Fukushima : ils s’aventurent dans les villes abandonnées cinq ans après la catastrophe

Des explorateurs urbains se sont rendus dans la zone d’exclusion entourant la centrale de Fukushima au Japon. Ils ont capturé de spectaculaires photos des villes cinq ans après la catastrophe nucléaire.

Lorsque l’on évoque le désastre survenu en 2011 dans la province japonaise de Fukushima, une question vient souvent à l’esprit : que sont devenues les villes touchées par la catastrophe ? Après cinq ans, on sait relativement peu de choses sur ces communes évacuées d’urgence après le terrible séisme du 11 mars 2011.

De magnitude 9, le tremblement de terre a engendré un tsunami, endommageant sévèrement la centrale électrique voisine. L’incident nucléaire est à ce jour classé comme le plus grave depuis celui de Tchernobyl en 1986. Étant donné la quantité de rayonnements enregistrée autour de la centrale, les villes voisines ont été reléguées à ce qu’on appelle la « Red Zone ».

S’étendant sur 20 kilomètres, cette zone d’exclusion est surveillée en continue par des patrouilles de police et est actuellement interdite aux visiteurs comme aux habitants qui y vivaient autrefois. Trois jeunes explorateurs urbains sont toutefois parvenus à déjouer les contrôles et se rendre à leurs risques et périls dans la zone d’exclusion.

Fukushima 5 ans après

La ville de Fukushima 5 ans après (Source : Barcroft).

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Trente ans après, le bilan sanitaire de Tchernobyl fait toujours débat

Des médecins continuent à étudier les conséquences sanitaires de la catastrophe nucléaire du 26 avril 1986.

Nell n’avait jamais eu de problèmes de santé jusqu’à ce jour de juillet 2005 où, à la suite d’un mal de gorge persistant, le diagnostic tombe : elle est atteinte d’un cancer de la thyroïde. Pour elle, aucun doute : « Ces cancers sont radio-induits ». L’ancienne pianiste subit plusieurs opérations pour retirer 64 ganglions, dont 21 présentant des métastases, et rejoint l’Association française des malades de la thyroïde (AFMT) car pour elle, la responsabilité de l’accident nucléaire de Tchernobyl dans sa maladie ne fait aucun doute.

Les autorités sanitaires françaises ne sont pas de cet avis. « Tchernobyl n’a pas eu de conséquences sur la santé en France », affirme Jean-René Jourdain, adjoint à la directrice de la protection de l’homme à l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN). Certes, les études réalisées en France montrent une hausse du nombre de cancers de la thyroïde de l’ordre de 6% par an entre 1982 et 2012, précise une étude du registre du cancer de l’Isère publiée ce mardi par l’Institut national de veille sanitaire (INVS). Mais les chercheurs lient cette augmentation à un meilleur diagnostic des maladies de la thyroïde et rappellent qu’aucune étude ne permet de lier l’accident de Tchernobyl aux cancers chez les enfants français : « Le nombre de cancers en excès qui seraient attribuables à la radioactivité est inférieur à l’incertitude liée au modèle », explique Jean-René Jourdain.

Les études réalisées après le passage du nuage ont un gros handicap : il n’existait pas de registres des cancers de la thyroïde chez les enfants en France avant 1986. Impossible donc d’établir un avant/après de l’incidence de ce cancer, reconnu comme étant la principale conséquence de l’exposition aux radiations.

Tchernobyl 1986

La centrale nucléaire de Tchernobyl après l’explosion, en avril 1986 (Source : SIPA).

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Cinq ans après, Fukushima reste un défi immense pour le Japon

Le 11 mars 2011, un puissant séisme frappait le Japon, déclenchant un tsunami et un accident nucléaire dont l’évaluation des conséquences n’est pas terminée. Cinq ans plus tard, des centaines de milliers de personnes restent exilées et les moyens techniques pour nettoyer la centrale et les zones irradiées restent à imaginer.

Cinq ans après, le terrible enchaînement de catastrophes naturelles et nucléaire reste actuel au Japon, dans les esprits comme dans les faits. Le 11 mars 2011, un séisme historique, de magnitude 9 sur l’échelle de Richter, survient au nord-est de l’île de Honshu, la plus grande de l’archipel nippon. Les secousses de plusieurs minutes font peu de victimes, mais le tsunami qui suit dévaste la côte Pacifique de l’île. On dénombre 18.500 victimes. Catastrophe dans la catastrophe, une vague déferle sur plusieurs centrales de la côte et déclenche l’un des plus graves accidents nucléaires de l’histoire dans la centrale Fukushima Daiichi.

Les dégâts engendrent explosions et incendies, et les cœurs des trois réacteurs en fonctionnement au moment du séisme entrent en fusion dans les jours qui suivent. Les incidents successifs dureront plusieurs semaines avant que la situation ne soit maîtrisée. Les habitants des communes alentours sont évacués, dans un rayon de 30 kilomètres, alors que les dégagements de gaz radioactifs contaminent les zones environnantes. Cinq ans plus tard, la promesse d’un retour à la vie normale formulée par les autorités à l’époque semble bien illusoire.

D’après l’Agence de la reconstruction, au moment du tsunami, environ 470.000 personnes ont été déplacées des régions sinistrées. Actuellement, 182.000 vivent toujours hors de chez elles, dont 100.000 pour la seule région de Fukushima.

Fkushima 5 ans après

Le site de la centrale de Fukushima Daiichi, sur la côte Pacifique du Japon, doit toujours, cinq ans après, être surveillé et sécurisé 5source : Reuters).

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L’extraction de gaz de schiste à l’origine d’un séisme au Canada

Le recours à la fracturation hydraulique, consistant à injecter à haute pression de l’eau dans la roche, est décrié en raison de risques sismiques et de contamination des nappes phréatiques.

L’utilisation de la fracturation hydraulique, servant à l’exploitation d’hydrocarbures de schistes, reste aujourd’hui très controversée. Elle est d’ailleurs interdite en France depuis 2011. Dans l’Ouest canadien, où ce procédé est autorisé, un projet faisant appel à cette technologie est à l’origine d’un séisme de magnitude 4,4 en août 2014. Celui-ci avait été précédé par une autre secousse de magnitude 3,8. Les deux séismes n’avaient pas occasionné de dégâts matériels. À l’époque, les regards s’étaient immédiatement portés sur la compagnie Progress Energy qui exploite un gisement dans la région. Mercredi, la Commission de réglementation de l’industrie pétrolière et gazière de Colombie-Britannique est venue confirmer ces suspicions. Les deux événements ont bien été provoqués par « l’injection de fluides pendant la fracturation hydraulique », explique-t-elle dans un mail adressé à la chaîne publique CBC.

En août 2014, plusieurs entreprises recouraient à cette méthode dans la région, précise la commission. La fracturation hydraulique consiste à forer une roche puis à y injecter des milliers de litres d’eau sous haute pression. Le liquide, accompagné de sable et d’additifs chimiques, créent des micro-fissures. Et, une fois l’eau pompée, le gaz et l’huile de schiste peuvent être extraits.

Fractuation hydraulique

Principe de la fracturation hydraulique (Source : Graphicnews, Reuters, Le Figaro)

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Fukushima : un large trou dans la couverture d’un réacteur

Il a été provoqué indirectement par une rafale de vents. « Les mesures de poussières sur le site n’ont pas signalé de changement de niveau de radioactivité », selon l’opérateur japonais Tepco.

Un violent coup de vent a indirectement provoqué mardi 28 octobre un important trou dans la couverture qui protège le réacteur numéro un de la centrale accidentée de Fukushima, a indiqué l’opérateur du site Tokyo Electric Power (Tepco), selon qui cela n’a pas changé les mesures de radioactivité alentour.

L’incident s’est produit alors qu’une grue était en mouvement : un trou carré d’environ 30 cm de côté avait été percé pour les travaux, mais à cause d’une rafale qui a engendré un mouvement inattendu d’un engin au bout d’une grue, le trou a été élargi à 1 mètre sur 2″, a expliqué un porte-parole de Tepco.

« Les mesures de poussières et autres sur le site n’ont pas signalé de changement de niveau de radioactivité », a-t-il précisé.

Fukushima 22/10/2014

Les opérations sur le toit du réacteur numéro un de la centrale de Fukushima Daiichi, le 22 octobre 2014 (Source : NEWSCOM/SIPA).

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Trois ans après la triple catastrophe, où en est le Japon ?

Le 11 mars 2011, le Japon vivait une triple catastrophe : un puissant séisme provoquait un tsunami meurtrier, déclenchant lui-même un accident nucléaire à la centrale de Fukushima Daiichi. Cette tragédie, l’une des plus graves de l’Histoire du pays a fait plus de 18.000 morts.

C’était il y a 3 ans jour pour jour. Le 11 mars 2011, tous les regards étaient tournés vers le Japon en proie à une catastrophe sans précédent. A 5h46 GMT, un séisme de magnitude 9 se déclenchait au large de la côte Pacifique du Tōhoku. Ressentie jusqu’à Pékin en Chine, la secousse a donné naissance à un tsunami dévastateur. D’abord, hautes de quelques mètres, les vagues ont rapidement grandi atteignant 15 mètres et dépassant même les 30 mètres par endroits.

Grâce aux mesures parasismiques prises à travers le pays, notamment dans la construction des bâtiments, le séisme n’a fait que des dégâts et victimes limités. C’est le tsunami particulièrement meurtrier (vidéo ci-dessus) qui est responsable de la majorité des victimes et des incidents répertoriés. Ce sont les vagues géantes qui ont tout balayé sur leur passage en atteignant les côtes et ont déclenché l’accident nucléaire à la centrale de Fukushima Daiichi située sur leur chemin.

Selon les derniers relevés, la triple catastrophe qui a frappé le Japon a fait plus de 18.000 morts et disparus. Un bilan auquel s’ajoutent des milliers de blessés et plus de 250.000 habitants dont les maisons ont été détruites. Avec de tels chiffres, le séisme de mars 2011 se classe juste derrière le tremblement de Kobe en 1995 dans le triste classement des séismes les plus onéreux de l’Histoire du Japon, avec une perte économique de 210 millions de dollars.

Tsunami Japon 11/03/11

Tsunami au Japon le 11 Mars 2011

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Nouvelle fuite d’eau contaminée à la centrale japonaise de Fukushima

Six mois après avoir révélé un massif écoulement radioactif à la centrale de Fukushima Daiichi, Tokyo Electric Power (Tecpo) , son exploitant, fait état ce jeudi d’une nouvelle importante fuite sur la partie supérieure d’un réservoir de stockage.

Mercredi soir, l’opérateur en charge du site ravagé par le tsunami et le séisme de 2011, a constaté qu’environ 100 tonnes d’eau s’étaient échappées d’une citerne installée à flanc de colline dans la zone H6. Selon Tepco, la découverte a été faite lors d’une opération de transfert de liquide extrêmement contaminé. « L’eau a été versée dans un mauvais réservoir, et elle a débordé », a reconnu ce matin Masayuko Ono, l’un des porte-parole de l’opérateur. Une vanne serait restée ouverte, le liquide se serait écoulé le long d’une gouttière.

Tepco a ensuite précisé qu’elle avait mesuré une radioactivité de quelque 230 000 becquerels de strontium 90 et autres émetteurs de rayonnements bêta par litre d’eau. Ce niveau constaté est du même ordre que celui enregistré en août lors de la fuite de 300 tonnes d’eau contaminée. L’événement avait alors été considéré comme un « incident grave » et classé au niveau trois sur sept sur l’échelle internationale des événements nucléaires.

Fukushima 18/03/2013

Photographie de la centrale de Fukushima prise le lundi 18 mars 2013 (Source : REUTERS/Kyodo).

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