Nouvelle fuite d’eau contaminée à la centrale japonaise de Fukushima

Six mois après avoir révélé un massif écoulement radioactif à la centrale de Fukushima Daiichi, Tokyo Electric Power (Tecpo) , son exploitant, fait état ce jeudi d’une nouvelle importante fuite sur la partie supérieure d’un réservoir de stockage.

Mercredi soir, l’opérateur en charge du site ravagé par le tsunami et le séisme de 2011, a constaté qu’environ 100 tonnes d’eau s’étaient échappées d’une citerne installée à flanc de colline dans la zone H6. Selon Tepco, la découverte a été faite lors d’une opération de transfert de liquide extrêmement contaminé. « L’eau a été versée dans un mauvais réservoir, et elle a débordé », a reconnu ce matin Masayuko Ono, l’un des porte-parole de l’opérateur. Une vanne serait restée ouverte, le liquide se serait écoulé le long d’une gouttière.

Tepco a ensuite précisé qu’elle avait mesuré une radioactivité de quelque 230 000 becquerels de strontium 90 et autres émetteurs de rayonnements bêta par litre d’eau. Ce niveau constaté est du même ordre que celui enregistré en août lors de la fuite de 300 tonnes d’eau contaminée. L’événement avait alors été considéré comme un « incident grave » et classé au niveau trois sur sept sur l’échelle internationale des événements nucléaires.

Fukushima 18/03/2013

Photographie de la centrale de Fukushima prise le lundi 18 mars 2013 (Source : REUTERS/Kyodo).

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Après le naufrage du cargo Luno à Anglet, vingt tonnes de carburant dans la mer

Le navire a partiellement sombré mercredi après avoir été coupé en deux en quittant le port de Bayonne.

Vingt tonnes de carburant stockées dans la partie arrière du cargo espagnol échoué depuis mercredi à Anglet (Pyrénées-Atlantiques) se sont « vraisemblablement » dispersées dans la mer, a indiqué jeudi le sous-préfet de Bayonne, alors qu’une nouvelle tentative pour accéder à l’avant de l’épave aura lieu dans l’après-midi.

Les 20 tonnes de carburant contenues dans l’épave arrière du Luno, qui s’est disloquée pendant la nuit avant de sombrer en partie, se sont « vraisemblablement dispersées », a indiqué Patrick Dallennes lors d’une conférence de presse. Il a fait état d« une dispersion forte cette nuit », en raison de la houle, « puis une dilution », ce qui, selon lui, ne devrait pas entraîner de pollution directe des plages.

Le carburant stocké dans cette partie du navire est en effet « plus léger que l’eau », « flotte et s’étend à la surface en des milliers de micro-gouttelettes qui se diluent dans l’eau », a précisé à l’AFP Jean-Luc Antoine, de la cellule technique du Centre d’expertises pratiques de lutte antipollution (Ceppol) de la Marine nationale.

Cargo échoué Anglet 05/02/2014

Cargo échoué à Anglet (Pyrénées Atlantiques) le 5 Février 2014 (Source : Sud-Ouest)

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Naufrages : à quoi servent les plans Polmar anti-pollution ?

Si, pour l’instant, l’étendue des dégâts constatés après le naufrage du cargo espagnol Luno, mercredi 5 février à Anglet (Pyrénées-Atlantiques) reste limitée à une fuite de gasoil, la présence des 127 m3 de fioul – l’équivalent de quatre camions citernes – sur le cargo appelle à la vigilance : le premier niveau du plan de lutte contre les pollutions maritimes dit Polmar (pour « pollution maritime ») a été déclenché.

Ces plans, qui se décomposent en deux types d’intervention complémentaires – le plan Polmar mer et le plan Polmar terre – ont été institués en 1978, après la catastrophe de l’Amoco-Cadiz qui avait répandu 228 000 tonnes de pétrole brut sur le littoral breton. Depuis, des plans Polmar ont été déclenchés plusieurs fois, y compris à titre préventif.

Naufrage Amoco Cadiz

Le naufrage du supertanker libérien Amoco Cadiz, le 16 mars 1978 au large de Portsall (Bretagne), suite à une avarie de bord provoque la fuite de 227 000 tonnes de pétrole brut.

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La nouvelle fuite à Fukushima considérée comme un incident grave

L’autorité de sûreté nucléaire japonaise a annoncé mercredi son intention de relever de 1 à 3 sur l’échelle internationale de classement des événements nucléaires, qui en compte 7, la gravité de la dernière fuite d’eau radioactive signalée à la centrale accidentée de Fukushima-Daiichi.

La fuite de quelque 300 tonnes d’eau hautement contaminée de l’un des réservoirs de stockage de la centrale est désormais considérée comme un « incident grave » sur l’échelle Ines. L’accident de Fukushima, survenu le 11 mars 2011 après un séisme et un tsunami, avait été classé au niveau maximal de 7.

Le régulateur japonais a ajouté peu après qu’il était préoccupé par l’éventualité de nouvelles fuites dans d’autres réservoirs et a estimé que la gestion de la crise dépassait en partie Tepco, l’opérateur de la centrale. Le président de l’autorité de régulation nippone, Shunichi Tanaka, a comparé la centrale de Fukushima-Daiichi à une « maison de l’épouvante » d’un parc d’attraction. « Je ne sais pas si cette description est juste, mais c’est comme une maison hantée et, comme je l’ai dit, les incidents s’y succèdent », a-t-il dit aux journalistes.

Le secrétaire général du gouvernement japonais, Yoshihide Suga, a quant à lui jugé la situation « déplorable ». L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a dit suivre de près la situation et s’est déclarée prête à apporter une aide en cas de besoin. C’est la première fois depuis cette catastrophe, la plus grave de l’histoire du nucléaire civil après celle de Tchernobyl en 1986, que l’autorité de sûreté nucléaire nippone diffuse une alerte Ines.

Fukushima 20/08/2013

Vue aérienne d’ouvriers dans leurs équipements de protection tentant de lutter contre la fuite de quelque 300 tonnes d’eau hautement contaminée de l’un des réservoirs de stockage de la centrale nucléaire de Fukushima-Daiichi, mardi. L’autorité de régulation nucléaire japonaise va relever la gravité de la dernière fuite d’eau radioactive signalée sur ce site, la passant de 1 (« anomalie ») à 3 (« incident grave ») sur l’échelle sur l’échelle internationale de classement des événements nucléaires Ines, qui compte 7 degrés. Photo prise le 20 août 2013. (Source : Reuters)

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Fukushima : nouvel incident et vapeur inexpliquée

Les complications sont quotidiennes pour les 3.000 ouvriers et techniciens sur le site de Fukushima, plus de deux ans après le séisme.

Le système de refroidissement d’un réacteur non endommagé de la centrale accidentée de Fukushima s’est temporairement arrêté jeudi 25 juillet et de la vapeur est toujours visible au-dessus du bâtiment d’une autre tranche affectée, a fait savoir l’opérateur du complexe atomique. Le dispositif de refroidissement du réacteur numéro 6, un peu à l’écart des quatre détruits par le tsunami et les explosions subséquentes, s’est stoppé vers 10h16 locales (3h16 à Paris) lors d’un test de groupe électrogène de secours. Il a été remis en service un peu après midi (5 heures à Paris), a précisé Tepco dans des courriels.

Les problèmes sont quotidiens à la centrale Fukushima Daiichi mise en péril par le séisme et le tsunami du 11 mars 2011 dans le nord-est de l’archipel. Quelque 3.000 techniciens et ouvriers s’escriment sur le site pour préparer son démantèlement mais sont en permanence confrontés à la survenue de nombreuses avaries dans des lieux inaccessibles à cause de la radioactivité.

Fukushima incidents Juillet 2013

A Fukushima, les incidents se multiplient, une vapeur inexpliquée s’échappe du site depuis une semaine (Source : HO / TEPCO / AFP).

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De la vapeur s’échappe du réacteur n°3 à Fukushima

Un porte-parole de l’exploitant de la centrale nucléaire japonaise assure que le niveau de radioactivité ne connaît pas de changement significatif.

De la vapeur a été vue jeudi matin s’échappant du bâtiment du réacteur numéro 3 de la centrale atomique ravagée de Fukushima, a indiqué l’opérateur du site qui ignorait toujours plusieurs heures plus tard l’origine de ce nouvel incident. « C’est un mince filet qui s’échappe, ce n’est pas un nuage », a expliqué à l’AFP un porte-parole.

Cette vapeur a été aperçue à 8h20 locales (jeudi 1h20, heure française) apparemment en provenance d’une piscine de stockage de matériel au 5e et dernier niveau du bâtiment du réacteur numéro 3, a précisé la compagnie Tokyo Electric Power (Tepco) dans un bref courriel, sans plus de détails.

Le dégagement a été repéré via une caméra par du personnel d’une entreprise tierce. Les instruments de mesure de radioactivité alentour n’ont pas montré de changement significatif, selon la même source.

Centrale Fukushima

La centrale de Fukushima accidentée en mars 2011.

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Fukushima : radioactivité multipliée par 90 en 3 jours

Le gérant de la centrale accidentée de Fukushima a annoncé mardi 9 juillet avoir constaté une multiplication par 90 en trois jours du niveau de césium radioactif dans un puits de prélèvement situé entre les réacteurs et la mer. Cette énième mauvaise découverte suscite de nouvelles interrogations sur la propagation de l’eau souterraine contaminée.

Selon les prélèvements effectués le 8 juillet, l’eau souterraine en un point situé à environ 25 mètres de la mer contenait 9.000 becquerels de césium 134 par litre et 18.000 becquerels de césium 137, contre respectivement 99 becquerels/l et 210 becquerels/l trois jours auparavant. Le facteur de multiplication dans ce court laps de temps est de 91 fois dans le premier cas et 86 dans le second.  « Nous ne sommes pas pour le moment en mesure de dire si l’eau contaminée s’écoule ou non dans la mer », a déclaré Tepco à la presse.

Fukushima

La centrale de Fukushima au Japon (Tom Curley/AP/SIPA)

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