Un séisme majeur pourrait frapper Istanbul

La faille nord-anatolienne constitue une frontière tectonique majeure entre l’Anatolie et l’Europe. Les mouvements relatifs, de l’ordre de 2 cm par an actuellement, y provoquent régulièrement des séismes dévastateurs. Mais l’un des segments marins de cette faille, en mer de Marmara, ne semble pas avoir enregistré de séisme important depuis 1766. Cette faible activité ne manque pas de questionner et d’inquiéter les chercheurs car ce n’est pas forcément de bon augure.

Au vu des ruptures successives récurrentes observées sur les segments adjacents, à terre et en mer, se posent deux questions, à savoir si ce segment de faille est bloqué et accumulant donc des contraintes susceptibles de provoquer un séisme de forte magnitude à moins de 50 km de la métropole d’Istanbul, ou bien si, au contraire, il coulisse de façon continue et asismique pour absorber le mouvement observé tout au long de la faille nord-anatolienne.

Pour tenter de répondre à ces interrogations, une équipe de scientifiques français, allemands et turques se sont associées pour réaliser une expérience de géodésie fond de mer innovante. Un réseau de distance-mètres sous-marins a été déployé de part et d’autre de la trace sous-marine de cette faille pendant 2 ans et demi. Ces instruments mesurent en quasi continu les distances qui les séparent (temps de parcours aller-retour de signaux acoustiques). Après une trentaine de mois d’observation, le réseau n’a enregistré aucun déplacement significatif discernable de la faille.

Istanbul

Vue aérienne du Détroit du Bosphore, avec la ville d’Istanbul et la mer de Marmara.

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Séisme en Californie : la menace d’un « Big One » dévastateur pèse sur Los Angeles

Au cas où… Prévoyante, Christina Alhamad avait préparé un sac d’affaires pour son bébé d’un mois. Placé en évidence devant la porte, prêt pour un second séisme, on ne sait jamais… Peine perdue ! Encore plus puissant que le séisme de jeudi dernier, celui de vendredi l’a contrainte à s’enfuir si rapidement qu’elle en a oublié son bagage.

À peine le temps de prendre son bébé sous le bras et elle est partie, complètement paniquée. « J’étais sous le choc, je ne savais pas quoi faire », explique cette habitante de Los Angeles de 29 ans à l’AFP. Comme elle, les habitants de Californie ont grandi avec une épée de Damoclès au-dessus de la tête : la peur du « Big One », ce séisme d’une magnitude telle qu’il devrait dévaster la Californie, État placé sur la faille de San Andreas et régulièrement sujet aux secousses, plus ou moins dangereuses. Cette catastrophe naturelle est souvent dépeinte dans la culture populaire comme d’ampleur quasi-apocalyptique.

Les craintes se sont ravivées avec les deux tremblements de terre de cette semaine (6,4 et 7,1 de magnitude), à près de 250 km de Los Angeles. Les responsables politiques ont appelé les habitants à se préparer pour d’autres secousses. Mais, selon l’institut américain de géophysique USGS, la probabilité qu’un nouveau séisme de magnitude 7 ou supérieure se produise n’est que de 3 %. Il n’empêche…

Los Angeles Big One

Le Sud de la Californie vient de subir son deuxième tremblement de terre majeur en deux jours, une secousse d’une magnitude de 7,1.

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Un séisme de magnitude 6,4 ébranle la Californie, pas de dégâts majeurs

Le tremblement de terre a eu lieu à environ 240 kilomètres au nord de Los Angeles. Il a fait quelques « blessés légers », selon les premiers bilans.

L’État américain de Californie a été ébranlé jeudi 4 juillet par une secousse de magnitude 6,4, le séisme le plus puissant à frapper cette région depuis 1999, qui a fait quelques « blessés légers », mais pas de dégâts majeurs, selon les premiers bilans communiqués par les secours. Le président Donald Trump s’est voulu rassurant deux heures après le sinistre. « Ai été pleinement informé sur le séisme dans le sud de la Californie. Tout semble être largement sous contrôle », a-t-il réagi sur Twitter.

Ressenti dans un vaste périmètre, ce tremblement de terre a ranimé le spectre du « Big One », un mégaséisme potentiellement dévastateur tant redouté dans l’Ouest américain. L’épicentre a été localisé dans la région de Searles Valley, dans la partie méridionale de la Californie, une zone peu urbanisée située à environ 240 kilomètres au nord-est de Los Angeles, selon des données actualisées par l’Institut de géophysique des États-Unis (USGS). La profondeur du séisme a été évaluée à 10,7 km. L’épicentre se trouve près de la petite ville de Ridgecrest (28 000 habitants) et d’une base militaire de l’US Navy, la Naval Air Weapons Station China Lake, une vaste étendue désertique où sont notamment testés des bombes et des missiles.

Séisme Californie 04/07/2019

La Californie est le plus peuplé des États d’Amérique mais l’épicentre du tremblement de terre a été localisé dans le désert de Mojave (Source : AFP).

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Séisme : 1 mort et 26 blessés au Pérou et en Equateur

Un séisme de magnitude 8 a fait 1 mort et au moins 26 blessés au Pérou et en Equateur. En outre, de nombreux bâtiments ont été détruits au Pérou.

Un séisme de magnitude 8 a frappé le 26 mai 2019 à l’aube une région de la forêt amazonienne, faisant un mort et au moins 26 blessés au Pérou et en Equateur et semant la panique à Lima où de nombreux habitants se sont rués dans la rue en pleine nuit, en pyjama et sous la pluie.

Le tremblement de terre s’est produit à 02h41 locale (07h41 GMT) à environ 70 km au sud-est de Lagunas, une ville de 12.000 habitants dans le nord du Pérou. Sa magnitude a été évaluée à 8 par l’Institut géophysique du Pérou (IGP) et par son homologue américain USGS. « On nous signale la mort d’une personne à cause de la chute d’un rocher sur son logement » dans le district du Huarango, dans le nord du Pérou, a déclaré le coordinateur de la Défense civile Ricardo Seijas à la radio RPP. Le séisme a par ailleurs fait 11 blessés et démoli 53 logements et cinq écoles, a-t-il précisé. Quinze autres blessés ont été recensés par les autorités en Equateur voisin. « Beaucoup de vieilles maisons se sont effondrées à cause de ce fort séisme », a déclaré le maire de Yurimaguas, Hugo Araujo.

Dans les régions les plus touchées, des milliers d’habitants sont sortis précipitamment de chez eux. Dans la ville de La Rioja, un concert d’un chanteur populaire auquel assistaient un millier de personnes a été brusquement interrompu. Une vidéo publiée sur Instagram par le chanteur, Ezio Oliva, montre le public hurlant de terreur et se ruant de façon désordonnée vers la sortie, sans écouter les appels au calme lancés par le musicien. « Je viens de vivre une des plus grandes peurs de ma vie », a commenté M. Oliva.

Séisme Pérou 26/05/2019

Une crevasse causée par le séisme à Puerto Santa Gema, près de Yurimaguas en Amazonie péruvienne, le 26 mai 2019 (Source : POOL/AFP).

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Mayotte : naissance d’un nouveau volcan sous-marin à l’origine des séismes

Une mission scientifique a mis en évidence la naissance d’un nouveau volcan sous-marin, à 50 km à l’est de Mayotte et à 3.500 m de profondeur, ce qui permet d’expliquer les séismes constatés sur l’île depuis un an.

Ce volcan est « récent » et pourrait avoir été formé « à l’été ou à l’automne dernier », a indiqué jeudi 16 mai 2019, lors d’une conférence de presse à Mamoudzou, Nathalie Feuillet, physicienne rentrée la veille à Mayotte d’une mission en mer qui a mobilisé une vingtaine de scientifiques.

Depuis le 10 mai 2018, Mayotte connait un phénomène de séismes « en essaim », subissant plus de 1.800 secousses de magnitude supérieure ou égale à 3,5, selon le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM). La plus forte jamais recensée dans l’île a été enregistrée à 5,8. La taille du nouveau volcan « est évaluée à 800 m de hauteur avec une base de 4 à 5 km de diamètre. Le panache de fluides volcaniques de 2 km de hauteur n’atteint pas la surface de l’eau », ont indiqué dans un communiqué commun les ministères des Outre-mer, de la Transition écologique, de l’Intérieur et de la Recherche, parlant d’un « phénomène géologique exceptionnel ».

« On pense que le volcan a grandi depuis que l’essaim de séismes a débuté », a avancé Nathalie Feuillet, mais il faudra attendre de nouveaux relevés pour savoir si cette croissance continue. « L’avantage maintenant, c’est qu’on sait ce que c’est », s’est réjoui la physicienne qui a ajouté que des prélèvements de roches volcaniques avaient été faits. D’autre part, la chercheuse de l’Institut de Physique du Globe de Paris (IPGP) a affirmé que Mayotte s’était affaissée de 13 centimètres et qu’elle s’était déplacée vers l’Est d’environ 10 centimètres. Cet affaissement, qui se fait « à des taux assez rapides », se poursuit, a-t-elle précisé. Il pourrait être dû à « la vidange d’un réservoir d’une poche de magma profonde ».

Nouveau volcan Mayotte

Un nouveau volcan sous-marin a été découvert à 50 km à l’Est de Mayotte (Source : IPGP/CNRS/Université de Paris/Ifremer/BRGM).

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Le séisme de magnitude 7,5 en Indonésie s’est propagé à une vitesse interdite

Sur les autoroutes géologiques aussi, il existe des limitations de vitesse. Et le séisme de Palu, qui a frappé l’Indonésie le 28 septembre 2018, ne les a pas respectées. Ce tremblement de terre, qui a été suivi d’un tsunami meurtrier, est ainsi devenu un de ces séismes hors-normes, appelés « supershear », que les scientifiques ont rarement eu l’occasion d’observer.

4,1 km/s sur plus de 150 km : telle est la vitesse de propagation du séisme de magnitude 7,5 survenu en Indonésie en septembre 2018, déterminée par une équipe internationale de chercheurs de l’IRD, d’université Côte d’Azur (UCA), de l’université de Californie à Los Angeles et de l’Institut de technologie de Californie. Ces résultats, qui apportent également un éclairage sur le trajet de la faille, sont publiés dans la revue Nature Geoscience le 4 février 2019.

Les tremblements de terre se produisent lorsque les roches situées de part et d’autre d’une faille tectonique se déplacent brusquement dans des directions opposées. La faille produit alors deux ondes sismiques principales : les ondes « S », qui cisaillent les roches et se propagent à environ 3,5 km/s, et les ondes « P », qui compriment les roches et se propagent plus rapidement, à environ 5 km/s.

Les observations géophysiques montrent que les tremblements de terre se propagent généralement soit plus lentement que les ondes « S », soit presque aussi vite que les ondes « P ». Les séismes plus rapides que les ondes « S », appelés « supershear », sont très rares et peuvent produire de très fortes secousses. Seuls quelques-uns ont été observés. Ils se sont produits sur des failles remarquablement rectilignes, sortes « d’autoroutes géologiques » qui présentent peu d’obstacles à la propagation.

Séisme Indonésie 30/09/2018

Le séisme de septembre 2018 en Indonésie était un séisme « supershear », à la vitesse de propagation inhabituelle (Source : AFP).

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Voyage au centre de la Terre

Longtemps l’homme a cherché en vain à percer les mystères des entrailles de la planète. La science lève peu à peu ce voile.

« Personne ne sait d’une façon certaine ce qui se passe à l’intérieur du globe. » Cette citation d’Otto Lidenbrock, le héros de Voyage au centre de la Terre, rédigé par Jules Verne voilà plus d’un siècle et demi, semble toujours de mise. Incroyable… Alors qu’il a posé le pied sur la Lune et s’apprête à partir à la conquête de Mars, l’homme demeure incapable d’explorer les entrailles de la petite planète qui le porte. Ce doux rêve du célèbre écrivain nantais est encore cantonné au domaine de la fiction, faute de moyens technologiques.

L’idée de creuser le sol, tout simplement, a longtemps été la seule solution. Plusieurs scientifiques réalisent encore des forages d’exploration : ils mesurent la température et la pression souterraines et, surtout, remontent par carottage des échantillons, ensuite analysés en laboratoire. Outre les missions menées actuellement par le Japon sous l’océan grâce au Chikyu, un navire spécialisé, le trou le plus profond du monde, percé par des scientifiques russes dans la toundra près de Mourmansk, a atteint près de 12,3 kilomètres (km) en 1989. Un record qui laisse rêveur : dix-neuf ans de travail pour explorer environ… 0,2 % de la structure interne de la Terre, dont le rayon fait 6 371 km.

« Les forages restent largement insuffisants, reconnaît Henri-Claude Nataf, directeur de recherche à l’Institut des sciences de la Terre (CNRS, université de Grenoble). Ce n’est même pas la moitié de l’épaisseur de la croûte terrestre – cette couche superficielle géologique qui débute sous nos pieds et s’enfonce jusqu’à 35 km de profondeur en moyenne. » Si la Terre était une pomme, sa peau représenterait exactement la finesse relative de cette croûte. Et sous les océans, elle se compresse et devient encore plus mince.

Structure interne Terre

En dessous de la croûte terrestre, se cache plusieurs autres couches.

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