’est à la suite de cette catastrophe que les pays de l’océan Indien avaient décidé de créer un système d’alerte et d’atténuation des effets d’un tsunami dont la responsabilité a été confiée à la Commission océanique intergouvernementale de l’Unesco. Composé d’un réseau de stations sismiques connecté à des balises d’un réseau marégraphique de mesure du niveau de la mer, ce système fournit les informations aux centres d’alerte nationaux, lesquels diffusent l’information aux services de secours et aux populations.

Tsunami Sri Lanka 26/12/2004

Le tsunami de décembre 2004, qui a frappé les pays côtiers de l’océan Indien, a fait 240.000 morts et dévasté des villes et villages entiers (ici à Galle, au Sri Lanka). (Source : AFP)

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Séismes de Lombok : les raisons qui expliquent les tremblements de terre

L’île de Lombok a été touchée par une série de séismes ces dernières semaines faisant plus de 500 morts et des centaines de milliers de sans-abri. Voici quelques explications sur le contexte géologique de l’archipel indonésien, situé à la convergence de plaques tectoniques.

L’île indonésienne touristique de Lombok a été frappée ces dernières semaines par une série de puissants séismes qui ont fait plus de 500 morts et des centaines de milliers de sans-abri. L’Indonésie, un archipel de 17.000 îles et îlots, se trouve sur la ceinture de feu du Pacifique, une zone de forte activité sismique. Mais il est rare de voir une seule île touchée aussi souvent par des séismes aussi puissants.

L’archipel indonésien s’est formé par la convergence de trois grandes plaques tectoniques : indo-pacifique, australienne, eurasienne. Les tremblements de terre qui ont secoué Lombok depuis fin juillet sont le résultat d’une collision entre la plaque australienne et la plaque eurasienne, selon des géologues.

Séismes Lombok

Séismes de Lombok en Indonésie (Source : AFP).

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