Indonésie : au moins 97 morts après un puissant séisme de magnitude 6,5

Au moins 97 personnes ont été tuées et des centaines sont bloquées sous les décombres après un tremblement de terre survenu dans la province indonésienne d’Aceh, à la pointe nord de Sumatra.

Au moins 97 personnes ont péri et des centaines ont été blessées après un puissant séisme mercredi dans la province indonésienne d’Aceh, à la pointe nord de Sumatra, en Indonésie. Les opérations de secours se poursuivent pour retrouver des survivants sous les décombres. « Jusqu’ici, 97 personnes ont été tuées et le nombre continue d’augmenter », a déclaré un responsable militaire à Aceh, Tantang Sulaiman. Un précédent bilan faisait état de 52 morts.

Le séisme de magnitude 6,5 s’est produit à l’aube à une faible profondeur dans le district de Pidie Jaya, dans l’ouest de l’Indonésie, au moment où des habitants de cette région majoritairement musulmane se préparaient pour la prière du matin. Des mosquées et des échoppes se sont effondrées dans la petite ville de Meureudu. Des habitants ont fui leurs maisons mais d’autres ont été surpris en plein sommeil. « D’après les renseignements dont nous disposons maintenant, 25 personnes ont été tuées et des centaines blessées », déclare le directeur de l’agence locale des catastrophes, Puteh Manaf.

Séisme Indonésie 07/12/20126

Ce séisme s’est produit à 5h03 (heure locale) mercredi matin (23h03 heure française). Aucune alerte au tsunami n’a été émise. (Source : Visactu)

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Fort tremblement de terre dans le nord-est du Japon, alerte au tsunami

L’épicentre du séisme, qui a été ressenti jusqu’à Tokyo, était situé au large de Fukushima, à une dizaine de kilomètres de profondeur.

Un fort séisme s’est produit mardi matin 22 novembre dans le nord-est du Japon, au large de Fukushima. La secousse entraîne un risque de tsunami avec des vagues pouvant aller jusqu’à trois mètres de hauteur par endroits, selon l’Agence météorologique nationale.

La secousse de magnitude 7,3 selon l’agence nippone (6,9 selon l’institut géologique américain USGS) s’est produite à 05 h 59 locale à une profondeur de 10 km, avec une prédiction de raz-de-marée allant de quelques dizaines de centimètres à trois mètres, a précisé l’agence.

Un premier petit tsunami a été mesuré en plusieurs endroits, mais il existe un risque de deuxième vague plus élevée, a-t-elle averti. Aucune information sur des dégâts majeurs ou blessés n’avait été rapportée dans l’immédiat, hormis un début d’incendie dans une raffinerie, selon la NHK.

Séisme Japon 21/11/2016 Lire la suite

Séisme : le Big One est-il imminent ? Une activité inhabituelle près de la faille de San Andreas inquiète

Une activité sismique inhabituelle et la découverte d’une faille parallèle à celle de San Andreas a plongé l’État américain de Californie dans un état d’alerte. Ces observations laissent suggérer selon certains, que le « Big One », ce séisme majeur tant redouté, pourrait être imminent.

Depuis quelques jours, la Californie est en état d’alerte. L’État américain a en effet enregistré dans la semaine une activité sismique inhabituelle autour de la faille géologique de San Andreas. Des observations qui ne laissent rien présager de bon.

Les géologues craignent en effet que cette faille, ou plus exactement ce système de failles, s’anime sous les contraintes tectoniques. Actuellement, celui-ci cumule plusieurs segments à risque sur près de 1.300 kilomètres, le long de la jonction entre la plaque du Pacifique et celle de l’Amérique.

L’activité tectonique de la faille de San Andreas est sous haute surveillance. Ces cinq derniers jours, 200 mini-séismes, de magnitude 1,4 à 4,3 sur l’échelle de Richter, ont été enregistrés au niveau du Salton Sea, un lac salé californien, d’après le Los Angeles Times.

Faille de San Andreas

La faille de San Andreas en Californie.

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Séisme en Italie : « c’est une région tectonique très complexe »

Le centre de l’Italie, touché dans la nuit entre mardi et mercredi, par un séisme de magnitude 6,2 se trouve au croisement de plusieurs plaques.

Après L’Aquila en 2009 et Emilie-Romagne en 2012, les tremblements de terre continuent de frapper la péninsule italienne. Dans la nuit de mardi à mercredi, la petite ville d’Amatrice, dans le centre de l’Italie, a été dévastée par un tremblement de terre de magnitude 6,2. Classé comme zone à sismicité haute, « cette région tectonique est très complexe », explique Lucilla Benedetti, directrice de recherche au CNRS – CEREGE qui travaille régulièrement là-bas depuis une vingtaine d’années.

« Les Apennins se trouvent à la frontière de deux microplaques, la plaque Tyrrhénienne à l’ouest et celle Adriatique à l’est », continue la chercheuse. « Poussée par la plaque Africaine, qui progresse d’environ 1 mm par an vers le nord, la microplaque adriatique se retrouve à tourner sur elle-même dans le sens antihoraire, s’éloignant donc de celle Tyrrhénienne. Aujourd’hui, les deux microplaques s’écartent de 1 à 3 millimètres par an et cela engendre tous les séismes de la région ».

Cet écartèlement des Apennins se manifeste, à une plus petite échelle, par l’apparition d’une multitude de failles d’environ 10-15 km tout le long de la botte italienne. Une situation dangereuse car « elles sont si proches que le choc risque de déstabiliser les failles voisines et engendrer un second séisme de la même magnitude ». Les chercheurs sont cependant incapables de prédire s’il arrivera et quand. « Le temps est long en sismologie, ça pourrait être demain comme dans plusieurs mois », note Lucilla Benedetti. Lors des séismes qui avaient touchés le nord du pays en 2012, un premier tremblement de terre de magnitude 6 avait eu lieu le 20 mai suivi neuf jours plus tard d’un second 40 kilomètres plus loin de magnitude 5,8.

Séisme Italie 24/08/2016

Photo aérienne d’Amatrice, après le séisme, mercredi 24 août 2016.

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Un puissant séisme frappe le centre de l’Italie

Un séisme de magnitude 6,2 a frappé le centre de l’Italie tôt ce mercredi, faisant, selon le bilan de la protection civile, au mois trente-huit morts. « Il y a encore tant de gens sous les décombres, tant de disparus, (que) malheureusement ce chiffre pourrait évoluer », a annoncé Immacolata Postiglione, chef du département urgences de la protection civile italienne, lors d’une conférence de presse à midi.

« Nous sommes choqués mais c’est un moment pour agir. Avec tout mon cœur, j’aimerais dire aux Italiens que dans les moments difficiles, l’Italie sait comment réagir », a affirmé le chef du gouvernement Matteo Renzi lors d’une déclaration solennelle. « Dans les heures qui viennent, nous devons continuer à sauver des vies et à redonner l’espoir à des territoires si durement éprouvés », a-t-il conclu. Dans un communiqué de l’Elysée, la France s’est dit « prête à apporter aux autorités italiennes tout le soutien qui pourrait s’avérer nécessaire dans les heures et les jours qui viennent ».

Le tremblement de terre a secoué le centre de la péninsule italienne à 3h36. L’épicentre se trouvait à 10 km au sud-est de Norcia, une ville de la région d’Ombrie, à environ 150 km au nord-est de Rome, et à quatre kilomètres de profondeur, a précisé l’Institut américain de géologie (USGS). La secousse a été ressentie jusqu’à Rome, selon des journalistes de la capitale, et même jusqu’à Bologne d’après des témoignages sur les réseaux sociaux.

La secousse initiale a été interminable : 142 secondes à Accumoli. Elle a duré 60 secondes, avec une amplitude moindre, à Amatrice, pourtant aux trois quart détruits. Sept répliques ont suivi ce séisme, dont une de magnitude de 3,9 dans la province de Pérouse, et une autre de magnitude 5,3 ressentie vers 4h30 dans la capitale italienne.

Séisme Italie 24/08/2016

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Fukushima : ils s’aventurent dans les villes abandonnées cinq ans après la catastrophe

Des explorateurs urbains se sont rendus dans la zone d’exclusion entourant la centrale de Fukushima au Japon. Ils ont capturé de spectaculaires photos des villes cinq ans après la catastrophe nucléaire.

Lorsque l’on évoque le désastre survenu en 2011 dans la province japonaise de Fukushima, une question vient souvent à l’esprit : que sont devenues les villes touchées par la catastrophe ? Après cinq ans, on sait relativement peu de choses sur ces communes évacuées d’urgence après le terrible séisme du 11 mars 2011.

De magnitude 9, le tremblement de terre a engendré un tsunami, endommageant sévèrement la centrale électrique voisine. L’incident nucléaire est à ce jour classé comme le plus grave depuis celui de Tchernobyl en 1986. Étant donné la quantité de rayonnements enregistrée autour de la centrale, les villes voisines ont été reléguées à ce qu’on appelle la « Red Zone ».

S’étendant sur 20 kilomètres, cette zone d’exclusion est surveillée en continue par des patrouilles de police et est actuellement interdite aux visiteurs comme aux habitants qui y vivaient autrefois. Trois jeunes explorateurs urbains sont toutefois parvenus à déjouer les contrôles et se rendre à leurs risques et périls dans la zone d’exclusion.

Fukushima 5 ans après

La ville de Fukushima 5 ans après (Source : Barcroft).

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Istanbul risque un séisme de forte magnitude

Une équipe franco-germano-turque a déposé au fond de la mer de Marmara, au large d’Istanbul, un réseau de balises pour mesurer les mouvements de part et d’autre d’un segment de la faille sismique nord-anatolienne. Surprise : il n’y en a pas. Ce n’est pas une bonne nouvelle car, si cette immobilité est confirmée, cela signifierait que la faille est bloquée. L’accumulation progressive d’énergie pourrait alors provoquer un séisme de grande magnitude.

La faille nord-anatolienne, responsable de tremblements de terre destructeurs en 1999 en Turquie, est comparable à la faille de San Andreas en Californie. Elle constitue la limite des plaques tectoniques eurasiatique et anatolienne, qui se déplacent l’une par rapport à l’autre d’environ 2 cm par an.

Le comportement d’un segment sous-marin de cette faille, situé à quelques dizaines de kilomètres au large d’Istanbul, en mer de Marmara, intrigue particulièrement les chercheurs, car il semble exempt de sismicité depuis le XVIIIe siècle. Comment se comporte ce segment ? Glisse-t-il en continu, cède-t-il régulièrement, provoquant de petits séismes épisodiques de faible magnitude ou bien est-il bloqué, laissant présager une future rupture et donc un fort séisme ?

Observer in situ le mouvement d’une faille sous-marine sur plusieurs années est un vrai défi. Pour le relever, les chercheurs testent une méthode de télédétection sous-marine innovante, à l’aide de balises acoustiques actives, autonomes et interrogeables à distance depuis la surface de la mer. Posées sur le fond marin de part et d’autre de la faille à 800 mètres de profondeur, ces balises s’interrogent à tour de rôle par paire et mesurent le temps aller-retour d’un signal acoustique entre elles.

Séisme Izmit 17/08/1999

La faille nord-anatolienne est responsable du tremblement de terre destructeur dans la région d’Izmit, en Turquie, le 17 août 1999. Environ 17.000 personnes perdirent la vie dans ce séisme de magnitude 7,6, qui dura 37 secondes. (Source : S. Gulec)

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