Grande America : mise en place de barrages flottants

Les conditions météorologiques plus favorables permettent la mise en place de mesures pour tenter d’endiguer la nappe de pollution qui s’étend.

Des barrages flottants ont pu être mis en place pour la première fois lundi 18 mars 2019 dans la zone du naufrage du Grande America, dans le golfe de Gascogne, grâce à l’amélioration des conditions météorologiques, a annoncé la préfecture maritime de l’Atlantique. « Les opérations de lutte antipollution se sont poursuivies, avec la mise en place de barrages flottants et de chaluts », lit-on dans un communiqué.

« A partir d’aujourd’hui on commence vraiment à avoir des conditions météo qui permettent la mise à l’eau de matériel. Des chaluts avaient déjà été mis à l’eau, les barrages flottants c’est la première fois », a expliqué à l’AFP le porte-parole de la préfecture maritime Riaz Akhoune. Plusieurs navires mènent les opérations de lutte antipollution dans la zone, dont l’Argonaute et le Sapeur affrétés par la Marine nationale, mais aussi le Partisan et le Ria de Vigo affrétés par l’Agence européenne de la sécurité maritime (EMSA) ou encore le remorqueur espagnol Alonso de Chaves. Un second remorqueur espagnol, le Maria de Maetzu, est attendu ce mardi 19 mars dans la zone.

Sapeur Marine Nationale

Le Sapeur de la Marine nationale en route vers la zone de pollution, le 18 mars 2019 (Source : AFP).

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Le Laos en péril face aux constructions frénétiques de barrages étrangers

Un barrage s’est effondré au Laos. Environ 500 millions de tonnes d’eau se sont déversées à travers le pays, provoquant de graves inondations qui se déversent jusqu’au Cambodge voisin. Le pays dispose d’un grand potentiel hydroélectrique dont la Chine et la Thaïlande aimeraient profiter, au détriment des populations locales.

La catastrophe « était prévisible », estime Olivier Evrard, spécialiste du Laos joint par l’AFP. Un barrage s’est effondré ce lundi 23 juillet 2018 dans le sud du pays asiatique, ce qui a libéré 500 millions de tonnes d’eau, provoquant de graves inondations qui atteignent désormais le Cambodge voisin.

Le Laos, où au moins 130 personnes sont portées disparues après cet effondrement, ambitionne pourtant de devenir « la pile d’Asie-du Sud-Est » : des dizaines d’ouvrages hydroélectriques sont en construction, non pas pour alimenter en électricité les populations locales, mais afin d’alimenter la croissance économique des pays voisins, avides d’énergie. Et pour cause, le Laos est un petit État (une superficie d’environ un tiers de la France) montagneux et enclavé, dont 97% du territoire recouvre le bassin du Mékong. Il dispose ainsi d’un remarquable potentiel hydroélectrique.

D’après l’association internationale Hydropower (IHA), plus de 50 projets, financés principalement par le voisin chinois, sont en cours de réalisation. Et une quarantaine de centrales hydroélectriques sont déjà en activité. « Le nombre d’ouvrages est totalement disproportionné par rapport aux capacités de contrôle du pays. Les autorités de supervision, n’ayant pas les qualifications et les connaissances nécessaires, s’en remettent aux puissantes entreprises étrangères qui construisent ces structures », relève M. Evrard.

Effondrement barrage Laos 23/07/2018

Carte du Laos localisant la construction d’un barrage hydroélectrique qui s’est effondré (Source : AFP).

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Fukushima : ils s’aventurent dans les villes abandonnées cinq ans après la catastrophe

Des explorateurs urbains se sont rendus dans la zone d’exclusion entourant la centrale de Fukushima au Japon. Ils ont capturé de spectaculaires photos des villes cinq ans après la catastrophe nucléaire.

Lorsque l’on évoque le désastre survenu en 2011 dans la province japonaise de Fukushima, une question vient souvent à l’esprit : que sont devenues les villes touchées par la catastrophe ? Après cinq ans, on sait relativement peu de choses sur ces communes évacuées d’urgence après le terrible séisme du 11 mars 2011.

De magnitude 9, le tremblement de terre a engendré un tsunami, endommageant sévèrement la centrale électrique voisine. L’incident nucléaire est à ce jour classé comme le plus grave depuis celui de Tchernobyl en 1986. Étant donné la quantité de rayonnements enregistrée autour de la centrale, les villes voisines ont été reléguées à ce qu’on appelle la « Red Zone ».

S’étendant sur 20 kilomètres, cette zone d’exclusion est surveillée en continue par des patrouilles de police et est actuellement interdite aux visiteurs comme aux habitants qui y vivaient autrefois. Trois jeunes explorateurs urbains sont toutefois parvenus à déjouer les contrôles et se rendre à leurs risques et périls dans la zone d’exclusion.

Fukushima 5 ans après

La ville de Fukushima 5 ans après (Source : Barcroft).

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Trente ans après, le bilan sanitaire de Tchernobyl fait toujours débat

Des médecins continuent à étudier les conséquences sanitaires de la catastrophe nucléaire du 26 avril 1986.

Nell n’avait jamais eu de problèmes de santé jusqu’à ce jour de juillet 2005 où, à la suite d’un mal de gorge persistant, le diagnostic tombe : elle est atteinte d’un cancer de la thyroïde. Pour elle, aucun doute : « Ces cancers sont radio-induits ». L’ancienne pianiste subit plusieurs opérations pour retirer 64 ganglions, dont 21 présentant des métastases, et rejoint l’Association française des malades de la thyroïde (AFMT) car pour elle, la responsabilité de l’accident nucléaire de Tchernobyl dans sa maladie ne fait aucun doute.

Les autorités sanitaires françaises ne sont pas de cet avis. « Tchernobyl n’a pas eu de conséquences sur la santé en France », affirme Jean-René Jourdain, adjoint à la directrice de la protection de l’homme à l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN). Certes, les études réalisées en France montrent une hausse du nombre de cancers de la thyroïde de l’ordre de 6% par an entre 1982 et 2012, précise une étude du registre du cancer de l’Isère publiée ce mardi par l’Institut national de veille sanitaire (INVS). Mais les chercheurs lient cette augmentation à un meilleur diagnostic des maladies de la thyroïde et rappellent qu’aucune étude ne permet de lier l’accident de Tchernobyl aux cancers chez les enfants français : « Le nombre de cancers en excès qui seraient attribuables à la radioactivité est inférieur à l’incertitude liée au modèle », explique Jean-René Jourdain.

Les études réalisées après le passage du nuage ont un gros handicap : il n’existait pas de registres des cancers de la thyroïde chez les enfants en France avant 1986. Impossible donc d’établir un avant/après de l’incidence de ce cancer, reconnu comme étant la principale conséquence de l’exposition aux radiations.

Tchernobyl 1986

La centrale nucléaire de Tchernobyl après l’explosion, en avril 1986 (Source : SIPA).

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Cinq ans après, Fukushima reste un défi immense pour le Japon

Le 11 mars 2011, un puissant séisme frappait le Japon, déclenchant un tsunami et un accident nucléaire dont l’évaluation des conséquences n’est pas terminée. Cinq ans plus tard, des centaines de milliers de personnes restent exilées et les moyens techniques pour nettoyer la centrale et les zones irradiées restent à imaginer.

Cinq ans après, le terrible enchaînement de catastrophes naturelles et nucléaire reste actuel au Japon, dans les esprits comme dans les faits. Le 11 mars 2011, un séisme historique, de magnitude 9 sur l’échelle de Richter, survient au nord-est de l’île de Honshu, la plus grande de l’archipel nippon. Les secousses de plusieurs minutes font peu de victimes, mais le tsunami qui suit dévaste la côte Pacifique de l’île. On dénombre 18.500 victimes. Catastrophe dans la catastrophe, une vague déferle sur plusieurs centrales de la côte et déclenche l’un des plus graves accidents nucléaires de l’histoire dans la centrale Fukushima Daiichi.

Les dégâts engendrent explosions et incendies, et les cœurs des trois réacteurs en fonctionnement au moment du séisme entrent en fusion dans les jours qui suivent. Les incidents successifs dureront plusieurs semaines avant que la situation ne soit maîtrisée. Les habitants des communes alentours sont évacués, dans un rayon de 30 kilomètres, alors que les dégagements de gaz radioactifs contaminent les zones environnantes. Cinq ans plus tard, la promesse d’un retour à la vie normale formulée par les autorités à l’époque semble bien illusoire.

D’après l’Agence de la reconstruction, au moment du tsunami, environ 470.000 personnes ont été déplacées des régions sinistrées. Actuellement, 182.000 vivent toujours hors de chez elles, dont 100.000 pour la seule région de Fukushima.

Fkushima 5 ans après

Le site de la centrale de Fukushima Daiichi, sur la côte Pacifique du Japon, doit toujours, cinq ans après, être surveillé et sécurisé 5source : Reuters).

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L’extraction de gaz de schiste à l’origine d’un séisme au Canada

Le recours à la fracturation hydraulique, consistant à injecter à haute pression de l’eau dans la roche, est décrié en raison de risques sismiques et de contamination des nappes phréatiques.

L’utilisation de la fracturation hydraulique, servant à l’exploitation d’hydrocarbures de schistes, reste aujourd’hui très controversée. Elle est d’ailleurs interdite en France depuis 2011. Dans l’Ouest canadien, où ce procédé est autorisé, un projet faisant appel à cette technologie est à l’origine d’un séisme de magnitude 4,4 en août 2014. Celui-ci avait été précédé par une autre secousse de magnitude 3,8. Les deux séismes n’avaient pas occasionné de dégâts matériels. À l’époque, les regards s’étaient immédiatement portés sur la compagnie Progress Energy qui exploite un gisement dans la région. Mercredi, la Commission de réglementation de l’industrie pétrolière et gazière de Colombie-Britannique est venue confirmer ces suspicions. Les deux événements ont bien été provoqués par « l’injection de fluides pendant la fracturation hydraulique », explique-t-elle dans un mail adressé à la chaîne publique CBC.

En août 2014, plusieurs entreprises recouraient à cette méthode dans la région, précise la commission. La fracturation hydraulique consiste à forer une roche puis à y injecter des milliers de litres d’eau sous haute pression. Le liquide, accompagné de sable et d’additifs chimiques, créent des micro-fissures. Et, une fois l’eau pompée, le gaz et l’huile de schiste peuvent être extraits.

Fractuation hydraulique

Principe de la fracturation hydraulique (Source : Graphicnews, Reuters, Le Figaro)

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Fukushima : un large trou dans la couverture d’un réacteur

Il a été provoqué indirectement par une rafale de vents. « Les mesures de poussières sur le site n’ont pas signalé de changement de niveau de radioactivité », selon l’opérateur japonais Tepco.

Un violent coup de vent a indirectement provoqué mardi 28 octobre un important trou dans la couverture qui protège le réacteur numéro un de la centrale accidentée de Fukushima, a indiqué l’opérateur du site Tokyo Electric Power (Tepco), selon qui cela n’a pas changé les mesures de radioactivité alentour.

L’incident s’est produit alors qu’une grue était en mouvement : un trou carré d’environ 30 cm de côté avait été percé pour les travaux, mais à cause d’une rafale qui a engendré un mouvement inattendu d’un engin au bout d’une grue, le trou a été élargi à 1 mètre sur 2″, a expliqué un porte-parole de Tepco.

« Les mesures de poussières et autres sur le site n’ont pas signalé de changement de niveau de radioactivité », a-t-il précisé.

Fukushima 22/10/2014

Les opérations sur le toit du réacteur numéro un de la centrale de Fukushima Daiichi, le 22 octobre 2014 (Source : NEWSCOM/SIPA).

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